samedi 21 novembre 2009

Thoreau.

"Vraiment si quelqu'un pouvait examiner notre ruche depuis un observatoire céleste, il percevrait un surprenant degré de bourdonnement au cours de ces derniers temps. Ici, on martèle et cabosse, on cuit le pain et on brasse la bière, là, on achète et on vend, on fait des transactions monétaires et de beaux discours. Quelle impression recevrait-il d'un tel survol, global et impartial?" Henry David Thoreau encore. Jeune. Très. A peine vingt ans. Futur bachelor of arts. Et voilà cette phrase piochée au gré d'une relecture, puisque ça y est on a enfin perdu le sommeil, extraite de "l'Esprit commercial des temps modernes et son influence sur le caractère politique, moral et littéraire d'une nation". Un texte depuis hier toujours aussi bref, dense et même d'une intense précocité. Il date de 1837, et déjà son auteur ( à l'occasion relire aussi "je vivais seul dans les bois") porte le fer là où d'autres tout récemment, on les suppose, notre mauvais esprit juste ça, mus pour l'essentiel par le souci écolo du moment, là où ceux-ci ont cru bon de s'y aventurer à grands coups de films hi tech, ou seulement naivistes, qui pour la plupart ne démontrent, ou pis encore, ne racontent rien. 1837 donc. Les spécialistes de la question littéraire américaine prétendent à juste titre qu'à cette date nait le Diogéne voire le Rousseau du nouveau Monde. Après cette phrase une autre fait suite où le constat, audacieux pour l'époque, claque sec. "Lui apparaitrait-il que l'humanité a usé de ce monde sans en abuser?" Aujourd'hui bien sur que d'un tel constat on rirait, avançant qu'à l'ouest rien de bien nouveau sous le soleil. Oui mais voilà, une fois replacée dans son contexte la dite phrase, tout soudain réaliser qu'à l'horizon nulle trace de la fée électrique, quant à cet enfoiré de pétrole, pas question pour l'heure de l'épuiser à qui mieux mieux en un tas de forages rapaces. Thoreau vit à l'époque de la machine à vapeur. A l'aube du chemin de fer. Sa force est d'anticiper cette civilisation fondée sur l'énergie. Qu'aurait-il pensé d'Internet et du reste? Ça...De ces récentes servitudes technologiques où l'homme plus que jamais demeure " esclave de la matière". De ce consumérisme à tout crin, ce qu'il faudrait peut-être entendre par lutte des classes de loisirs, sur laquelle il anticipe évoquant ce qu'il nomme " l'aveugle et lâche amour de la possession". Là, comme les feuilles mortes sont sur le jardin, tapisseries de bâillements d'une nature en proie aux misères de l'automne, on se dit que ça ne ferait pas de mal à certains beaux esprits de relire Thoreau. Pas mieux qu'un tel tonique matutinal pour vous renvoyer à cet état d'intranquillité au sens où Pessoa L'entendait. Et aux autres aussi, tu penses, ça leur ferait grand bien. Même si pour la clique asservie aux caprices du petit va de la gueule qui préside égoïstement aux destinées de la nation, hélas plus grand chose à faire. "Égoïstes dans leur patriotisme étriqué". Ceux là. "Égoïstes dans leurs relations domestiques." Nous autres. "Égoïstes dans nos religions." Aussi. Ou ce qui nous tient lieu de. Le foot ces jours. Le rugby demain qui sait...Oh non de grâce. Pas ça. Au moins que ce petit monde là " plus magnifique qu'il n'est utile" demeure admiré, même adulé pour ce qui nous concerne, plutôt qu'instrumentalisé. Qu'il se tienne encore un peu à l'écart, mais ce pourrait-il qu'il soit déjà trop tard, de l'agitation du commerce.

