vendredi 3 juillet 2009

Beach boys

Et dites vous bien que vous l'avez quand même échappé belle, vu qu'en guise de titre carrément hors jeu de mot, un temps nous songions même à Sons of the beach, et rien qu'avec ça de tâter un peu la méforme du moment, longtemps qu'on avait déserté les lieux, deux trois posts épars négligemment éparpillé par ci par là, surtout depuis que, gare une autre menace à l'horizon, et là juste du recyclage, et si l'air de rien en rugbymanie trouvait à s'inventer, comme ça de soi, le post écologique, bref, gare un autre calembour s'apprête à jouer sa redoublée d'école, adoncques deux trois posts épars par ci par là, et pire encore depuis qu'aux antipodes nos Rimbaud barrient hors les aubes territoriales de leur môtel de d'jeunesse, allez va do not disturb, juste rappeler, qu'ici comme ailleurs, dés qu'amertume de l'après mauvais coup se satisfera de l'omerta, l'easy listening en mode, selon la scie langagière du moment, vox populi crasseuse laquelle consiste à faire, par une audacieuse rhétorique de vaste communicant, retomber la faute non pas sur le fauteur de troubles mais, ici réside la pirouette sémantique, sur tous ceux dont le métier en principe consiste, pourvu que ça dure, à troubler, jour après jour, semaine après semaine, trimestre après trimestre, les eaux un peu trop stagnantes de telle réalité factice qu'à bout de souffle et souvent d'arguments les très hauts en pardessus entre deux coupes franches, et d'ailleurs peut-être songer à redistribuer les cartes, exhale à la gueule des silicosés en infériorité homérique d'en bas, allez donc do not disturb, mais sans moi tout ça, et donc dites vous bien que vous l'avez quand même échappé belle, puisque comme le titre le laissait au départ supposer, ici souhaitions établir quelque oiseuse correspondance, vite faite quoi, entre roman de plage, vous savez le Kundera pour caler la serviette, entre ça donc et ce nouvel avatar estival et somme toute festivalier qu'est désormais ce Beach rugby, un truc sans doute bricolé par un marchand de sable, à savoir du rugby encore plus mainstream pour la promo duquel juillet et août servent depuis plusieurs saisons de plage, oui mais voilà, la chaleur nous suffoquait, et comme au surplus la menace d'orage ce soir pesait de tout son poids tout moite sur le bleu du ciel, en dernier recours un peu tout seul qu'on s'est laissé pousser sur le banc de touche du friday wear, soit de céder, c'est moche, assez mollement à ce génie toujours perché sur votre épaule, mouche du coche chuchotant comme un musher à l'attelage de nos sales habitudes, qu'on se laissât donc aller aux douceurs de la terrasse attitioude...,

mercredi 1 juillet 2009

Mythologies...

Relisant en folles diagonales certaines Mythologies de Roland Barthes, on voulait encore croire, et pourquoi pas, que le rugby, pro ou pas et après, peu ou prou ce qu'on s'en fout ces jours où certains entendent nous faire passer pour les fossiles bestiaux et résiduels qui s'entêteraient à survivre, résilience de l'arrêt public, hors le funeste bestiaire ayant jadis illustré les bastons de Balloche , que le rugby justement ne valait que comme " substance de conversion, capable de retourner les situations et les états et d'extraire des objets leur contraire: de faire, par exemple, d'un faible un fort, d'un silencieux, un bavard; d'où sa vieille hérédité alchimique, son pouvoir philosophique de transmuter ou de créer ex nihilo".

dimanche 28 juin 2009

Au coeur de ce pays

On n'a jamais été d'une grande tendresse à l'endroit de ce pays, l'Afrique du sud, surtout quand il s'est agi de grossir les traits, épais, de brutes supposées encore plus, épaisses, de ces grands trekkers blancs avec un cœur si noir que des lunes et des lunes il a fallu attendre le grand Mandela Day ( et puisque Pop music ça cherche plus ou moins à coller à son époque, tiens c'est aussi un titre des Simple minds, naïf et quelque peu daté, Mandela Day des Simple minds donc, bref.) et il nous faut ici et maintenant reconnaître que tout ceci a souvent relevé d'une assez bête et méchante caricature, et autant on n'a jamais trop apprécié leur Rambo rugby, parce qu'aussi vrai qu'on ne peut connaître un homme à ses intentions dirait Jim Harrisson et que très souvent les leurs demeuraient en deçà de la censure, bref, à nouveau la caricature m'objecteront les puristes de ce jeu, autant quand leur centre Fourie touche un ballon, redresse une course et par là-même enlumine de toute sa classe une action assez mal partie, il faut le dire, le redire et s'en extasier, comme on ne dira jamais assez notre admiration pour ce Pierre Spies; non pas qu'on soit tellement ravi que les Lions aient finalement succombé par lente asphyxie, reste que si O'gara a le goût plus sur, et comme face à l'écran plat il est facile de bomber le torse, reste que si Ronan évite de jouer au Barbarian sur cette dernière action, le nul aurait presque valu pour éclatante victoire avec, ce qui ne gâte rien, regain de suspense à la clé; bref, on n'a jamais été trop tendre à l'endroit de ces colosses d'Afrique Blanche dont Burger reste le pire archétype, certes une angoisse constante nous saisit dès qu'il prend malin et sadique plaisir à bafouer la règle avec ses petits coups tordus, mais que dire de la séquence auto-stopante d'O'Driscol, d'autant plus idiot qu'il précipite sa propre mise en abime sur ce coup-là, et voilà comme à tenter de promouvoir Joyce sur page herbue paradoxalement on déroge à la vieille règle classique du centre, dont l'évitement demeure une des trois unités cardinales, à moins que certain papier de Marc Duzan dans le dernier midol vert ait pu influé sur l'avis de Brian, bref jamais n'avons éprouvé la plus infime pincée de tendresse envers cette Blanche à fric dont Shalk et ces regards blondement arcboutés sur ces principes de rudesse imbécile, bacille hermétiquement cultivé dans ces fermes d'un autre age, faut-il être assez bête quand même pour manger un burger avec des fourchettes, bref, souvent un ton caricatural à l'extrême à leur endroit a pu dicter ici nos diatribes donc, même si on sait, rien que pour avoir lu Coetze, Gordimer et Brink qu'au cœur de ce pays personne n'est ni tout noir, ni tout blanc, alors ce matin au moins leur reconnaître à ces rudes gaillards l'immense mérite d'avoir su ouvrir grand leur gueule de belluaires du Bush pour aspirer à grandes goulées cet air d'altitude où souffle et a toujours soufflé le vent de la légende.

samedi 27 juin 2009

Bartone

Aujourd'hui il y a un match en Australie. Ah oui? Et dans la nuit à venir, qui sait, Florian Fritz surpris en plein démontage de l'opéra de Sydney. A main nue... Et puis même un autre à la suite. Une équipe de Lions qu'on espère un peu plus affamés qu'il y a une semaine, et possible que tout ça va se rentrer dedans. Des lions contre ces antilopes, tu sais, celles ayant muté en buffles depuis longtemps déjà. Conseillons vivement de couper le son, des fois que Francis Delteral...Bref. Fait beau, déjà chaud, promesses d'une vraie journée d'été alors...Bref, une nouvelle version Rugby du grand règne animal. Et quoi d'autre...Ah oui, enfin une vraie bonne nouvelle, le clip de Bartone ( auteur compositeur interprète qu'ici on aime tant et tant, clip désormais visible sur son my space)ce qui présage d'un nouvel album( le troisième, les deux autres on vous les recommande, chaudement) à venir le plus tôt possible.

jeudi 25 juin 2009

Fucking Basta!

Et donc voici que pour s'être un peu tôt emballé, on vous a, ici comme ailleurs, rejoué la fille du RER, et pour s'être choqué à si bon compte nous voilà chocolat ( sans mauvais jeu de mot déplacé et tout ça, pas trop le genre de la maison, ne sommes pas de l'engeance deltéralienne, oh que non alors) rien que d'avoir embouché derechef la trompette sur l'air de-notre-noble-sport-aux-vertus-si-renommées-et-que-non-non-et-non-l'innommable-de-la-bête-humaine-depuis-les-temps-obscurs-et-caverneux-tapie-au -fond-des-culottes-en-peau ne devait surtout pas ressurgir dans nos parages tout parés d'un romantisme par moments assez fleur bleue on vous le concède. Et alors quoi? Le môme Bastareaud, sentant que toute cette sombre affaire de soutiers fort possiblement envappés dans la brume ambrée de quelque stout de trop, anticipe enfin la vérité de l'air merdeux d'un gamin tout pareil craignant d'être demain pris dans la déconfiture. L'a donc menti le gamin, en somme presque à l'insu de son plein gré. Reste que nos hôtes ne méritaient surement pas cet affront. Quoi d'autre à rajouter pour ta défense de petit con sommateur...Fucking Basta!

mercredi 24 juin 2009

De la trendresse

Vienne la nuit néo zélandaise sur certain épisode funeste que vous savez. Et si vous ne savez pas: ainsi donc Mathieu Bastareaud a du essuyer un vent de tempête, soit l'agression perpétrée par cinq quidams dont on n'a ni le temps ni l'envie de sonder l'épaisseur de l'abrutissement, qu'il ait ou non répondu comme ça a pu se sous entendre ici ou là, importe peu, la vie est théâtre; tu parles-je te réponds, par suite de quoi la profondeur ou pas de ce petit jeu social de question-réponse passe pour secondaire, l'intérêt reste l'échange, le contact enfin établi entre les êtres, et là juste un sale théâtre d'ombres, histoires sans paroles, brutalités autistes, voyage sans retour possible vers un age de ténèbres où faute de vocabulaire suffisant le verbe apparemment devenu un peu cher, la crise aurait donc des effets qu'on était loin de soupçonner, la parole se délite et plus que les poings dès lors à se délier; le plus terrible, qui ne manquera pas de jeter chaque rugbymane dans l'effroi, le plus terrible donc c'est que justement ça arrive dans nos parages,où, ce qui justement n'est pas toujours entendu par le plus grand nombre, beaucoup encore pour demeurer interdits devant ce jeu qu'ils ne peuvent s'empêcher, faute d'en posséder tous les codes, encore faut-il les leur expliquer, ce jeu qu'ils ne peuvent s'empêcher de considérer autrement que comme un immense tabassage bien difficile à décrypter, alors que bien au contraire, s'il est une des vertus essentielles et canoniques du jeu de rugby, c'est bien de nettoyer la violence, en la circonscrivant, en ça justement que le rugby fait le tour d'icelle, la bornant, la délimitant avec une stricte précision au moyen d'un tas de règles irréfragables, après bien sur ça n'empêche pas de temps à autres quelques outrages et la transgression, et rien d'autre au fond qu'un menu jeu de dupe avec la règle mais tant que ça reste du vice ce n'est pas un péché, mais quand même et même si ça n'a pas l'air, comme ça à première vue, ce sport à l'égal des arts martiaux recycle l'agressivité laquelle, non plus retournée contre l'autre, doit, seulement et seulement ça, servir, oui l'idée de servir justement, à cimenter un groupe, sur la base vertueuse du courage à opposer à l'adversité, du don de soi farouche pour l'équipe, corps social en miniature, et voilà pour la sémantique philosophique si l'on peut dire, un peu mal dit mal vu certes, qui cimente ce noble game depuis ses origines, puisque on le sait la violence, tiens reparlons en, la violence aveugle qui ravageait les campus universitaires d'Angleterre vers la fin du 19 em a plus ou moins entraîné la naissance des sports collectifs, au départ Football et Rugby ne faisaient d'ailleurs qu'un, prétexte dont se saisit le législateur, ainsi donc assez tôt amené à se pencher sur la question, pour tenter d'y domestiquer les bas instincts de la jeunesse, et redire que ça reste encore aujourd'hui un long chemin dont on ne voit pas toujours le bout;vienne donc la nuit sur certain épisode fâcheux survenu en Nouvelle Zélande et qu'un nouveau jour se lève où l'on aimerait voir, par exemple, quelques entraîneurs dont on peut comprendre qu'ils soient soumis à la pression du résultat, jamais aussi forte depuis l'avènement du professionnalisme, cesser sur le champs de ravager à tout propos, en évitant d'aigrir les choses et d'exciter les esprits, l'autorité de l'arbitre: juge de paix par excellence dont la police de proximité vise au premier chef à ce que toute cette affaire de rude tendresse entre les hommes ne vire au combat de rues.

dimanche 21 juin 2009

Fête de paire

Pumaran du tout ces argentins du rugby, me vient telle idée assortie d'un jeu de mot éculé, juste là ce matin d'un week-end pour nous autres si festif que...quoi donc? Trois matchs coup sur coup, hé bon hier ma foi très bien, trois matchs d'inégale intensité mais les deux premiers mes petits chats, les deux premiers, et là déjà d'en imaginer certaines et certains se pensant, convaincus que, cette fois on n'y couperait pas, mais qu'en voilà donc un assez bel exemple d'hétéro beauf rugbymane, trois matchs coup sur coup alors que se donnait juste en bas de la glycine morte de s'être si bravement accrochée contre vents et petits marrants de notre HLM, mais non nulle glycine entre nos murs ( avons un temps songé à s'exporter quelque vigne vierge depuis une minervoise maison amie mais puisque certaine voisine du dessous estimant que non content d'abîmer les murs, vigne vierge est toujours susceptible d'attirer sur ses gambettes que déjà première chaleur fait suffisamment enfler comme ça, tout un tas de moustiques à la perversité bien connue, juste géranium en pot et puis c'est tout) adoncques trois matchs alors que juste en dessous de, se donnait, un rendez-vous annuel durant lequel Toyota offre manège aux bambins, et là m'en vient une autre d'idée: sont décidément plus pragmatiques au Japon, un manège enchanté offert aux bambins, rien de meilleur marché pour s'offrir la paix sociale ( bon n'en demeure pas moins vrai qu'en Sarkoland où nous vivons la paix sociale ne risque pas grand chose sauf d'apprendre tout soudain que La Carla s'apprêterait, non z'en êtes sûr ma chère, à reprendre, et pis en direct live face caméra devant la reine d'Angleterre, certains titres, et pis parmi les plus sulfureux, de Blondie, bref, qu'en ce cas seulement on ne la garantit plus la paix qu'on a dit), bref, un manège enchanté coincé entre périph' et grand boulevard de Jardy, voilà qui coûte une paille eu égard à...ahem...mettons une équipe de rugby avec à chaque début de saison et ce jusqu'en demie finale, tous les atouts de son côté pour ramener enfin son Brennus à elle promis depuis tant et tant en certaine place ornée d'un chef gaulois aux moustaches tant défrisées depuis que, le genre de quoi au fait? de futurs anciens en grande mésestime de soi, un truc à vous faire sous peu et soupe au laitement apparaître étendu sur le divan du prochain Woody Allen ( Possiblement celui de Lilly Allen leur irait mieux mais ça se mérite ces jolies choses là...), bref le genre de danseuse qui coûte assez chérot en une région pourtant célèbre pour savoir planquer ses choux, et si en plus de ça, le titre manquant, les séances de psy à la blue card, les pages et les pages de dialogues woody alleniens en guise de devoirs de vacances à s'apprendre par cœur, n'empêche toujours pas que ça licencie un pneu plus chaque année, bref sont fines et malines ces firmes japonais en comparaison; or donc certaines et certaines doivent se penser que décidément avec nous autres ils tiennent un fort bel exemple d'hétéro beauf rugbymane, ce en quoi ils ont tort et sur toute la ligne, comme juste hier s'agissait, bref dérogation accordée, que le papa s'auto-fête en avance, et conséquemment les blacks à 9h et quelques, Les bocks contre O'connel des lions et puis Les Barbarians hélas en plein tango funèbre contre des Pumas ainsi donc pro jusqu'au cynisme, parce que gagner c'est bien mais leur mister Mago à l'ouverture, entre nous mes petits chats, à force de ne jouer sa partoche qu'avec ses pieds, parfois-souvent il nous les casse. Pumaran du tout ces argentins à part peut-être Borges et Camacho, et surtout Roncero parfait dans le rôle de petite frappe chirurgicale ( ce qu'il est dans la vie, chirurgien, et même qu'on s'est dit qu'avec Nyanga( plus bête que méchant son coup de casque au Rodrigo sans cœur, certes, mais alors d'un bête) comme futur possible anesthésiste, au bloc on n'a qu'à bien se tenir), me vient alors cette idée, que les seuls à avoir été un peu à la fête furent Nico Durand et ce jeune Mélé...

samedi 20 juin 2009

De la tisane comme un objet de l'artisanat populaire

Et donc ce serait un peu espèce d'insomnie nous saisissant tout soudain le sommeil, sorte d'appel de l'enfoiré depuis l'autre bout du monde, adoncques l'écho mat d'un échec et ka maté ( celle-là non content de l'avoir écrite dans tes shorts, maintenant, c'est du propre, ni vu ni connu de nous la rallonger au café) à venir ou non, et que lugubrement ce cri insensé censément poussé du fond de culotte en peau de ces ages d'épopée Popeye Maori ( sauf que tout ça: rien de plus que du marketing kiwi pour faire s'arquer Wikipédia aculturellement, rien de plus que ça)et qu'adoncques ça vous hulule prémonition d'hallali, Jack London calling (celle-ci il nous semble que déjà faite aussi, quelque part dans ces parages non?), insomnie nous dressant, l'infinie salope, tout raide d'effroi dans la petite nuit d'avant l'exploit toujours possible si peu que les minutes de mauls travaillés s'égrènent mauvaises aux noirs, tu sais ce quelque chose de géant, de vide et, forcément, de mauvais, puisque à cette heure encore n'en surtout point douter: jusqu'à 11h et quelques, l'exploit huile franche de coude pourra toujours s'accomplir à coups de petites combines à pétrole, tu sais, à l'instar d'un de ces films fauchés de la Blaxploitation, des fois aussi, et on sait que ça compte, a pu compter, comptera toujours pour une large part dans nos victoires, étriquées ou pas, de petits coqs avec hardiesse tout à coup tricotée sur côté de maille bleu du ciel, ce genre de délavage inopiné, des fois donc que la noirceur des Ma'Nonu d'en face veuille bien s'aigrir tant soit peu sous l'effet de cet onanisme de branleurs surdoués, mettons un peu trop sur de soi; et donc ce serait un peu espèce d'insomnie paul nizane où hélas sans doute l'on s'étoufferait, façon Hendrix dans ses propres régurgitations, à moins que dans ces miasmes où que le vomi prêt à surgir du fruit de nos entrailles vrillées par la sainte trouille, à moins qu'à la Lulu Mias ( c'était en 58 du dernier siècle que, ce que tous ignoraient nuitamment encore, ça allait vibrer moderato, quant ta bile Lulu, ta bile de buffle aromatisée au rhum pour cause d'une rage Dantesque, c'était en 58 en cette nuit insomniaque, là juste avant d'en recoudre de l'arcade, comme ça dans cette même nuit noire de l'âme où les silences s'engourdissent, il s'était dit ça sans sourciller, juste avant de saloper, en ce premier jour de gloire, cette peau d'antilope usurpée comme le reste par ces cochons du Bush et ces façons très shako bas, bref, usurpée comme le reste cette peau d'antilope aux fils de Chaka, juste avant de te me saloper tout ça de contrefait et rien qu'uniquement contrepartie d'inique contrepetrie, sauf leur mâle brutalité de portefaix, juste avant de l'entacher au gros rouge qui pique, de le souiller leur maillot vert galons de grosses gouttes acres et démocratiques d'un sang plus mêlé, c'était en 58, même qu'après grâce à la plume empanachée de Denis Lalanne jusque dans les combes Lucien, on aurait droit à un rab de ce steak tartare à la Buzzati) à moins donc que l'un, la fierté Dusautoir sait-on jamais, même en ces temps obscurs de huis clos clos et nos trois claudettes, même si les blacks n'ont rien fait jusqu'ici pour mériter le traitement réservée naguère aux fâcheuses blanchettes,à moins que l'un, un autre capitaine vent debout, soit précisément à trainer sa gueule d'ébène dans les couloirs de son hôtel personnel de jeunesse, et qu'il en profite ça file vite ce temps de l'insouciance, titubant boutanche de rhum bien en pogne ou, puisque désormais l'on surveille jusqu'à l'étanchéité de nos buveurs d'eau, bol de camomille entre les pinces, et que si dans quelques heures l'exploit accourrait plein gaz jusqu'au chevet de nos plus sérieuses gazettes, on s'en foutrait que sous peu quelque plume rugbymane nous fasse avaler la tisane comme un objet de l'artisanat populaire.

vendredi 19 juin 2009

Dans le sens contraire des pizzas

Et donc demain, quelque part around 9H3O, le front de la bataille, encore et toujours, par en bas risque de se mesurer au nombre de pizzas avalées, puisque dans nos parages et juste histoire de coïncider incidemment avec les horaires indus en vigueur rigoriste dans l'autre hémisphère, le front de la bataille sans doute se mesurera au nombre de lancers pas droit que l'adresse de nos secondes lattes pourrait derechef se capter en sorte d'héritage. Par suite de quoi, tout au bout de quatre vingt cocottes minutes, toujours temps de faire les comptes...

mercredi 17 juin 2009

Intermittences de...

Et voici une info pour celles et ceux d'entre vous, nombreux du moins on l'espère, qui apprécient la poésie à l'estomac à sa juste valeur, tripale, soit la sortie des " Bords" œuvre de Pierre Escot chez l'éditeur Derrière la salle de Bain qui de cet artiste polymorphe ( Pierre usine par ailleurs dans l'art contemporain et son travail atteste une originalité qui interpelle comme on ne dit plus, en plus d'être devenu un éditeur hors norme), bref, éditeur qui de cet artiste polymorphe et iconocalste, a déjà publié " Occiput". Conséquemment présence souhaitée au 28 em Marché de la poésie qui se tiendra du 18 au 21 juin, place Saint-Sulpice, et où donc Pierre sera présent ainsi que l'éditrice Claire Paulhan dont ici on tient, absolument, à souligner le travail. Et tant d'autres textes à découvrir puisque la poésie s'ouvre comme un vaste champs de possible...

mardi 16 juin 2009

Remembrances toulousaines

Mémoires sauvées du train de nuit, entre relents de relégation, image un peu surannée d'un certain déclassement social parfois, chaussette et lose, cette idée aussi que pour beaucoup, souvent vivre fatigue et puisque tout ça presque sans sommeil, gare Matabiau-Austerlitz-express, relents et que ça faisait du bien, de la belle et tendre abnégation de tout le bénévolat bordélique sans quoi la première fête du rugby, ce week-end aux pieds du Stadium, n'aurait su avoir lieu, et même que tout cela: slalom du livre, expos peintures et photos, et puis tournoi à la cocarde, bon esprit du vin, sans coquard ni tempête sous les crânes rugbymanes, où quand même la chaleur écrasante aurait pu ramener tout ce joli monde hétéroclite à des raisons mettons plus ombragées, sauf que non, non rien d'autre que de la joie, la première, celle des temps canons de ce jeu si libéré fait d'offrande et de demandes, joie encore de croiser la route de figures pour nous mythiques, les mollets de coq montés sur ergots surdimensionnés de Deylaud, de revoir à l'aune de son aine gracile les coups de tabac de Patrick Tabacco, le sourire coquin du père de Max Médard, fameux troisième latte à la Blagniaque si malicieuse, on dira ça, la classe austère de Jacques Verdier, la barbe de ce ferrailleur ariégeois de Jacques Souquet, la modestie ( hé oui!) pour le moins touchante de Pierre Villepreux, et puis Toulouse, Toulouse la florentine, sa brunitude de bock ambré et cette braise sous la brique...Toulouse où comment se perdre quai de la Daurade en lisant, entre autres jolies choses, les nouvelles d'Annie Saumont...

mardi 9 juin 2009

Intermittences...

Le corps plongé en avant, recourbé en point d'interrogation Vern Cotterise et quelque chose, comme de l'impuissance dans ce dos qui s'éloigne, une faiblesse passagère qui réclamerait de la patience, encore un petit peu. Encore. Toujours. Encore combien de temps?

dimanche 7 juin 2009

En désespoir du Causse.

" On ne succombe pas aux circonstances ou aux forces extérieures, c'est de l'intérieur de soi que vient la défaite", voilà la belle leçon murmurée par l'auteure japonaise Banana Yoshimoto dans Kitchen. Et donc dix points de suture pour ceux qu'on ne nommera plus tellement ils ont pris fâcheuse habitude de défaire en un soir les rêves de toute une saison et tellement plus encore. Tellement plus encore, mès que un club, et revoilà l'Usap, équipe épatante d'envie, de cran et d'orgueil qui mérite haut les mains ce que personne, surtout pas ceux présents au stade, ne viendra après coup qualifier de hold-up. Il était maintenant prés de deux heures du matin et penché au-dessus de la table d'un petit café engoncé dans une ruelle des halles, un groupe d'amis sang et or discutait de tout et de rien; bien sur de ce titre fraichement conquis et de haute lutte, ce titre qui fuyait les champs catalanniques depuis 55, de tout donc, la cuisson "tot djuste" des escargots puisque au cargoland on sait les griller comme personne, et aussi de la possibilité d'une ile flottante sauf qu'après la soupe à l'oignon, ça ferait un dessert de tartare; de tout et de rien; il était maintenant plus de deux heures du matin et sur le point de flancher irrémédiablement sur le bois brut de la table, je tendis une dernière fois l'oreille lorsque mon frère, cet inépuisable trésor de gentillesse et d'élégance rugbymanes ( grâce à sa tendre entremise j'ai pu vivre le songe éveillé d'un jour de finale, jouir de la compagnie d'une belle bande de forts en gueule picaresques, dont l'immense Henri Mioch ( Centre énorme de bonté, avec lui la redondance s'impose de soi, triple champion de France à l'époque du grand Béziers, rien que ça) et même Jacky Redon dont on aime tant les caricatures croquées chaque semaine pour Midol) je tendis donc une dernière fois l'oreille avant que la nuit et ses voix ne se brouillent d'alcool, comme le frangin n'en revenait toujours pas de cet étrange nihilisme rugbystique par suite de quoi Clermont-Auvergne, hier soir jamais aussi proche de ses masochistes devancières de l'ASM, avait complètement annihilé ses chances de victoire; nos verres furent vides enfin et le patron ne tarderait plus à mettre les volets; les supporters auvergnats dignes comme jamais, puisque à nouveau contraints à cet espèce de fatalisme tibétain, se retournaient toujours les méninges jusqu'à la méningite, quels sont donc les principes rugbystiques dont l'école perpignanaise se recommande,lâcha l'un deux, pas trop pressé de s'en revenir vers son Causse de l'Aveyron, dont la peine me fit un mal de chien, et oui quels sont donc ces principes sur quoi les sang et or ont sur bâtir leur victoire, la Grinta pardi, et aussi l'envie et la fougue de cette belle jeunesse, Porical et Mermoz, jeunesse sur laquelle pas mal d'autres équipes feraient bien de se reposer. Faute d'avoir à éprouvé, une fois encore, une fois de trop pour certaine, celle qu'on ne nommera plus, ce genre de grosse fatigue. En désespoir du Causse.

samedi 6 juin 2009

Aux larmes

En rugbymanie aussi le grand art n'est qu'une rencontre, et celle-ci se matérialise souvent par un point de contact. Ce soir fort à parier que le tout premier, celui qui tout à la fois peut être un bien pour un mâle ou vice inversé, celui-là déterminera la suite de la rencontre. Et même si, à chaque remise en touche il incombera ensuite au sauteur de faire un bond hors de soi. Chaque plaqueur devra meurtrir les chairs du plaqué d'en face. En somme l'éternel recommencement, toujours le même, de cette vieille histoire d'amour qui en un tournemain, âpre et mesquin, d'un coup au sol d'un seul, virerait tout soudain à cette curieuse tendresse, tordue, maso, entre les hommes. On en a tant connu des tas de final cut du même genre où des durs au cuir pourtant élevés sous une mère équanime, parce que ce foutu match et ce foutu match seulement, se sont dressés crocs retroussés féroces, face à face, l'un déchaînant sur l'autre des océans de haine. Et ces deux-là, une fois le poing desserré, comme le feu qui couvait jusqu'ici sous les crânes s'est éteint de soi au coup de soufflet final, ces deux-là après quelque temps, sait-on de réflexion?, finirent par se tomber dans les bras. En rugbymanie quand tout est fini, tout est fini, et le bon goût consiste à ne surtout pas déplacer, non surtout pas, ce genre de lutte larmée sur l'aire irrespirable de la ville. Ainsi donc assistera-t-on ce soir à la même transhumance, la seule féria à savoir faire rire aux larmes la rue de la soif, puisque vainqueurs et vaincus, toro manso et vachette intervilaine lancés sur la même piste aux étoiles, et leur concert de poumons de rejouer, all night long et pour la plus grande joie de l'égaré volontaire, bande et sarabande.

vendredi 5 juin 2009

Fin de partie

Et voilà demain on ne sera pas loin du terme de la présente saison vite passée sur les antérieurs des packs et les pattes arrières de nos gazelles moins zélées qu'avant, la faute à des nouvelles règles qui littéralement auront fait voir tout rouge à des arbitres de plus en plus malmenés par dirigeants et coachs, ce qui nous fait craindre le pire au sujet de l'évolution des bonnes mœurs ovales. Toulouse a cru bon de jouer la carte sécuritaire et s'est fait moucher à son propre non jeu par des clermontois qui méritent d'être enfin couronnés roi des francs, un titre que les catalans voudront à toutes forces reconquérir après tant de décennies de disette. C'est tout le mal qu'on leur souhaite. Demain un grand vent de fraicheur soulèvera le SDF. Nous y serons et, soyez en sur, on ne vous racontera rien. Ces choses-là se vivent. Et c'est tout. Un peu court. C'est vrai. D'ailleurs, quitte à n'avoir plus grand chose à dire, pour un temps, se taire. A bientôt ici ou ailleurs.

jeudi 28 mai 2009

Phoenix-Ala-Harja-Clermont-Toulouse-Grignols-Espagnet-Express

" La vie ce devrait être plein de fougue, plein d'énergie, ça devrait foncer, avec des tas de situations compliquées mais dont on se sort".Voilà. Jusqu'ici ce pourrait être l'adage des quatre demi-finalistes qui s'apprêtent à en découdre demain et le jour d'après. Et cette phrase la doit-on au moins à quelque plume rugbymane? Du tout. A une grande auteure Finlandaise. Riika Ala-Harja. Une grande auteure tout court dont on ne soupçonnait pas même l'existence il y a encore peu avant que quelqu'un qu'ici je salue au passage, de toute ma tendre affection puisque, m'a permis de découvrir. Puisque la chose est entendue, c'est su de tous cette affaire là, on ne découvre jamais rien tout seul. Pas même l'Amérique. Surtout pas l'Amérique. Au fait c'est quoi l'Amérique en ce moment? Et tiens déjà au bas mot l'idée de. Alors? Alors? le groupe Versaillais Phoenix nous en livre une version stéréophonique assez exacte puisque précisément imparfaite, toujours se méfier de l'explicite en musique comme en toute autre matière, sinon plus de place pour les autres, bref il sied à Phoenix de réinventer l'Amérique, comme ça, versaillaisement, tout au long de Wolfgang Amadeus , dont le titre phare évoque en sus certaine Lisztomania, encore que leur regard porte autant vers la Pop anglaise. Et sinon pour nous autres rugbymanes, où donc est-ce l'Amérique? A Bordeaux pour commencer. Premier port vers où, la larmes sèche et l'angst dans la gaze, les plus angoissés d'entre toulousains et clermontois finiront par s'échouer faute d'avoir su comment foncer dans ce tas de "situations compliquées" lesquelles ramassées le temps d'un quart d'heure conséquemment américain, font les demi finales les plus endiablées. Le temps qu'ils s'emballent à la fin, on se sera rendu, by train et force bâillements transis d'impatience, pas peu fier d'en être, dans la cité de Grignols, terre du poète et grand écrivain ovale et taurin, Patrick Espagnet, auquel comme on a pu l'apprendre par la joviale entremise de Kally Vasco dont il fut assez complice, vibrant hommage sera ainsi donc rendu ce week-end. Patrick Espagnet dont on recommande encore ici, et plutôt chaudement, lectures et re de La gueuze, Les noirs torréfiés par sa poésie corsée, sans oublier of course XV histoires de rugby. Puisque Riika Ala-Harja, ( Tom tom tom, Reposer sous la mer et tout récemment le géant publiés chez nous par les éditions Gaï sises, la correspondance n'est-elle pas frappante, à Montfort en Chalosse: pays des Bonniface) puisque l'auteure Finlandaise a bien raison " la vie ce devrait être plein de fougue." Alors courage fouguons.

mardi 26 mai 2009

Cow-boys

Westernisante. Et voilà pour résumer la mystique deep south de notre nostalgie du jour. La nostalgie, toujours ce sentiment mitigé où l'on se plongerait, avec délice au début sauf qu'à chercher le salut dans le flash-back perpétuel notre filmographie personnelle s'enlise dans la redite, mais toujours l'on s'y plongerait l'âme comme dans un bain glacé, délicieux, croit-on, cette sorte de supplice chinois, japonais serait mieux dire, plus précis, voilà c'est ça, soyons précis, la nostalgie donc, toujours cette humeur qu'on priserait à froid, sauf qu'après ça impossible, presque toujours, d'aller tant soit peu de l'avant; la vie en principe devrait revenir à ça: foncer et dans le doute ne surtout pas s'abstenir, oh non alors, vous savez bien la teneur du courage qu'il faut pour vivre en parfait rugbymane: à hauteur d'homme, et conséquemment même si ça coince au début finir par, toujours ou presque mais rien que d'avoir essayé, déjà, et donc toujours finir par débrouiller un tas de soucis, mais voilà qu'en ces temps liquides, souvent coincé entre regret et sentiment d'une faute irréparable, voilà, et alors fuir, en arrière toute, vers cette époque vierge de toute culpabilité, et cette époque ressemblerait à maints égards à un village, tout là-bas haut perché sur un plateau ourlé par l'ombre d'une forêt profonde, noire, celle des origines, un peu une manière ariégoise de Montana, voyez, de Montana moins les bêtes sauvages encore que, vous savez, tout là-bas haut perché sur cette manière de Montana d'Ariège, les hommes, pick-up d'Una bomber, liquettes à carreaux et casquettes John Deere, dans les vallées viticoles environnantes, plus bas, on les appellait les hommes de la forêt, l'esprit du vin et le sens de la formule devaient encore aller de soi, mais nous savons, vous pas encore mais ça vient, minutes mes papillons, ça va venir, voilà ça vient, nous savons qu'au lieu de les dépeindre en Ogres bucherons échappés d'une version méridionale, les fâcheux avatars qui quelquefois ressortent d'une traduction équivoque, vous savez, bref, nous savons, et vous donc de le savoir sous peu, qu'au lieu de les dépeindre somme toute grossièrement sous les traits qu'on a dit, plutôt qu'aux personnages de Grimm, du plus loin de cette enfance dans le souvenir de laquelle on a tendance à se réfugier ces jours, les hommes du Montana d'Ariège nous ont toujours renvoyé aux Cow-boys de Ford ou d'Anthony Mann. Westernisante la nostalgie où l'on court se réfugier, aporie peureuse et le manque de porosité de cette trouille là fait qu'à part une pluie d'essais giclant d'une ligne arrière, à part ça, comment dire. Sépia opiacé, et donc comme dans ce far-west enfantin, dans telle songerie trappiste lancée à cœur perdu à la poursuite du vieil idéal trappeur de là-bas, tout là-bas, quand même, émerge souvent la barbe druze et paternelle, cet arrière aux jarrets drus qu'on aime tant revoir, oh oui alors, sabrant la campagne le temps d'une de ces charges héroïques...

lundi 25 mai 2009

Trips à la mode de Kant

Rien qu'à la simple revoyure, ici les revoyures sont autant de relectures où stylo haut dressé par le stress joyeux de notre aficion personnelle, temps de souligner les passages marquants, et donc rien qu'à la revoyure des deux demies finales du Pro D2, bien obligé de nous rappeler telle formule de Kant: Le bonheur est un idéal de l'imagination et non de la raison, sinon Albi qui évoluait encore la saison dernière à l'étiage supérieur, sinon l'albigeois qu'on imagine depuis en plein catharisme cathartique, l'aurait emporté plus largement sur une équipe rochelaise en fin de compte bien moins Tarpéienne qu'escomptée, et puisque la finale se jouera à Toulouse, la roche a pu parfois se croire assez proche du Capitole, et surtout, Agen, Agen bon sang, Agen aurait su retrouver la jeunesse de ses vingt ans, au lieu de quoi ce fut sans doute trop d'oyoniaque pour que le génie d'Huget et consorts n'éclabousse un match si terne pour gros camions, match au fil tendu duquel la litanie des en avants faisaient finalement le vieux boucanier Caucaunibuca plus gros encore qu'il n'y parait, du Lulu Paries par moment, un coup de rein, un coup de cul et Lulu passait, mais autre lieu, autre époque, ni Caucau ni buca ne passèrent, le gazetier sportif vous expliquerait mieux que nous pourquoi comment faute d'un dernier coup d'armagniaque la goutte a pu changer de camp, mais mon Dieu que c'est triste une star à l'agonie et à ce point fidjisante. Au moins grâce aux tripes des hommes assez peu plastiques de la valley éponyme, feront-ils l'Ain et l'autre blanchi sous les tarnais con, un bien joli voyage, jusqu'au Stadium de Toulouse dont soit dit en passant l'équipe aura fort à faire, dès vendredi soir, pour vaincre les lauzeurs magnifiques de Clermont

samedi 23 mai 2009

Légende de Dublin

Aujourd'hui c'était donc Albi Joyce, dans son possible avant dernier chapitre pour remonter de certaine mise en abime administrative que l'on sait, et redire qu'Albi avait bel et bien sa place en Top 14, au sujet de l'équipe trainée par le frère de sa majesté,Dax, on a vu comment l'affaire est partie en sucette, on le redit, et après temps de passer à autre chose, et tant pis pour les "nouveaux amis" qu'ainsi donc on risque de se faire, mais le repêchage " administratif" de Dax par le fond du flottant, ça vous avait un côté Disney Landes, bref, aujourd'hui Albi Joyce et Leinster-joie, puisque au terme d'une finale d'airain les verts au tricot bleu finally succeeded et conséquemment succèdent à leurs vieux rivaux de la campagne et compatriotes du Munster, ce qui franchement nous ravit même si deux frenchies retranchés dans le camp des destronchers des midlands dont au passage on a pu admirer le goût nouveau pour les relances timées au millimètre près, surtout cette appétence récente pour la recherche de l'espace quand au bon vieux temps jadis ceux-là optaient plutôt pour l'axe du mâle. Même si les tigres auraient tout autant mérité de soulever la coupe, rien que pour avoir montré au monde que le Munster, et tant pis si l'on se répète, grand temps de ne plus s'en faire un fromage, et surtout pas un fromage de tête, rien que pour ça, les disciples de BOD ont amplement mérité de partir tout l'été en pèlerinage dans les rues de Dublin, certains que sur tous les écrans des pubs dubliners repassent déjà en boucle le Rocky Elsom show. Bref. Un autre chapitre de la légende irlandaise d'écrit et ce en quelques mois. Beckett jouait au centre on se souvient à présent, mais tout ça bien est sans rapport.

L'occupation des sols

Et toujours prétexte à reparler un peu de littérature, toujours ça que le rugby nous permet, parce que d'abord, au cas où vous ne l'auriez pas déjà saisi, une fois dessus une fois dessous, et allez hop, pas plus littéraire le rugby comme manière de se déporter dans le néant des lettrines, pas plus douloureuse mise en abime de soi, aussi, on pense au Bourgoin d'hier soir, pas plus tendre qu'une nuit rugbymane, parfois, et donc de songer à cette autre finale, celle de H cup ( la grande celle qui)où les tigres de Leicester et les bon chic ben gendre de Dublin vont tantôt en découdre, espérons en haut style, et possibilité, d'apercevoir, qui sait, un mouvement digne de ce nom, et puis les enfants, ce serait tellement bien que les poings se desserrent, et les mains de penser prioritairement à attraper la balle plutôt que tignasses et mentons adverses, parce que des matchs comme la finale d'hier soir, à moins d'être passé maître dans l'art de décrypter le vil tabassage, assez sortie de boite, friday's dust, tout ça quand même, possibilité donc, peut-être, d'assister à un vrai match, du plein chant, un concert de haut niveau au lieu de cette guerre des sols minée par ce tas de désirs souterrains à peine digne de tueurs de séries, vieux saigneurs de naguère, bref, lorsqu'on entend devenir champion, même de son village, autant commencer par mettre son comportement à l'unisson de l'idéal poursuivi, ou censément, et puisque toujours l'occasion fournie par le rugby de reparler, modestement, de littérature, on se doute aussi que le futur roi d'Écosse de tantôt devrait d'abord, avant de penser à courir, passer maître dans l'occupation des sols...Seraient-ils déjà en train de relire tel grand roman de Jean Echenoz...

mardi 19 mai 2009

Berge alien

Ce qui nous agace quelque peu ces jours, juste un brin de laine pourrie, vous savez, le genre qui vous entraîne, des trucs, des choses, des mots qu'en général ceux qui les pensent, rugbymanes ou supposés tels, bref, ceux là qui, seraient mieux inspirés de les taire, ces mots remplis de malveillance qui donc, parce qu'en substance ce que ces phrases ressassent à la sauvette depuis le week-end dernier qu'on vient tout juste de clôturer les comptes, comme ça ni vu ni connu, entre deux portes de vestiaire lâchées les dites phrases mesquines, en reviennent à dire que si ce week-end certain club ne sera pas qualifié en H cup la saison prochaine alors qu'en principe, en principe quoi au fait? bref la faute retomberait toute seule et entière sur Bourgoin en cas de victoire finale de ce dernier en Challenge européen, et là vous dire que les bras m'en tombent que le responsable d'un club français en vienne ainsi donc à publiquement souhaiter la perte d'un autre de club d'ici, surtout que le responsable avouait plus loin, mais sans doute doit-il s'agir d'un de ces traits d'humour décalé, voyez, sauf que l'humour même noir, même à froid, et même décalé, toujours mieux quand c'est drôle, enfin, le responsable en question d'avouer plus loin qu'il filait sans vergogne s'acheter un maillot de l'équipe des Saints de Northampton, ceux précisément contre qui le CSBJ s'apprête à disputer le trophée européen, jusqu'ici vous me suivez, bien; ce qui nous agace un peu depuis pas mal d'années c'est qu'on ne parle pas assez, ou mal, mal dit mal vu, voyez, du rugby de l'est, du Sud-est on en parle et on en parlera d'avantage puisque Toulon, mais un peu plus au nord de ce Sud-ci on compte tout de même quelques clubs qui mériteraient bien, mieux, de la rugbymanie, et donc en parler, de Grenoble, de Voiron, et de tous les autres, et conséquemment de Bourgoin-Jallieu lequel ferait un peu office d'Auxerre ovale si l'on veut bien se souvenir de tous les grands joueurs formés sinon passés par là-bas, hier: Chabal, Nallet, Bonnaire, sans oublier Marc Cecillon, et tiens aussi Fritz, avant-hier: Glas ou Venditti, et demain Morgan Parra en partance pour Clermont, on ne va pas tous les citer, mais rappeler que le club a eu bien du mérite quand il s'est agi de combler le départ de tous ceux-là, pas les moindres des joueurs, et qu'après avoir occupé, et régulièrement avec ça, les avants postes de notre championnat, il se trouve aujourd'hui un peu dans la nasse, le rugby est devenue cette économie précaire, sauf que quand même et n'en déplaise au responsable ( briviste allez balançons un peu) aussi élégant qu'on a vu, Bourgoin-Jallieu reste le seul qui pourrait faire retrouver le sourire à l'ensemble d'un rugby français ces temps...ahem...un peu tristounet sur le front européen, ce qui nous agace un tantinet c'est donc de noter à nouveau qu'en dépit de tout ce que ce rugby de l'Est a pu apporter à la rugbymanie, cette dernière, surtout depuis qu'il crève un peu moins l'écran, n'a même plus la reconnaissance du ventre mou, et franchement c'est à croire par moment qu'il n'est même plus rattaché au territoire, feraient-il tache ces clubs terriens au point de passer pour extraterrestres, mais quand même pas au point que la challenge cup au cas où, en faisant qui sait, ici on le souhaite de tout cœur, bientôt route vers Bourgoin-Jallieu, voguerait pour ainsi dire vers une berge alien.

dimanche 17 mai 2009

Moonage daydream

Quand même d'ici deux semaines,vous verrez et après on en recause et non, non, cette histoire n'est pas aussi cousue de fil blanc façon haute couture keture toute contrefaite, non surtout pas de l'artefact sous hypnose ipsos, les statisticiens corporate de Canal auront beau nuit et jour se courber sur leurs graphiques à l'arborescence hi tech et pop, là juste le cœur des hommes, le coryphée rugbymane en somme, qui va s'épancher, rien que deux tragédies en deux actes, pantomime de chair et de sang, et puisque vous savez bien qu'en cet art organique rien n'est plus ancien que la nouveauté, les mêmes troupes remonteront au trot sur les planches le temps d'un gala des vaches dont la plupart aura passé une saison dans l'enfer de leurs ruminations revanchardes, on vous l'a déjà faite mais quand même, ces deux pièces à représentation unique: des dramaturgies mise en scène dans cette urgence noble, classique, les bouches herbues, le genou croûté de sang, l'élasto class, la bonne sueur dévote, tout à la fois la mort du roi Lear, Othello, Beckett, Koltès et Pirandello et donc on en recause, bref, d'ici deux semaines, quand même deux demi finales toute prêtes à s'écrire en haut style, et on aura beau remâcher tous les matchs que Bayonne ou Biarritz auraient du auraient pu, vous verrez qu'à la fin, toutes et tous en conviendront, tel Toulouse-Clermont du Vendredi puis tel Perpignan-Paris du jour d'après, auront déjà prêté à tout un tas d'interprétations de rêve, tiens, les plumes qui font leur vie dans la chronique sportive doivent en saliver d'avance, la lippe superlative prête à mouiller le coin des moleskine, déjà ça, et puis si l'on poursuit ce genre de rêveries lunaires, presque sur et certain qu'une fois l'effondrement nerveux qui survient toujours dans l'immédiat après coup, soit c'est doux ces instants quand on sait que l'illusion va pouvoir se prolonger sept jours de rab, soit on retisse toute la trame, on détricote, maille à l'endroit maille à...défait le match, QI par-dessus tête, souvent ça débouche sur de belles envolées, le verbe terre à terre vous échappe, poétique erratiquement éthérée du pauvre, la bière passe plus amèrement, Moonage daydream, presque celui de Bowie et chacun de garder son oeil électrique sur son vis à vis, de pointer ses armes lumineuses sur l'autre, la plus belle guerre par temps de paix aussi, celle de Denis Lalanne, Moonage daydream donc et quelque retard à l'alunissage, là dans la nuit insupportablement noire de l'âme supportrice, voilà, d'ici deux semaines, dans cette sorte d'effondrement nerveux post coitum animal triste ou pas de l'immédiat après-coup, sur et certain que...Bref, on en reparle.

samedi 16 mai 2009

Les bêtes ailleurs

Et donc bientôt, demain ou juste après, s'en sera bel et bien terminé de la mixité jusqu'ici présidant aux destinées train train de chacun de nous autres, simples étonnants voyageurs comme tout le monde. Voilà bel et bien fini. Chacun sa niche. Wouaf wouaf. Pas bouger. Cou-couche panier. Puisque la SNCF d'anticiper pubeusement le pire estimant que désormais temps pour le confort d'autrui, soit le cochon de payeur, grand temps donc de réserver à nos petits chiens de nos chiennes leurs places à l'écart dans quelque chenil baby sitteur. Évitant aux aventuriers des sas, tous ces "papa pipi" toujours susceptibles de les tirer de leurs songeries au long cours, ce coup-ci vais-je prendre un mixte ou bien leur sandwich norvégien avec du saumon élevé en aquarium aromatisé à l'aneth, vous savez comme même à l'heure de saucissonner toujours s'en remettre au libre arbitre, et tiens surement qu'en haut lieu on aura eu l'idée de les coller près d'un wagon "change et chiottes" géant et pourquoi pas tout exprès construit en brique mono mur( l'isolant par excellence me soufflait hier cet ami bricoleur) histoire que les braillements de la marmaille ne disturbent plus les grands décideurs de ce monde, enfin tout à leurs discussions de café philo sans encourir le risque d'être interrompu par un de ces " maman caca " intempestifs "on arrête plus le progrès en marche déjà que dans les avions chéri ils ont enfin rétréci les grosses", bref nous y sommes au cœur du meilleur des mondes. Et voilà, même là où les gens risquaient encore de se mélanger il nous faudra entrer, de bon gré ou force de vente, dans une de leurs niches. Et reste à trouver celle qui. Parce qu'imaginez un peu le casse tête à l'heure fatidique des réservations. Fan de George Bataille mais quand même pacifiste, de Neil Young ce qui n'empêche pas une profonde et tenace ( icelle vous viendrait de l'enfance, mais oui on explique tout dans le questionnaire, à cause que vos grands parents lancés plein fer sur la route des vacances, et 800 bornes d'une traite sous un soleil de plomb ce qui de vous à moi, vieilles carnes qui ne toléraient pas qu'on les enquiquine avec des babillages cependant qu'ils transaient comme des dingues après quelque masters série de Serge Lama)bref, une profonde et tenace aversion pour les vieilles personnes, oui mais six enfants par surcroit parce que la versaillaise auburn votre moitié vous a moitement convaincu lors d'une after d'après JMJ du bien fondé de son catholicisme pratiquant ( icelle n'y pourrait rien, élevée sous une mère au passé trouble de scout d'Europe, et on a beau se départir de tout déterminisme...), alors donc dans quelle case se caser. En rugbymanie, la seule chose qui devrait au fond nous intéresser, le problème risque bien sur de se poser et dés la saison prochaine, surtout en ces périodes migratoires de phases finales. Et déjà on imagine d'ici l'enfer sur rail s'apprêtant à vivre tel supporter de l'Usap, fan de cargolade et de la peau argileuse des belles mamas mamelues de Port boue, dont la plupart callipyges à n'y rien comprendre se laissaient encore approcher,il y a peu mais puisque tout change, sur les plages d'Argelés, bref tel supporter de l'Usap fan de, mais n'entravant que dalle au catalan et pis, ignorant même que Goutta ne vient pas de l'autre pays du fromage mais bien de sa coquille d'Harki et qu'à propos de ça quand vous voulez on en reparle de la belle faculté intégratrice du rugby , le seul sport à notre connaissance à faire fi, jusqu'ici mais vraiment aucune raison que ça change, des barrières communautaires et des tribus en tout genre, le seul oui le seul qui ne cherchera jamais non jamais à coller ses bestiaux à la bétaillère et pourvu que ça dure en ces temps d'hypocrisie crasse où l'on prie donc chacun d'aller faire sa bête ailleurs.

mercredi 13 mai 2009

La balade du café triste

De l'inconvénient d'être né sous X ou Y, tiens en voilà une appellation possible pour la génération en cours de formation intolérante, encore que l'espoir nous porte à croire, tant et tant, en cette dernière, pour ce qui concerne la notre, longtemps qu'elle s'est perdue ( longtemps d'ailleurs qu'on s'est inclue au nombre, mais non ce ne serait pas une sorte de post dépressif encore que par ces temps qui battent chiennement les bâches, justement, les dépressions...), perdue, égarée donc quelque part entre complaisance et autofriction masochiste, bref, longtemps qu'on a trahi nos rêves, de l'inconvénient d'être né, et relire ça comme le reste de Cioran auquel on doit donc tel petit emprunt, histoire de doper notre propos toujours téléchargeable en ces heures d'hadopi, mais que diable viennent foutre ces bataillons d'artistes prétendument de gauche à la remorque de l'Albanulle, assez bien vu le coup de la transformation de France 3 en première chaîne des maisons de retraite, bravo, voilà qui est à peu près digne d'un ministre sous tutelle, impossible de mieux dire, de la culture pom-pom-pidou, et le droit de hauteur alors, grand temps qu'ils s'en occupent nos sergents des majors, et s'ils songeaient un jour à rattraper ce temps qu'ils ont à jamais perdu, assez drôle d'ailleurs que les dj'eunss aient su prendre une revanche à notre place, parce que le passage au CD, quand même, belle aubaine que c'était pour eux, les sergents machin choses, de se remplir les poches à bon compte de compils idiotes et que tu penses si tout ça à un jour était reversé au développement artistique, bref de toute façon il est déjà trop tard, pour eux et pour nous tellement empressés de prendre notre place en tête du grand troupeau ( relisez donc ça de Giono comme le reste) que depuis nos humeurs comme le ciel moutonnent, bref, de l'inconvénient d'être en cette époque où même plus le droit de s'adonner publiquement à nos petites addictions compensatoires, au point que les cafés sont tristes, et d'une toute autre tristesse que celui de Carson Mc Cullers ( relire...tout de Carson Mc Cullers, tout)tristes en dedans et getthoisé au dehors, de sorte que même à la sortie du boulot puisque obligation faite de n'y rencontrer qu'entre deux taffes, oui je sais j'ai l'air de débarquer, de découvrir un fait accompli vieux de..., mais voilà ayant tout récemment repris fumette, le stress de nos vies quotidiennes quand c'est donc qu'ils en recausent les hadopeurs, et puis après: d'aveuglèment cloper ses blondes de Virgine, ma fois c'est au moins aussi bon que lamper un whisky sour, bref, tellement tristounes et atones ces anciens lieux de vie et d'échange sis en dehors des niches de l'entre soi, toutes ces communautés et autres tribus virtuelles, vers quoi, et nous donc, la peur de l'autre, cet inconnu qui risquerait trop de ne pas nous ressembler, nous fait nous carapater, tellement tristounes que donc à la sortie du boulot, fumeurs et non pour lors n'ont plus qu'à espérer de se croiser entre deux taffes et le vivre ensemble est-ce qu'ils oseront nous en reparler ces jours-ci, bref, guère plus que les mêlées où l'on tolère encore que ça fume. Mais gare, déjà qu'en cette matière si orgasmique la simulation semble devenue la règle...

dimanche 10 mai 2009

Saison de la migration vers le Nord

Et voici qu'au terme insomniaque de la nuit, l'évidence s'imposait comme chaque année à pareille époque: en Mai les premiers grands mouvements migratoires finissent de se préciser. En Rugbymanie, encore aujourd'hui, c'est d'ailleurs plus volontiers qu'on use du désuet Mutations en lieu et place du nettement plus utilitaire transfert. Ainsi donc depuis que Toulon a sauvé sa peau en Top 14, Wilkinson va-t-il muter, et d'aussitôt leur souhaiter aux mutins blue encardés de la rade ainsi qu'au rasoir demi d'ouverture, que telle mutation, tout pareillement blue rencardée, concerne au premier chef ce genou au destin d'échasse pliante ces temps-ci, si peu fait au fond pour que l'homme chagrin nous claque depuis son fauteuil croulant quelque tear drops in the rain et sous la bise ultra marine. Gaffe Johnny aux fadas dont la colère ne jamais fade away. Ainsi donc de Dupuy et son air un peu Gorillaz ( le groupe de Damon ALbarn et consorts entendez par là) dans la brume des midlands, celui-là mutant aussi tout bientôt et en voilà bien un qui aurait tout pour se la péter tant sa classe a su éclater depuis qu'il ne joue plus les utilités sur la côté biarrote. Ainsi de tant d'autres. Kayser. Chabal. Nallet. Albouy. Et la plupart qu'un bon vent off shore nous ramène d'une Albion en crise for sure. Notre championship serait-il en passe de se toiletter en niche trois étoiles pour Cabots... Mais là dans les relents de feuille nouvelle et l'herbe toute recraquante de tendresse, c'est surtout du côté de la Catalogne, de l'Auvergne et de Midi Pyrénées, surtout là-bas qu'on hâte les derniers préparatifs de la grande et annuelle migration vers le Nord. Au cas où. Forcément. En guise de passeurs, pour le coup tout ce qu'il y a d'officiellement agréés par le droit des frontières, deux demi finales au bout de quoi décrocher le précieux passe pour un sinistre droit de visite au tout hi-tech SDF, ce qui, surtout par simple comparaison sémantique avec le cimenté Parc des Princes, n'augure pas forcément de la plus joviale destination pour nos oiseux migrateurs.

vendredi 8 mai 2009

Le plus pro des deux

Entre Dax et Toulon, ce soir le seul juge de paix, voilà au fond c'était cette noble façon de se faire la guerre, rude et noble selon les canons de ce jeu, rude et noble le jeu, depuis tant et tant, l'ennui des temps obscurs d'une lutte pour pas de cendres, ou pas trop sinon gare au feu qui couverait sous les petits patrons de cette petite entreprise tactile, ennui des temps où qu'au milieu coulerait donc cette rivière de diamants que sont Van Niekerk et un Umaga de plus en plus tannique; et voici déjà l'heure de retirer les marrons du faux: Dax est parti en sucette et redire l'échec du mat Lièvremont, son courroux imbécile et souvent hors de propos envers le corps arbitral, et puis qu'en fin de compte, le plus pro des deux reste Toulon, ce dont on se doutait tant la puissance des sombres destroyers de la rade a fini par imposer sa loi de l'amer au frêle esquif dacquois, au fond plutôt fait pour le cabotage intranquille et pas sur qu'avec ce manque de tonnage et de bras pour ce qui est de souquer ferme par gros temps, pas sur que l'an prochain en Pro D2, si jamais la tendance de la météo marine se confirmait ces prochains jours, pas sur adoncques qu'il ne résiste bien longtemps, l'esquif aussi frêle qu'on a dit, à l'abordage des radieux pirates de la division d'en bas...A la fin Mourad ce dernier nabab pouvait y aller de son accolade au valeureux Hueber, la belle Aubaine que le parachutage de l'Aubin, et Bala plus fataliste qu'une princesse tibétaine de tâter la bosse de ce vieux chameau de Dourthe. Ce soir le plus pro D2, dac o dac, était dacquois.

mardi 5 mai 2009

Sombre Hérault

"Oh profonds sont mes pleurs de ce que rien mes amis ne valent!" voici ce qu'en substance, et ici toujours rien que du licite ou alors du tolérable, ce que donc un ami héraultais me confiait récemment à propos de ses sombres héros retombés si bas, dans le cul de basse fosse( ne vous méprenez pas sur nos propos, la fédérale est d'un métal où forger son rugbymane) c'était hier soir, par une nuit sans bulle, champenoise sa nuit à lui, de mise en bière quelque peu éventée après quelques propos vantards, la notre, et déjà vous dire que l'ami en question a passé son année à s'en marteler la tête de tout un tas de questions justement, questions dont les réponses n'ont hélas pas manqué de se faire jour au fur et à mesure que son club de toujours s'est donc inexorablement enfoncé dans les ténèbres du classement. Béziers voilà pour son club de toujours. Et par Béziers il vous faut songer au grand Béziers. Entendre la légende, le choc de tous ces boucliers. Le noms des grands anciens, rassurez-vous on ne versera point ici dans une espèce de pastiche à la Barrés,sur la gloire éternelle de l'ancien, le bon vieux temps jadis et tout ça, encore que...Mais non, pas trop notre tasse de tee tout compte fait; mais reste que de savoir L'ASB descendue si bas, ( encore une fois aucune méprise sur le propos qui ne se veut surtout pas déplacé; surtout pas), et par maints égards tout cette affaire ressemble à un petit suicide entre "amis" de trente ans, passons sur les luttes picro nicollines et le microcosme si particulier de la cité imputable, me disait cet ami, à la cosmogonie de certains bouffons régionaux, passons donc, mais reste que...

dimanche 3 mai 2009

H inspirée

A jouer ainsi les prolongations, c'était il n' y a pas cinq minutes, on se dit que c'est bien en Coupe d'Europe que les affaires courantes de ce jeu s'expédient, parce que le jeu, justement, on fait désormais mieux que de l'y parler couramment. Vous aurez beau prendre les deux demi finales, splendides, âpres et chacune à tour de rôle chargée de tragédie au sens littéral du terme, avec ce jour un terme poussé au bout du bout de l'inédit, de l'indécision et aussi de l'ironie dramatique si l'on part du principe que ce genre de mano à mano ait du absolument se terminer par une insoutenable séance de tirs aux buts, comme si le bonheur rugbymane, n'étaient quelques tire drops pour temps chagrin, ça s'était jamais conquis à coups de tatane, bref, vous aurez beau prendre les deux demies, à Croke Park et contre toute attente ce sont les colosses du Munster qui sont assez vite passés pour des gugusses de Rodez face à la virulence défensive de dublinois épatants de santé et surtout, oui surtout ce qui ces temps nous réjouit, tellement plus imaginatifs, mais le Munster, vous le savez bien n'a jamais été un fromage de tête; si l'on osait un parallèle...ahem...plus littéraire, au fond on ne trouverait pas tellement matière à beaucoup s'étonner, puisque qu'à côté des Quinze Nouvelles du Dubliners de Joyce, franchement, que pèsent les cinq petits vers d'un Limerick; bref, vous aurez beau prendre les deux récentes demies finales de la HCup par le bout que vous voudrez, le temps de comparer avec la prestation pleine de courage et d'envie des hommes de Bourgoin-Jallieu, c'était hier pour eux l'heure de relever le défi du pire contre Worcester, dans l'espoir d'accéder en finale du Challenge européen, bref vous aurez beau parce que le chauvinisme nous guette toutes et tous un peu en désespoir de cause, certes un match à la hache, mais écrit avec un H nettement moins inspiré.

vendredi 1 mai 2009

La grève du sol

Ruck'n roll ou Pop Saturée cette semi de H Cup si remarquable sur le papier, jaune le papier, ici longtemps qu'atteint de jaunisme, ce Munster-Leinster, dans l'ordre qu'on veut puisque après touillage et re ça revient, encore et toujours, à la même salade irlandaise, de quoi vous reverdir sur pied tous les Grinchs franchouillards, désolé le 1er mai tout ça, les références seront infantiles ou ne seront pas,lesquels se demandent encore pourquoi mais pourquoi donc pas Toulouse foutre Dieu, hein oui poukoââ pas le Stade dans l'autre semi un peu à la remorque forcément, encore qu'il y aurait fort à parier que ce Cardiff-Leicester aura de quoi, et largement ( qui veut parier que les Dragons ne vont pas crasher?), bref, largement meubler nos salons dominicaux, et qu'après coup nous rendre la mémoire neuve, Dominique A, oui nous aimons aussi, beaucoup beaucoup; mais là pour le moment une seule question nous tarabuste, les géants ( verts mais de ça au moins vous faire grâce) de Limerick, d'authentiques durs aux mâles et au cuir ces géants là, vont-ils encore nous rouler compresser les beaux trois quarts de Dublin? L'O'Connel des Lions et son plein emploi de soudard, rude, insoutenable, va-t-il d'emblée couper net la drisse cool des Leinstermen si avides de grand large? Tout le laisse à penser. Sauf que. Si les matchs se disputaient sur le papier, jaune le papier et vous savez bien pourquoi, et seulement si, tout ceci serait aussi simple et programmé d'avance qu'une finale Toulouse-Munster. Une affaire de doigts plein d'encre. Sympathique. Sauf que. Pour commencer le rugby est surtout affaire de bras. Crasseux. Et puis le vaisseau amiral Toulouse a fait naufrage pour avoir loupé un quart. Bâclé le boulot sur les rives de la Taff. Ne remuons pas le gâteux sous les plaids. Sauf que. Cardiff a bien mérité de jouer les dompteurs face aux Tigres de Leicester. Tigres accrocs à la H-Cup et tellement en manque de, qu'on leur souhaite un sacré coup de fouet aux gallois. Mais pour cette semi déjà remarquable parce que l'Irlande, on vous le disait ici il y a quelque temps, en rugby comme en tant de matières, c'est l'imaginaire, on passera sur les patrimoines littéraire et musical, oui donc pour cette semi, on voudrait tant se persuader que si les rues de Limerick encore une fois saignaient, là il s'agirait, une fois la raide army étendue pour le compte après, tiens par exemple, un dernier drop de Contepomi, bref, il s'agirait cette fois du sang bleu de la gentry dublinoise à pochoir s'écoulant dans les rues à pochards de Limerick, enfin pour peu que n'éclate...tiens, comme ça tout à coup par exemple, quelque incompréhensible grève du sol... A peu près la seule solution pour que les trois quarts Dublinois prennent leur envol.

jeudi 30 avril 2009

Electric Feel

En ce jour vous dire qu'au coin d'un stade de banlieue, brique et barres bleu lavasse, les juniors qui s'y traînaient à molle allure sous l'œil de leur trainer jeune et pop, car il s'agissait de courir en musique, tout à coup ce fut comme si l'age m'avait pris, l'album recraché par quelque antique boite à baffles sur laquelle possiblement un ipod devait être branché, était celui, le tout dernier, à peine un an il me semble, de Management, MGMT tel que ça se prononce, le titre qui faisait une folle boucle très eighties Electric feel...et autour du terrain les juniors tout à coup reboostés se remirent à un tournoiement digne de leur d'jeunesse. Electric feel donc. Et l'age me reprit. Et de me sentir bien seul ainsi donc reprisant quelques vieux souvenirs. Eigthies.

Happy truc...