vendredi 20 novembre 2009

Moins sale, moins seul

Ce matin, je ne sais pas, juste l'envie de prendre mon petit Thoreau par les cornes. Henry David Thoreau. Et pas que pour le calembour douteux, toujours inquiétant dès qu'on se met à les enfiler comme des perles, vous savez, les jeux de mots et tout ça, souvent une façon de mal l'écrire, avec les pieds, tout ce tas d'idées dont on sait, on sent ces choses mais toujours la tentation du blog, comme un cirque de village passe, ce tas d'idées qu'on n'arrivera pas de toute façon à remettre dans le bon ordre, mince si ça voulait bien cesser de cafouiller à la direction, ces jours mon cerveau ressemble à un chiffonnier d'Emmaus, et même la relecture de "l'esprit commercial des temps modernes et son influence sur le caractère politique, moral et littéraire d'une nation", même la volonté de partir de ce petit texte, d'Henry David Thoreau donc, texte concis, d'une rare densité, un peu la tempête d'un vers d'aube, et voilà je recommence, un grand souffle, bref et mince puisque même ça n'y fera rien, quand ça cafouille, ça cafouille ( la nuit ça ne devrait pas être fait pour dormir, pas chez moi en tout cas, et quand je cède au sommeil ce temps précieux en principe dévolu à la lecture, voyez, comme si le pied reprenait la main. Je me comprends...Du Survector, cette vraie fausse drogue à l'usage des écrivains de la fin du siècle dernier, voici mais oui voilà, ce qu'il me faudrait. Sans doute. Sauf que mon docteur Pack perso n'est pas de cet avis: " soigne toi et remarche, ça suivra tout seul". N'empêche que cette infection urinaire et la médication appropriée me forcent à la plume, et c'est assez paradoxal cette affaire là, puisque pour lors y'a que pas pouvoir pisser copie dés l'aube qu'on peut. Merde fais chier...Juste faire confiance à sa douce médecine alors.); et moi qui voulais pourfendre, une fois pour toutes, ce rugby d'entreprise qui ne me va pas du tout, convoquer Pérec et son W, tiens pourquoi pas. Tant pis. Parlons d'autre chose. De mon jeune voisin du dessus. Ce matin, face à nos boites aux lettres respectives je lui ai trouvé un air triste. Les boites aux lettres tôt le main, souvent pour la tristesse ça ne manque jamais. Une facture pour moi. Un billet de rupture pour lui. Un air fataliste de princesse tibétaine pour moi. Une grosse larme en formation au coin de son œil droit à lui. Croyant malin d'en rajouter, genre vieux singe qui s'y entend en grimaces matutinales, je lui dis comme ça: " Match nul alors?" " Pardon?" " T'es triste. Je suis triste. Match nul." " Ah ouais si vous voulez. Vous c'est quoi?" " Une facture de plus et toi?" " Elle me quitte. Voilà " " Désolé, si j'avais su...Bon à part t'offir un café, là je..." " Non merci. Le café ça m'empêche de dormir et demain je joue..." "Foot?" "Heu non. Rugby." " Ah ça alors. Je me disais bien aussi..." "Quoi donc?" "Non, rien qu'à ta façon de marcher, juste que j'aurais du m'en douter. C'est tout." "Oulà un rien déterministe tout ça. Je fais de la socio. A la fac." "Bien. Le rugby c'est un peu une sociologie à l'usage du monde non? Je fais un peu l'écriv...dans mon salon...laisse tomber" "Oh je vois: le genre pour croire encore que le rugby établit la proportion idéale entre les hommes..." "Tu lis Giraudoux toi?" "Non. Juste cette phrase de lui que j'aime bien." " Enfin établissait plutôt. Je parle de la proportion idéale. Parce que depuis l'ère pro entre nous pas vrai?" " Pourquoi voir tout en noir? A votre age quand même ce genre de nostalgie..." "Les blacks dans une semaine. Justement. Ça doit être pour ça. Mais je veux bien en discuter avec toi. Si ça peut t'aider à penser à autre chose." " Je sais pas si ça m'aidera beaucoup..." "Non c'est certain. Mais de parler à quelqu'un devant un café juste avant la douche, crois moi ça aide parfois à vous rendre beaucoup moins sale...presque moins seul." "Va pour le café alors." " Allez."

samedi 14 novembre 2009

Ton thé a-t-il calmé ta toux?