Et voici donc ce qu'on s'était juré de ne jamais faire ici, oh non surtout pas la chose à, oui mais voilà, c'est un fait, aussi brut que le sport qui sert de décor à tout ce qu'on vous jette à la sauvette, des miettes de livres, de disques et tout, bouts de pain à picorer et re, le tout balancé avec cette fausse négligence histoire de, de quoi, mettons passer pour...qu'en savons-nous à vous de dire, s'il arrive que cette affaire de don, un blog c'est un don de soi, ce qu'on a envie de partager de tant soit peu important, en résumé et pour faire court, les choses susceptibles de nous remuer un peu l'âme, bref, s'il vous arrive d'y trouver votre compte, bref, lâchez donc vos coms, ça ne fera jamais que relancer la conversation, la plus noble invention au fond ne trouvez-vous pas, et qu'elle ait trouvé moyen de muter par le truchement de ce chemin là, en ces temps où chacun vers sa chacune accoure faire l'autruche, bref, ce genre de truchement, même si l'on y triche parfois, assez chouette, une révolution que ce lien assez élégant entre des gens qu'on aurait jamais su croiser sans ça et ce sans ça serait assez sensass. Et donc voici que le truchement ovalique fête ce jour son anniversaire. Deux ans ça lui fera tout bientôt dans... mettons...une minut...voilà deux ans. Allez happy truc quand même.

dimanche 26 avril 2009

Last broadcast

Chaque dimanche n'est qu'une borne où viennent buter nos limitations hebdomadaires. Nos doutes. Chaque Dimanche Nick Hornby a raison, le Nick Hornby de Haute fidélité, le Nick Hornby de tous ses livres suivants pour tout dire nous enquiquine quelque peu, reste que les bouquins au fond ça doit fonctionner comme le pain de seigle à propos de quoi ma douce grand-mère rappelait à bon escient que si tu n'aimes pas ça, pas la peine non plus d'en dégoutter les autres, donc chaque dimanche on se lève tôt, et juste une tartine et là-dessus juste un peu de beurre, demi-sel pas mieux pour s'aiguiser les sens, le beurre demi-sel pour l'acuité post demi cuite du samedi que avez eu beau vertement vous sermonner que non le dernier verre pour la route et quand bien même vous ne conduisez pas alors pas grave, non, à 38 ans est-ce que la sagesse un jour, hein, bon allez rien qu'un alors, bref, le demi-sel étalé sur une tartine de pain de seigle à ce jour pas mieux pour l'acuité post samedi soir pas si cute; et donc chaque dimanche entamé comme il se doit par tel début petit-déjeunesque, là dans l'aube bleuissant nous voilà fin prêt pour remâcher tous les matchs de la veille, parfois même que par la seule magie magnétoscopale, poussons le vice de la relecture ( toujours aux éditions du Sonneur à lire " le vice de la lecture" d'Edith Wharton dont, tiens étant plutôt en forme, je vais enfin ouvrir son "Ethan Frome", tantôt, bref, toujours le "vice de la lecture" chez qui vous savez. On referme) et là une fois tôt levé tout notre petit être fébrile tendu vers le vice que vous savez, on revoit, on découpe, de sorte qu'on parvient bientôt à une sorte des meilleurs moments enchaînés d'un samedi en Rugbymanie, notre petite compil' idéale de pop music rugby, et une fois le montage dûment réalisé, ne resterait plus qu'à se dégotter, pas exactement du genre à mégoter avec ça, pas exactement, la bande son qui saurait mettre le tout en relief, et ce matin Last broadcast par les Doves, un grand groupe les Doves, bref, ça nous paraissait le choix à faire, parce qu'il allait se mettre à pleuvoir, matin de grise mine, et matchs vite remâchés tellement c'était d'un triste tout ça, et pas qu'à cause des adieux de Pelous. Et voilà. Chaque dimanche n'est qu'une borne où viennent buter nos limitations hebdomadaires. Nos doutes. Chaque Dimanche Nick Hornby a raison, le Nick Hornby de "Haute fidélité", celui qui se demande s'il s'est mis à écouter de la pop music parce qu'il était malheureux ou s'il est malheureux parce qu'il en écoute. Et le rugby...mettons que ce dimanche juste se passer Last Broadcast des Doves ( du Morrisey en plus mélancolique, Oasis à l'époque où ces voyous étaient encore infréquentables, voyez) en l'oubliant un peu...le rugby.

vendredi 24 avril 2009

Les Onze

Les onze pour un peu ça pourrait nous renvoyer toutes et tous vers ces bandits manchots et par trop je m'en footistes de la balle ronde, sauf que non, Les onze sonnent plutôt le retour de Pierre Michon, peut-être, du moins ici le pense-t-on, le plus grand écrivain vivant( au sens littéral de grand écrivain) français depuis que Julien Gracq n'est plus, Les onze voilà pour le titre de son dernier roman, le plus beau, le mot est inepte tant pis il est tard, qu'on nous pardonne, le plus ample, ici songez une sorte de précision, de minutie, voyez, depuis la Grande Beune, et donc c'est chez Verdier, et peut-être lire le papier que lui consacre le monde des livres, ou mieux les écrits de l'inestimable François Bon, j'avoue que parfois certaines de ses embardées me laissent quelque peu...quelque peu, reste tiers livre et l'œuvre du bonhomme, à l'unisson de la sympathie qu'il nous inspire, oui j'écris ça à l'emporte pièce, encore plein de l'esprit du vin et tout habité par Michon, Michon, le bruissement de sa langue, pas aussi châtiée, certes elle l'est, mettons pas que chantournée vers le bel écrire, non une langue violente, et que ça vous retourne, vous remue. Pire que l'amour. Michon. Oh lisez ça, on vous en prie. Toutes affaires cessantes. De grâce, puisque chez Michon la grâce est flagrante, tachez donc d'oublier tant soit peu le tachisme de ces romances sociétales toujours trop promptes à encombrer les rayons de la grande librairie, de grâce essayez vous à cette langue de l'amour et du reste. Et donc l'amour, puisque cet après-midi, on souhaitait tant vous en recauser. Et l'amour alors? Pelous, encore et toujours, ici c'est rugby un peu des fois quand même. Pelous et l'arrêt de sa carrière. Un peu motivée par l'envie de finir avant de l'être. Fini. En pleine possession de sa mâle puissance. Avant d'être rejeté quoi. Avant la mésestime de soi. L'arrivée du fringuant Maestri, sa maestria annoncée, ne saurait bien sur tout expliquer. Mais quand même. On devine entre les lignes, un seconde ligne c'est fait pour les bouger les lignes, bref, on devine entre les lignes que le grand Pelous, n'aurait pas trop supporté d'avoir à partager sa maitresse avec la première jeunesse. Parce que c'est toujours la même histoire. Une équipe qu'on a aimé avec une telle force, à l'heure qu'on la quitte ou dès lors qu'elle vous jette, parfois les choses se passent ainsi, la même question, vous savez la sagesse élémentaire du mâle, la même interrogation: celui qui vous remplace: il le fait mieux ou bien?

jeudi 23 avril 2009

XTC...encore et encore une histoire de Pelous

XTC vous n'êtes pas sans savoir mes petits chats qu'en voici un grand groupe Pop anglais, un pléonasme, qui vous enfilait un tas de perles pop et conséquemment anglaises lesquelles les placèrent aussitôt, allez hop en tête de certain top of the Pop, et quel culot il leur fallait avoir alors pour se hisser comme ça, allez hop comme on a dit, en première ligne des charts, en bidouillant une new wave qui non, non et non ne sent toujours pas, oh non alors, la vieille marée, puisque encore aujourd'hui un peu que ça fait mieux que de s'écouter, et rien qu'en boucle; XTC ça vous avait le cran de chanter des refrains pareils alors que le Punk, très bien aussi attention n'allez pas me faire dire que, donc que le Punk épinglait violemment sa vieille nourrice rock à billy devenue mal habille,mal habillée; XTC faisait des morceaux d'un cocasse incroyable, XTC vouait un véritable culte aux Monty Python; XTC commença même, après un petit remaniement, chaque groupe Pop s'apparente un peu à quelque république précaire où les coups d'états se fomentent backstage, et gare à toi petite gouape pop si t'es pas assez backstage, XTC commença même à faire des morceaux qui passent encore pour les plus beaux mausolées qui se puissent dresser, d'un renversant c'était, à l'endroit des Beatles, et il y avait entre autres pépites, Grass, un titre imparable, et même que, tu vas voir, un peu des lanceurs de chat les rugbymanes, où il était question de toutes les jolies choses qu'on pouvait se faire sur une pelouse, et même qu'à peu près simultanément on grass justement, lots of things il commençait à faire le gars Pelous,du côté de Saverdun...XTC et Grass, Fabien, même que c'était un hommage comme tu vas bientôt cesser ton activisme de constant gardener. Même que...en rugbymanie, t'as compris le coup, les chats retombent plus ou moins sur leur patte.

mercredi 22 avril 2009

Couplets Pop refrains Rugby

Et voici donc que ce matin grand temps, beau temps, vous savez bien quand c'est le printemps matutinal, ce genre de saison, vous savez bien, rien qu'à soi, que voilà les pelouses cossues de nouveau reblousées d'un tendre vert anglais, et comme ma foi ce genre de perversion, mince le clope consumé de soi et dans l'entre temps de ces taffes et volutes et toux grasse, c'est assez et déjà l'ancien refrain d'XTC, et toutes ces choses possibles laying on grass, bref, se remettre au boulot, assez sergent pépère ce genre so chic de perversion matutinale, et dans la rosée se rafraîchir certaine remembrance, remembrement de nos dernières joies encore toute humides, courir juste après ça, courir et céder encore et toujours à cette manie de la nostalgie à fond les manettes, vous savez, et voici donc que ce matin, mentalement ferait déjà craquer l'écorce verte de la terre, et sous la basket ça ferait un peu l'effet de quelque peppermint moins mentholé, et que la basket serait une langue, et que le short, en rugbymanie, vous savez bien, on disait flottant, en rugbymanie on a longtemps été vaporeux, évanescent, et là-dedans, en apparence ce monde si brutal, rien que de la douceur entre les hommes, et que le short, le flottant, le pantalon raccourci moulant au plus près de nos burnes, ça qui faisait une sorte de triangle du bermuda, leur donnent encore et toujours un air très pop aux rugbymanes lesquels pressentent en cette fin de saison qu'il leur faudra sous peu, sous peine d'en faire, un peu, beaucoup, passionnément,aux foules de fans, à l'aficion,aux happy few, qu'il leur faudra entonner leur couplets et refrains favoris. Pop les couplets. Rugby les refrains. Vous savez bien. Pas un seul couplet qui vaille, de ceux après quoi cœurs et corps s'accouplent à l'unisson,pas un seul qui vaille le coup qui ne soit Pop. Toulouse par exemple, bref, Toulouse et son odyssée perpétuelle de l'espace, longtemps qu'ici on s'est convaincu que c'est en fait du Space oddity de Bowie qu'il s'agit. Et toujours de ces moderneries loveuses lovées dans ces entrelacs par où se délassent, un brin de la soul tout ça aussi par intermittence soit dès que le vague à l'âme écume un peu trop l'affaire, Toulouse donc et la belle allure de lovelaces lascivement délaissées de ses lignes arrières. Oh le charme romantique de ces divisions de la joie. New Order dans le jeu en grand désordre. Cambrées à ne pas croire. Paris, mettons que ça aurait d'avantage à voir avec Ian Dury. Ces airs crâneurs de dandys durailles. Perpignan et sa quête plus folk de ce paradis perdu, un peu Neil Young sous les cieux roussis du Roussillon. Et parfois, faute de, prompt à ouvrir la Big mouth avé l'accent tannique d'un Morrissey muy Mari Sol. Clermont qui meurt presque toujours sur le fil à la fin, Erasure en kilt place de Jaude en prévision du grand opéra municipal si des fois si, voyons mais bien sur, c'est surtout, c'est toujours un peu Grace de Jeff Buckley. Un Damien Rice riant plus jaunard. Couplets Pop. Refrains rugby.

mardi 21 avril 2009

Short story telling

Ancienne et nouvelle cuisine.


Et il fallait déjà retourner derrière, comme on disait dans le jargon hôtelier, à savoir aux entrées, au « froid », et même aux desserts, certains servis plutôt chauds bouillants, comme la tarte aux pommes flambées avec deux boules vanille. De la vanille bourbon. « Et les boules, rondes » râlait toujours Roger le serveur. « Fais-les lui ovale ! » ajoutait toujours le chef, histoire de faire râler l’autre d’avantage. De toute façon avec Roger ça n’allait jamais. C’était chez lui une espèce de déformation professionnelle. L’amour du geste juste, soit disant. The right man at the right place Roger avait travaillé dans un tas de grands restaurants. Des étoilés. Où obligation était faite de servir à l’anglaise. Sauf qu’aux dires de la patronne, il faisait le louffiat ici depuis vingt ans. Sa mauvaise humeur permanente, Ben ne l’expliquait pas autrement. Vingt ans à servir le même oeuf mayo, tous les lundis aux mêmes habitués, même un bonze tibétain aurait craqué. Pour tenir le coup, Roger se prenait un peu pour Yves Montand dans ce film de Claude Sautet « Garçon ».


Cette fois, Ben n’était pas sur d’avoir tout compris. Même si pour Roger tout ça coulait de source. D’un côté le XV. De l’autre le XIII. « Ben oui patate à l’eau. XIII, même en chiffre romain, ça continue de porter malheur. » Tout portait donc à croire que 13 sur un terrain et 13 à table, était au moins équivalent en terme de mauvais augure. A condition qu’on soit un tantinet superstitieux. Et le chef l’était à coup sur. Sinon pourquoi avoir confié son portable à Ben, avec ordre de suivre le match à sa place, « tu me le raconteras après. Là en plein service, je risquerais de me couper un doigt ». Et parce que, de toute façon, comme il devait aussitôt le lui avouer « les matchs importants de l’USAP, belle lurette que je ne les suis plus en direct. Pour plus leur porter la poisse, tu piges ? La dernière fois ils ont même fini le match à 14 » Depuis, en plus de son service, Ben assurait la surveillance intermittente des SMS, persuadé qu’à la fin le seul vainqueur serait bien le rugby. A 15 ou à 13, et peut-être même bien à 14.


Le rugby était bien la grande affaire du chef. Alors pour se faire parfaitement bien comprendre de son commis, lui Ben toujours à le seconder, un commis de cuisine doit savoir rester un second couteau moins tranchant que son supérieur, le chef là encore avait presque tout dit, adoncques avait-il osé telle parabole ovale un peu trop hyperbolique pour la compréhension néophyte d’un Ben toujours étranger à la grande geste rugbystique. Pour Ben, hormis deux-trois matchs de ce tournoi des cinq ou six nations, il n’aurait su dire exactement, entraperçus d’un œil assoupi pendant se coupure, le rugby restait un sport secret jalousement recroquevillé sur ses terroirs. Ben avait des lettres. Comme on pouvait l’entendre à la belle époque. Une école d’art dramatique et plusieurs petits boulots en attendant, avaient certes entamé la plupart de ses résolutions, mais on ne la lui faisait pas. Vu comme ça, le rugby vous avait quand même un côté un peu franc mac’


Une belle référence qui prouvait le bon goût cinématographique du vieux louffiat, et illustrait le niveau plutôt élevé de mythomanie dont ce dernier souffrait. Là où l’Yves Montand de « Garçon » était absolument divin, la patronne parlait comme ça usant abondamment d’une kyrielle d’adverbes en surabondance, bref, là où l’Yves délivrait au public féminin de sa brasserie bons mots rassurants et clin d’oeil de vieux beau plus séducteur tu meurs, Roger servait à l’usage de ses vieux clients, l’éternel laïus un brin réac, où il morigénait méchamment cette jeunesse actuelle. « Rien que des fainéants ». Et tous plus ou moins petits cons. Il faut avouer que de tels propos ivres de châtiments et servi au moyen d’une langue aussi peu châtiée, choquaient énormément la patronne, petite soixantaine, divorcée de longue date, fausse-blonde mais pas trop, et dont vous connaissez à présent le tic langagier, qui très souvent, dès la fin du coup de feu, tâchait de le sermonner sur un ton toujours un peu trop paternaliste de l’avis même de l’intérèssé, lequel brandissait aussitôt, après coup, l’argument massue qui assommait net les dernières bonnes résolutions de la dame, à chaque fois pareillement désemparée face à autant d’ingratitude « de toute manière, si ça continue comme ça, je mets la clé sous la porte. Fort heureusement, le chef a une meilleure mentalité que vous. »


Pas si sur que le chef en question fût animé des meilleurs sentiments à l’endroit de la dame. Mettons qu’il se voyait assez bien finir dans ce petit restaurant, là même où il avait débuté. Du même age que la patronne, il ne lui restait que trois ans à travailler avant de tirer sa révérence. Direction le Roussillon d’où il était arrivé, trente ans plus tôt, monté en région parisienne pour le boulot. « non parce que si j’avais trouvé à me faire embaucher par chez moi, jamais, tu m’entends, jamais je serais venu moisir ici. Et puis, quand je dis moisir, je te parle même pas de tous ces matchs de L’USAP que j’ai manqué. Trente saisons putain. Bon maintenant, avé le câble et le magnéto, je peux les regarder après le service. Bon un match moins l’ambiance du stade, avec tous ces Usap, Usap, c’est déjà pas trop folichon, mais alors passé minuit devant une assiette de nouilles froides, c’est des trucs à finir espion vidéo pour le XV de France oui. »


Le chef oubliait toujours de dire que son caractère de tête de lard exécrable, avait poussé à bout presque tous les patrons de restaurants de tout le grand Sud-Ouest. Pour le reste il ne mentait pas. Le rugby était la grande affaire de sa vie. Avait-il seulement un nom ce chef? Ben n’en savait rien et se serait d’ailleurs bien gardé de l’appeler autrement. Le chef était le chef. Et ben n’avait qu’à rester à sa place. Derrière. Au soutien. Ben savait, le chef lui avait d’emblée expliquer son point de vue, qu’en cuisine il y avait celui qui jouait du piano, et l’autre, à savoir lui Ben, dont le rôle était de veiller à ce que l’instrument soit toujours parfaitement accordé. En cuisine, le chef ne tolérait aucune fausse note. La cuisine était un art compliqué, ne souffrant pas la médiocrité. La cuisine, avec un grand c. La vraie. Celle de toujours. Il y avait, sur ce point le chef avait été on ne peut plus clair, ceux qui la servaient avec ferveur et respect absolue des secrets de la tradition, le plus souvent et pour bien aller, hermétique aux profanes. Et puis tout un ramassis de cuistots à la petite semaine qui, non content de ne rien comprendre à cette discipline délicate, avait poussé la cuistrerie en posant les bases de cette nouvelle cuisine. Une pure aberration.


Pour le reste, la parabole ovale du chef tentait donc un parallèle assez oiseux entre rugby à XV et grande cuisine éternelle, deux disciplines aux règles éminemment compliquées, et leurs pâles dérivés, à savoir ce rugby à XIII et cette nouvelle cuisine qui, à son avis, résultaient simplement d’une volonté de tout simplifier à l’usage des béotiens. Mais le chef avait bon espoir que l’intérêt supérieur de l’art culinaire finisse tôt ou tard par triompher. Après tout, le jeu à XIII, malgré ses efforts racoleurs, n’avait jamais pris. « bon même si c’est vrai que par chez nous… » Par « chez nous », comme Roger l’avait expliqué à Ben, le chef, en l’occurrence leur chef à tous les deux, entendait le Roussillon où le XIII catalan était au moins aussi populaire que son homologue quinziste.

dimanche 19 avril 2009

Le stade du miroir

Le réel c'est donc quand on se cogne, voici qu'on redécouvrait cette formule de Lacan en flânant, tantôt comme assez souvent du reste, un vice assez doux que telle lecture, du côté de chez Fred ( Frédéric serait plus approprié vu qu'on ne se connaît...même pas en rêve) Fred Ferney et de son blog le Bateau libre dont on recommande la fréquentation, et c'est peu de dire que les deux stades ne cessent de s'y cogner à la dure réalité, d'un côté Toulouse et sa dernière prestation si terne, pleine du vide qui a suivi certaine élimination précoce laquelle nécessitera sans doute un rude travail sur soi-même; de l'autre le petit français qui ressemble de moins en moins à ce théâtre d"hombres" virils avec un grand vis et dérouillant l'adversaire à force de vérouiller chaque réplique, mouchée aussi sec par cet art de la charade pour écroués, marque de fabrique qu'on leur reconnaissait, il y a peu, à ces picaros de la capitale, et là quoi à se mettre sous l'attente, rien plus que par intermittence les relents essouflé de cet hermétisme de mal armés, mais puisqu' il semble acquis, à quoi voit-on cela, à des riens, à des leçons d'histoire, que ces deux-là sauront puiser dans la transcendance d'un titre toujours possible au bout de cette rencontre d'un troisième type, Perpignan ou Clermont, voyons comment tout ça se décantera, que nous propose, litanie apaisante d'un vieux conte soldé lors de la même veillée, saison après saison leurs demi-finales respectives, alors parlons un peu d'autre chose. De Lacan et de son stade du miroir par exemple. Pour dire qu'hier le reflet renvoyé par tout un vélodrome c'était celui du peuple rugbymane du Sud-Est, pas trop à la fête depuis plusieurs décennies, un peuple rieur, excessif, rien qu'à son exubérance de fada away. Et dire que face au reflet flétri, aux mornes regards d'étaim des toulousains, de croiser pareille mine réjouie, les joues gonflées par les vieux chants sauvages et maritimes de Mayol, Dieu que ça faisait plaisir à voir. Le reste, une demie finale où ces stade-là passeront-passeront pas, surtout celui si cher à notre coeur, mais vous savez tout ça, bref, le reste peut bien attendre. Celui qui aime, écrit quelque part Baricco, celui-là il sait attendre. Voilà. Et revenir illico vers Lacan. Le réel c'est donc quand on se cogne. Pour lors patienter ainsi donc dans l'espoir de quelque dernière joie, en n'omettant surtout pas de coiffer son casque au sortir d'ici-bas comme le plafond d'une chambre-bureau sous les combles.

samedi 18 avril 2009

La nostalgie came around

Alors, oui, un jour, y revenir. Oui on y reviendra Toujours difficile de résister à la tentation de revenir. Mais d'abord l'apaisement. Le chercher. Mais où. Sur ma droite un livre offert par Léon, ce vieux ( il ne l'est pas, vieux, ne le sera jamais, vieux, juste je veux en revenir, décidément, à l'ancienneté de nos rapports, virtuels, et n'allez surtout pas vous méprendre là non plus, oui le louvoiement de politesse reprend son vieux service, fini le tu à tu et tiens encore à tu et à toi, et d'abord on ne se connaît pas aussi bien que ça), sur ma droite ( certainement pas sa marque préférée au Léon. A moi non plus d'ailleurs. Mais je me dis qu'il pleut et qu'après tout ça fera) , bref, un livre offert, donc, par notre premier vrai partenaire virtuel de je, et vous dire qu''il fut un temps, pas si lointain, on ne comptait plus le nombre effréné de nos échanges, la frénésie de tout cela pour un peu nous aurait presque détourné de la réalité de nos quotidiens respectifs ( Léon est écrivain, journaliste et tient le blog Kally Vasco où nos débordements ainsi donc débordaient de nos bordures, adoncques quotidiennes comme ça en Vasco), et donc sur ma droite ce livre, un roman, Influenza aux éditions des équateurs chez qui Léon a publié l'an dernier " Philosophie intime du Sud-Ouest", sur ma droite Influenza un roman d' Alexandre Kauffmann, alors peut-être y chercher un peu d'apaisement, plus tard, et merci encore Léon, pour le livre et le bon moment d'après manger Rue Monge, parce que d'abord, à ma gauche, relire Soie d'Alessandro Baricco, un livre culte, d'un raffinement extrême soit quand la douceur ( désolé Mr Bégaudeau, la douceur, la vraie, pas celle rien que toute factice d'un petit factotum hautain) s'en remet toute entière aux secours de la fable, et songer que ce livre, voyez un peu ça, la première fois qu'on l'a lu, dévoré plutôt, c'était, oh voyez un peu ça, en 1997, au siècle dernier, voyez un peu le topo, le poteau temporel, et que depuis on ne compte plus les relectures;même qu'à un moment, page 74 il me semble, allez facile à vérifier, là juste sur ma gauche, alors voyons voir, oui, oui, Page 74 c'est bien ça, est écrit: " Ils reviendront, il est toujours difficile de résister à la tentation de revenir, n'est-ce pas?" ; alors y revenir, en quart de la h Cup, dès l'an prochain; n'est-ce pas cela que l'Autre, cette caricature rouge et noire de nous-même, ce double inaccompli, nous murmurait à l'oreille, et nous d'aussitôt replacer Soie, là sur la gauche, et de repiquer le jaune coin tout rejauni du Midol afin de savoir si, té vé, tantôt au vélodrômeu ( hé les matchs vélodramatiques perso...) le Toulon-Toulouse ( à l'envers ça faisait un chant que vous connaissez presque par coeur à présent. Comment ça non.? Tou-lou-se-Tou-lon, le reste c'est du bidon. Ca qui s'entonnait au milieu des Eighties. Vous n'avez pas de tête. Surtout au fond. Là-bas ,oh, on se réveille un peu. Allez!!! ) aurait de quoi nous extirper de toute cette nostalgie sous analgésique...

mardi 14 avril 2009

L'Irlande c'est l'imaginaire

Magnificent, voilà que le dernier single d'U2, tourne et retourne en boucle entre nos deux oreilles, bourdonantes les oreilles, parce que le rock héroïque, ce dont tu te fous bien, je sais pas grave, surtout toi, toi et tiens encore et toujours toi, l'Autre, ce sale double noctambule à peine soluble dans l'aube, tu sais quand la vie ne se contente plus de vivre sous les apparences, bref, cette mauvaise manière d'avatar zavatesque, cette caricature, bref, Magnificent, hymne rock, tournerie tarbiscotée mue par le souffle éternel du rock héroïque, ça on l'a déjà dit, faire gaffe aux lampées de Paddy, encore deux trois pas plus, hips et hop filer au paddock, l'Autre, toujours lui, ce délégué tout dégueulant de nous-même, toujours rouge, toujours noir, toi mon vieux double rug-by-ma-ne, parce que oui on sait, on sait, tu es pathétiquement tel le chef de ta petite bande à Bono avé l'accent tonique qui te fait faire des bonds puérils, allez un peu quand même, quand jadis Bonneval, Charvet, Codorniou( Didier toi qui passe...Allez laisse tomber) , Cigagna, Maset, et Deylaud, ah Deylaud, donc ridicule allez un peu quand même , même si on sait " Only love can" et puis qu" It was a joyful noise", on sait va, minute on y revient, ridicule donc quand aujourd'hui, hier, demain, Clément, Fred, et ce Max, ah ce Max, parce que c'est ça que tu beugles petite gouape rouge et noire " Only love", rien que de l'amour, ridicule, et tu t'en fous, même que samedi tu as raté ta peine, la veille encore tu ressassais Beckett et voilà que tout molli Malone, et voilà même le déport de ta douleur vers cet estaminet minable, remplis de sombres passengers singeant quelque exagérations PSGères, et que depuis lors tu te consoles, et que Magnificent, tourne, oui qu'à présent le dernier single d'U2 retourne en boucle comme on a dit, pourquoi, bref, peut-être parce que Stevenson ( Stevenson, pas Steve Hansen franchement même s'il vient d'une autre île mystérieuse, Steve Hansen, on s'en fout un peu, non? Le jour où il aura une gueule d'écrivain de romance et pas de ghost killer entreupreunarial, peut-être qu'alors...) oui Stevenson a raison" La vraie vie d'un homme, celle par laquelle il consent à être au monde, réside dans le champ de l'imaginaire" et qu'aujourd'hui, oh l'Autre listen un peu ami, il te faut bien en convenir l'imaginaire en rugbymanie juste que c'est l'Irlande, U2 pour commencer et puisse là-dessus ce jour mal dit s'achèver, L'Irlande or donc, seule à nous offrir, puisque tes rouge et noir sont encore et pour longtemps à ruminer leur sale coup de "Blues", oui donc L'Irlande, d'abord Bono cet éternel poseur de nuclear bomb sonique ( Daniel Lanois et Brian Eno en Einstein et Hopheimer de la chose), et puis ces vieilles canailles de Munstermen, picaros de l'armée raide prêts à découdre les jolis maillots de leur ennemis embourgeoisées de Dublin, et gare à la maïeutique de ces rustauds-là, ceux-là donc qui déjà nous offrent une demie décoiffante et possiblement coiffée d'écume...Embruns, des roux et le tout blond on blond. Magnificent parce qu'Only Love, celui de ce jeu, du rouge, du noir et tiens après tout des couleurs qu'on veut, Only love, only love can leave such a mark, But only love, only love unites our hearts, Justified till we die, you and I will magnify, The magnificent, magnificent, magnificent...

http://www.deezer.com/track/2828446

samedi 11 avril 2009

Les porteurs de lanternes

Allez va une de perdue et un dix retrouvé? Pourrait-on écrire seulement après ça qu'on a cru retrouvé Fred Michalak ( qu'on continue à préférer en 9), éternel sacré gamin qu'ici on aime tant, qu'on l'a en tout cas senti sur la voie d'un rétablissement, simple effet d'un orgueil blessé ou bien, plus prompt que certains ont bien voulu le laisser entendre, et en appui de telle assertion issue des méninges encore toutes agitées par ce que vous savez, en appui d'icelle donc les siens d'appuis, toujours aussi crocheteurs et déstabilisant face à un dix adverse il est vrai un poil trop emmanché d'un qi un peu court, mais puisque à la fin ce match était juste une histoire d'amour propre et qu'en la matière les histoires de qi. Allez va, soyons beaux joueurs, good gamers eût glissé cette vieille carlingue de Will Carling. Après à quoi bon vitupérer dans ce moment redoutable où nos nerfs se crispent dans le crépuscule; à quoi bon accabler avec cette grande vigueur de mauvaise langue ceux qui ont tout et tant donné dans ce Millenium qui n'était au fond qu'un théâtre d'ombres portées sur les rares Barbie galleuses du jour. Rien que des brebis galloises sous des ciels qui moutonnent. Parce qu'est-on bien certain qu'à Cardiff les meilleurs ont perdu? Et puis le rugby frenchie, va-t-il franchement si mal que ça? Allez va une de perdue...eût dit notre vieux pote Bartone ( un french singer selon notre coeur), ma foi c'est une de perdue. Dans la nuit noire de l'âme, insupportable et supportrice, on pourra toujours se consoler avec la lecture, toujours et encore la joie par les livres, des "Porteurs de lanterne", surtout pas rouges et noires, nouvelle de Robert Louis Stevenson que les éditions Sillage ont eu le bon goût de publier avec une traduction limpide de Marie Picard. Voilà une de perdue...et jusqu'à tantôt au moins nos regrets perdurent.

Le meilleur temps de la vie

Là me rentrant, rotules et genoux éreintés, d'un de ces footings sauvages et beaux comme l'herbe craque encore, humide et tendre, sous la basket, je regarde mon fils, 7 ans demain et déjà je pressens le chic type en lui, l'homme bien, ça me rassure un peu au fond cet espoir qu'il ne va pas trop me ressembler, et je songe comme il a l'air heureux avec ses voitures aux gentes toutes collées de chocolat lequel n'aura même pas pu attendre que les cloches s'en reviennent d'où tu sais pour fondre de dévotion devant leur petit pape personnel, et je songe à ce meilleur temps de la vie, l'enfance, cette formule d'Hugo, et comme alors au même âge que le sien j'avais quand même la sensation que l'enfance n'était rien d'autre que la même journée morne, un temps long comme un jour de peine, quand il nous tardait tant de grandir plus vite, et porter cette soif d'aventure, où ça, mais jusqu'aux lignes de fuite du stade municipal, déjà ça, l'aventure c'était de pouvoir glisser sur l'herbe jaune et maigre du terrain de L'Union Sportive du Pays de Sault, tu sais ce Montana d'Ariège, tu sais bien ce plateau dont on voulu tout récemment faire le short story teller, et d'y glisser à coup de tchic tchac, sur les traces de Papa et de ses frères, et sauf qu'un jour on se rend compte qu'on a vingt ans et que dès lors la vie va consister en une longue course après soi, sauf qu'en ce temps là juste le désir de courir après la race, le meilleur temps de la vie, ce qu'on saurait plus tard, bien plus tard, mais donc là pour le moment c'est qu'on aurait découvert, pas tout seul, on ne découvre rien par soi-même ou bien, les courses d'autres idoles, celles du Stade Toulousain, cette violente passion, la même brûlure qui nous lance toujours depuis dès que, cette violente passion, osons le mot et le reste, qui ne nous quitterait plus, et donc cette décisive découverte ce serait vers les 7 ans, justement, Papa nous aurait fait voir la gueule christique mâtiné de Christopher Walken de JC Skrela, la blondeur d'ange vide de JP Rives, bref, là me rentrant d'un de ces footings que je t'en fouts, je regarde mon fils, 7 ans demain, et je sais que cet aprème je lui montrerai Sowerby, Kelleher, Dusautoir, lui expliquant, promis sans ce stress qui toujours me saisit et me ramène, ça ne manque jamais j'ai beau me dire que, le ridicule de ce truc quasi regressif et tout et je me perds rien que d'attendre, me ramène donc à cet âge de sale gosse insupportable à force d'encourager ses chers rouge et noir, mettons un peu trop rageusement parfois, au point que le pauvre Papa ne supportait plus de regarder un match passeque "tu-vas-te-taire-non-animal-et-puis-t'es-pas-transparent", oui lui montrant, sans stress promis Titou, toutes ces petites merveilles toulousaines et galloises..Allez tu viens Titou on va se faire deux trois passes, pas trop fort d'acc?

vendredi 10 avril 2009

A cup of Beckett

Et donc ne rien dire, ne rien présumer du match de demain qui, ainsi donc mouââ m'intéresse comme dirait Laurent Bénézech, juste qu'il s'agit, mais rien que vous ne sachiez déjà, d'un quart de finale européen, celui d'une h cup quelque peu à l'arrache pour les clubs depuis verdâtres en nos patis eût dit le pilier ( blogueur rugbymane et fan du divin marquis entre autres, dont on recommande assidue fréquentation, c'est donc le pilier, tu tapes ça et tu avises en plein coeur d'une mélée de bons mots mais pas que) et quel dommage vraiment, que vous prites la mouche chez Pilier, au motif anodin d'un échange de mails tout pareil et, certes une initiative ,mettons fâcheuse à porter au débit de mon tact légendaire, sur ce point du manque de tact légendaire la preuve, hélas, n'est plus à faire, mais que diantre pilar de mes deux, c'était juste une tentative de relance et puis cher blogeur faut-il que vous soyez un peu con-con quand même, un peu fat aussi n'en parlons plus, puisqu'on recommande et plutôt chaudement; et donc ne rien dire, ne rien présumer du match de demain lequel ainsi donc et sauf incidence poético éthylique de plus, risque de nous noircir interminablement la night, ce qui va plutôt bien tomber vu toutes ces lectures et re en retard évoquées ici même, tantôt, et avant que de vous dire d'aller jeter un oeil sur celui de Laurent Bénézech de blog ( son blog se nomme justement l'œil de Laurent Bénézech, et peu de dire qu'il l'ouvre, nous décille à force sourcillements ariègeois, et puisqu'il ouvre le bon ça tombe bien), or donc sur ses bonnes paroles, juste se rappeller le début de L'innommable, et toujours sans rien présumer de demain, parce que Beckett, ah Beckett, putain Beckett, une becquée par jour mes petits chats, puisque en ce soir before perforations neuronnales, on recommande, bref, on recommande, une becquée de Beckett au moins par jour, et ce début de l'Innommable et quel début( on va quelque peu vous le customiser, aussi qu'on veuille bien nous pardonner, penser qu'il est question d'un exercice d'admiration, rien de plus), le genre d'incipit sec comme une trique qui tout à trac précipite son petit tas de réponses dont on pressent que...lisez ou relisez donc ça, alors le match de demain, celui qui. Où maintenant? Au millenium de Cardiff, rien que ça dites-moi. Quand maintenant? Demain, banane, aux abords de 16H30. Qui maintenant? Les Blues de Cardiff inversant défense versus Les rouge et noir de Toulouse à jeu renversé. Dire jeu. Sans le penser. Et zou dès votre petit lever a cup of Beckett.

jeudi 9 avril 2009

Le secret de Mr Synthèse

Comme cet aprés-midi de travail, lectures et re, écritures et tures, et que le temps faisait bronzette en rêvant à Corneille et aux matinées du petit-français ( le Palais Royal dont là tout de suite après ça, on va parler, là tout de suite donc, est un square à usage révolutionnaire ( songez à la révolution française ainsi qu'aux colonnes de Buren,) jouxtant la comédie française, sur les bancs des jardins du Palais-royal ( compromis chose due) , entre le café et le pousse, on décidait, comme parfois l'envie nous prend de laisser-pisser, de siffloter au bruissement pigeonnant d'une colombe de square au cou de laquelle la menotte prisonnière de ses désirs à tatons aime à balconer manière de faire son exploratrice entre corset et peau, on décidait de si en la de barytoner sur l'air d'un morpion en sale petit sybarite, et donc aussi de ci de là on piochait tête bêche au hasard d'un entretien princièrement accordé par notre Marc national au quotidien Sud-Ouest, aux seules fins d'y déceler les petites perles dont à l'avance on savait ( c'est qu'on tenait l'info d'une taupe oeuvrant pour certaine cinquième colone à la une, voyez un peu) que cet orfèvre du tact-onguent de velours de Marco national allait nous gratifier; entres autres petits bijoux d'analyses post tournoi traumatique, que tel ou tel et bien il ne comptait plus trop dessus à l'avenir passeque un peu nul et non à venu, sauf si le mis à l'index...quoi au fait...sauf si, et d'apprendre plus loin, c'est qu'ainsi donc le soleil nous donnait le courage d'y aller, plus loin, que tel autre ah ça mais s'avérait d'un métal dont Marc entendait bien forger son cuirassé de demain, celui qui remâté pour le grand large-large tu penses et rien qu'armé des pires ambitions de naufrageur allait nous couler l'anglais et glou et glou et glou, nous envoyer par le fond tous les kiwis et autres pirates des mers du Sud réputés insubmersibles, entendez qu'au moyen de quelques bleusailles la flotte tricolore serait mousse costaude; et puisque toujours pas convaincu par la méthode globale consistant à négliger toute compétition jusqu'à la prochaine coupe du monde, on retournait, mieux valait, à nos lectures et re, jusqu'à tomber sur un passage de Fermina Marquez, où, justement, un des personnages citait un livre de Louis Boussenard, tiens, tiens, Le secret de Mr Synthèse, et d'illico pour votre édification personnelle vous recopier le passage en question. "il y a dans ce livre un personnage, un homme qui est le plus riche et le plus puissant du monde ( comprennez notre top 14); c'est le docteur Synthèse ( osons donc y voir notre Marc national). Il possède un capital qui lui permettrait de devenir un jour propriètaire foncier du globe". Et nous alors sous le soleil du Palais Royal exactement, d'imaginer à toute force notre Marc en valeureux larbin de Valéry Larbaub ( auteur de Fermina Marquez, mais vous le saviez déjà)

mardi 7 avril 2009

Passe-partout...à la mélée

Il y a des inimitiés dont il ne faut pas se priver. Se taire c'est se corrompre. Canetti encore. Canetti toujours. Mais aurait-on pourtant envie de pourfendre. Disons juste le désir , comme ça fugacement, de se tordre les boyaux en repensant à Marc Lièvremont en pleine numéro Fort Boyard. J'ai des enfants et sur leur chaine spéciale enfants-éveil-et-vieux, ils n'ont rien trouvé de mieux que de repasser certains épisodes restés fameux de cette émission la-men-table, mais que si autant de stars y concourrent et rivalisent d'allégresse carabine, c'est bien tu penses pour la bonne cause. Bon an mal an, mes petits m'attiraient devant l'écran plat de leurs puèriles platitudes au motif que " tiens pôpa, y'a même un rugbymane dans notre jeu drôle qui nous nous amusent au quart de poil" et là cette évidence, fulgurante, qui vint me transpercer le cortex, mais oui, bien sur, la présence, car faut-il le reconnaître, l'homme même en tenue de Véronique et Davina en impose, il a une gueule et devrait peut-être songer à l'instar de Fabien Galthié à une future reconversion télévisible, et donc cette fulgurance que la présence de coach Lièvremont se justifiait peut-être à des fins bien moins ludiques qu'il n'y paraissait, à savoir que notre Marc national visiblement était là pour nous superviser les possibles et probables sélectionnables de demain, la coupe du monde se prépare et dès lors tous les coups sont permis pour surprendre l'adversaire jamais en manque d'audaces et de vices l'adversaire, et puisque l'homme aime tant le contrepied parfois que, et donc comme les chers petits saisis par autant de suspens et rien qu'à leur trépignements gnan gnan ( à part ça j'adore mes enfants) devant les épreuves toutes manières de variations des travaux d'Hercule ( dommage pour Marc que ce grec-là ne soit pas en mesure d'enfiler la tunique tricolore, ah parce qu' en terme d'utility back de gaillard d'avant, Chabal à côté de l'ami Hercule, ça ne vaut pas tripette, de la gnognotte oui), là donc, au vu de la mine renfrognée de Marc, à son regard mort de fin tacticien, du Périclés même lorsque tout périclite dans notre Lièvremont je vous le dis, et bien je notai tout soudain l'intérêt qu'il portait tout particulièrement à Passe-partout ( digne porte-drapeau du nanisme bondissant et star de la chanson par surcroît.) dont, je vous l'annonce, pour le coup je suis porteur d'info mes chatons, surtout après les fiascos succéssifs de Morgan Parra et de Sébastien Tillous-Bordes, et puisque Dimitri lui parait plus yachvilain que jamais cependant que Jean-Ba Elissolde ses vieux comptes, la tentation d'en faire son futur demi de mélée déjà le titille...

dimanche 5 avril 2009

Masse et puissance

"Au purgatoire les hommes parlent beaucoup, en enfer ils se taisent", en voilà une phrase d'Elias Canetti qui ce jour d'after moche malgré soleil pour printemps de l'âme, siérait ma foi plutôt bien aux joueurs fantastiques du SF, parce que, reconnaissons-le, au simple revu, c'était tard dans la nuit, selon nos habitudes de petit voyeur rugbymane, à la simple et minutieuse revoyure de leur partie livrée contre les démons d'Auvergne dont tout incite à penser que peut-être, à force de rejouer de la sorte, peut-être bien qu'à la fin la marque jaune s'imposera de soi comme la griffe de fin d'année, tu sais, juste avant les soldes de l'été austral, certes un peu court le short, et tout étriqué le tricot de corps, mais profite petit, les voyages forment la djeuness' selon le vieux slogan fédéral. Et qu'il était encore temps dans cette fin de nuit, telle qu'on la dite, encore temps d'écluser quelques canettes et de se remettre en mémoire un autre souvenir de lecture canettienne, le genre à ressortir ici rien moins qu'extirpée de son contexte originel, manière de faire original mais pas que, le genre qui nous aiderait peut-être à expliquer les défaillances du pack Bayonnais, c'était hier soir, au cours d'un énième derby basque barbant à ne pas croire à force que les belligérant...gèrent jusqu'à leurs coups bas qui désormais s'égrennent, chapelet sempiternel, bestiairement correct, façon mule de Papé ou violent d'Ingres, chacun se sentant presque obligés de...se cartonner au jaune, aux seules fins de nous faire accroire, aux supporters parce qu'ils le valent bien mais sont-ils crédules à ce point, que, justement, l'on y croit encore à cette histoire de maillots mouillés même lorsqu'il ne pleut pas, et le tout en vertu d'une rivalité de clocher qui voudrait donc qu' à Biarritz rien qu'un ramassis de surfistes et conséquemment à Bayonne une bande de turfers rame assise, soit un savoureux , tout local et plutôt cocasse nivellement des valeurs par la nive. Temps d'écluser QI sec quelques canettes en faisant claquer sous une langue toute pareille, telle phrase de Masse et puissance, ça ne s'invente pas. Et donc la phrase d'après vague remembrance d'avant remembrement tuturel : " C’est dans la masse seulement que l’homme peut être libéré de cette phobie du contact." Et donc de s'y filer, à peine gaiement ,bourre pifs d'après soirée de "festaires " beaucoup trop paff pour taffer dans le plein emploi de sa force. Basque rien n'était moins sur. Jusqu'à ce que tout soudain n'émerge en marge de tout ce rugby de lavement, cette certitude, que non, non et non qu'un guerrier du métal hurlant de Remi Martin ne fasse toujours pas l'unanimité auprès de notre triumvirable national, ça même après coup on ne comprend toujours pas, parce qu'entre nous et pour peu que nos yeux de tout petit amateur de recherches se portent tant soit peu du côté des futurs cham-pions de France dans trois ans ( précisons Montpellier pour les récents convertis à ce blog), non, non et non on ne comprend toujours pas ce qu'ils lui trouvent de si épatant à ce Fulgence Ouedraogo, contre lequel , précisons encore, nous n'avons rien à reprocher si ce n'est cette emolience de valseuse dès que le ruck s'endiable. Masse et puissance donc. Et de désespérer pour finir que les coachs Bayo précipitent la rentrée de Denis Avril contre ses anciens partenaires, puisque mince c'est su de tous, que dans ce genre de matchs empuanti tout à l'ego, le moi d'Avril peut toujours s'avérer meurtrier.

vendredi 3 avril 2009

Every time I look in your eyes

Voilà on a peu près autant de parole qu'un édile local et donc de revenir à la charge sur un autre titre du groupe islandais que désormais vous connaissez tous ( et toutes pardon, diantre n'allons surtout pas exclure du monde, vu qu' aussitôt après ça gueule, et que ça nous traite de miso sans gène et tout et que les chiennes de garde rappliquent, moitié pitbull moitié pythie de Delphes ces petites choses-là, et moi perso les chiens, une frousse terrible) vous mes petits chats qui vous léchez les babines ( vacherie, je tente d'écrire ça clope en main et ça reste périlleux cette affaire-là...tiens dès demain ou dans dix ans songer à arrêter...d'écrire clope en main) rien qu'à la pensée de dériver sur un album pop, rude et doux, bref, islandais, parce que si d'aucuns préfèrent se préparer les matchs couperets en moyennant quelque visite surprise en Disney land, l'éternelle Denise au guichet et toujours sur son 31 ( comment ça ajouter 1O de plus... ah oui vraiment,? sorry moi je débarque un peu dans ce genre de luna park, voyez, et comme à plus de trois dans ces maudits manèges ça commence à sentir des pieds...et puis jamais été trop mon histoire les loopings et tout) , d'autres toujours raffoleront d'une préparation en musique, britannique ( z'ont inventé le truc) en somme, et donc de leur conseiller de se visser l'ipod en boucle sur ce titre de Bang gang ( oui, oui, pour sur qu'à l'envers ça reste assez voisin du genre de Mickey parade dont par ailleurs certains usent pour tisser les liens plus serrés, n'en parlons plus chacun son trac), et même que ce titre, nous qui ne causons pas bien l'anglais, point assez fluentlyment, ce titre ainsi donc "Every time I look in yout eyes", doit être une chanson d'amour tellement les crampons de 18 les plus acérés y fondraient sur place, dès les premières mesures, et du coup voir quel parti pourrait en tirer tel coach bayonnais ou même tiens tel trainer biarrot, un peu à la traine du ménagement des âmes ( parce que oui un rugbymane ça a une âme morte ou bien... )pas sur que ce dingue de Dourthe ne goûte à sa juste valeur ce genre de sique, et tout aussi certain que Gonzo est d'avantage porté sur les plan éponymes ( gonzo donc) et les pieds de porc à la mode de Caritz; peut-être notre Marc national ( lui en parler un de ces quatre. Marc toi qui passes souvent ici...désolé) mais quand même, et puisque au départ du morceau il est surtout question de walk on the grass et tout, nous on se pensait que possiblement ça nous pourrait faire pour demain un de ces hymnes de pelouse tu sais où les deux mascottes basques, à droite un canasson moitié potiok moitié patraque, à gauche un indien pas très tonique, bref, ridicule au possible ces avatars supporters-là, bref, un hymne de pelouse où les deux bestioles à la fin adoncques galocheraient à mort...

http://www.youtube.com/watch?v=ycGBwlvIPtw

mercredi 1 avril 2009

again and again...Tou-lou-se- Tou-lon ( le reste c'est du bidon)

Et oui tiens, why not à présent, manière de cadeau-poison d'avril, vrille empestant le strass histoire de composter cette sorte de stress...poinçoneur la-la-la, disons permanent, disons ça, et donc un titre très soupe opérant tel le parfait petit gigolo de nos fantasmes poppy, ah si tu savais comme la pop music, le genre de soupe la plus compassée qui soit, oh si tu savais les délices qu'on peut en retirer, derechef vous avouez que la pop et le Stade Toulousain, en résumé les roucoulis shoe gazer et la gaze sur les gambettes de Jean-Michel Rancoule; et voui,voui, tiens un titre de Keane, le plus pop soap opéra, again and again donc, parce que tu sais quoi...rien. Laisse courir, et puisque de courir( allez 40 minutes de rognées sur les ailes du jour, toujours ça...pas vrai?) nous on en revient tout juste ( ce blog vire au journal de bord un peu trop bord cadre,doit-on s'en excuser? ) et d'en juste revenir, failli bien ne pas, d'ailleurs, un genou mollasse, le droit ( toujours à droite que ça lâche) tout soudain et comme un idiot je reprends licence à Vélizy, si, si, histoire de finir en beauté, mâle innocence, cap à cap, la frèle gazelle, et viser plein fer sur le premier Roncero du coin qui passe, et non cette fois je m'écarte pas et donc tâcher de finir en beauté, pour une fois, du cran au moins, sinon, allez mince, un reste de panache, sur qu'à Vélizy du panache ils en redemanderaient, pas vrai; oh tu sais, pas si longtemps cet orgeuil du sud, les mèches brunes, garbajosesques, pas si longtemps, si tu m'avais donné le choix entre faire Denis Charvet et David Bowie, c'est Denis que j'aurais choisi, le beau Denis de la finale, LA finale, Tou-lou-se- Tou-lon, en 89 du siècle dernier c'était, parce que ouaip le reste c'est encore du bidon, le beau Denis enfilant les défroques, soit une robe violette itou, quasi victorienne la robe violette, non quasi Virginia Woolfienne la dite robe, voilà Denis avec la robe du Bowie de the man who sold the world, ce Denis-là après l'offrande de Codorniou ( Didier tiens j'en profite, je sais que tu passes ici ( poison d'avril, ça c'est fait) plutôt vilaine ta façon de virer , comme ça, un pote à moi de la médiathèque, vilain ça, très vilain Didier, peu digne d'un prince même petit, moi je dis ça...)mais alors Dieu ( toi qui passe...désolé) que nous est-il donc arrivé pour qu'on vire adoncques planqué en chef des regroupements, oui bon , comme on se rentrait, clopin-clopant à la Cryuff à l'entraino du barça, ainsi donc tout court conséquence de mon retour de flamme pour les Craven ( ça reste rugby ces clous de cerceuil là), et pas que le souffle, mon Dieu ( oui, oui tu as raison, ne surtout pas parier un Pascal sur ce gazier-ci )mais donc tant pis, mon Dieu, dire que je fus, pas si longtemps une espèce, certes à peau plus verdâtre, de Kenyan blanc, et pas que le souffle court, mais laisse...courir, et si tu t'aventures de me soumettre à la question, te me la ressortir aussi sec, comme le whisky gloups, la phrase sur quoi meurt l'attrappe-coeur, d'un souffle...au cœur, c'est moins sur, allez hop des fleurs pour Salinger ( un titre d'Indochine, Dieu ( on a dit d'arrêter avec cet imposteur. oui chef) du ciel et de la terre, que nous arrive-t-il donc again and again...

mardi 31 mars 2009

l'homme des hautes plaintes...bang bang...bang gang après...

...après promis-juré on cesse sur le plein chant mélancolique de ce groupe, Bang gang, ainsi donc ,islandais rude, doux et dingue, lequel ici nous sert ces jours un peu lâches et contrits d'ouest terne où le soleil se couche décidement bien tard, un peu de bande son, celle-ci douce amère, idéale en tout cas et pourquoi donc, ah ça, ne rien raconter on vous disait tantôt et dont acte...manqué à nouveau, tu penses, une fois n'est pas...tu sais, toujours la même lamentable histoire qui toujours nous pousserait, vice de la complaisance sans cesse contre soi-même retournée et vise moi un peu le début pâle et ridé que ça nous fait, non mais vise moi ça. Et donc Pale rider et L'homme des hautes plaines, petits chefs d'oeuvre dont l'envie stupide et naive de changer d'aire, ce soir, c'était y'a pas cinq minutes, nous incitait à la revoyure; deux pellicules pleines de chevaux surgras et de cache poussière, embobinées par le dernier grand maître classique, un peu le Novès( là ça va grincer dans les saloons pour pied tièdres. Et tant pis!) du cinéma, bref, tout aussi westernisant, voir sa figure striée d'angoisse, par l'angst cinéphile en quelque sorte, voir l'angst de leur Eastwood à eux et comparer si ou plait avec notre éternel swingueur de Saint Guy, et y voir qui sait, à l'aune étriquée tout à trac pour pas dire, de votre serviteur, ainsi donc qui sait le même lone justicier chevauchant un cheval blanc...nommé mort. Et pour toute résultance of course, comme de juste devine un peu qui à la fin s'en va tout modestement triompher, statut du commandeur planté au milieu d'un de ces cimetières hullulant atterré sous la lune...devine...Pas moi. Pas nous. Oh non alors. Surtout pas moi. Surtout pas nous. Mettons que pas mal de nos principes rugbymanes ont été ces temps-ci doucement rudoyés et qu'à part de se planquer dans les regroupements, la lâcheté crasse dont les deux films du grand Clint entre autres traitent nous renverait la notre, et celle-ci bien crasseuse en pleine dans notre figure de suif. Et comme en plus ça défouraille en plein coeur cette affaire là, bang bang... deux balles et voilà qui font moche à tout coup. Et c'est ainsi que Bang gang ( ghosts of the past en boucle) bande son idéale pour la scène finale du duel crépusculaire....

Let's go to heaven...et lamper Duzan

La nuit je mens, c'est entendu, réécouté et non pas qu'il se fût agi de quelque necrologisme, non, Bashung me chuinte souvent ça, telle vérité faute avouée et oui tu parles, ah ça pour parler mon pauvre chien stupide...ça tu parles, Bashung me chuinte ça à l'oreille, et donc pour tromper un peu plus le monde, temps de se remettre en boucle ce truc sirupeux en diable, harmonique diabolo menteuse en queue du pis aller, Go to heaven des Pierces, un groupe girly mais non pas canadien et pourtant du sirop durable, et tant qu'à ne rien faire, allez tiens un petit coup de jaune en mode vieux-jeune, à la tienne, et pages tournées à la sauvette jusqu'à ce papier de Marc Duzan, auteur rugbymane qu'ici, on l'a déjà dit à maintes et maintes reprises, on aime tant et tant. La nuit je mens, c'est entendu et donc quoi de mieux, aujourd'hui presentiment, que quelques tourments black s'abbatent, pour extirper nos tripes de ses riffs griffus que le style guépard, crocs délicats sortis juste quand-comme il faut, et le tout en haut style, littéraire au sens littéral, quoi de mieux que lamper Duzan dans le jaune de ce lundi.

lundi 30 mars 2009

viril avec un grand vis

"Faut jamais rien raconter, après les êtres vous manquent"...voici ce que tout récemment on relisait et donc de vous le recopier d'après vague souvenir. Les souvenirs...the worl is gray mon cher Seb ( toi qui aimes ça un peu-beaucoup-passionnément la pop music, vois un peu du côté de Bang gang, après tu fais bien comme...sympa au fait cet intermède tantôt Seb, en tout cas hope tu étais à l'heure h rue Lamarck et donc à tout bientôt, avec les autres, mettons à la fortune des potes)
Et à part ça, dire qu'hier on s'était dit, redit, bon alors l'heure de saliver ou bien ( parfois on se dit et se redit rien que de ces choses essentielles tu sais...) , dit et redit ça devant l'alléchante affiche Stade Toulousain- Stade Français, et donc le bourrichon monté et remonté mieux qu'un coucou clock, suisse pour sur, un coucou qui te salue bien, toi, toi et tiens toi aussi le Tigre futur grand sportif d'aujourd'hui; et même qu'on commençait à taper un peu partout dans les placards kitschos de sa kitchnette ( one more trip, un autre grand titre par Bang gang ,moi si j'insiste un tantinet mon Seb tu dis hein...je vieillis, mal c'est entendu, et ça empire d'heure en heure, la vache qu'on était plus jeune avant) et moi je vous dis ça, mais c'est adoncques qu'il te faut savoir, cher lecteur mon ami, que la dite kitchenette ( au bon vieux temps jadis et conséquemment rugbymane ( la nostalgie de l'éternel regretteur d'hier que je suis, voici donc mon petit truc et pis c'est tout), la gambas sitôt épilée se laissait flambée par le frangin, fameux ailier-gazelle-ailé-aux -semelles-de-vent itou, un arrière au toupet bernat-sallien si, si) que la dite cuisinette est restée depuis tout ce temps toute grise anthracite et que ceci incite toujours plus ou moins à certains petits scream entre amis; et donc même que rien qu'à cause du people Stade toulousain- l'autre stade, on punchait et uppercait les pauvres placards et que jusqu'à tout le proche voisinage l'insuportable boucan supporter ( de quoi ça je suis redondant?), se répercutait, et le tout proche voisinage de se penser possiblement: oh non l'autre fada l'est déjà tout à donf, mazette et mazeltoff les Experts ont qu'à bien se tenir, oh et même qu'aussi on ressortait nos vieux crampons ( des duarig je précise pour les plus fetish d'entre vous mes petits chatons) tout rotomoulés dans l'espoir ( ah l'espoir mes amis...) de se gravir certain petit pic de Dante perso avec enfer al dente de l'intensité rugbymane, et puis quoi: juste un match empoigné par le désamour des uns pour les autres et vices inversés. Capitale en minuscule versus Capitole émasculé. Oh et puis quand même à la fin un essai, pour couronner l'étoupe. Tu sais un essai tout de travers où à force de péter à la fin Basta rote. Bref. Rien que du serré. Du renfermé sous un début de printemps claustral. Du stretto pour couche tard. Bref. Du doublement serré avec un grand vis.

lundi 23 mars 2009

Le visage vert

Passé la cinquantaine, soi-disant plus rien à gagner ; voici ce que tantôt me confessait ritalement tel ami romain. Bang Gang, et voici d’un groupe qui déjà, quelques albums mélanco-pop tournent retournent et puis s’en va. Bang Gang, un peu la version musicale de la défense italienne. Fondante. Naïve. Islandaise. Bête que ce jeune homme, rude doux et dingue, justement, n’y joue pas, au rugby. Parce que l’Islande, depuis des temps canoniques, m’est avis que ça aurait pu aurait dû manier ce foutu bout de cuir. Au moins, ça nous aurait permis de digresser de reloter Loti genre prêcheur d’Islande. En attendant, enfin cette bonne nouvelle, ce tournoiement si morose, rien que bleu délavé, aura au moins eu le visage vert à la fin. Parce qu’après tout, entre Islande et Irlande, juste une question d’Eire. Et qu’à la fin it’s alright.

http://www.youtube.com/watch?v=OACztIxf1ds

http://www.banggang.net/

samedi 21 mars 2009

Intermittences de 3e mi-temps

En rugbymanie, toujours de ces machos plus ou moins involontaires, ça qui aurait à voir avec le tachisme made in Pollock.

vendredi 20 mars 2009

Magnificent seven

Et donc de convoquer une dernière fois, last time promis, sans quoi encourir quelque clash, convoquer the magnificent seven, soit ces 7 essais anglais qui même par chez nous, surtout par chez nous, méritent bien de susciter tas de clap clap, ceux-ci clipés, déjà tu penses, tout Daily motioneusement, ces 7 magnifiques essais que vous savez, mais si voyons, allez minute et mais si butterfly, c’était dimanche dernier, faisait un temps assez correct ma foi, un soleil suffisant et à ce qu’on a pu tâter du poids du vent depuis notre vieux Philips bombé d’autrefois, serions-nous en pleine phase régressive, genre nouveau départ et parce que plus assez d’espaces pour prolonger le mouvement qu’on pensait symphonique, voilà retour immédiat dans l’axe, vous a-t-on déjà parlé de cette habitude consistant à revenir au plus chaud douillet de la famille (ainsi nomme-t-on le pack, soit les huit de la mêlée, mais vous savez tout ça), serions-nous en train d’ourdir quelque relance du bout du monde et juste avant obligation dictée par ce bon vieux sens tactique, obligation de repasser au plus lourd du souvenir, les souvenirs ces derniers temps, c’est le présent qui s’envenime, ne serions-nous pas en train, même nous autres fut un temps pas si lointain ferme dans notre foi aveugle dans le mouvement général, l’idée que de bouger dans tous les sens, de jouer les chiens d’arrêt au quatre coins du terrain, et vas-y qu’on hélait le moindre partenaire parce que ça aurait été triste que le ballon vous passe sous le nez comme un désir trop longtemps tu, tu sais cette idée que le mouvement donnait le sentiment de la liberté, oui, même nous autres, on aurait donc fini par se convaincre de l’absolue nécessité d’en passer par là, cette phase un peu statique, pas bien glamour, mais de quoi se poser, le temps de regarder alentour où rebondir, et puis relancer sa vie comme une conversation, et décidément ce qu’on disait ici au commencement, le rugby n’est-ce pas un peu une sociologie à l’usage du monde, et puisque un peu de beau ne nuit en rien à l’affaire, de convoquer ces essais anglais, même si face à l’impuissance lilliputienne de nos pauvres bleus, de revoir les autres boules de Swift nous faire autant la nique…forcément agace.

mercredi 18 mars 2009

Dans la solitude des champs de coton

Et que vous savez bien mes chers petits ce qu’ici on pense depuis beaucoup plus longtemps qu’une humaine éternité, ce genre de pensée doit agir par l’agent contagieux de quelque synchronicité, enfin vous savez bien, et qu’ainsi donc ce qu’ici, dans ces parages, depuis dimanche plus trop herbus, mettons plutôt champs tout rabotés par la solitude et certaine idée anglaise de désolation, adoncques le rugby, ce truc vu de loin toujours assez inextricable, où l’on s’est tant déporté et que, oui voilà, en gros ce ne serait rien qu’une affaire de transports en tout genre avec plein de correspondances pour la mâle innocence et ces bons sentiments héroïques mais surtout pas métrosexuels au point qu’ils voudraient, savez les autres, et tiens aussi, là tout coincé entre deux rames, une forme inavouable de masochisme, de vous à moi dans chaque gros pardessus ( la façon, je précise pour les jeunes fans et autres récemment convertis à cette ancienne monnaie de songe, la façon dont on sobriquette nos dirigeants chez qui, très souvent l’embonpoint trouve à s’escamoter sous de ces longs manteaux et imperméables, sans quoi tout ça irait zéro pointer hors de la ceinture abdominable de manière obèse et au fond assez peu baisante enfin… ), dans chaque gros pardessus, donc, a dû sommeiller une Vénus à la fourrure, avant, quand on était plus jeune, avant, notamment vers ce sud-est, vous savez bien, contrée abritant tout un tas de jeunes fadas sadiens et fouette peuchère, et qu’ainsi donc dans ces parages, « la même ligne fine et plate de latitude », disait Koltés où vingt et quelques bleus boitent bas depuis la raclée qu’on a dite, vue, et tiens maintes fois commentée, n’en parlons plus, oui c’est ça, en cette heure tardive de mise en ligne, faut-il qu’on l’aime quand même cette addiction qui nous pousse à venir prendre le frais jusqu’en cette terrasse somme toute assez fâcheuse où vous et moi moitement collés-serrés tout contre la hype fashion avec sa lippe trempée dans des boissons onéreuses, d’y venir aux seules fins de poster, entre autres, des trucs sur le fait que, bon ben, de moins en moins fear factor Chabal, qui sait peut-être un Rémi Martin, qui sait possiblement un Nyanga à la place, et quant à ce piètre agrégat inconstitué d’anciens durs au cuir, tu parles d’un club des cinq de devant, quant au peu d’intelligence situationniste des lignes arrières, et dire qu’à un an d’intervalles nous étions des passe muraille (ceci dit en passant, « Nous étions des passe-muraille » d’ores et déjà fera un très beau roman, lyrique et tout, et tellement plus encore, un roman de Jean-Noël Sciarini à paraître en avril à l’Ecole des loisirs. On en reparle ici même à l’heure dite), bref puisque à quoi bon ceci et cela, comme hélas l’incunable de nos lacunes, n’empêche faut-il qu’on aime régler content la note salée de l’addiction faisant que, un jour sur deux, comme désormais un peu beaucoup déconnecté de tout le Barnum, et bien voici qu’on s’y achemine quand même, mine parcheminée après longue nuit en veille, tel un pèlerin éreinté par quelque raison de Corinthe, sa popeline pressée dans la suite eyelinée de, tel un pèlerin vers son lieu saint, vous savez les sens aiguisés par l’insomnie et tout, ouie fi en quête de sa wi-fine, puisque en ce moment assez rugby sur l’ongle, vous savez bien, ainsi donc cheminant dans la solitude des champs de coton. « C’est pourquoi je m’approche de vous, malgré l’heure qui est celle où d’ordinaire l’homme et l’animal se jettent sauvagement l’un sur l’autre »*. Oh et puis calter volaille, parce même ici, c’est vous dire, ça caquette fashionement à propos de ces coqs déplumés en stock. Oh et puis Koltès…