Jean Constantin? Non vous êtes trop jeune et ça ne vous dit trop rien. Ne vous parle pas comme ils disaient. Décidément. Des fois, ça ne loupe jamais, vous avez l'art de me décevoir. Se trouverait-il au moins parmi vous, une ou un cinéphile. En ce cas, celle-ci ou celui-là devrait pouvoir jouer les souffleurs et de vous murmurer à la sauvette que, bon ben mes braves gens, Jean Constantin a signé, entre autres et par exemple, quelques musiques de films qui figurent au nombre des morceaux de bravoure de la nouvelle vague. Tiens celle des "Quatre cent coups" de Truffaut. S'il s'en trouvait d'autres pour goûter encore aujourd'hui les chansons de Gréco, de Montand et de Piaf, ceux-ci vous souffleraient mêmement qu'à ces trois artistes il fit cadeau d'un tas de grands textes. Et puisque sur une vieille photo de lui figurant en bonne place dans mon album souvenir des auteurs-compositeurs-interprètes méritants bien de chez nous, pas que la pop que j'aime non mais, puisque sur telle vieille photo où il pose en haut de jogging bleu ciel pourri, il vous a comme ça des faux airs de Michel Palmié( pourquoi décidément cette foutue monomanie de tout encore ramener à la rugbymanie?) les bacchantes toutes pareilles et la calvitie d'un des frères ennemis en plus, puisque il a aussi écrit cette drôle de chanson pour les Frères Jacques, "Les pantoufles à Papa" et que c'est à peu près ainsi chaussé qu'hier soir un brin éberlué par la débauche énergique de nos bleus, un rien désabusé aussi parce que voilà, pas la peine de rêver à d'autres lubies, quand l'automne est à ce point malade, le rugby , et ma foi c'est déjà pas si mal, demeure cet opéra rauque, et pour les symphonies pastorales et les partitions autrement plus lyriques attendre que l'herbe s'attendrisse au printemps revenu, je décidai de ne plus tousser dans mon whisky sour, profitai de la mi-temps avant de reprendre le cours de cette partie de hard ruck mid tempo pour me faire infuser un thé. Surtout pas vert. La marque des abrutis adverses. Définitivement pas rouge comme déjà trop de sang versé. Bleu de Chine, voilà, nuit alcaline, ennui dans le mur, au moins une couleur préférable...Jean Constantin, non vraiment, ça ne vous dit toujours rien? Entre autres trucs cinglants doux amers, ce vieux cinglé du music hall of fame a écrit cette chose " Ton thé a-t-il calmé ta toux?" Si ma mémoire est bonne...Au moins le thé en question aura-t-il aidé à faire passer l'amère pilule...Après ils ont gagné...Quoi donc? Comme le dirait Constantin, ( sur, ça ne vous dit toujours rien? Tant pis on a fait ce qu'on a pu)déjà le droit de remettre " deux tunes dans le bastringue."