* extrait tiré de « Dans la solitude des champs de coton » de Bernard-Marie Koltès (Editions de Minuit)

lundi 16 mars 2009

Lost art of murder

Or donc les Babyshambles. Quelque chose comme l’enfance de l’art en plus bordélique. Grand groupe rock anglais selon notre cœur en glaise. Et tiens Delivery, juste au passage, ne trouves-tu pas que ce serait tout à la fois les Clash et les Kinks réunis-conviés, comme ça illico tout prestement pour toi, à une sorte de recension-réminiscence de notre age tendre et gueule de bois. Je te dis ça, moi tu sais après…Delivery où que ça déraille carré. S’ébouriffe au quart de poil. Or donc les Babyshambles, moins gigolos que les Strokes, moins fréquentables que les White Stripes. Et puisque certainement ceux-là se la racontent moins que les Raconteurs, que parce que surtout 34 à 10 pour ceux du swinging london, et qu’un peu quand même que ça fait un peu trop d’épines de rose collées au cul de notre pack, puisque… Ne surtout pas ici, non voilà encore une autre promesse à tenir sur parole, ne surtout pas ici remâcher le match. Or donc les Babyshambles. Grand groupe de rock en glaise (de la fragilité qui sourd entre toutes les lignes de guitare parce ces jeunes gens-là…comment vous dire…ahem…si c’est sulfureux à ce point, tu penses bien si ça souffre), grand groupe selon tous les cœurs anglais et que là-bas et pour longtemps ça va dégueuler chapelet sempiternel un tas de ‘In-gueu-land et que déjà sa majesté cherry se mouche la morgue au nez. Or donc Pete Doherty et ses potes de déjante pas aussi free wheeling que tu le penses. Sans ça point d’album aussi sensass. Et puis ce titre, plus doux, plus folk, moins Kinks en somme ( perso les Kinks…et Ray Davies oh si vous saviez…Ray Davies…), et alors ce titre, fallait vous en parler et puisque aujourd’hui comme un fait exprès 34 à 10, et que dans ce stade tout acquis à la cause des tommies écrabouilleurs de grenouilles, il s’est tellement balancé leur doux chariot travesti en rouleur compresseur que le tournis à côté de nos bleus pétrole ( Bashung est mort la vache…), et alors ce titre au sujet graisseux de…et possiblement cet art du meurtre tombé en désuétude, voyez ce côté étrangleurs Ottomans qu’on leur a longtemps prêté aux rugbymanes d’Albion et si en sus ça se met tout soudain à jouer son Albinoni en Albion, gageons que leur God n’a pas finit de blesser us et play tout un tas de blessures à la chaîne. Or donc tel « lost art of murder des Bébés bordéliques, ouaip pas mieux pour résumer vous savez quoi…Le genre de petite chose dont on finit toujours par se remettre. Vous savez, rien qu’un doigt de grande musique de branleurs pour faire passer cul sec une sorte d’énorme branlée.

vendredi 13 mars 2009

Girls in Hawaï

C’est su d’à peu près tous tout ça. Notre besoin de consolation est impossible à rassasier. Et tiens autre chose pour rester dans les lettres. Bien dans l’esprit des posts et que tout ceci de tout en passant glissé entre ça et là, oh n’aille surtout pas entraîner le genre de conclusion toujours trop hâtive, le genre vous savez...Voilà ce genre-là. Justement. C’est donc su d’à peu près tout le foutu commun des mortels ça. Et pour les ignorants, juste pour toi et tiens toi aussi parce qu’encore du sentiment eu égard à…L’incipit de ce petit texte, petit mais décisif, de Stig Dagerman, blue suede chou, tu devrais y aller voir, moi je te dis ça…et donc oui grand auteur, Stig Dagerman, et du conseil qu’on réitère aussitôt d’aller, entre autres et déjà pour commencer, te relire tout ça, toi et tiens toi aussi, te relire prestement tout ceci et puisque de toute façon what else de plus pressé comme je te sais, toi et aussi…pris par le vice de la lecture ( profitons de l’occasion, décidemment trop belle pour évoquer, voilà justement, « le vice de la lecture » petit texte, autrement court et décisif d’Edith Wharton « le vice de la lecture » un inédit qu’adoncques les Editions du sonneur ont l’idée lumineuse comme c’est souvent leur cas les idées lumineuses, de publier. Et d’ailleurs les Editions du sonneur ça se trouve assez facilement au salon du livre de Paris, et peu de dire que vous devriez y faire halte parce que des tas d’auteurs je ne vous dis que ça publiés chez eux ( chez elles) dont Jean-Marie Dallet et rien que ça, Dallet, mes chers petits…) oui donc toi et tiens aussi toi, comme on vous sait pris par le vice de la lecture, vite relire ou découvrir pour le cas où « Notre besoin de consolation est impossible à rassasier » du grand auteur Blue suede chou, jamais court et presque toujours décisif. Stig Dagerman. Nous ici présentement son « Ennuis de noces » ces temps-ci peu de dire qu’il nous irait assez bien. Sauf que non, parce qu’entre nous l’avant-veille d’un match entre XV de la rose et nos coqs à l’ergonomie enfin montée sur ergots, parce qu’entre nous autre chose à faire, enfin bon, qu’à s’ennuyer nocivement avec…ahem…certains chamboulements familiaux. Certes l’Amour. L’Amour de vous et vous qui…Et juste avant, aléas de, hélas trois fois hélas ( et pardon si un jour vous arriviez seulement à), juste avant une piètre version toute personnelle et mettons assez mesquine de la théorie du chaos. Vivre avec ça et d’abord le match entre vieux ennemis rugbystiques mais pas que. Et si pour le coup cette fois les français débarquaient nos questions avec tout un tas de réponses de normands. Qui sait si…Reste qu’aux dernières nouvelles, de celles qui de loin en loin nous parviennent encore, de l’autre bord d’Ovalie, savez cette contrée régie par une sorte de bushido méridional dont momentanément on s’est un peu exclu, et que pour longtemps les choses là-bas en Ovalie poursuivent leur course oblongue, or donc on aurait rappelé Jérôme Thion, ferme souqueur de mêlée…Bien. Très bien ça. Et même qu’enfin Sébastien Chabal aurait eu le droit d’évoluer à nouveau à son vrai poste de formation. Je vous dis ça mais peut-être que…Malgré son look de hard Rocker isérois, peut-être ignorez-vous que Chabal aime assez s’écouter Brel et Brassens. Je vous dis ça mais sûrement que…la saviez-vous, pour étonnant que ça soit, Jérome Thion malgré son look de jeune souqueur ferme s’écoute plutôt en boucle du hard rock même isérois si l’occasion…et nous donc, en ce moment en boucle ce serait donc Girls in Hawaï qu’on s’écoute. Mais je vous dis ça sûrement que…

http://www.editionsdusonneur.com/


vendredi 27 février 2009

la nostalgie des mains

Ce n'était même pas l'envie de s'éloigner de ces parages herbus, apaisants, non même pas ça, juste l'envie de mordre dans autre chose que du cuir. Stupide bout de cuir remué par son tas de caprices tellement attendus des fois que...Et puis de vous à moi, en fait du tournoiement des six nations escompté, très franchement qu'avions-nous? Un bout d'Irlande en passe tout juste de reverdir, des rocinante d'écossais oui bon coriaces, presque rosses, et au fond pas si simples à doucher; et puis le reste à l'avenant des avis plus ou moins avisés des pronostiqueurs agnostiques ( celle-ci ne l'avions-nous pas déjà faite...).Et puis aussi l'Italie, même plus cette équipe musicienne, même plus ça de l'innocence des débuts à tâtons puisque faut se hater de raccrocher au peloton musculeux de tête ce truc sans queue ni....sans quoi vos petites affaires ça finira par ne plus se laisser diffuser. Et de tout bientôt, ce qui s'annonce au pays de d'Anunzio, l'évidence frappante pour le plus grand monde ici même en rugbymanie où ça fait longtemps quand même où tout cela ne laisse pas de nous tirer la larme, l'évidence de certaines bourdieuseries. Et sinon la France, pas si longtemps d'ici éternelle unlucky loseuse, pour lors et bicause cette réputation plus à faire de bonne gagneuse de putain de matchs d'avance perdus à deux cent contre un, bicause tout ceci en permanence plus ou moins condamnée à l'exploit ordinaire, et sinon donc ces tricolores parce qu'il y avait eu d'improbables promesses, vous savez bien toutes ces histoires à dormir sans vous, ces trucs de lendemains enchanteurs, vous...désormais...vous c'est si bien de vous savoir enfin à distance irréprochable, vous c'est... ces tricolores donc maillochent encore leur tricot stérile,les menottes prisonnières de l'effroi de mal faire. Ces tricolores n'en finissent plus, un an après, de décevoir et de se cabrer entre eux même plus trop entre hommes,mauvaise manière franc mac à l'abri de leur mauvaise foi de province, et voilà qu'ils délavent nos rêvent romantiques certes un peu toc, fébriles espoirs de jeu en liberté, d'amples cavalcades, vu que vous savez bien, hier soir, yeux ternis et traits tirés à nouveau assez intarissable sur le motif si émouvant que, vu que ces histoires de balle oblongue en premier lieu devaient contenir tous les bonheurs de la vie, un peu comme vous en somme; et voilà donc que ce rugby pour cent age en plus va échoir dans l'escarcelle bien garnie des receleurs de statistiques, et voilà donc fini tous ces bons sentiments héroiques. Ce n'était pas l'envie de nous tenir un peu à l'écart de cette nouvelle ére du jeu qui à force du grand détricotage qu'on a dit et de tous ces button's loose unlucky mais pas que, va finir par ne plus nous concerner que de loin en loin, non c'était surtout qu'en fait du tournoiement des six nations sur quoi on comptait tant pour rameuter, encore et encore, nos vieilles émotions et ce parfum d'enfance collé au cul des packs d'hier vous savez bien...non ce n'était même pas tout ça qui fera que ce soir, qui sait plutôt flâner sur les terrasses du Montedidio, fermer les yeux pour mieux écouter ce qu'en plus du vacarme un peu trop forcé et pestaculaire des stades, les mots d'Erri de luca nous rapportent...Et là alors qu'avec vous on se remet à sentir la petite allure de la vie, que c'est entendu, un joueur, tricolore ou pas, ce n'est plus pour le jeu, même pas un outil de travail, c'est comme l'écrit de luca à propos d'autre chose, "entre les deux, c'est une arme, on a près de vous, loin du reste, déjà l'envie d'avant, peut-être d'un peu de cuir tel qu'il se maniait avec leurs douces manies d'oiseleur, sûrement aussi celle de votre peau. La nostalgie des mains

mercredi 11 février 2009

Bled runner...

Pour commencer, là ainsi donc tout d'abord, pourriez-vous, vous c'est...vous c'est déjà demain où alors mais alors une belle journée, et alors mais alors de s'écouter, tapis de cette manière épatante qu'ont les gens sans façon de...se tapir, et donc là depuis quelque recoin parasol, puisque du très beau, ciel azul et nuage de papier bulle, du très beau qu'on annonce pour tout demain, vous c'est...depuis quelque recoin, parasol y sombra, vu qu'un peu d'ombre ne nuit jamais à la conversation,déjà tiens, l'orgueil du sud s'y repait d'un d'apaisement et...et donc pour commencer, là ainsi donc tout d'abord, pourriez-vous, tous les autres, nous dégotter une rue, non des rues, mettons deux-trois, ça qui nous ferait un lacis de rues et ruelles, avec de quoi descendre et monter, footings que je t'en fous et en nombre suffisant pour y pratiquer la course d'avant match, le private jog comme avant où seulement les matchs du Tournoi des 5 nations et voilà pour notre monde rugbymane à peu près; même si, de loin en loin, l'écho d'une tournée héroïque trouvait moyen de se répercuter jusqu'à nous, ici un livre épique de Lalanne ( le grand combat du XV de France, La peau des Springboks, ça qu'il te faudrait lire...un peu absolument) là des articles (Espagnet, Garcia, Verdier, Escot) racontant une époque où le dithyrambe de rambla n 'avait pas encore été remballé aux archives, même si, de loin en loin, une finale tannique de championnat avec de la cuisse et du poing, même si tout cet en plus, les matchs du tournoiement chevaleresque et voilà pour notre rugbymanie à peu près, en conséquence de quoi pour mériter l'honneur d'en être un peu, conforter "southement" cette fidèlité au poste, et de faire l'impétrant avec chevillé au cœur et au corps le fol espoir d'être, un jour-qui sait ce que...l'avenir en réserve, voilà d'être enfin de cette trempe-là, on veut dire fait du même bois de Centaure que ces Quinze couturés qui allaient en découdre pour les joyeux de la couronne, et de vouloir reverdir les trèfles à soi tout seul, et de remettre le rouge aux joues des chômeurs de la Taff le temps d'une charge de dragons à finir, de mordre dans une large part de bleu d'Écosse et qu'on se kilte bons ennemis parce que, enfin, tous les oualtères d'ici ont lu Quentin Durward, et de se dresser à l'unisson de leurs mollets de coq ergotant de ces catastrophes en ostrogoths de la compagnie des dindes, en conséquence de quoi on partait donc courir un peu, espèce miniature de gars du coin qui court, monte et se descend tout un circuit bâti à la hâte avec deux ou trois rues et ruelles et que donc le lacis d'icelles auraient fini de nous faire, sans blague, un parcours de private jog, de sorte que toute cette activité de bled runner nous garantisse au moins le droit d'en être et peut-être d'avantage qu'aucun autre avant nous, de cette confrérie de la mâle innocence...pour commencer dites, pourriez-vous...vous c'est déjà demain et donc qui sait si de vous ressasser tout ça...a small mesure of peace...

samedi 7 février 2009

Tournoiement...

Et donc hier au téléphone avec mon brother en larmes, un type émotif my bro quand c'est que ça y est the tournament se profile, et que c'est la veille d'icelui que chaque participant s'est reclus, camp de base à l' aspartame et quant à soi spartiate, fourbir ses armes de prestige et quelques dernières petites fourberies rescapées du fond des ages obscur de ce jeu tout pareil, et donc hier au téléphone avec mon frère de larmes, on n'avait rien trouver de plus génial que de pronostiquer des tas de victoires pour le moins improbables, et puisque ici nous tenons à une certaine crédibilité, encore que, bref shut up, des tas de victoires dont il ressortait de ce tas de bêtises l'envie de voir du jeu et encore du jeu, des fins féroces, et que pour une fois les referees permettent que se puisse apercevoir à peine-allez-juste ce peu de sang qui raconte comment ce sport nettoie nos violences; et donc hier soir mon frère, polyglotte, mettons un peu à l'aveuglette, qui entre deux lampées de whisky sour vous garantira du contraire, me faisait remarquer en quoi se pouvait établir une correspondance poétique ou bien mais pas que, phonétique en tout cas, entre tel à venir Tournament ( on parle du tournoi des 6 nations qui débute là-de suite et devant quoi, même après tant et tant, on reste dans l'expectative chevelaresque) entre Tournament et tournoiement... et là donc de se dire, merci le Bro, et aussi avec Brautigan "que tout est là, à l'exception de ce qui manque" Ce qui manque? Les matchs...

mercredi 4 février 2009

Espèces d'espaces...

Et même qu'ici on vous avait dit, péremptoire un peu beaucoup, dorénavant ce serait toujours day off,puisque le jour se tenir on ne sait trop où, voilà un peu on l'on pourrait. Et donc la nuit retour ici. Considérant qu'à peupler tant de mondes parallèles à la fois et tant qu'à se bien caler dans une boite: ici au fond était notre place...Mais voilà, la vie c'est un peu l'art du puzzle. Et puisqu'en ce moment ce serait assez l'envie mode d'emploi...la vie... Espèce d'espaces... Tu sais, tu c'est tous ceux qui toussotent à l'avance comme à nouveau convaincus que le rugby, ça se pourrait bien, ici passe encore à l'as, comme ça post restant; et que quelque chose d'autre ne finisse par prendre l'intervalle, oui on ne va pas vous détromper, mais sauf que cette fois ce serait quelque chose, d'indéfinissable, de neuf...Espèce d'espaces... Tout ce qui ce passe derrière étant donné un mur et c'est demain que ça commence...Espèces d'espaces...Et même qu'en rugbymanie d'avant, là où ça nous tardait tant de nous ébrouer, alors la boue et l'herbe le meilleur des baumes lénifiants, et un peu de sang par ci par là et voilà de nouveau vivant, et même qu'en rugbymanie, cet asile poétique (oui bon) et naïf, là où vay que vay on parvenait et vers où nous accourions aux abois parce que dans l'autre boite ça fermait pas bien, tu sais un peu cet ailier filant le long de sa ligne perso parce qu'une lourde menace aux fesses...Espèces d'espaces.... Adoncques il nous suffisait d'assembler les mots entre eux et de tout calembouriser, sauf que souvent, foutu "effet de fun", à rebours de toute nécessité, et dès lors qu'on bâtit sur le vide, tôt ou tard Castle in spain se casse la gueule. Jeux de mots à l'ancienne, et par-dessus un vieux relent d'embrocation, tous ces crampons curieux de chair nouvelle prêts à vous griffer leur angoisse, l'ordinaire, et de temps en temps une percée de 80 mètres, genoux levés en haut style, souvenir d'une mèche laquée brun corbeau: cet orgueil du sud, quand ça s'apprenait de courir et pas qu'à coup de dandinements dandy, avec force et vigueur, clin d'œil en glissant devant la tribune d'honneur toute pôpa-mômante. Adoncques c'était donc ça. Pour se hausser du col et le reste coiffer d'écume...Espèces d'espaces...Et vous savez, vous c'est...oui vous savez, depuis ce n'est plus tout à fait la même...Espèces..suffit avec ce gimmick...depuis qu'il y a eu certaine interception contre le cours du jeu, même que ça aurait pu s'appeler relance du bout du monde, et dans la vraie vie des idées, enfin de ces émotions vous savez bien, vous c'est...vous, c'est sur, vous savez bien...vous c'était pas seulement une idée en passant. Vous c'est peut-être le vrai visage à deviner, la frimousse du seul sentiment possible, celui un tant soit peu noble en ces parages parallèles. Vous et nous c'est déjà quelque chose...L'envie mode d'emploi...Et qui sait...la rugbymanie...Celle-là enfin pour de vraie...Espèces d'espaces...Et même que si ça continue de s'écrire en laissant comme ça le sens planer. Avec son ombre de doute en suspension et de finir par tout obscurcir ...Espèces d'espaces...

mardi 3 février 2009

La nuit jeu ment...

Et donc ici même, guère plus d'une semaine, l'on vous disait ce désir que non plus jamais à la lumière du jour et des évènements qui trouvent à s'expliquer beaucoup mieux, en plus amples détails, dans des parages d'avantage porteurs d'infos, à preuve Midol ( le seul-l'unique) de chaque semaine où papiers entre autres du Guépard Jacques Verdier comme de Marc Duzan ( lampez Duzan!) viennent au soutien de tout ce qui précède, oui que plus jamais à la lumière du jour nous ne cèderons à notre monomanie rugbymane...la nuit, l'insomnie et la lucidité tant redoutée...la nuit et ces tête à tête dont on ne ressort jamais indemne et puis après, jamais tête à tête même appuyé n'a enrichi son toubib de campagne...La nuit jeu ment et donc sans plus se cacher par crainte du ridicule, pas meilleur endroit pour céder à nos penchants les plus inavouables. Comme quoi? Comme prétendre en se laissant dériver sur une sonate de Chopin alors que du travail, du vrai, pas de ces phrases jadis jetées sur des bouts de nappes, sottises de quatre sous, et que tu vois comme de nos jours le blog ça aurait un peu cette utilité, par moment, et que donc prétendre par exemple que, oui ce match des cadets de 1984, beaucoup grâce à cette passe à gauche,fluide, si fluide, une grâce, aussi flagrante que ça tu sais, oui un peu grâce à nous et à la passe en question que ce match des cadets, crucial, éliminatoire, grâce à tout cela qu'il a décidé de nous revenir. In extrémis. Un score tout mince. Sauf qu'à cette heure où plus rien n'a d'importance, ne sert de refaire le match façon Scott Fitzgerald ( au fond le Brett Easton Ellis des années tellement folles que Grande dépression and so on and so on...One alone) dans "veiller dormir", poignante nouvelle ( in la félûre)comme d'abord tout ce qu'il a écrit avant de...match...ahem... vous avouer qu'on y a un peu assisté beaucoup en tribune, parka pas terrible escamotant comme elle pouvait l'orgueil et la honte, morgue au nez tu sais, à ce triomphe de la fluidité flagrante d'une passe...Par suite de quoi ne resterait plus qu'à se bercer de ce rêve de triomphe tous ces soirs d'insomnie par où les petites tricheries auraient su profiter de la brèche pour...Même qu'en fait de sonate de Chopin, là présentement, on s'écouterait plutôt un thème sirupeux de Vangelis, oui je sais, je sais, la nostalgie que du gâtisme adulescent, tiré du grand sommeil de la BO de Blade runner...Même que, là présentement, le rugby pro et sa championite. Le tendon de Carter. L'angine de Michalak. Même que. Le jeu ment...

dimanche 1 février 2009

Watermelons

et puisque le ballon après lequel dans ces parages herbus d'ordinaire on se précipite à s'y méprendre ressemblait cet après-midi d'hiver coupant comme un éclat de glace, (pas terrible comme image, mouais je vous l'accorde, ça trahit son endormissement coupable devant quelque énième revoyure de "New York unité spéciale"...oh tiens chérie ça par exemple...non j'arrive...ben oui en principe j'avais prévu de m'astreindre à ce genre de tâche, tu sais le truc tellement plus haut que soi...oui je sais,impardonnable je suis de ne pas t'avoir suivi chez Tata Monique mais les petits et la nièce, mieux pour eux qu'on ne les ait pas encore trimbalé là-bas....c'est toujours un pont trop loin là-bas...et puis le beaup' avait largement mérité sa soirée bridge-saucissson avec ses condisciples de l'amicale du trout fishing montanais de Louveciennes dont je me suis toujours demandé où- mais-comment-donc qu'ils font pour pêcher au lancer eu égard au manque assez dramatique de point d'eau poissonneux en quantité suffisante pour leur ...et tu sais quoi Amour, on s'en reparle tout à l'heure, parce que là tout de suite, ici ils aimeraient un peu de Rugby d'abord et que sinon ça risque encore de faire toute une histoire du genre que je tricherais encore un tantinet sur la marchandise...j'arrive...trois minutes pas plus... mais oui que j'oublierai pas d'off switcher ( mon jeune voisin dit ça tout le temps...de ça quelques semaines c'était thuriféraire, faut-il s'inquiéter?) la lumière des toil...Et donc à nous) et donc à nous, et de redire puisque fil de la possible discussion à se retendre aussitôt après ce menu interlude domestico-sentimental ( et là nouvelle preuve qu'un blog ça s'écrit en totale synergie avec le réel)que puisque le ballon après lequel dans ces parages herbus d'ordinaire on se précipite, à s'y méprendre ressemblait cet après-midi d'hiver coupant comme un éclat de glace ( mouais toujours aussi peu terrible...), ressemblait ainsi donc à une jolie pastèque gorgée de ce suc douceâtre de l'enfance, parce que quand même pour s'entamer sa petite aprème sur canapé, voyez-vous, pas mieux pour déjà commencer que tel grand Biarritz-Toulouse et que mêmement pour se finir le portrait de l'artiche en charentaises fashion itou, avons connu pire que le Stade français-Usap de juste en suivant, et que tout ce rugby assez sucre de Pastèque d'un coup permettait au moins d'oublier ces luttes assez petites et moches de coachs. Et déjà donnaient au moins envie de Watermeloner comme dira tout bientôt, moi je parie toujours sur le génie de la d'jeunesse, le jeune voisin qu'on a dit. Et que donc watermelons.

mercredi 28 janvier 2009

Le dernier Pôle austère: Guy Novès

Alors que du côté de Toulon, décidément jamais en rade d'une idée à la...té vé con, l'on tente bon an mal an de remettre l'Umaga 3 au goût chic et fashion du jour. Alors quoi ce serait donc ça l'ultime vitamine du bonnard...l'Umaga 3...en rugbymanie on est assez pour commenter à notre façon, d'égotiste romantique, soit de cet air faussement bouffi de sa propre importance alors que non tu te trompes, oui on est assez pour commenter à la façon qu'on a dit la rentrée littéraire de janvier. Ainsi de cet air de " chien mort après lui" ( dernier Jean Rollin) du Jean-Michel biarrot sans doute en train de faire un peu partout au pays des adeptes de ces plans Gonzo là tu sais bien( pour ceux qui savent tout vicieusement ce dont y s'agite sous telle mystérieuse appellation.) Et du côté Autofictif ( bon sang lisez sans tarder tout, mais alors tout Eric Chevillard, dont le dernier paru à l'Arbre vengeur ou visiter au moins son blog...l'Autofictif donc) de tout ce qui touche au petit lever et au petit coucher du roi Carter. Et cette touche très "Paris-Brest" (dernier roman de Tanguy Viel chez minuit) où le retour simultané d'Auradou en glaneur d'or à durs puis de Beauxis à l'ouverture, coïncide un peu avec le recours en grâce de cette écriture blanche, ce rythme impeccablement atone de l'auteur ( Tanguy Viel adoncques) en deça de tout soupçon...d'"Insoupçonnable". Reste assurément le plus beau moment de la dite rentrée de janvier, avec ce début de lune de fiel que s'apprêtent à se consommer sans modération, le lisse et bien mis ( gare qu'à force d'être bien mis, grand est le risque de tôt ou tard finir...ahem...par se faire mettre)Lièvremont et Guy Novès: le dernier Pôle austère de notre inénarrable roman feuilleton de l'ovalie, Guy Novès lequel au fond se moque bien, tout ruck' rull suicidé qu'il est, d'aimanter qui que ce soit derrière ses combinaisons...polaires...

lundi 26 janvier 2009

Trop de soleil tue l'amour...

...et déjà vous dire qu'on a failli, dans la fièvre blanche de l'autre nuit, fermer cette fenêtre rugbymane pour de bon. Tout soudain à l'occasion de ce 500 em post. Vous avouez que ça aurait eu de la gueule. Quand même de partir comme ça. De s'effacer en silence comme les destins dans les romans d'Echenoz. Et tiens: plus là. Et puis voilà qu'au dernier moment on s'est ravisé. Il faut croire que tout bien pesé, considéré, re-pesé, re-considéré et tout ça, on s'est dit que vous ne tarderiez pas à nous manquer, vous les quelques fidèles qui prenez prétexte de ces lignes malhabiles pour relancer sans cesse le plaisir de la conversation, et aussi vous autres, vous toutes et tous,puisque ça ne se dément jamais, jour après jour, chaque matin il nous tarde de faire un détour par vos blogs respectifs. Il faut croire qu'à cette vie parallèle on y tenait. Et pas qu'un peu. Juste que de temps en temps, la brillance glanée chez autrui à tôt fait de vous renvoyer dans vos soues où plus qu'à cochonner...Étrange outil que ce 2.0,forum et lieux de work in progress communautaire ( voir Tiers livre, L'Autofictif et ce blog du Désordre qu'ici on aime tant, peut-on aimer un blog...ça...tous accueillants endroits plein de savoir vivre ( ensemble) où l'on crée bel et bien sur net) tellement prescripteur de sens par ailleurs de plus en plus absent, pour peu qu'on sache par quel bout le manier. Et surtout faire montre de patience, par la pratique quotidienne tout du moins récurrente, l'usage du blog s'apprend. Et que nous autres, ici très bientôt nous vous proposerons enfin un habillage digne de ce nom...un bel-objet- à lire et parcourir, voici vers quoi on voudrait tendre...lisible où chacun saurait en tout cas s'y retrouver...patience...Disant cela le soir a finit par tomber pour de bon, baissé de rideau sur nos petites fictions ordinaires, et ainsi donc de nous rendre compte pourquoi, hors les petites insomnies quand certaine folie destructrice ( et dis voir, jamais tu ne nous entretiendras un peu de rugby des fois dans le présent post...ben oui c'est un peu l'idée qui nous pousse en ce jour, voilà faut croire ...)dorénavant on évitera d'exposer nos phrases à la pleine lumière où l'astuce se gondole et vite ternit , puisque c'est entendu et demeure encore plus vrai avec la qualif' sous la flotte du seul( l'unique et oui craignons que pour le coup encore...)Stade, c'est entendu ici et ailleurs: trop de soleil tue l'amour...

dimanche 25 janvier 2009

Récréation gronde?

Et la voilà the question avec quoi beaucoup on s'agace depuis la semaine dernière: la recréation du rugby toulousain, celui rigoureux fait de placement au millimètre et pas de relances sans jugeote, ainsi donc les quinzistes du Capitole vont-ils enfin sonner la récréation toulousaine et après envoyez-vous, comme en 2004 et cette finale perdue mais bon, contre ces foutus Wasps, rêvons un peu, et puis pourvu qu'on ait l'ivresse de la profondeur et l'affirmation de ce " je " debout. C'est tout ce qu'en Rugbymanie on leur souhaite. Mais d'abord du combat, de surtout recouvrer l'envie de dicter sa loi sur le moindre point de rencontre, plaisir de s'offrir-joie de ne pas décevoir, dans ce stade mythique du Recreation ground, où, mais tu sais tout ça, les créatures de Rowell ( Jack Rowell, un peu le Villepreux de là-bas) ont pu écrire les plus belles pages du rugby anglais mais pas que ( Bath puisque c'est de ça qu'on parle, a été-est en passe de redevenir le Toulouse d'Albion)là-bas donc tantôt, où la victoire demeure aussi impérative qu'improbable. Et donc se souvenir de ce vieil adage treiziste " à l'impossible nul n'est tenu". Pour le reste plus qu'à espérer que chaque toulousain a mal dormi comme ici totalement convaincu avec Cioran que "L'insomnie dispense une lumière que nous ne souhaitons pas, mais à laquelle inconsciemment nous tendons" Car c'est bien là, que souvent tout se joue, là au cœur de la nuit noire de l'âme...

mardi 20 janvier 2009

Clermont tonnerre, Toulouse, Glas, go...

Et même qu'au départ on voulait évoquer l'un des centres les plus appréciés en ces parages où l'extrême centrisme a toujours eu valeur de conscience politique ultime. Que je me fasse parfaitement bien comprendre. La rugbymanie serait une religion, la plus tolérante, elle-même ordonnée autour de l'extrême-centre. Ma suis-je mal fait comprendre...Tant pis. Pour ce qui est de nos versets sataniques à nous personnellement, se référer à l'ouvrage fondateur " le rugby au centre par Richard Escot et Jacques Rivière. Pour le reste soigneusement s'oublier les dernières rencontres opposant nos clubs à leurs homologues européens, enfin surtout Britanniques et en particulier écossais, parce qu'il faut bien commencer par le sujet qui tâche: La défaite du grand Toulouse ( immense semblerait nettement plus approprié, mais là le moral est tombé dans le bas de la chaussette rouge et noire, et pour tout vous avouer avec grand, déjà et eu égard à...sommes en pleine emphase terminale), et donc la défaite de l'ogre Toulousain contre Glascow le petit poucet d'Ecosse. La leçon de déplacement devrait-on plutôt dire et déjà regarder ce qui s'est écrit à ce propos dans Midol ou l'Equipe et ailleurs ci-git suie et brouillard des Highlands et turbulences tourbées opacifiant tout sombrement l'horizon de Toulouse, au point que faute de ne pas prendre Bath à son propre jeu dimanche prochain au Recreation ground, la gifle infligée risque de faire cingler sur Le capitole son petit vent de folie.

Et même que l'un de ces centres les plus appréciés par ici où que donc l'extrême centrisme, comme tu as vu, a le plus souvent valeur d'oukase au cas où l'on nous jetterait à nouveau ce "rugby des blocs" à la figure, ici dans ces parages rugbymanes, celui-ci ainsi donc Stéphane Glas, on se félicitait de le voir aligner par le Stade français à l'heure d'aller épuiser ses derniers espoirs, se frotter le cuir aux coriaces diables rouges tout écarlates des Scarlets. Puisque, c'est entendu nous n'avons plus trop l'esprit à rire, étonnant qu'après tout ce temps le fair-play tombe toujours autant à plat, on vous passera le coup des chevaux écarlates et conséquemment des Scarlets au haras, mais sans négliger de redire qu'à la suite des joueurs nobles et rudes de Glasgow on a encore eu un bel aperçu de rugby de mouvement grâce à ces " pays" de Galles. Et tout mêmement le "post-portrait" de Stephane Glas, dommage, passait à la trappe par la farce des choses.

Et tout cela finissant d'agacer nos neurones pire que langue sadique passant et repassant sur dent malade, presque on allait oublier d'évoquer le statut d'ancien lauzeur magnifique, L'ASM et son attitude masochiste de la première partie de championnat, devenue en un tournemain cette équipe de Clermont tout soudain, l'espace de trois matchs, haut hissée au niveau d'excellence qui fut le sien les deux saisons dernières. Et c'est peu de dire que. Adoncques l'ASM dont le cocktail un tiers "axe du mâle", le reste "large-large" peut enfin se couper à l'eau, ferrugineuse, de Scelzo...Pilier coup de tonnerre et frère animal dont le retour dans la cage de Clermont fait à nouveau d'icelui un grandissime favori pour le titre...domestique.

samedi 17 janvier 2009

Intermittences de...

Le rugby est-ce donc ce sport abstrait où l'allant s'extrait hors d'haleine.

Les joueurs du Stade toulousain, sont un peu comme les femmes chez La Bruyère. Ils sont extrêmes: meilleurs ou pires que les autres.

vendredi 16 janvier 2009

Montpellier; le sien, le tien , le leur...

et déjà pour un peu déjà le notre,une belle cuisine d'un raffiné tout ça , tu penses...

...oui sous peu le notre de MRC des fois que Perez le ligueur en appelle aux feuilles mortes de quelque tombola nationale, un petit grattage pour sauver le patrimoine, et pourquoi pas ...Mais déjà d'héler, hélas trois fois hélas, à la rascasse, l'ennemi Nicollin, oui oui ce vieux cher Lou lou de mer, on le croirait pas, et juste après que son fiston ait été bitterois ou les deux. Ce jeu est bien le plus imprévisible qui soit ,sans parler des nombreux rebonds par quoi il virevolte au plus impromptu des prompteurs. Un coup pile, des fois face. Et surtout, en voilà enfin un de sport qui ne souffre pas la présomption d'innocence. Voici donc ce qu'il en coûterait de lui exhiber à sa gueule de vieux buveur de bois bandé, allez hop, rien moins qu'un titre dans un, ou deux, ou trois...ans. Hier un Yvan Patet annonçant ni plus ni moins que son Lou allait , comme ça sur commande, te vous sortir du bois...Entre temps Yo Lo Tingaud et son mégalomaniaque Agen tribu, lumineuse puissance au bout de quoi Kelleher devait offrir le titre au stade qu'on a dit tantôt...et donc là plus près de toi, de vous, de nous, tout juste quelques semaines de ça, l'homme blond, fin et racé du Belmont qui plus modestement vient te promettre une queue de Chabal par ci, un pis Nallet par là, et puis tout soudain au nouveau conquis de dernière minute de l'ovale, Montpellier, le tien, le sien et donc à force tout bientôt le notre, de lui promettre qu'il se toucherait, le plus normalement du monde, suffit d'être ambitieux et pour le reste Navizet aviserait, le fichu bout de bois, quand ça... oh et bien ma foi, voyons si nos calculs, mettons pile poil dans trois ans et quelque soixante grains... et là ils , tu, vous et bientôt nous, si t'as compris le coup, disent: joli coup baron!

jeudi 15 janvier 2009

L'espace aspire

Des façons d'être en règle avec le rugby, eût dit un Denis Lalanne, des tas en ce monde ovale qui nous occupe, bien que la seule, l'unique qui à notre humble avis ait su, à nulle autre pareille, façonné nos rêves herbus, on ne retiendra que la leur de façon...

...et cette façon, loin de n'être qu'une manière de plus, aurait plutôt à voir avec le romantisme. Mettons qu'elle en serait la source. Et qui sait d'ailleurs si avant de naître... seulement le néant...un peu quand même. Même si, oui bon d'accord, le jeu de ligne australien...Celui du pays de Galles quand il travaillait d'un seul cœur la vallée de la Taff...oui, le stade Montois des Boni et juste avant les patriciens Lourdais de Jean Prat...C'est vrai. Mais continuons, voulez-vous bien, à postillonner tel postulat de départ. Et donc qui sait si avant de naître...le néant, en terme de romantisme, un peu quand même. Parce que d'abord, hors la loi des "tout noir", cette black magic, en terme d'efficacité et de d'esthétisme pur, on a beau cherché, secoué les statistiques cul par dessus tête, beau se creuser les méninges jusqu'à la méningite, on ne voit que ça, le jeu existentialiste du stade toulousain. Que ça à travers les vingt dernières années et quoi d'autre?

What else? Allez un tas d'autres façons, quand même, mais pour la plupart tellement dénuées de manière que. Ou alors rien que ça. Des manières justement. De l'artefact un peu trop factice. Des fils qui à force d'être sans cesse retissé, fondamentaux Conquet et dévalués, sur le même métier trahissent la besogne inlassable. L'ouvrage pue la sueur. Alors donc qu'avons nous de réelle et novatrice alternative? Le jeu dans les grandes large-largeurs des clermontois...certes. Celui clinique, presque calculateur, du show parisien: cet art de vous cueillir à froid, souvent cette équipe s'apparente à un groupe de "rapt" passé maître dans l'art du hold-up sinon du grand slam. Là-dessus une conquête solide, des génies placés là où il faut. Rupture et relances...oui, oui...A moins que peut-être, le jeu méta bloqué, voire bêta bloquant à la sauce catalane...Et puis cette année dans l'attente encore et encore de grand soir, de La nuit magique, cette année le fluide Carter... A moins qu'on trouve toujours de l'intérêt au huit bayonnais, au huit seulement vu qu'après le 10 et même avant, rien de nouveau sous le soleil...A la fougue pleine d'orgueil du MRC...What else?

Beau trifouillé dans le ventre mou et les trips Montalbanais, que cette façon toulousaine, maintes fois contrefaite, qui reste la seule, l'unique, où l'espace invite à ce point les prodiges à improviser, la seule qui prête à élucubrations de zébulons. Et quand bien même elle ne serait pas celle qui gagne toujours à la fin, jamais à l'abri de la tentation, victimes parfois de ses péchés capiteux, beau trouver à redire, même dans ces pires moments, où elle ne brille que par éclairs, cette façon qu'elle-qu'ils ont, avants-trois-quarts emmêlés dans la même sarabande de contrebandiers, cette façon de laisser l'espace aspirer le monde...

jeudi 8 janvier 2009

Collins- Maillard

Colin-Maillard est ce jeu où l'un, les yeux bandés, en chasse d'autres en débandade, et bien sur jusqu'ici aucun début de correspondance entre notre Jerry et leur Mathieu ou vice inversé...

...sauf que, ici comme d'hab, on risque de vous en trouver des correspondances, comme ça, post restant. Mais déjà d'un peu d'histoire pour votre édification personnelle, ça qui sur le coup des 17h sous peu frappées au coin obscur de l'hiver, ça qui donc ne nuit jamais. Et déjà de rappeller, Wiképédiatement, en quelles belliqueuses circonstances le tiers Jean Colin-Maillard (un tiers du X e siècle de l'autre siècle, avant l'ère de la Xbox ça se console comme on peut, n'ont qu'à bien se tenir ) à savoir qu'un guerrier hutois, hut alors, s'en allait léguer son patronyme à la postérité soit au jeu de,si célèbre aujourd'hui, pour avoir continué à se battre les yeux crevés, et donc sans ce syphoné en hut, point de jeu de,si célèbre aujourd'hui. Et puis d'y regarder d'un peu plus près, genre yeux dans les yeux, en mode "pupille de la notion", afin que la vérité sourde de l'aveuglement festif du Jerry puis de la surdité à l'endroit du fracas que Mathieu pourrait faire pour peu qu'il joue, qui sait déjà à la place du Manny en perte de veine...enfin qu'il joue d'avantage. Sauf qu'ainsi donc , ici comme d'hab Collins- Maillard, lucidité acide de l'après coup, ça ne nous apparait dès lors plus , même si pour des raisons ( de style de vices essentiellement ) opposées, que comme deux je bandés.

mercredi 7 janvier 2009

Floconnement

Parce qu'à Brive l'Andy capé tarde à trouve la mire, pas celle d'intérêt public hors quoi aujourd'hui la pub va refluer, non l'autre; parce que Bayonne avec son Manny plus "Edmoins" que monsieur plus n'a pu faire mieux que nul...

...ça floconne chagrin de nouveau et dès la revoyure bonne annuelle, non m'enfin quoi, et partout et même ici et là, que ça floconne sur ce top 14 que d'aucuns verraient déjà joué d'avance et que voici que voilà que, tiens, les demi-finalistes on se les connaîtrait, le tout emballé dès janvier...Allons un peu de sérieux...ou justement un peu moins...Comme ici, bonne année et tout, on pense que Brivistes, Basques ( mêmes ceux de Biarritz tout chambrés d'amour qu'ils sont), surtout Montauban et aussi Montpellier après piquette ( oui mais le stade toulousain tout de même; et que ça fait plus de vingt ans que ce rugby-là...à méditer encore et toujours) au piquet , oui, oui, aussi Montpellier tout rudement renvoyé à ses chères études...de marché des transferts, comme ici donc on pense, même si certes oui un peu de l'avis d'Antoine à l'endroit de ce Toulon où même après l'aubaine Hueber tout semble décidément marcher à l'envers, que tous ceux-là ( cités là-haut) donneront du fil à retordre ne serait-ce qu'à L'ASM assez coutumière cette année du faux coup de Fouet pour ne pas se faire battre entre deux grands numéros d'auto flagellation, et même à cet Usap où gémis Carter ( mais lui laisser du temps), lequel Usap le moral retrouvé, quand même on vous l'avoue, nous impressionne...mas y mas...

lundi 5 janvier 2009

Dans les neiges...

Autant cette année que lors de ses devancières, des appuis longs ou courts il nous en faudra, ici et là, pour s'en aller crocheter vers d'autres contrées, en ces autres hémisphères, souvent littéraires, très souvent même, pour ne pas dire exclusivement que ça hors ceux rugbymanes que vous savez toutes et tous. Et donc crochetant comme chaque matin par le Tiers Livre, on s'en allait plonger dans l'en-but de Frédéric Ferney, oui, oui, le Frédéric Ferney du Bateau Livre, émission- bateau- phare. oui, oui ce type épatant de culture et de curiosité et tout intellectuellement Frédéric Ferney ( aujourd'hui critique au Point, avant à l'Obs) dont le blog "le bateau libre" ( tu entres ça et hop le tour est joué, pas le temps de, un pot au feu sur le...et même si ici ça va changer dans pas longtemps, grand temps qu'on se mette au diapason de la technologie de pointe diantre) et donc dont le blog" le bateau libre", on reste en lieu de connaissance, évoquait entre autres Pierre Sansot ( mais aussi Russel Banks, Rollin, mais encore les Psaumes Paul Claudel, et un almanach...ah ça je n'en dis pas plus...) philosophe et poète et conséquemment rugbymane ( grenoblois de cœur et narbonnais beaucoup aussi)...Pierrot Sensot. Et alors il vous faut y aller voir. Pour sa poétique de la ville, sa France Sensible et bien sur ses discussions autour du french flair...Et voir le blog de Frédéric Ferney...oui, oui, un type épatant de culture et un critique comme on les aime... Bonne année.

mardi 30 décembre 2008

Les oiseux se cachent pour mûrir

Il était déjà midi et Midol déjeunait avec votre serviteur qui n'aime rien moins que de se siroter son jaune matin ( très tôt) ou soir ( très tard). Naître midolique, question étroite de gène en tout cas parait que, naître comme on a dit, ou n'être pas comme tu te doutes, s'attise the question, acide addiction qui est notre. Or donc c'est dire si cela n'allait pas fort à la direction ( citons nos sources et d'avouer aussi sec ici que "ça cafouille à la direction" est une bribe de dialogue repiquée avec déférence référente au Barton( Barton avec un E, ce qui nous fait du coup Bartone est ausi, est surtout, cet ami chanteur-compositeur-interprète qui écrit de la chanson française, un peu rock et beaucoup comme on aime, mais bien sur tu es assidu et sait donc tout ça) et donc une bribe de dialogue repiquée avec référence au Barton Fink des Frères Coen, fin de la parenthèse et voilà) d'autant qu'apprenions pour la retraite de Garbajosa, et puis que sur cette entre fêtes rappliquait toute suppliquante puisque fan de...de fraîche date ( "heu dites monsieur Benoit, je savais pas pour votre livre " Short stories" ( short stories dernières nouvelles d'Ovalie, paru chez Atlantica en octobre dernier faut-il te le rappeler puisque assidu, et que si tu t'étais mis en tête de fêter noël en février, en voilà une idée cadeau fournie clé en main par le maître de céans.) ma voisine Emilienne qui vint donc m'extrapoler sa soit-disant vision rugby à l'escarpolette avec évidemment tout un tas de calendriers rugbymanes et mon...un peu tous à poil. En décembre, qu'on se le dise, le Pirelli est toujours possible, suffit d'attendre...janvier.

Emilienne donc d'ordinaire rien que certaine neighbour ultra raide-bourrue et qui là tout soudain devenue fan de Short Stories ( dernières d'ovalie, saluées unanimement par l'ensemble de la critique incorruptible et tout ah ça mais...), ce grand livre qu'une poignée d'érudits, ou d'amis, voire de membres rémistes de ma famille ont lu, je parle de ceux qui ont agi de leur plein gré, Emilienne à l'endroit du dit Livre se trémoussait tel un talon à la fête de l'andouille, laquelle, la fête de, comme tout une chacune et tout un chacun ( allez hop puisque festifs les temps itou: chacun dans sa chacune ou vice inversé, et tout ou partie bien sur) sait, se déroule à la mi-août. Un peu partout en Indre et Loire. Emilienne donc prête aux dernières extrémités ( ne pas vous affoler; réveiller certain mâle désir enseveli foie grassement....ici rien qui ne dépasse en de ça de...)pour mieux m'extorquer une dédicace ( Voyons voir ...oh et pourquoi pas: "Pour toi mon Emilienne".)toute personnalisée, et sur sa lancée Emilienne donc de nous inviter mes enfants et moi à la revoyure d'une rareté en VHS ( une cassette BASF que c'est les mieux qui durent plus d'après mon Emilienne donc) en VHS si ou plait " le making off des Oiseaux se cachent pour mourir " mourir où ça...alors là, je compte sur votre culture pour me dire, ma mémoire sur le motif brusquement me trahit, feuilleton télé où Richard Chamberlain finit par crever, comme ça, télégéniquement, jeune Werther ou ver de terre, les deux se disent, par suite de quoi une flopée de grenouilles de bénitiers, tout d'abord esbaudies par la force dramatique d'un tel final cut qui donc ose ainsi retourner sa cutie, d'abord esbaudies et puis de croasser entre voisines qu'après ça et Dallas où que Bobby y l'est mort pis qu'y te ressuscite à la figure comme le petit Jésus déguisé en homme de l'Atlantide, après ça on ne les y reprendra plus. Il était midi et moi avec mon Emilienne donc sur les bras, là je décidais qu'avec tout ça de rejouissantes perspectives en plus de l'annonce de la retraite de Garba ( je n'aime rien moins qu'un rugbyman annonce ça comme ça...Sa retraite. Anonyme ou presque. Mince Garba quand même...la première fois, en 98 du siècle dernier c'était à Charletty où le stade, le seul-l'unique ( puisqu'il faut citer ses sources...Adoncques "le seul-l'unique" est en fait une bribe de phrase extraite de Short stories, dernières nouvelles d'Ovalie, recueil publié en Octobre dernier chez Atlantica ) le seul-l'unique battait l'autre stade-celui à Max, en 98 du siècle dernier, en finale de la défunte coupe de France, prenant, un peu mais bon, sa revanche après s'être fait proprement corriger en demi finale du championnat. Et Garba n'en pouvait plus de caracoler sa joie au quatre coins du terrain drapeau en pogne...nostalgie) qu'avec tout ça qu'on a dit et de la soirée diapo ( je suis un vieux clou) post visite de l'aquarium de Saint-Malo jurée-crachée-merde-la-moquette à mes petits chéris d'amour ( vous ai-je déjà dit que j'étais une sorte de maman poule en beaucoup plus poilu...) je décidai que, bon voilà, on allait tirer le rideau ici et ce jusqu'à Lundi. Entendu que les oiseux se cachent pour mûrir...

mardi 23 décembre 2008

Nache ville...skyline.

Ici c'est rugby, quand on y pense, c'est à dire entre deux digressions souvent un peu beaucoup indigestes ( une année qui s'achève et qui bonne résolutionne tout ça)et au moins ça nous évite de tenter de ces tirs carabinés sur des ready-made trosko-gauchisto maladroits d'attentats du même acabit post transe transilienne, et au moins ça nous permet telle écriture vomitive de redoubler d'aigreur sur notre mur perso des lamentations...et sur icelui furent donc à glisser quelques accords country- graisseux ( "country-graisseux..." ( pensez que c'est à nouveau L'Autre qui cause, source de nos nocturnes soucis), country-graisseux jamais mon vieux des fois tu te relis...) échappés malgré l'huis de mon meuble tout exprès spécial mes disques préférés et où qu'à l'abri des nenfants je me les remise par devers moi, s'échappaient des accords chapeautés comme tu as lu plus haut, et qui alors glissèrent cependant que j'avais en tête de la fermer sur ce blog ( d'ici à la revoyure bonne annuelle) tout en bouclant, vay que vay, nos valises de neuf,sauf que fiston chéri d'amour aime en loucedé s'ouvrir le meuble musique et par suite quoi s'écouter qui Dylan, qui Cash, qui Bowie, qui Neil Young, qui les Beatles, qui les Stones, qui les Pixies, qui Wedding Present, qui les Who, qui les Kinks, qui Lou Reed, qui Tim Buckley, qui the Laa's, qui Mercury rev, qui les Pink Floyd ( Mercury rêve beaucoup aux Floyd; de notoriété publique que les bons Mercury rev badent plus ou moins à qui mieux mieux les Pink; moi ce que j'en dis, juste je vous rapporte les propos de fiston-chéri d'amour), qui Peter Astor, qui Elvis Costello, qui Bruce Springsteen, qui Tom Petty ( avec ou sans The Heartbreakers) qui les premiers albums de Travis, qui les Talking Heads, qui Devo, qui XTC, qui Television, qui the Nits, qui the Band, qui the Beach Boys ( surtout Pet Sounds le plus grand album pop de toute éternité toujours d'après fiston chéri truc. Et quand même, 6 ans et quelle sûreté de goût)qui le Velvet, qui Oasis, qui Blur, qui Donovan, qui Superbus ( oh c'est qu'il aime déjà bien faire des jeux de mot limite le fiston chéri d'amour), qui Prefab Sproub, qui Cream, qui The cars, qui Rick Okasek tout seul, qui JJ Cale, qui Grant lee Buffalo,qui Suede, qui the Authors, qui Big country, qui U2, qui Coldplay (Coldplay la plupart du temps pratique des trucs U2isant à mort, toujours d'après ma graine d'inrockuptible de fiston-chéri d'amour)qui tout un tas d'autres trucs et quoi d'autre qui s'écoute conséquemment en boucle mais pas quand, je te passe le plan cher bien toi de fiston-chéri d'amour, ton géniteur gravement en chie, en quelque sorte yachvilise et par les temps biarrots qui courent plus trop des masses ( bien qu'ils soient d'une lourdeur, comme ça biarrotement dès le premier pet de travers ( Laurent n'y est pour rien, Laurent a déjà fort à faire s'il veut jusqu'au bout de la présente saison faire montaubander son petit monde. Gaffe Laurent qu'on devrait jamais quitter Montauban), oui d'une lourdeur de...) assez avilissant de yachiviliser, parce que tout ça menace d'ici de renvoyer le dit géniteur comme ça assez embarrassé d'avoir à boucler pôpa-mômante la valise, d'ainsi donc le renvoyer à tel samedi matin où croyant s'acheter deux bonnes heures de reportages sportifs au long cours, il dut se coltiner la garde d'un troupeau de chiffres d'affaires, d'audits et de bilans...alors donc, désolé pour...Fiston chéri d'amour, tes cadeaux ce vieux barbu de joggeur éternel t'emportera jusqu'au fond de tes shoes si choutes, et au trot, et comme c'est ici rugby quand on y songe, le duo Dylan-Cash que tu me faisais écouter, malgré moi et la valise me porte vers Lézignan,oui voilà un corbillard de nostalgie en route vers ces Corbières. Et pourquoi Lézignan ah ça mes petits...Nache ville skyline...

dimanche 21 décembre 2008

Rugbymane le roman feuilleton

Et donc depuis hier ( et comme chaque samedi) la suite du roman feuilleton sur Rugbymane le roman feuilleton ( clique colonne mes autres blogs)

mercredi 17 décembre 2008

Intermitt...

Le rugby c'est la Californie. La Californie. Un peu ça. Peut-être qu'on y part dans l'idée d'y trouver de l'ordre quand surtout ça cafouille à la direction,et ce qu'on y cherche c'est sûrement autre chose. L'envie de réussir. Le goût de l'échec aussi. Et nulle part ailleurs on en connaîtrait son sens comme ça aux autres...Et voilà trop tard. La fièvre vous tient. Les veines brûlent vos dernières chances. Le rugby...

lundi 15 décembre 2008

Toulouse-Coldplay, Charvet-Médard et un peu beaucoup de Liban libre...libre Liban

Tantôt ( tu m'excuseras, me récuseras sous peu au rang des accusés qui sont plus du tout témoins de la chose rugbymane, mais bon sang que lui prend-il, irait-il aussi bien qu'un lundi, mais non...)oui donc tantôt ( cesser de suite avec cette manie des parenthèses sans quoi un beau matin c'est tout ce fichu machin de blog qui va s'y mettre entre...)alors oui, tantôt me rentrant depuis Paris ( je vous la ferai courte comme, là de suite ça commence donc à Boulogne) mal assis tout rencogné dans mon bus traverciel, bel exemple vivant d'usurpation poétique, traverciel en voilà une vieille carlingue entartrée gris sourire, alors je me faisais un petit retour vers mon futur antérieur perso. Avant, oui juste avant, c'est que voyez-vous j'avais été convié à un petit voyage au Liban. Oui même que j'ai comme qui dirait voyagé en first, et voyagé vers le Liban en first, comme ça un lundi, mettons vers 11h et des poussières, tu m'avoueras que...

Mais toutes les bonnes choses doivent bien avoir une faim, plutôt ça qu'une abrupte finitude tu sais, alors je sentais qu'elles en redemanderaient, les jolies choses, à mon you tube digestif, voire à quelque daily d'émotion, ah les jolies choses, et comme je cheminai en petit Cimino-assène-c'est- -ouf-ses vérités-magnifiques-sur-ses-routes-du-paradis, je me pensais, que tout de go j'irai une fois arrivé, leur dégotter sur le net...voyons...ah oui voilà: l'essai de Max Médard, tu le revois ça y est, lors de cette putain de dernière finale de Championnat et qu'à partir de ce pur moment de grâce toulousaine, non je ne crains pas la redondance, le pléonasme et tout sur écran plasma, et oui je sais que la grâce de toute façon ne peut qu'être tou-lou-saine, parce que les enfants, ça va faire plus de vingt ans que c'est un peu la seule équipe à jouer au rugby, Toulouse, mais reste qu'à partir de la revoyure de la valse à mille temps, pas vraiment du mid tempo pour le coup si tu veux bien te resouvenir encore de l'essai de Max Médard, j'irai te créer un petit clip vidéo comme ceux qui faisaient se lever les foules d'ados boutonneux de devant leur poste à...boutons, remember Albert c'était devant TV6, Nagui devait bien exister déjà, quelque part en piochant plouf plouf dans le PAF, ça te tempère toujours la nostalgie quatre vingt unarde ça tu sais, le coup de l'existence de Nagui, comme ça plouf plouf dans le PAF, et si tu rajoutes à la ressouvenance tahiti eigthies des trucs tels que Cock Robin ou bien certains song writters moitié machab vivant( un bien grand mot, je sais, song writters à l'endroit de leur étroitesse mélodique) Stock-Aitken-Waterman, infernal triptyque auquel on dut le groupe Bros..soit l'horreur en brandade telle que vécu au supplice indochinois par le Marlon obèse et peu baisant de certaine Apocalypse, et Calypso de chanter aussi tutu nunu France Galles, sans les mains, et qu'à cette époque vainement on tentait de faire sa vie dans la rock critique ( faute avouée...) alors qu'un paquet de Pall Mall il nous fallait fumer avant que de parvenir à faire coucou téléphoniquement à quelque attachée de presse, tu parles d'une affaire, sauf qu'heureusement toutes les nuits que l'apaisement du travail bien fait ne risquait pas de venir, vu que pour commencer de passer par ci par là des coups de fil menaçait de revenir quand même vachement cher, ne serait-ce qu'en terme de cancer du poumon, alors je me levais, enclenchais à tâtons la VHS où que donc la passe de Didier Codorniou ( mais avant ça Cigagna) autorisait la course folle et pleine de grâce de Denis Charvet, pur moment de sidération je dis toujours, pur moment, course d'étoile striant la nuit d'un parc des Princes où il y avait Mitterrand, trônant en majesté socialiste, nous étions encore en démocratie, heureux temps, et puis Albert Ferrasse trônant en roi fainéant, eux ils étaient encore en plein régime ploutocratique des plus ploucs aux cartes...oui bon,et même qu'à la fin ( Antenne 2 s'inspirant de ce qui alors se filmait en Australie précurseuse, avait eu belle idée de placer un rail de travelling derrière l'en but) Denis après avoir déposé le cuir levait les yeux au ciel, les mains jointes...C'est toujours à cet instant que je pleure...si tu permets...

Alors voilà comme je me rentrais mauvaise troupe ma non tropo depuis un restaurant planté en terre libanaise, et où j'avais été accepté comme l'un des leurs car entre autres j'avais eu le chic de garder la barbe Druze, les jolies choses sur leur faim, je préméditai de te me leur refaire le coup de la revoyure de l'essai de Charvet lors de la finale opposant le stade, le seul, l'unique, le rouge et le noir, pas l'autre, pouah, le trop orthodoxe malgré son pope art, au Ercété ( en 1989, bicentenaire de la révolution et nos têtes n'en finissaient plus de tourner, 1989 nous précisons pour les jeunes fans, et ne voulant surtout pas paraître désagréable, on s'arrêtera là) , et que même qu'en lieu et place de la vhs toute foutute, pour changer un peu mais pas trop, j'irai surfer jusqu'à You tube, et hop simple click pour coller " viva la vida de Coldplay" ( c'est ainsi, j'aime le pompeux lyrique de ce genre de pop music, passe que ça me colle la banane et que les bananes, c'est su de tous, y'a pas d'os dedans), oui voilà mes jolies choses qu'avaient faim " viva la vida" en guise de bande son à l'essai de Max Médard de la dernière finale...

samedi 13 décembre 2008

Rugbymane le roman feuilleton

Et bien voilà l'idée de faire un blog-roman feuilleton et rien que ça est né et conséquemment le blog qui va avec. Et donc à raison d'un épisode par semaine, publié chaque Samedi Matin voici Rugbymane le feuilleton,le lien en bas rubrique " mes autres blogs " et ici pour les paresseux.

Roman d'anticipation

Robot blues, c'est tout simplement l'un des grands romans de Philip K Dick, le Chandler de L'an 2OO1 tel que ça s'écrivait en quatrième de couv' vers 1968. Phlip K Dick même celles et ceux qui ne l'ont jamais lu, à coup sur connaissent.

...Au moins pour le tas d'adaptations cinématographiques qu'ont suscité ces bouquins. Blade runer. Minority report. The island. Bienvenue à gataca . Bon désolé mais celle set ceux qui ne vont pas au cinéma. Ne louent jamais de dvd et tout, désolé on ne peut vraiment rien pour vous. Et donc Robot blues conte l'histoire d'une sorte de Joss Randall ( Steve Mac Queen dans " Au nom de la loi", un feuilleton western en noir et blanc, mais si tu connais...allons un effort, rien qu'une fois), oui donc une sorte de chasseur de prime qui fait son beurre futuriste en tuant des replicants, des androïdes ( les androïdes femelles quand c'est incarné par Sean Young, de quoi vraiment vous emmêler les circuits, et comme de juste les fils de l'Harrisson Ford de chasseur de prime ne tardent pas à se toucher..court-jus et reviens tard)des androïdes, pas tous très catholiques, qui ont le grand tort et la coupable légèreté de croire qu'ils sont humains. Les cloneurs ont pris soin tout sadique de leur implanter des puces mémorielles indétectables et au surplus bourrées d'un tas de souvenirs précis. Une précision d'horloger suisse le cloneur responsable de la farce, et un sadisme nazillon avec ça.Brr, la science m'inquiète. Voilà qui prépare en tout cas son spectateur à supporter sa mort, prochaine. Et tu t'en doutes très atroce. A Hollywood on s'y entend et pas qu'un peu en bricolages émotionnels. Mais la Puce. C'est le grand truc de K Dick, ça le coup de la puce mémorielle...

Hop-là, mon vieux, voyons, voyons, tout ceci nous fait une petite incise, somme toute assez incitative, si l'on se place dans une volonté délibérée de promouvoir l'œuvre de K Dick, certes, certes, mais " et le rugby dans tout ça." Hein dis nous voir un peu. Une évidence je te dis. K Dick et le rugby, entre eux un lien flagrant. Tiens donc. Mais oui vieux ( oui je parle souvent comme ça, le vendredi soir ces choses surviennent sans crier gare, le point de rupture, le relâchement, oui donc je parle à mon double, un homuncule qui vient se percher sur mon épaule gauche ( la plus faible ), oui lisant ça tu te dis certainement que tu as l'a déjà lu, quelque part, précédemment dans un roman d'Echenoz, lequel? ça...pour le savoir sûrement qu'il te faudrait tous te les relire,une bonne idée en passant que je te refile parce que ma gentillesse est un puits sans fond...entends l'écho que ça fait là dedans...)Et donc mais oui vieux. Comme à y regarder de plus près, le rugby est, surtout derrière, mais aussi devant ( la pile, tiens en terme d'énergie en perpétuel recyclage n'est-ce pas Wonderland, la pile dis...) à l'égal d'un livre SF de K Dick, le rugby ne s'impose-t-il pas de soi, comme un grand roman d'anticipation....

vendredi 12 décembre 2008

Se défier de la challenge...

A quoi sert d'aligner nos clubs en challenge cup si dans leur majorité ceux-ci refusent de jouer le jeu...

A quoi sert d'envoyer Dax prendre une raclée à Londres...Sauf à laisser se creuser encore plus profondément le fossé entre l'esprit et la lettre d'une compétition qui étonnement par chez nous, ne veut pas dire grand chose. Par opposition on peut juger de l'engouement qu'elle suscite chez nos amis anglais. Problème de traduction ou d'intérêts ( mais pas quand même celui fameux et " supérieur du rubis" cette vieille marotte impayable de trésorier?) Sûrement. L'anglais, c'est bien connu, demeure la langue des affaires. Mais pour ce qui est du panache et de l'esprit de poésie soi disant l'apanage de nos ressortissants amateurs de beau jeu plus que de bons mauls, vous repasserez. On se souvient de la liesse immense s'emparant des partenaires de Chabal et Sheridan, lorsque Jason Robinson ( il me semble) reçut le trophée. Mais pas d'autant de joie côté Clermontois. L'arverne a beau être pudique. Allez on le soulève un peu chacun le bordel et hop à la douche...Même pas une tite mousse place de Jaude alors...y'a match ah oui, y'a match alors pas de tite...Voilà toute la différence entre nos deux mentalités. Sans vouloir faire de sociologie de club-house: les anglais, quoi qu'on puisse prétendre et pour ce qu'ils nous montrent sur le pré de la challenge cup, ne néglige aucune compétition dès lors qu'il y sont engagés, quand nos clubs, si pauvres en effectifs soient-ils ( Dax fait ce qu'il peut, c'est entendu) décident ouvertement et délibérément l'impasse. Non plus une impasse choisie sur un ou deux matchs comme la chose se pratique désormais couramment dans notre championnat.

Plus grave eu égard à nos quarante valeurs: une défausse générale préméditée d'avance, actée de longue date, soit bien avant le coup d'envoi du challenge européen. et dès lors d'essaimer les déclarations où pointe l'aveu même plus masqué, ni embarrassé ni rien, de nos entraineurs nous expliquant, très doctes knock knock, qu'en fait de coupe d'Europe bis il s 'agirait d'un labo à ciel ouvert, ainsi donc nous aurait-on menti, voilà un labo rien de plus, bande de petits lobotomisés que nous sommes, et oui donc un labo où qu'on en profiterait pour préparer la compétition domestique.D'accord...Tout ça pour ça. Le rugby, pas à dire est un jeu d'arcanes. Compliqué. Aussi ce qu'on a pu être stupide nous autres. N'empêche, n'est-ce pas un peu inquiétant à l'heure où les tournois et autres tournées ne servent plus qu'à s'évaluer entre ennemis futurs, à jauger de la profondeur du banc et de la soute à bagages physico-physique ( la taque tique tique n'en déplaise à Bourvil, depuis la mode des chandelles, définitivement pas un truc de gens d'armes)en conséquence de quoi aurait-on voulu dévaluer d'avantage l'esprit de ce jeu, celui d'un sport qui se pensait le roi, qu'on aurait pas pu mieux faire. Et tout ça, bien sur, dans l'optique monomaniaque de ce que vous savez...Mais si voyons...ce truc qui a lieu tous les quatre ans et auquel la masse s'intéresse à l'expresse ( pourquoi expresse? me demande l'Autre. Minute papillon tu vas voir. Y'a jeu de mot juste après, astuce et tout ça, moi je lui répond) à l'expresse condition que ça se joue dans son petit chez soi...non parce que les matchs diffusés à midi, voire la matin, c'est trop dur...à moins d'avoir la bière matutinale ( Et ton jeu de mot alors? Bah ce que tu peux être bête toi des fois. Ben expresse pour exprès, ça t'as pas fait le coup qui t'assonne...Rôôô le navet blafard, et zou juste après, t'as mousse, bière quoi. Tu mords l'esprit ou bien? Que fiffe. La peau de mes noix. En plus c'est pas un jeu de mot. Pas vraiment. Et là au bord de m'énerver. Oui bon, mais c'est tout comme non? C'est pas tout comme? L'Autre affirmatif: toi t'as encore bu hier soir. Moi un peu gelé aux entournures: oui, une tite mousse quoi, devant l'ordi où ça écumait guère question vague à l'âme. Une tite mousse et pis une autre tout aussi tite. L'Autre inquiet: Oh et ben vieux, alors quoi? Triste pour Dax. L'Autre, y'a pas, faut toujours qu'il...Non Dax rien à cirer. Dax c'est une équipe Canada dry. Parait que ça doit descendre et puis ça reste. Dax faudrait savoir, oui ou merde, si ça en est ou si ça en est pas? Et l'Autre d'insister ( je vous confirme: mon enfer c'est bien l'Autre) Et Albi c'est Canadra dy. L'Autre quand vous passez votre nuit devant un ordi à la con qui n'écume que dalle question vague à l'âme et nouvelle à se finir d'écrire pour que ta nuit te soit douce au matin sinon gare à la sale foutue journée de merdoiement général qui t'attend, non L'Autre faut qu'il...Canada dry, idiot-bête, Canada dry faut dire? Oh et puis laisse tomber. C'est quoi dis ton Canada...Encore un jeu de mot qu'en serait pas vraiment un. Laisse tomber je te dis. Tu vois pas qu'y'a des gens là...)

jeudi 11 décembre 2008

Intermittences de....