mercredi 11 novembre 2009

Péréquation

Mon fils hier soir tente de m'expliquer ce que de la causerie d'avant remâchage commémoratif du 11 novembre il a retenu. " Bon alors voilà Papa. Allemands et Français décident de se faire la guerre. Au début ils sont tristes. Même si bon ils doivent quand même défendre leur pays. De toute façon ils n'ont pas trop le choix. Mais quand même la tristesse ça leur vient parce qu'ils laissent leur femme et tous leurs enfants derrière eux, à l'époque soit disant qu'ils en ont beaucoup des enfants. Pas encore de pilule. Pas encore la télé. En plus il fait plus froid qu'aujourd'hui dans leur maison, ça ressemble un peu à nos maisons de campagne, mais avec le travail. En plus ils savent pas quand il vont rentrer. Alors ils partent. Y'à ceux qui chantent des chansons paillardes dans leur patois à eux, pour se donner du courage. Y'a ceux qui les écoutent en pensant aux berceuses de leur vieille bonne maman. En fait tous ont la trouille. Même ceux qui vont être des héros plus tard, ils ont peur. Une boule au ventre. Comme une pomme verte. Acide. Bon alors ils partent pour le front. A l'époque ça prend plus de temps. En ce temps-là le temps passe moins vite. Du coup ils en ont plus, du temps, pour avoir peur, réfléchir, avoir peur, réfléchir à leur trouille. Mais bon comme ils sont ensemble, ils s'entraînent déjà à être courageux. Le front approche. C'est comme une ligne invisible et d'un côté les allemands, de l'autre les français. Bon ça commence. Au début on court, on se fait beaucoup de mal et même on est mort pour de vrai. Puis la fatigue doit faire qu'on arrête de courir. On s'enterre dans des trous, et voilà les vivants deviennent aussi des morts. Et ça dure. Quatre ans. Dis Papa, samedi, entre nous et ceux qui viennent de l'Afrique là-bas dans le sud, ce sera aussi une guerre?"
" Pas du tout. C'est juste un jeu tout ça. Ça risque de faire mal. Bien sur. Même très mal. Mais des deux côtés, tu sais, ils le savent, s'y préparent depuis longtemps. Ils ont peur, de mal faire et parfois aussi de faire mal. Il y a ceux qui aiment ça, faire mal, mais le jeu, ce jeu là surtout, parce qu'il y a tout un tas de règles qui sont faites pour empêcher que ça n'aille trop loin, ce jeu-là finit donc par nettoyer toute leur violence. Leur haine intérieure. Il y a ceux aussi qui au départ ne sont pas plus courageux que toi et moi, mais justement avec les autres ils finissent par le devenir. Mais sache surtout qu'à ce jeu là jamais de mort. Tuer n'est pas le but." "Oulala explique je comprends rien. Ton rugby ça ressemble à la guerre et c'est pas la guerre?" " Ok. Ok. Tu vois y'à cet auteur que j'aime bien. Georges Perec. Dans un de ces livres: W ou le souvenir d'enfance, il évoque, entre autres choses, le sport. Bon le sport en tant que jeu et puis le sport comme métier si l'on va plus loin. Mais là on n'ira pas plus loin. Promis. Donc toi si tu joues, et fais du sport, c'est surtout pour t'arracher un peu à ta vie quotidienne. Pour l'oublier quelques heures, la tenir à l'écart le temps que dure le jeu. Le plaisir que tu prends à jouer, à faire du sport, quand ce n'est encore qu'un jeu, ce plaisir vient du fait que tu peux t'inventer, te rêver en personnage imaginaire de ton choix. Soit le type un peu brutal, une sorte de gladiateur, parce que tu sais que ça n'ira pas plus loin, puisque les règles vont de toute façon l'empêcher, ou bien aussi, ça dépend des enfants, un personnage qui serait plus courageux que dans la vie tout ça, et ce plaisir vient aussi et surtout parce que tu sais bien que ça ne va pas durer, juste le temps du jeu, le temps d'un match, parce qu'ensuite il te faudra retourner à ta vie réelle, du coup tu en profites au maximum. Tu es alors comme un acteur de tes propres rêves. Tu comprends? Bon ça peut se compliquer si le jeu dépasse la fiction, tu vois, si ce jeu devient pour toi ta réalité, ton quotidien, ton métier par exemple. Enfin ça c'est une autre histoire. En tout cas pour toutes ces raisons, le rugby même s'il s'agit d'un sport de combat qui peut faire mal, très mal même, n'a rien à voir avec la guerre." "Moui je crois que j'ai un peu compris. Bon je vais jouer là."