Tincu déjà habitué aux matchs au couteau alors là cette histoire de fourchette...je passe sur l'entrée et lui va rester hors d'oeuvre...

Le monde s'effondre

et donc poursuivant nos lectures , sache qu'avant d'être le rugbymane que tu connais, longtemps je fus espèce d'Hannibal lecteur, et donc poursuivant la lecture du "monde s'effondre" de Chinua Achebe, où les mythes d'Afrique à la fin ne font plus grand trou dans l'habit tribal, je pensais à certains clubs...

...ceux-là en leur temps faisaient pluie et beau temps sur notre élite élargie qui à coups de pack de fer qui savait défaire les blocs d'en face, qui à grandes envolées, révolues et a volo, de centres aux ailes d'avant, ceux qui planaient longilignes à vol d'oiseux Et c'était triste de repenser à tous ces bastions-là qui un à un cédèrent à l'ironie grinçante et trébuchante, à ça et aux frasques du truc, fichument à cette satiété du pestacle. Et bien sur je parle de Quillan, champion de France Quillan, premier club, Quillan, à s'être professionnalisé aux temps de son chapelier de mécène. Il s'appelait comment déjà...Bourrel...et le galure... un spécial Thibet, et quel dommage puisque selon toute probabilité, aujourd'hui encore, on ferait grand cas de la cause...Thibétaine...

Il y avait le grand Lourdes au jeu si miraculeux. Et son rival de toujours, parmi d'autres, le stadoceste tarbais. Et voilà ceux là aussi se sont depuis abatardis à force de Derbys à l'accent plus pentus, et le jeu s'est délité comme les murs anciens des plus belles forteresses , faute de caillasse...

Et que dire des montois de Boni, Et tiens de Mazamet, mazette te souvient-il de Mazamet, ah ça mais et de Lannemezan, de Lavelanet et de La Voulte des frangins Cambé..Et tous les autres, trop nombreux pour peu qu'on veuille tous les dénombrer ( Lou y es-tu? )parmi les décombres, tous les autres en cette époque d'altérité en voie d'altération, dont la gloire n'est plus qu'un poudroiement épars qui persiste encore les jours de grands vents à hanter le pourtours déserté de leurs ruines...Tout un vieux monde chaque jour un peu plus effondré...

mercredi 10 décembre 2008

Maffé pour toi...

Samedi soir, samedi dernier, ainsi donc profitions que le câble venait de nous lâcher et donc notre Eve à nous, ici et ailleurs notre amour de notre vie à nous personnellement dont nous on s'émeut, voilà donc que cette Eve ci faisait mine de compatir comme plus aucun match à se mettre sous l'Adam. Et alors de nous relire aussi sec le très beau roman de Chinua Achebe " le monde s'effondre " tout aussitôt songeant, puisque plus que ça à ruminer comme rumeurs acides et gazonnées, à la défaite du BO. Pourquoi? Parce que dans le roman africain et pas que, une manière d'universel il y aurait, justement dans ce monde en train de s'effondrer en lambeaux, question de tas de mythes en perdition...et que sur ses sentiers de la perdition les ouailles du pasteur Blanco ( oh sa mine Daddy de presque Amin Dada, le pauvre quand même, me soufflait progéniture qui, c'est plus fort qu'elle, veut marquer son embonpoint au grand jeu de maul que nous décrétons à chaque remâchage d'après mâche...mais le jour qu'elle tombera sur ses matchs au grand 15...Espn quand tu nous tiens) n'ont pas fini nous semblait-il, de crier ouille...

Le quart: Stoop ou encore...

Comme on relisait Le quart ( Nikos Kavvadias) certain roman culte et grec ou grec et culte, puisque c'est entendu les deux se disent, on se demandait lequel de nos clubs présentement engagés dans la cup plus ou moins h inspirée allait se montrer digne d'une réception de l'ambassadeur...

Oui, oui, on se disait, se demandait, supplice chinois autant que turn over de la pensée situationelle, on ose risquer un situationiste de peur de quelque représailles un peu ferroviaire- beaucoup à la sauvette, oui, oui, on se demandait si par exemple Toulouse allait tenir le choc à l'heure de se transporter à l'ancienne en Newport, puisque c'est entendu, ce Stade là nous la joue un peu " le roi vient quand il veut" ( beau livre d'entretiens de Pierre Michon chez Albin Michel, il faut lire les enfants...surtout quand s'agit de bons livres, quand s'agit de bons livres, comme ça d'un coup soudain ça vous agite) à laisser traîner en route moitié moins d'occases qu'il n'en faudrait à Mont de Marsan, Castres con et Toulon té vé pour se maintenir et tout ça en une seule mi-temps, gare à ne pas se gonfler de votre suffisance jolies oies capitolines, songer plutôt à se gaver en ces périodes de fêtes, voilà qui serait sûrement plus judicieux.

Oui, oui, on se disait, se demandait, et quid alors de l'autre Stade, le bigarré, le festif à paillettes coaché par l'ex missile dominicien qu'on aurait assez bien vu aussi en missi dominici maître és paillottes et explosions, plusieurs cordes à son art, et tu sais aussi bien que moi comme ça sert toujours, les cordes, à mieux s'y retrouver dans le parcours fléché de l'après coup, mais puisque pas responsable du casting, oui, oui, on se disait , se demandait si les partenaires du Juan Mage (revenir à des tours moins passe-passe peut-être...) auraient la force contre ces Harlequins de concourir en fin de semaine pour un nouveau Stoop ( le nom de l'écrin so class où s'évalue la britisherie de nos arlequins...anglais jusqu'au bout des angles) ou encore....

mardi 9 décembre 2008

Yes we cam...ou...

Tu sais à retisser le flux détendu de ma mémoire, et de resonger à certaine élection fédérale et que oui encore ça et là manquera pas de fédéraler, tout ceci me rappelle un peu ce que disait Rives à Jo Maso une fois les deux blonds avec leurs cassure noires élus au comité directeur de la FFR au siècle dernier...mazette cela ne nous rajeunit guère et de mémoire avant de tout nostalgiser sous analgésique et prise de cachot d'aspirine sous ESPN je cite " je crois que je vais proposer de ne rien faire..." Bon pour revenir à des choses plus sérieuses, à de meilleurs ressentiments, et sans revenir au mode de scrutin ( l'élection d'Escalette du côté de nos amis de l'Association ne fait pas plus un pli que et ne relève-t-elle d'ailleurs point de la même absence de débat ou alors c'est affaire de lobby et de réseaux...non plus ferré...) ici on considère que Camou est une chance, puisque l'homme aime le dialogue, a un côté écrivain voyageur, voyageur en tout cas, écrit-il au moins? ça...En sus que sous ses dehors de gros pardessus élimé aux manches, plus d'un bon tour dans ses manches-là, et pas que pour Londres dont doutent tous les rugbymanes de cent ans, et puis il a de la Culture avec un grand C, aime les livres avec ivresse livresque et sait mieux, surtout, surtout ça, que personne attaquer l'épaule faible de nos amis britanniques. N'est-il pas vrai Mister Pelous? A moins que Camou, ce faux capitaine Macchab de Lapasset, à l'instar peu glorieux de ses devanciers, ne fasse sienne la fameuse phrase de Lampedusa, Antoine l'entonnait ailleurs et à juste titre, "pour que rien ne change il faut que tout change." Sauf qu'au lieu de discourir avec la souplesse de tel éléphant désireux en un triste temps de se graisser la moumoute, on suppute que ce Camou comack-là, vieil Achab plutôt que, s'en irait un peu piquer la baleine et ses baleiniers...

Mardi atelier poetry

Poésies jetées sur des bouts de nappe
Christophe Deylaud s'ébroue sépia ce bruit soyeux d'étoffe même adulé par gens dans leur jeune age agenais...

...et de repenser aux blessures du gel dont les morsures doivent faire plus mal de ce côté ci de Castres, de ce côté-là de Biarritz, de Mont de Marsan...

Maigre gerçure sous le regard du froid
Et cette humidité humilie tous ces hommes
Leur œil vitreux se glace vite d'effroi
L'hiver au débotté commence avec l'automne

...poésies jetées sur des bouts de nappe à quatre sous...

vendredi 5 décembre 2008

Poetry contest

Et les blacks s'en sont donc retournés à tire d'ils vers leurs elles...Après coup, on repenserait longuement à l'affaire pleine de faux accrocs du Haka et de son lent et inexorable, et désormais sans limite, travestissement par La All Black Limited et aussi un peu quand même à ce spectacle auquel néanmoins on peut encore trouver quelque troublante et obscure beauté, on penserait donc à l'exécution de ce dernier haka, à toute l'outrance belliqueuse, agressive, qui sûrement ne s'imposait guère, de cette pantomime maorie, et conséquemment à ces vers de Baudelaire (les fleurs du mal),

"les guerriers se tenaient sur la verte prairie,
Tous équipés en guerre, et la mine aguerrie
Bariolés ainsi qu'un feuillage automnal;
Et la haine qui fait combattre tous les êtres,
La haine qui brûlait les yeux de leurs ancêtres
Incendiait encor leurs yeux d'un feu fatal."

Et les Blacks entretemps ont du toucher terre, voilà redescendus, corps et cœurs en surchauffe, de leur long nuage. Blancs. Leurs elles déjà empressées de rafraîchir leurs ils à l'ombre de leur main.

Un roman Feuilleton sur le site communautaire la Famille RRRugby

...et donc juste vous signaler que chaque vendredi j'entends poster, et vous savez bien toutes et tous ma fidélité aux posts, j'entends donc poster un nouvel épisode du Roman feuilleton ( rugbymane un peu que tu t'en doutes) dont la mise en ligne ici, un peu trop aléatoire, n'obéissait à aucune logique feuilletonesque et donc n'en a jamais permis la lecture...en tout cas a surement du y porter préjudice. Et voilà que sur le site communautaire ( le face book de l'ovale, comme tu n'es pas sans savoir véhiculé par un grand boa constructeur, et même pas pouvoir me reprocher de m'être vendu puisque...et comme même pas mon permis. Et puis je trouve ça très bien. j'y poste aussi des soties et autres sottises que je ne reprends pas ici donc à vous de voir si et c'est signé Rugbymane ) de nouveau je le déclinerai ce roman feuilleton selon une logique justement plus sérielle. Tous les vendredis matins. Et donc reprise du temps de ce récit picaresque, mettons une sorte d'ode aussi déglinguée que les personnages qui tentent de ne pas s'y noyer, une ode à la mémoire en fuite, hablant oblong et ce Montmartre so houbloneux et si pigallien que j'ai tant aimé que ça m'émeut encore tiens... Reprise de tout ça sur La famille RRRugby, avec à partir d'aujourd'hui, la publication du premier épisode " Paris est une blonde. " Voilà et à tantôt bientôt, ici bas aussi puisque on se dédouble.

mercredi 3 décembre 2008

Crûment....

Georges mentait toujours un peu à ses cadets. Il était trapu comme un de ces moines trappistes dont on peut supposer, si sur ces questions-là on n'a pu se faire sa vague petite idée autrement qu'au travers d'une revoyure, et encore hâtive, du " Nom de la rose", que ces moines- ci ne devaient pas sucer que des glaçons, trapu comme l'un de ces trappeurs sans reproche qui en étaient à se démonter leurs derniers préjugés pan européens avec le vino verdoyant du Montana qui est, comme tout un chacun n'ignore pas cette sève, la seule qui puisse revivifier le mauvais sang de l'aventure, tour à tour l'épaissir à chaud, comme la faire plus fluide, glaciale, donc autant dire qu'il était aussi trapu qu'un ariègeois Georges, puisque toute une chacune, les filles de plus en plus aiment à trouver refuge de montagne, pour y prendre un peu de cette hauteur éthérée et se contempler les pullulations polluées que dans nos mâles innocences d'hétéro on s'avale à force de croupir soit disant pour le meilleur dans la grande vallée, puisque donc toute une chacune n'ignore plus que Montana et Ariège c'est kiff kiff bourrique, surtout du côté de Massat, le pays des ânes, dire un jour pourquoi certain génocide mulassier encore et toujours par là-haut se perpétue, il était trapu à ne pas croire à toute cette force qui attrape malgré le gras, soit en dépit de son complexe d'adipeux.

Et donc Georges mentait toujours un peu beaucoup aux cadets dont il avait la charge en plus de son boulot de docker à docs. Mais c'était à chaque fois des demi-mensonges. Et mettons que pour faire passer la pilule du demi-mensonge du jour,la faire glisser plus vite, tout en douceur et tout ça, Georges jurait, sacrait, usait d'un langage très cru. Vraiment très cru. Georges parlait crument. Par exemple à tel petit ailier surpris en train de tanguer dangereusement aux abords du vestiaire, et la porte comme il avait presque failli se la louper en pleine gueule, celui-là pris d'un soudain mal de mer à force que sans cesse il avait du tirer des bords tout près des lignes, lui qui n'avait ja-ja jamais navigué, à tel petit ailier de poche, et mon dieu sa mine plus qu'une peau poissée de boue, un peu grisâtre par la poisse de n'avoir pas pu,pas su, oh non pas ça, et mon dieu cet œil si creux, ce regard éperdue où la honte longtemps perdure, et juste au-dessus, pour couronner le tout, de ces arcades un peu trop sourcilleuses pour un ailier de poche, des arcades pas très raccord avec le reste et qui se seraient beaucoup mieux accordées à la physionomie de mineur de Carmaux qui faisait, avant, tout le carme de telle ou telle seconde latte, zélotes très Ancien testament rompus aux contemplations pas très apostoliques de l'Elite élargie, frères carme qui vous jouaient...tous les coups " à la main", à tel gamin déjà en train de se retourner la tête avec tous ces même sens,même sens, et bientôt sous la douche, tu peux en être sur, ses doigts crispés sur la savonnette qu'il ne trouverait pas plus glissante que ce foutu bout de cuir, bientôt de se mettre à se ronger les angles de course à venir, tout droit qu'il irait le prochain coup, tout droit et le dos bien roide, qu'il péterait comme il l'avait vu faire à ses oncles quand ils se mettaient en tête de durcir leurs épaules en fonçant, front bas et en avant, sur le mur recrépi de la cave coopérative, à lui, cadet soucieux, plongé dans les affreux de la récréation, Georges serait allé souffler en douce, mais j'extrapole, on se tenait trop loin, à décrotter les vieilles demi-montantes la veille confiées par Papa, se serait donc aussitôt précipité pour lui souffler dans un murmure guttural à la sauvette, ça à l'une de ses oreilles aux lobes rosies, pas tant le froid que la honte, possiblement tel mensonge de son cru:"pas grave petit, tu t'es chi...mais toute façon c'était un match de mer..." Comme ça, ce vieux menteur de Georges. Crument.

mardi 2 décembre 2008

Blanquette man.

En Irlande, on parle encore de ces hommes-couvertures, les "blanket men" prisonniers membres de l'IRA, qui, parce qu'ils refusaient de revêtir l'habit d'entaulé règlementaire, de se mettre pour ainsi dire dans la peau de l'occupant, adoncques se drapaient dans leurs plaids de convicts de l'intime, au mépris du froid, de la honte et du reste. Du côté de Limoux, on croise encore leurs lointains avatars, rien qu'homonymiques et bien sur, hors la rime, entre eux assez peu de correspondance...

Du côté de Limoux, tout peu à peu s'assoupissait, tout, cet air de province, tout comme un tas d'autres vieilles choses comme ça, désuètes, tout et c'était ainsi qu'on traînassait à la terrasse du France, tout à coup remarquant ce type un peu voûté, possiblement un ancien demi de mêlée, dont on finirait par entendre dire, mais plus tard, une autre histoire, peut-être ici, une autre fois, qu'il jouait, pas si longtemps, années 80 du dernier siècle tu vois, au cul du pack de Couiza qu'il cornaquait ainsi donc de sa voix raillée de folkeux des Corbières, et qu'après chaque introduction même qu'il faisait " Couiza-za zou! zou!, un demi de mêlée embrouilleur et pas que, qui dans la demi pénombre était à lamper, l'autre soir, un dimanche d'après match qu'il n'y avait plus personne, à lamper son peu de mousseux qu'un néon de mauvais augure tamisait tant soi peu. Je me disais, sur qu'en y réfléchissant bien, j'arriverais presque à me faire ma petite idée sur ce qu'il pense. Alors j' y ai bien réfléchi. Et tiens voici donc, à peu de choses près, à quoi il se pensait le type voûté sur sa nostalgie cyanurée: mince, prochaine fois faudrait peut-être moins voir à ouvrir et plus relancer à tout crin. Et au lieu de ça, mettre la main sur la balle. La garder la balle. C'est ça. La garder. Voilà, après y avoir bien réfléchi, j'étais persuadé que c'était à ça qu'il pensait mon demi voûté devant son mousseux tout tiède. Parce qu'il avait cet air qu'on voit à tous ceux qui un jour se sortent eux-mêmes du terrain. La passe, celle qui s'imposait pas, en tout cas s'imposait plus, et vois comme le sort trouve toujours moyen, toujours, de s'acoquiner de ce genre de mauvais tours, cette foutue passe, alors que la garder la balle, la garder et voilà, la passe qui donc s'était faite intercepter et tout ça, alors que son équipe, encore et pour deux points, menait, deux points c'est pas beaucoup mais une finale ça se gagne et puis c'est tout. Voilà. Du côté de Limoux, voûté comme on a dit, pas revenir là-dessus, voûté à la terrasse du France, il y avait ce demi de mêlée qui s'était mis, dans les années 8O du dernier siècle, dans de sales draps. Soi-même condamné en réclusion. L'orgueil...Cet homme et son air de blanquette man éternel...

dimanche 30 novembre 2008

Sur les pas fauves de survivre...

Et donc alors l'Autre, ce foutu intruder qui, là c'est pour toi un scoop retaillé en cinémascope, vient de découvrir Gertrude Stein, me happe en sursaut d'entre les pages rien que de toute beauté glaçante de "Pays de neige", et comme de toute manière cet Autre sans façon de Kawabata se préfère Le lac, tu penses si s'en fiche de me happer de mon séminaire perso, comme ça golden boy en crise, autant dire sans aucun management. Et pour me dire quoi, là tu vas rire, c'est sur...enfin, que l'Australie, tiens toi bien, et vas-y après son sale coup d'intruder, vas-y toi remonter la pente sur les sentiers rebattus de grâce et d'élégance perverse de Kawabata, et pour me dire donc que L'Australie, soit l'équipe devine-qui-vient- Robbie-Deanser-ce soir, contre toute attente et préventions sanitaires de toutes sortes s'est incidemment chopé la Galles. S'est faite un peu biaisé et a vu rouge partout. Et avec ça du panache. De l'attaque et pour le coup pas que de ces chandelles balancées en plein aveu de faiblesse...dans l'air du temps. Galles soit le genre de maladie de peu qu'on aimerait voir faire enfin quelque ravage par chez nous, voyez comme par contagion. Parce que, à un moment ou à autre, nos bleus ne pourront plus se contenter de vouloir se dépecer salement du puma et salement ça. Parce que contre ces verseaux sataniques, un jour tous ces rushs salement dit...Et que juste de se mettre dans les pas fauves de survivre...

samedi 29 novembre 2008

La vengeance de Pelous

Richard Brautigan dont désormais tu peux arriver à te supposer, soupesé presque au vu du poids des mots employés pour l'élever à vos yeux matutinalement entrouverts sur le gris du ciel, plus grand auteur américain, poéte de la douceur, grand concasseur des genres littéraires à grands coups de cocasserie, anti- littératruc, Richard Brautigan est mort très jeune, l'était un peu inquiet le type, un peu insomniaque, un peu alcoolo, un peu soi-même persuadé qu'hors l'écriture, et faire que ça de sa journée en s'interdisant, disons de cochonner même rien que très pauvrement dans les soues d'autrui, un peu beaucoup de truc qui foutent le trac et vous rendent à force de à quelque dernière extrémité, et donc Richard Brautigan ( si là tu toujours pas compris qu'l faut te rendre chez ton libraire préféré et requérir de sa compétence tous les Braut' édités en 10-18...) était beaucoup dépressif, surtout à la fin, et quoi de plus normal pour un type né durant la grande dépression. Et voilà où on veut en venir, à Fabien Pelous qui ne devait pas aller très fort lorsque Toulouse d'il y a deux saisons enchaînait les contre perfs, presque sou perfusion au point qu'en coulisses certains vieux joueurs désireux d'y revenir, commençaient à vouloir joueur du piston. Et vas-y que l'un te remettait un grosse louche de "Les entraîneurs sont des hommes du passé qui demandent à tous de la fermer et en sus veulent pas s'ouvrir...". et puis, tiens, que l'autre t'insinuait sinueusement à l'oreille que les dirigeant même que au fond en cherchant bien là où la rumeur fait diversière qui enrhume fait mal, et bien ne se pourrait-il pas que d'abord tous pourris et puis ne sont-ce pas eux tout pareil des hommes du passif. Ce Fabien Pelous là lequel si l'on prête foi, ce qu'ici on fait toujours la bouche cossue et les yeux fermiers, à certain chapitre du jour de Gloire de Richard Escot ( de lui très beau papier aujourd'hui in l'Equipe Mag sur Bayonne, très beau papier), se traînait comme un boulet à Orly comme il fallait préparer sa world cup, aurait été presque pas loin de la dépression...fini Pelous entendis-je ici ou là...fini, crâmé Pelous...hé dis moi de Pelous hier soir, toi l'Autre qui va sans doute m'appeler nuitamment pour me parler de la vengeance de la pelouse, parce toi aussi Brautigan et ces nouvelles là si nostalgiques...hein t'en as pensé quoi.

vendredi 28 novembre 2008

Toulouse- Bayonne-express

Richard Brautigan, à coup sur un des plus grands écrivains américains et pas que, subjectivité quand tu nous tiens...tu nous tiens à la tienne, entre autres a écrit "Nous tenons chacun notre rôle dans l'histoire." Patience ça finit plus bas, et donc Fred Michalak, puisque ça fait longtemps qu'ici on pense, vraiment, qu'il est grand temps pour ce prodige d'incarner le sien de rôle titre, et alors si ce soir, dès ce soir par exemple, cela pouvait se jouer à toute pompe et si possible ailleurs que dans le ciel cette affaire-là...juste pour faire en sorte que son rôle diffère quelque peu de celui du grand Braut',Michalak, aurez beau dire, ça ne sonnera jamais comme un des plus grands auteurs américains et pas que, et de toute façon c'est trop tard, le destin est en marche sauf que des fois, oui, oui, ça crève un destin, un clou jeté avec plein de coupable négligence sur le bord d'une route et pfuit, mais pourvu que tel qu'on l'a dit par en haut dessus, et juste pour faire en sorte que son rôle au sacré gamin grandisse encore, et fasse un crochet afin qu'il soit en tout point différent de celui du Braut'dont l'extrait, vois comme ici la patience est toujours dûment récompensée, finit là " Le mien, ce sont les nuages."

Intermittences de...le lièvre de Vatanen

Alors demain le roi Henry, que perso je continue de trouver attachant depuis qu'on ne lui voit plus trop ce détachement de vieux prof et qu'il n'est plus que pathétique d'ambulancier bengali ( je sais, je sais...demain promis j'arrête), demain le roi pêcheur ( pas sur que le foireux de la méta...ce coup-ci, comme ça couça, passe mais ça nous en fait toujours une de remiser au chaud, pendant qu'un énorme camion benne file sur asphalte et jongle et pis freine, quasi sous mes fenêtres, en secouant vitres et tasse à kawa, oh hé Vatanen ( c'est quoi déjà le nom du mec... attends voir Georges quel quelquechose...tu sais, le Dakariste là...sur Daf) , c'est que je m'en vais me reprendre quelque licence to kill myself et tout royalement un lièvre, moi non mais tu vas voir), demain Riton le rhéteur maigre, à ce régime les blacks n'en finiront plus de perdre tous leurs Graham, verra peut-être aussi rouge que lors de leur récente opposition contre les Gallois, si jamais la royale soldatesque du gros Martin s'avisait de...Et nous, auparavant blotties nos peaux blets quelque part dans un plaid, en rugbymanie qui ne sera donc jamais que la toute petite idée qu'ici, dans laquelle depuis plus tendre enfance notre vision bornée de ce jeu s'est enfoncée dans son été comme un étau de Bornéo, ou l'inverse non plutôt...mais trop tard il faut y aller, l'avenir de toute une année pro qu'il va nous falloir improviser et tout, et tout, tu sais pour que le pampre hasta siempre; non ( désolé pour le point virgule, mais les phrases courtes et sèches en avais un peu marre)non pas même une théorie, surtout pas une théorie, juste une idée qu'on se fait, où que donc nous autres, rugbymanes ( d'après récent recensement, sommes au moins trois: je, moi et moi-même, à ressortir d'ici) on se blottit, obladi oblada comme ce soir retour de notre sandwich club préféré et du jambon cette fois entre deux tranches, moins moelleuses que la dernière fois,du pain ami, retour de notre sandwich club au menu, avec toute la pena de Bayonne dont on se félicite du réussissement, pena que les toulousains souhaiteront peut-être enfin ( quand vous voulez les gars...) mettre tant soit peu à la peine vu que...et puisqu'il parait que Fred Michalak a été fan du pis Jackass...qu'il s'exprime, se lâche enfin, soit volubile...

jeudi 27 novembre 2008

Le sang noir

A fallu hier, la nuit blanche épuisée à relire un texte de Sébastien Lapaque (rugbymane, critique littéraire, épicurien et par ailleurs écrivain solide) malt à propos du mythe All black, paru l'an dernier dans Midol mag, le seul journal qui sert encore la cause du noble art, voui voui Attitude rugby même si c'est plus généralement la cause du people rugbyphille lui au service duquel il se voue aujourd'hui d'avantage, a donc fallu que je relise ça qui évoquait la bile noire irriguant les veines artistes bleutées au cobalt de l'angst baltique, la peur du néant et tout, les irriguait d'un sang un peu trop épais. Et vous savez comme sont ces choses, l'un dans l'autre, tel souvenir de lecture s'imbriquant dans telle autre remembrance liseuse, un caillot a du se former au point que le regroupement spontané a failli par boucher mes artères; et l'un dans l'autre tant de pages se sont mises à tourner, comme ça à toute pompe, un peu de mémoires sauvées du vent, de quoi vous éventer un peu la fatigue de devant les yeux. Et comme sur les blacks, tant d'articles y' avait à lire, alors on a lu. Ici Lapaque et son style classique, le genre curieux Lapaque, nous parlait de la bile noire et de ce qu'en ont su dire les anciens. Là, dans Attitude Rugby ( la plus élégante de toutes les revues, répétons, et des photos à se damner) Jean-Paul Dubois, ce Richard Ford frenchie évoquait pour sa part la peur du noir, une nébuleuse engendrée par la vue seule, certes précédée de leur putain de réputation, de ces hommes exagérés frappés de la fougère, nébuleuse dans laquelle tous leurs adversaires ont basculé, s'y précipitant comme d'eux-même, au- delà de toute raison. QI par dessus tête. Tous ces beaux articles m'ont inconsciemment entraîné à aller fouiner du côté d'un des blogs amis d'en face, là un peu plus bas, le temps de m'apercevoir que Comme fou fightait la discut' à coup de sa prose karaté, pour le coup disputant à propos de l'onanisme guerrier de Ma Nonu ( un centre puissant, sorte de lion de Cléopâtre. Fort comme quatre. Mais alors pour l'esprit ça zéro...voui voui, ce matin on cite...Astérix et...) et de ce bon vieux prédicateur de Graham Henry( penser à lui dire un jour qu'il aurait fait un épatant majordome victorien ( pas dit victorieux hein) et coinços, aussi bien qu' Anthony Hopkins dans retour à Howard 's ends de James Ivory...ça rattrape un peu le coup...), les deux pas contents que les adversaires des blacks, se mettent, surtout depuis certain jour de gloire ( aussi chez Philippe rey, un grand livre de Richard Escot) et l'amusant petit tour des tricots tricolores joué en ce quart de finale de la dernière world cup par les bleus de Bernie, pour une fois que, pas contents donc les deux blacks boulés ( surtout pour ce qui est de Graham qui avait surtout eu la bêtise tactique de ne pas sélectionner le Nonu alors que...) que leurs adversaires à leur tour se mettent à leur en jouer un...A fallu donc que je me range du côté de Jean Lacouture qui a toujours eu grandement raison d'affirmer, contre vents et marées, son aversion profonde à l'endroit de ce haka qui n'est rien d'autre, au fond tout bien réfléchi, qu'une exception juridique, de l'en plus par très fair play eu égard aux équipes adverses, et surtout pas si culturelle, et tiens même absolument inique...Après ça, ne me restait plus qu'à piocher quelque volume dans la bibliothèque, allez au hasard et main gauche( main droite à tout coup tu tombes sur Drieu)..."le sang noir" de Louis Guilloux...Le personnage de Cripure, sais pas vous, mais je lui trouve un petit côté Graham...Dans ses mauvais jours...

mercredi 26 novembre 2008

Les gens d'automne...

...tous ceux qui toussotent comme en trifouillant, un peu sadique, leur failles mortes peaux qui se trémoussent sans appel devant leur échec qu'a maté tout un chacun-chacune, fidèles au poste qui ne manqueront pas de crier qu'on les colle au mitard...Les gens d'automne quoi leur souhaiter de bien sinon qu'ils filent vite se réchauffer dans le vestiaire de leur enfance. Et au moins rien qu'avec ça qu'ils passent déjà l'hiver...peut- être pas au show mais déjà plus loin de l'effroi des sales défaites...

lundi 24 novembre 2008

Obstinés tôt

Et bien voilà une nouvelle soirée aux Chandelles, ce fameux club où communément, comme un aimant, se pratique le libre-échange du coup de pied au QI. Et puisque ce club ne se décide toujours pas à ouvrir l'après-midi, à chaque nouvel accès de fièvre supportrice encourir le risque de mourir de froid en SDF et personne, ah ça non tas de petits bourgeons merdiques, personne derrière le poste pour composer le numéro qui permettrait qu'en dernier recour quelque Samu social de la chose vienne en raccourci de cavalerie vous tirer de l'ultime engourdissement. Et ça, après coup pré cuit parce que depuis beaucoup du jaune ( c'est un fait que Nicolas Zanardi décortique très bien le tactico-tactique et comme ça s'écrit avec sens et finesse plumeuse un peu qu'on y retourne. Peut-être suggérer à Henri Bru et consorts d'y aller piquer une ou deux formules en passant, comme mes amis, peut-être la grippe allez savoir, certains jours vos trucs ne valent pas même le Dix sport et autre super merde presque gratuite et encore trop chère puisque, c'est entendu tas de bons et talentueux journalistes qui marchez dedans, ça ne porte pas bonheur. Et puis si ça ne vous embête pas trop de pisser de la copie dans les mêmes latrines que ce nullard d'Eric Naulleau...Comment ça on polémique? Bah sommes qu'entre gens de la nuit, le fond de fierté frigorifiée, et lancés comme c'est parti riquiqui, Riquita petite fleur de Java, dans un de ces grands bluffs blafards sous le Déon ( relire adoncques Gens de la nuit. Parce que!) ouaip et triple oups parce que beaucoup du jaune a donc comme qui dirait ( mais non pas de narratologie oenologique) coulé sous nos ponts ( et qu'on y comprend toujours mieux les choses après. Voilà tout et que si on aurait été, comme ça des fois, un poil trop méchant avec Henri et ses éminents confrères et coéquipiers, on demande pardon. N'étions plus trop nous même. A propos de ce nullard de Naulleau par contre...) et donc pour dire qu'il y avait plus grave, à quelques funestes encablures de là. Beaucoup plus grave, comme la fin de nos dernières illusions sur l'humanité plus trop à la fête ces temps-ci. L'homme est bon disait quelqu'un ( qui? Allez pour voir si ça suit un peu au soutien...) mais le veau est meilleur. Tellement plus grave que tous ces points prestement savonnés par Davit...Reste qu'à chaque fois la même dramatique se rejoue. Au soir d'avant hier le jeu n'était plus qu'une ile ou poignée d'icelles qui ne pesaient pas si pacifiquement...Et après on a tant redouté de prendre cher. Que les aussies allaient insister là où ça ferait si mal. Brrr. Alors on s'est agrippé au score. Mouais même que parfois le public a poussé son ououhhh d'auroch préhistorique pour saluer la charge toute pareille de qui vous vous doutez en velu en voilà. Et puis une ou deux petite salvette de sifflets comme ça s'est toujours fait, demandez donc à Marc Andrieu ( pas question de pied à l'époque mais bien plutôt de jeu de main lequel passait...ahem...pour son maillon faible quoi) et surtout à Cambé ( 100 pour 100 de réussite mais c'est pas grave, devait faire frisquet au Parc. Mais surtout les mœurs libre-échangistes qu'on a dites, le pis qu'Angot, le maul à la tête, n'étaient pas trop à la mode. " Toulouse-Toulon le reste c'est du bidon" ça y est enfin tu te souviens) N'en déplaise à nos nouveaux ali baba et leurs quarante valeurs, demandez à mon brother ( ça jouait en groupe B) si du côté de Montchanin et du Creusot c'était plutôt plein fer que fair-play...Et qu'on arrête de vouloir coller des enjeux de société là-dessus. Ah oui et comme obstinés tôt nos bleus ( lisent-ils Louis- René des Forêts...comme ce serait déjà ça dites voir) dans le bombardement sans jugeotte, on s'est fait chier comme depuis trop souvent. Bon, certains gazettiers, pas facile de vendre l'affaire, avec les moins que zéro: le dix truc moche et Aujourd'hui machin, Dieu que c'est un dur labeur alors respect, ceux-ci vont même jusqu'à prétendre que nous avons dominé...la bataille du ciel. Et les Rucks. Au début. Et bien voilà comment il n'aurait donc manqué qu'une poignée de points qu'un botteur so poussif ce soir là ( des choses qui arrivent) aurait égaré petit poucetement. Quelques points qui manquaient, à qui, à quoi, à la fin de ça...Juste pour en terminer avec ces trois rencontres qui sentaient un peu trop la soupe, rappeler un peu, modestement, gentillement, même si pas de raison d'avoir tant claqué ici Laporte pour se la jouer un peu trop moitement à huis clos d'huitre chaude, hush, hush, avec notre trio, juste lui chuchoter au trio cette phrase de l'immense Richard Brautigan ( relisez Brautigan parceque...)"l'avenir c'est à l'avance qu'il faut y penser", une de phrase qu'ils pourraient, qui sait si, resservir, ça se peut toujours resservir à froid des phrases pareilles de l'immense Brautigan, à qui de droit, savez à la ligue et à la fédération, tout du moins lorsque nos deux maisons de bien en auront fini, bientôt ou, de se cravater entre notaires...et toujours, si ou plait, pour l'intérêt supérieur du rugby.

vendredi 21 novembre 2008

Sandwich club.