mardi 10 novembre 2009

L'étroitesse de la porte

Grotesque ce débat lancé à la sauvette, manière d'occuper le terrain médiatico- populiste, puisque on ne sait plus trop quoi en penser et comme à vrai dire on n'en pense pas forcément grand chose, que par surcroît nous ne sommes pas requis pour donner dans telle ou telle bourdieuserie surement de circonstance, que les gens lesquels, ça et là, s'en sont avec bruit et fureur emparés de tel vrai faux débat, en hâte, histoire de ne pas laisser son initiateur pousser un peu trop l'avantage, et pour en faire quoi...juste le replacer sur cette mauvaise pente de l'identité, quand il aurait sans doute mieux valu évoquer l'idée de nation, ce qui la constitue, et ce socle multiculturel autour de quoi cette belle idée a su, siècle après siècle, apport après apport, se sédimenter, puisque ça devrait être un débat à fort enjeu philosophique et non point, mais alors surtout pas, cette triste façon, grotesque définitivement, d'occuper les sols politiciens, mais comme la politique de vous à moi, longtemps que ce champs là même plus une friche, ou alors en haute voie de désertification, la politique: ni plus ni moins qu'une branche morte qui n'a rien trouvé de pire que d'aller en pure perte se greffer, ça ne prend pas leur bouture on le voit bien, au tronc de la publicité, cette plante carnivore déguisée en fleur; bref, juste redire que lorsque ce qui se veut désormais un produit comme les autres et que,par dessus le marché, le produit en question est mauvais, les gens qui font et sont la pub, contre lesquels on n'a aucun grief, même eux, aussi puissants soit-ils, n'y peuvent plus rien, quand c'est mauvais c'est mauvais, quand c'est grotesque ça le reste; il n'est que de se souvenir du traitement, façon "les yeux dans les bleus", souhaité ou pas, peu importe, par le staff de Bernie, lors de la dernière coupe du monde de rugby ( ici, en rugbymanie, la seule langue, le rugby, à peu près parlée couramment, une langue en perpétuel changement qui trouve encore moyen de s'enorgueillir, ou qui devrait, d'un tas d'apports extérieurs...), bref de ce traitement ci et surtout de la fameuse séquence où l'on pouvait voir le pauvre Poitrenaud bredouiller la lettre de Guy Moquet, grotesque car complètement hors contexte pour le coup, le rugby ça devrait toujours rester un combat, certes féroce mais fraternel, toujours...Et maintenant l'ombre terrifiante de fameux guerriers qui se profile, ça commence ce week-end, nos nouveaux entraîneurs oseront-ils replacer le débat tactique au centre de la vraie fausse question, grotesque celle-là aussi tiens, de l'identité, soit qu'on l'ait perdue, soit de souhaiter qu'elle perdure, du fameux jeu à la française...grotesque puisque on sait, toutes et tous, que le jeu ne saurait être ni complètement français , ni entièrement Sud africain, ni totalement néo zélandais; bien sur on pourrait noter, ici ou là, certaines permanences, mais à y regarder d'un peu plus près, le jeu, par exemple, dit à la toulousaine, par le mimétisme de ses plus beaux mouvements, il arrive qu'il ressemble à s'y méprendre à celui des All blacks, à moins que ce ne soit l'inverse, et quand on veut bien se rappeler que c'est, ni plus ni moins, vers le jeu de ligne des trois quarts australiens du début des années quatre vingt que les rêves de certains techniciens de Toulouse à peu près à la même époque dérivaient...L'identité dans tout ça...Grotesque. Le jeu à la française, n'en déplaisent à certains, ça n'existe pas. Le bonheur en rugby comme en toute autre matière, autrement plus sérieuse, en tout cas qui devrait nous faire croire qu'elle l'est encore, réside dans l'entre deux, souvent infime, d'un intervalle, ou quand tout soudain un joueur se met à croire à son génie, se laisse guider par son inspiration, suit sa propre pente au mépris des consignes, et dirait Char " serre sa chance" pour courir vers son risque, s'ouvrir à tous les vents de l'aventure; le bonheur d'une nation devrait toujours résider dans cette faculté d'entrevoir l'ouverture aux richesses du monde dans chaque embrasure de porte. Possible que nos adversaires fraternels du mois de novembre cherchent par tous les moyens à nous la rendre hermétique leur porte. Juste le temps d'un match. Parce qu'ensuite, eux au moins, ils s'empresseront de l'ouvrir en grand à tous les vents de la mâle innocence.

vendredi 6 novembre 2009

Qu'advient-il d'une fenêtre si peu qu'elle se lasse du triste spectacle du monde...