Voilà je ne sais plus comment tout ça a commencé, repiquais-je ce matin dans un dialogue d'un roman de Carson Mac Cullers. Soit disant certains commencent à trouver qu'ici on cause un peu trop souvent bouquin ( va pas aller en s'arrangeant laisse- moi te dire)et plus assez rugbytruc. C'est que, tiens par exemple, l'aubaine d'une joute entre nos franchouillards forts de certain missile chabalistique, entre ça et donc leurres australopithèques, à nos yeux, notre humble avis tout ça, justement n'en est pas une. D'aubaine. C'est qu'on aurait préféré et de loin, se mater, tiens par exemple, le haka ex nihilo des exiles kiwis du Munster faisant front commun face pourtant, un parti tous pour un, à leurs frères de la côte où que d'une ile l'autre Black is beautiful, comme repris en canon dans chaque baraque au bas mot. Un Munster- All Blacks tout à fait fidèle à l'esprit de son illustre devancier. Et comme depuis l'entrefilet d'une gazette à l'anis jusqu'ici ce joli pastis emboucane. Et que l'histoire a bien failli se répercuter. Du plus de l'oubli. Eventé. Seventies. Trois points de suture et pas que. Non définitivement préférons nos champion cheap et conséquemment nous rabattrons, dès ce soir, dans une heure, chic chic, Amour des pâtes, l'eut-ce tu cru, ça fait longtemps que, et déjà dans moins d'une heure avec tout ça, défiance de l'eau qui dort pour mieux bouillir de rage, comme d'autres à Rajon pas si nouilles tu paries, nous rabattrons ainsi donc sauf incidence, quelque astuce lasse tu crois de last minute, claquée dans les cinq dernières comme un drop du commissaire Cabrol, nous rabattrons bien sur la frugalité coq hardière d'un doublon houbloneux ça va s'en dire au mitan de la chose. Prétexte à redire notre penchant de plus en plus marqué pour ce genre de sandwich club. Et sans perdre une miette de tel petit bonheur entre amis donnés l'un à l'autre dans le genre de corps à corps puéril qu'on affectionne tant. Adoncques absolument boueux. Absalom. Absalom. Du même coup faire notre tel dicton édicté en suisse, conseillant de se tenir à distance de celui qui n'aime pas le pain ou la voix d'un enfant...

mercredi 19 novembre 2008

Le ravage des certes

Dimanche soir aurait du couper notre portable en deux comme un ailier boks sur la ligne écossaise, cela aurait endigué les vagues de rage écumant de l'Autre. Tu sais cet ami qui s'amène, de loin en loin, jouer au Zorro des conduites rugbymanes. Et comme aux heures indues où il se complait à nous disturber dans nos échanges tourbés voire rechampés, voyez avec notre sainte trinité perso ( je, moi, et moi-même, avons les conciles à bulles qu'on peut) rien n'est moins emmerdant que l'éros, bon on aurait du clapoter le foutu phonophore et filer illico dans les bras amorphes d'Amour où puiser enfin quelque confortable épuisement. Mais au lieu de ça, il a fallu qu'on reste en veille devant une vieille VHS de la plus belle Finale du championnat de France de tous les temps. Certain Toulouse-Toulon ( le reste c'est du bidon, comme ça se beuglait, en rouge et noir, un pont neuf jeté entre rives varoises et quai de la daurade ) de 1989. Les puristes à raison m'objecteront et en toute professionnelle conscience sûrement qu'ils ont raison, que le Toulouse-Toulon ( le reste c'est comme on a dit...) de 1985 demeure la Finale du siècle. Certes. En tout cas passe pour un grand cru classieux. Autrement charpenté. D'avantage de cuisse et du tannique oulà..Mais donc et rien à faire: cette finale de 89. Parce que la passe de Didier Codorniou pour le beau Denis ( Charvet). Et que non ce n'était pas mieux avant. Que c'était juste déférant. Certes. Et comme on s'embobinait, alibi du beau jeu ad libitum, de la course racée du plus grand centre du monde. Et descendue de son étagère, la très haute où la littérature plane pour moi, sur le lino HLMien ( à la tienne)où que pouf par nos rires et larmes essoufflé, Harpagon de nos fantasmes devant la cassette tant convoitée, soudain redescendait ici très bas telle phrase de Julien Gracq tirée de La forme d'une ville ( Laquelle est-ce...Non mais dis-donc? Cherche un peu...De l'effort que diable avant d'aller chauffer quelque vieux soap...) Alors c'était bien. Surtout qu'après nouvelle revoyure d'un certain Denis Charvet. Codor-Denis, le reste c'est du bedon. De 1989. Certains, les mêmes épris de chagrin, m'interpelleront longue distance, et tiens même qu'ils auront encore raison d'affirmer, haut et fort, que dis voir quand même,le Philippe Sella de cette année-là...Certes. Comme on se rembobinait la VHS, l'impatience véhémente, tu sais, ainsi donc l'Autre encore me-rappelant-pour-me-dire ( redondance du gros dub', pilier avec qui faudrait pas pousser, mais comme une amicale d'homuncules noctambules entre nous)que, je te le dis mon Beubeu ( ouf puisque exit enfin son fâcheux Bénito même si peut mieux faire) La France s'en va tanguer Samedi prochain ( mais que c'est déjà presque tout de suite)et finir par perdre son lutin, celui dont tout le monde ( pas nous pas nous) avait cru comprendre que le triumvirat avait réclamé, quand aux cent coups faire rire,le subliminal rappel.Comme ça. Entre les lignes. L'année dernière. Avant. Certes...

dimanche 16 novembre 2008

Un barrage contre les pacifiques...

Après deux jours un peu trop amplement remplis de rugby, ( trois matchs de Top 14 dont un derby d'Estoc entre Coujous et Jaunards) relisions une note ( rugby) du Blog du Désordre. Ému comme en miroir au souvenir de nos premiers pas plus qu'hésitants, ah la peur de plaquer, l'appréhension de la blessure pour soi et l'autre, dans la famille comme ça se dit, mais tu sais tout ça. Par suite de quoi la farouche résistance des écossais m'a remis en tête un pèle-mêle des phrases définitives, un brin fatalistes et âpres again, un peu cow-boy quoi, de Jim Telfer, manière de John Wayne des Borders, Telfer qui affirmait, un doigt de désabusement coincé entre deux Talisker, ça: au fond les écossais sont des All-blacks qui n'ont pas encore appris à gagner. C'était si vrai aujourd'hui où quelques 15 points de pénalités ont finalement fait défaut, la barbe, pour que le chardon finisse par piquer, comme il faut-où il faut, la gueule méchamment mafflue de ces affreux sud afrikons, même si peu à peu ( leur laisser du temps on sait..) leur blondeur de surfiste argentée s'ouvre aux métis sages...Mais quelle dramatique intensité dans cette façon scottish d'accrocher leurs derniers souffles, pas si court qu'on voulait bien le dire, à l'échine de ces diables de champions du monde...Et que ça vous avait une autre gueule d'atmosphère que la partie très cheyenne automne livrée au plus décousu d'un tricot stérile par des bleus décidément sans d'autre horizon ( là encore du temps au temps...) que de dresser leur frêle barrage contre les pacifiques...

samedi 15 novembre 2008

Blogs à part et pas que

Non, non, non, on vous jure, rien à voir avec le fait que 38 ans tout dé jeté sur la piste du destin. Aléas de la jactance. Rien à voir avec ça, cette envie folle de valser sur le dance floor de la blogosphère and celebrate...quelques blogs et blogueurs rugby en tout point remarquables. Et donc de vous recommander, si ce n'est déjà fait, de vous rendre sur Nice rugby ( Le monde. fr. Deuxième blog de sport en France. Des comparses honni soit qui ( oui facile mais celebrate ou pas...)Julien Schramm et Rodolphe Rolland lequel, tiens d'ailleurs, et la chose est à saluer, mince alors, officie désormais sur le site midol, Rugbyrama où il tient chronique. Cite Smoke on the Water. Rien que ça. Et là je dis bravo. Comme quoi il y a peut-être beaucoup plus de compétences en la blogosphère qu'on a bien voulu le croire. Ou feindre de. En d'autres temps. Où certaine complaisance. Allez soyons fair play, et puis y 'a prescription. A quand Christian Jean. A quand Sophie. A quand Antoine. And so on dans so on. Et puis, aussi, il y a ça Le bloc- note du désordre, un objet rare conçu par un auteur Philippe De Jonckeere tout pareil, où chaque mercredi c'est Rugby...et si l'on vous dit d'y aller voir...c'est que...Ah oui, sinon j'ai trouvé Julien Tomas, hier soir en Dumanoir presque parfait...Un peu de réussite et beaucoup de rate ce garçon.

vendredi 14 novembre 2008

Pas si fier l'islander...

Puisque, voilà, hier soir, tantôt quoi, c'est du propre qu'à présent on salue ici ce genre de petites victoires perso, à peine quelques heures un nouveau projet Rugbymane, prétexte à renfiler quelques shorts rêche ( à l'époque pas si reuche que ça, d'abord et tiens, tout ce textile grossier dans quoi nos peaux en sueur étaient, help là, happées à part soi avant d'aller se faire un rapide aperçu du grand déport)fort possiblement amidonnés par une de nos madones avé l'accent, et en guise de pause ratures et surtout pas litres ( que s'amène par ici, sans fard briton et conséquemment toute honte bue, que s'amène ainsi donc la première boule de çui qui parviendrait à souquer ferme dans les soutes à écrivaillons épris de vin sous le boisseau...)on faisait notre tournée des blogs littéraires qu'on écluse aussi par intermittence. Par ailleurs et souvent cui sec. Peux pas tous les coller dans notre liste de liens amis. Même si c'est vrai que. D'abord l'autofictif d'Eric Chevillard, à coup sur l'un des auteurs les plus originaux du moment. Depuis un bon bout de temps ( 15 romans et pas un seul relâché). Décalé ( vrai sens rugbystique du terme). L'un des plus racés. N'oublie pas Cadiot, l'Autre me souffle ( Savez l'enfer de mes nuits...), encore lui, décidément veut pas me lâcher l'homocule criquet, hautain, verdâtre. Et aussi, tant que tu y es, récite impénitent une phrase ou deux, ou trois, d'Echenoz ( pas trop le temps...vite s'y remettre. Tu sais le truc de battre le " faire" tant qu'on est chaud) histoire de...Et après, toujours avant d'aller dormir ou pas, glaner un peu de frais et beaucoup de neuf du côté du Tiers Livre de l'immense François Bon.Remarquable de densité, pas le genre hagard et vide, et tiens rien que pour sa constellation de blogs scintillants avec tenace persistance d'entre les nébuleuses de cette foutue blogosphère ( Une forêt profonde constatait lucide bien qu'avec un nuage de laid et d'aigreur, Alina Reyes, quelque temps de là) par bien des recoins à récurrence si obscure. A son sujet;, celui du Tiers Livre du François Bon qu'on a dit, tant de belles choses mais pas que à dire. Une œuvre dense ( juste en passant lisez son Led Zep et son Dylan...Grands focus poétiques pas toc, sans afféterie de rock critiques qui font rire ) qui depuis pas mal de lunes occupe une place à part. Surtout cette écriture contemporaine comme revenue d'outre-monde ( un pays peuplé de voix indocile, autant de fiers Haka du truc opacifiant le fracas du monde sous du sens inédit) nous dire, dans un souffle, lyrisme tenu ( de grâce oubliez le post exotisme et relisez doncAnnie Ernaux , Bon et tous les autres. Le post exotruc ce nouvel envers supposé du paradis...) le monde comme il va ou justement pas bien, dire les villes et leurs âmes grises délavées par les rideaux de pourring rain . On se comprend. Déjà ça. Et tu vois avant de s'y remettre. De s'y revoûter, avant qui sait, un peu de Carson Mc Cullers, de Pessoa aussi oui sûrement, devant le début ( faire plus cut, c'est ça...) d'une autre nouvelle rugbymane ( la suite de suite on a promis...)quitter à regret ces fiers ilots où farouche la littérature, la vraie pas la nôtre, mauvaise fille celle-là, trouvera toujours, c'est sur, à s'abriter...En attendant et revenir tant soi peu dans nos clous, toi tricolore qui peut-être déjà s'imagine que demain, à Bonal, plus qu'à dérouler face aux belluaires du Pacifique gaffe quand même à leurs arrières...Pas si fier l'islander.

mercredi 12 novembre 2008

Shoegazing...

Et donc hier soir, ultra nuitamment, entre la revoyure de la "Corde Raide" ( un grand Clint en Eastwoodcolor, sombre et louisianais...sensuel et masochiste pas mieux comme carnaval des pulsions) et un céleri remoulade qu'Amour recelait au frigo depuis...trop longtemps. Et ma faute puisque pas filmé comme il se doit le céleri avant que de l'envoyer au front. Ah la petite gué-guerre bactériologique de notre frigidaire ( j'adore ce mot...Désuet vous croyez...Tiens si vous voulez du désuet so chic, je vous conseille en passant la lecture du Livre que Lucien Remplon consacre ces temps-ci au joueur le plus élégant du siècle dernier. Un prince amateur d'art et d'essais...et dans son cas le jeu de mot prend tout son sens. Un prince et maître des élégances rugbystiques qu'Yves Bergougan. Assurément...Le livre, préfacé par Denis Lalanne, est publié aux éditions Farem.)Ma faute à demi pardonnée même si avouée tout juste, dans le souffle ému comme les premiers plans de la Corde raide s'entortillaient, pointilleux, à nos souvenirs cinéphiles. Et c'est là que l'autre ( l'enfer cinéphile c'est toujours ce désir hémophile de quelque autre avide de refaire le match...) choisit son moment m, aussi si t'avais éteint ton portable, je sais Amour, mais personne m'appelle jamais geins-je, son foutu moment m mal venu pour me glisser à l'oreillette kittée main libre, son avis sur certains ouvreurs de samedi dernier, tu sais ceux-ci ( par ailleurs on les aime, faudrait pas que vous vous figuriez le contraire, hein les trois ou quatre fidèles( j'ai les chiffres gentiment fournis hier par une officine sondagière) qui paissez complaisamment sur notre pelouse rugbymane où nulle interdiction, non jamais ça, de vous étaler les viandes de tout votre long) coupables à nos yeux d'alors d'avoir joué comme leurs pieds. Que ça lui avait fait songer, à l'autre, à ces fameux shoegazers british ( te souvient-il lecteur mon ami de groupes tels que Jésus and Mary Chain...) qui grattaient schizophréniques leur Les Paul et autres guitares popesques, le nez dans les shoes, l'air glamoureusement à côté de leurs pompes...Ouaip, te le dis mon Benito ( comment lui dire d'arrêter avec ce surnom...gênant...) rien que des shoegaziers ton Davit et ton Juan...Te souvient-il lecteur mon ami de ce groupe de shoe machin chose Jesus and Mary Chain et ce titre Drop...
Drop, ainsi donc drame-mélopée dream pop en écoute ici ( voir plus bas)
http://www.deezer.com/track/789601

dimanche 9 novembre 2008

Tandis que le jeu agonise à n'en plus mourrir un soir de damnés aux chandelles (dites à quand une soirée de duel, soit une longue éternité ...

...interminablement westernisante où Mister Mago et Davit pourraient, les deux frères ennemis tout pareil écrasés sous quelque lumière d'août, entre eux rivaliser ( chic pendant ce temps-là peut-être qu'avec deux 10 de Fédérale, mince ça doit pouvoir se trouver, mettons au débotté d'un tchat, possiblement on pourrait quand même avoir droit à une ou deux passes destinées, allez même involontairement, aux premiers centres...) et se prouver enfin à soi tout seul, nos deux duettistes de la savate prodigieuse, et ça au moins ce serait fait, qui c'est-y donc qu'a la plus grosse...puissance érectile dans la godasse); ouaip pendant ce temps-là, que le vélodrome chaviré de olas venait encore de prouver ses trésors de patience à l'endroit de notre XV national, tiens pour le coup ne pourrait-on pas leur décentraliser un petit match du tournoi en passant, allez soyons fous, juste les années bissextiles, ainsi donc on n'a du qu'aux rayons de notre bibliothèque en tek de pouvoir s'extirper en expat d'éléphant du Saint repos qui commençait de nous gagner dangereusement, comme au vrai à chaque fois que ce genre de truc de bourriques sacrément connes ( beau se dire que le rubis se creuse devant... connu plus inspirés comme mâles au trésor) nous est à la sauvette refourgué en guise de toast match sécos sur canapé mollasse...et donc l'envie, et c'est déjà pas mal, l'ovale mènerait donc à tout à condition d'en ressortir par intermittence quand ce ne serai plus qu'un sanctuaire opaque et sectariste, un truc de brutes et de fourreurs, de se relire pendant qu'Amour mettait l'endive dans une infernale béchamèle un roman ou deux de Faulkner, quand de source sure on se doute bien que pour quelques autres foyers doubles ce fut, qui relecture de Moravagine, qui réécoute easy listening d'un bon vieux monologue du vagin...

jeudi 6 novembre 2008

Pumaran du tout vraiment?

Pumaran du tout, vraiment, le match censé opposer les deux frères ennemis du Paradis Latin du rugby, samedi prochain, dans l'antre vélodramatique de Marseille? Voici en tout cas ce que me confiait, mine déconfite samedi noir au sortir d'un match de fédérale disputé au plus âpre de la Toussaint. Un ami perdu dans sa nostalgie sous analgésique. Ami fédéralant à qui mieux mieux qu'il manquerait cette fois au match un peu de sel. D'épices musquées. De piquant en somme. Comme depuis le départ du coach Loffreda le puma ne soufflait plus trop l'effroi sur l'échine d'autrui. La faute, surtout, au départ d'Agustin Bonaparte Pichot, ce neuf dur au cuir. Et voici donc que tout ça menacerait samedi de manquer cruellement de toutes ces agaceries, fourchettes sous les mêlées opaques, petites cuillères lancées au grand désespoir, de stratégies au couteau...Hum pas si sur. Et même pas si sur du tout. Du tout. Bien sur l'ami en question est un regretteur d'hier, l'aigreur est humaine, qui repense à sa jeunesse épuisée à courir après la gonfle avec ces gentlemen de l'hindu club et autres princes du tango ovale avec qui on rêverait de rentrer. Bien sur l'ami en question est de tout là-bas et s'il a traversé la grande eau, délavant son rêve de Pampa pour l'amour d'une parisienne, c'est pour une toute autre raison que ses frères d'âme venus ceux-là se frotter et se piquer au professionnalisme de nos clubs. Le rugby est partage. De compétences y compris. Bien sur cet ami use et abuse de la syntaxe de l'intox. Pumaran du tout le match de samedi que d'ici on se remâche d'envie? Oh que non. Parce que même si Loffreda et Pichot partis, nous reste quand même le Juan Mage. Sa vista surréelle. Hernandez ce magicien qui ose. Et ces frappes, pattes nonchalantes, griffures d'angoisse de félin pour l'autre souvent coq en plâtre. Comme une évidence investie de la grâce footeuse et albiceleste. Oh oui que non! Parce que mince, en face il y aura l'Heymans, émincé à soi seul de la classe toulousaine. Lévrier courant sa race. Renifleur de french flair. Flèche gordon dont on espère bien qu'il sera de nouveau flashé so fast chaussé de ses Nike Pro( tool ou tout à voir quelle musique ça ferait) Orange et mécaniques...

Ci-dessous la vidéo réalisée par Nike Pro :

lundi 27 octobre 2008

l'auto-satisfait cite encore et cette fois part en rugbymanie...pour une semaine

Et donc un extrait d'un papier de Christian Rol ( par ailleurs écrivain de grand talent, auteur de " French Cancans" ( scali) paru dans Cigale mag ( le magazine de l'art de vivre parisien)

"...quelques plumitifs ont pu laisser croire que le ballon ovale pouvait être une école littéraire bien carrée. Antoine Blondin, vient de suite sous la plume ; et Kléber Headens aurait inspiré, paraît-il, les pastiches d’un Denis Tillinac. Même Daniel Herrero, aussi crispant qu’il puisse être, n’a pas sa belle langue dans la poche. Un petit nouveau, Benoît Jeantet en l’occurrence, s’inscrit magistralement dans cette étrange tradition où l’ovalie se présente comme un monde en soi, une guerre sublimée par la chanson de geste. En ce domaine, Jeantet, ne nous déçoit pas et s’incarne en ménestrel d’un univers davantage que d’un sport. Et c’est à ce titre que ses nouvelles « (« short stories » en anglais) se dégustent loin des débats de vestiaires et de spécialistes. Sa faconde - méridionale, bien sûr - embrasse les toits rouges des Pyrénées (son pays) et ces mères criardes qui hésitent toujours entre le rire et les larmes. Mais comme ce type a de l’oreille, il chante aussi bien le pavé parisien luisant de pluie et de vin où s’abîma Monsieur Jadis. C’est sûr, s’il était musicien, Benoît Jeantet se situerait quelque part entre les brumes de Brel et le soleil trop chaud de Nougaro ; il ferait se rencontrer les cruels terroirs de Brassens et la grisaille du Belleville de Piaf. Et le rugby dans tout ça ? Omniprésent mais aussi discret que le parfum boisé d’une fille aux vendanges. Jugez plutôt : « C’était le temps des joyeux mélanges (…) Le temps où tous les bars du quartier Besagne accueillaient la barbe de Daniel Herrero, qui après avoir besogné de haute lutte pour la gloire du noble art, faisait encore le barde épique auprès des siens, dont les plaies viriles se pansaient peu à peu, té vé comme ça, rien qu’à l’écoute de ses paroles herbues qui faisaient la bière se cailler au jabot de l’Anglais. En trempant leurs hématomes dans l’amertume maritime. En buvant la mer, et même les poissons. » Benoît Jeantet... Retenez ce nom, c’est celui d’un écrivain. Un très bon."

dimanche 26 octobre 2008

L'auto satisfait cite...

Toujours agréable, pourquoi mentir, de savoir que Short stories dernières d'Ovalie ( chez Atlantica) trouve un écho favorable. voici ce qu'on lisait cet aprème sur le site Ariègenews. «Le bon vieux rugby de clocher n’est pas prêt à s’assoupir dans les soupières»…Avec son nouvel opus, «Short Stories», Benoît Jeantet raconte à travers une vingtaine de nouvelles le rugby tel qu’il est encore, tel qu’on le vit tous les dimanches en pays d’Ovalie.Une belle leçon de générosité, solidarité, dépassement de soi entre ces hommes qui, du plateau du Pays de Sault, au stade des Minimes à Toulouse en passant par celui de Saint-Denis ou de Biarritz, perpétuent ces valeurs fondamentales à cultiver sur un terrain comme dans la vie de tous les jours. Voilà quoi.

Inter...post nuit toulousaine enfin domiciliée. Parce que ça mince juste...après certaine épizootie confettiesque sotie grotesque et pis c'est tout

Redire la rencontre d'hier au SDF. Non parce que du mal encore à se remettre de cette épate rouge et noire. Oh et puis entrerait hors champs. Un peu hors-jeu. Certaine insoutenable légèreté des stouts. Salut au passage aux gens du Caveau et vivement un de ces demains à la tête de Goinfre. Épate façon basilique. Bref que des sacres lents en somme. Enfin lents...Pas si lents sauf à évoquer les placements de Beauxis...Mais comme tout passe par le devant de la scène...Cette cage où vos rêves trouvent vite à s'emprisonner d'eux-mêmes quand vos frères qui souquent un peu trop à l'ordinaire en second traîne la latte. A jouer la Glane sans Auradou...duraille la gageure et puis Papé pas là non plus. Alors modeste...Non dire surtout qu'on a assisté enfin à un choc. Un vrai. Pas une plaquette glaciale en chocolat. Et déjà songer, écume et bave de plaisir aux lèvres, à celui en retour de choc où la même en sens inverse reste possible ( la beauté et le sel de ce sport...Quand on veut bien qu'il s'épice sur la pompe de ce triste monde trop poli, trop corporate au court bouillon)...Avoir de nouveau envie. Murir de désir. Le rugby aux tripes, celui qui fait voyager dans le temps. Tout en courses et raffuts féroces. Rien qu'à l'affect...En rucks endiablés. Pile ce qu'il nous faut.

samedi 25 octobre 2008

Y connaissent pas Raoul...Montbrand ( la suite)

Les deux entraîneurs si entraînants, sommés en haut lieu d’emballer le curieux package postal, se nommaient Guy Nogier et Bernard Charreyre. Le premier répondait aussi, pour les raisons qui se devinent, au sobriquet de Kayser. Le second était surnommé le Cha, pour ce qu’il officiait encore en intermittent au poste d’arrière, en tant qu’un Charvet en plus oisif mais tellement plus oiseleur. L’un distillait patiemment, avec une sorte d’accent de boniface de Bonifacio, la science si diffuse de la passe, le trompe-l’oeil d’un appui, le pinacle du geste juste. L’autre manifestait sa détestation de la défaite avec un pointillisme impressionnant et une espèce d’impressionnisme novateur. Leur association, d’apparence si contre-nature, fut cependant suffisamment malfaitrice pour que tout le monde redoute longtemps l’équipe des guignols de Pantin. Il y eut des phases finales interminables. Des titres perdus de façon poignante, pour une empoignade de trop.

Mais il y eût surtout cet après-midi d’automne mémorable. Ce dimanche de la vie. C’était, il nous semble, à l’occasion de l’un de ces avatars ridicules des phases préliminaires. Ces matchs où le moindre écart de conduite entraînait, à la première effluve sanguine, de terribles scores fleuves. La grande foule du vieux Pantin, des cités et d’ailleurs, s’était massée, remuante à se moucher autour d’un vin chaud comme une bande de « festaire » devant sa citerne de calimucho. Les mômes de l’école de rugby s’était pour le coup magner de se doucher à l’eau tiède. Dans la tribune d’honneur, une sorte moins enchanteresse d’Abbé Deschamps, quelques localiers prédisaient la voix déjà grenue, la pluie d’abat de grêlons, scandé à moins d’un scandale par soixante et quelques grains. C’était contre la grande équipe de Narbonne.

Et ce fut la fête la plus complète à laquelle Raoul Montbrand devait jamais convier son monde. Un bal des lazes où la jeunesse, si intrensèquement narbonnaise, glissa dans son insouciance sur le terrain mouillé par la bonne sueur dévote des gaziers de Pantin. Et du haut des gradins, on entendit que ça faisait tchic tchac sur l’herbe craquante, sous l’évidence de Léviathan de cette grâce de l’évitement. Certains avants eurent beau jeu de présenter leur visage de traviole un peu trop en travers, à la fin du match ils avaient la mine un peu pénitente de l’amant éconduit qui sait bien, au fond de lui, que les femmes ne pardonnent jamais qu’après avoir puni. Longtemps après le passage fracassant de la comète, les gosses de Pantin, de Noissy le sec, ou ceux encore plus apatrides des 19 et 20ème arrondissements, s’égosillèrent comme des godzillas camphrés en tirant des plans sur la moquette…

vendredi 24 octobre 2008

Ce blog part en vacances...et juste avant ça...

ben oui faut bien parfois...le manque aide à...la faim aiguise...le vide remplit...et demain au SDF c'est pas forcément le stade qu'on croit qui gagne...on parie...amis-amies. salut qu'un bon vent me ramène... ou pas

jeudi 23 octobre 2008

Droite-gauche...win win...lost lost...et pourquoi pas une valse de Pantin

Y connaissent pas Raoul...( reprise d'un texte qui date...d'avant tous les calendriers. Écriture un peu gauche donc forcément mal à droite)


« Hommage éhonté à la mémoire pas si honteuse de l’ASPTT Pantin, club formateur autant qu’ école de vie ludique et à celle de son stade Raoul Montbrand, théâtre, au milieu des cités, de la pantomine provinciale la plus intégratrice qui soit. Eloge de cet illustre inconnu qui devint champion de France de deuxième division et eût même l’insigne honneur de disputer une phase préliminaire aux côtés de Narbonne. »

Sortie de la brume de terre, la vision éthérée d’un stade de banlieue. Au bout de la ligne 7 du métro, on se retrouve à Pantin, Fort d’Aubervilliers. Le long de la nationale, comme une ligne de fuite improbable rattrapée à la sauvette par les vapeurs délavées de la ville, il y a ce muret qui évoque quelque terrain municipal du sud ouest. C’est le genre vieux complexe pour jeunesse timide. C’est Raoul Montbrand.

Aujourd’hui plus personne ou presque ne se souvient de cet endroit de province enclavé mieux qu’un village gaulois en forme de spécificité joviale, au cœur de ces cités couleur pain d’épice, dont les enfants vinrent vite apprendre à relever les cœurs en mêlées à leur sauce si piquante. Personne parmi les glorieux adversaires d’alors pour se souvenir. Personne.

Aucune âme qui vive ou qui n’ait assez survécu à ces derbys d’Ascott mulassiers où ça s’asticotait, pour la gloriole, consumée par le consumérisme du temps, de feu l’équipe fanion de Raoul Montbrand. Sur les deux terrains réservés au rugby, pas un des gamins innombrables ne vibre en secret aux exploits de la première. Pas un n’ose songer en loucedé à un prochain match de cadet en lever de rideau. Les éducateurs ne sont plus les aînés du pack de fer de l’équipe une. Ni encore moins ces gazelles Impalla qui s’empalaient quelquefois dans la lenteur d’une relance. L’équipe première de Montbrand, celle de l’ASPTT Paris, n’est plus depuis 1997. Ainsi donc décédée d’une belle mort administrative. Des suites d’une décision toute pareille.

Aucune âme qui vive ou qui n’ait assez survécu à ces derbys d’Ascott mulassiers où ça s’asticotait, pour la gloriole, consumée par le consumérisme du temps, de feu l’équipe fanion de Raoul Montbrand. Sur les deux terrains réservés au rugby, pas un des gamins innombrables ne vibre en secret aux exploits de la première. Pas un n’ose songer en loucedé à un prochain match de cadet en lever de rideau. Les éducateurs ne sont plus les aînés du pack de fer de l’équipe une. Ni encore moins ces gazelles Impalla qui s’empalaient quelquefois dans la lenteur d’une relance. L’équipe première de Montbrand, celle de l’ASPTT Paris, n’est plus depuis 1997. Ainsi donc décédée d’une belle mort administrative. Des suites d’une décision toute pareille.

L’ASPTT Paris avait du patienter soixante ans, à cochonner dans les soues des divisions et séries inférieures, avant d’accéder, en 1990, à l’Elite, élargie à près de quatre-vingt clubs, d’alors. Elle venait de conquérir le bouclier en bouclant le championnat de deuxième division à sa rude et consciencieuse façon. Le pack, vilain et méchant comme tout, relevait de certain vieux fantasme fourrouxien, lequel s’articulait autour de grandes gueules recousues par une petite main de haute couture. Tout ça qui n’était que sales tronches escagassées, bâties pour la guingasse et le combat de tranchées. Escouade de corps francs à laquelle venait s’ajouter des lignes arrières, très sujets de cette majesté des moches, dont le credo romantique était de pousser l’élégance montoise du jeu à la française à son paroxysme inoxydable, fait de tressautements toulousains. Ceux-là portaient peu ou proue en sautoir, à force de double-sautées et de jubilations combinatoires, le message du grand Villepreux. L’ASPTT Paris était un peu un mariage raisonné qui ne pourrait jamais se résoudre à un divorce à l’amiable, fût-il ami ami vicieux...( à suivre)