Voici comment, assez tôt ce matin, de plein fouet une fenêtre sur cour j'ai reçue, mauvais coup paré à l'ultime seconde, celle où ça peut faire plonk et paff et même "Amour c'est pas à Toulon le siège social de l'entreprise de fenê...laisse tomber, rendors-toi", mais quand même quelques contusions sur l'orteil gauche, la maladresse toujours s'arrange, l'infinie salope, pour élire domicile au bon endroit, et puis le genre de surprise, haut le cœur, cris de goule asthmatique et nez dans le mastic et tout, dont aisément on se serait passé. Et puis quoi? Juste vérifier. Pour commencer si le siège social de l'entreprise posant velux aussi vindicatifs...ça ne pourrait pas justement se loger à Tou...Raté. Établissements Bourguignon. Tiens, tiens. Narbonne alors peut-être...Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais même en pareil cas, on voudrait vite recoller au cul de la rugbymanie. Très bien. Râpé pour Toulon. Mais puisque bien du genre à insister. Qu'à cela ne tienne, je chausse les lunettes de mon fils, m'approche du cadre agonisant, relis presbytement Bourguignon, et vlan, voyez ça ne loupe jamais, aussitôt songe au Gilles Bourguignon du Racing Narbonnais d'antan, avise dans la foulée sur google histoire de...Mais là encore rien à faire. Étampes. Voilà où socialement siège le poseur de fenêtres piègeuses. Quand les faits vous résistent. Redeviennent soudain imperméables à la poésie. Étampes et voilà. Après énième recherche l'outil me le re stipule à nouveau. Déçu. Moral en berne. Traînant comme un cochon malade engoncé dans ces braies à rayures spécial bagne de Cayenne qui me tiennent lieu de pyjama quand le sommeil a décidé que: ben oui mon vieux ce soir tu dors, j'en vins à errer clope au bec, du salon à la cuisine et retour, puis dans les parties communes de l'immeuble. Plus trop de splendeur en haut et en bas que désolation. Et là. Tout à coup. L'espèce d'apparition qui...Et quoi? Tout à coup le sourire ophidien de la voisine d'en dessous. Un sourire ophidien en robe de chambre. Amphibie. "A propos" me dit-elle, après avoir noté que nos attifements de circonstances nous donnait à tous deux un vrai profil de vainqueur, "à propos ce grand bruit c'était quoi?. "Oh rien madame...juste ma fenêtre. Elle m'est tombée dessus. A l'improviste." Moi j'improvise, sans trop m'éloigner de la réalité. Pour une fois. " Mouais, dites chez vous mon jeune ami, ça cafouille un peu à la direction?" Elle me fait en me toisant du haut de sa gouaille impudente. "Et à la votre de direction ça se passe comment?" Je lui rétorque non mais. Mieux fait de me taire oui. Comme souvent. " Virée. Elle m'a virée la nouvelle direction de la société de nettoyage qui m'employait, si vous voulez savoir". Mieux fait de me taire. Oui. Vingt ans qu'elle y bossait dans cette boite d'ingrats. " Triste époque. Jeune homme laissez moi vous dire qu'à la place de votre fenêtre je me serais pas loupée. Moi je me serais suicidée du bon côté. Pas sur vous. Enfin si l'idée m'était venue. Des fois je me dis Gervaise..." " Gervaise. Tiens c'est drôle...Enfin, ça fait Zola...Gervaise" "On est en plein dedans. Jeune homme. On y est même jusqu'au cou. C'est la vie. Et vivre ça me fatigue voilà. Allez, j'allais me faire du café. Z'en voulez? Dans une heure j'embauche. Plus qu'un mois et adieu Berthe le train part." S'il était bon le café de Gervaise? Oh oui alors. Servi tout chaud, mais pas trop de grains moulus, du café de travailleur, dans la cuisine où sa fenêtre à elle tenait encore le coup. " L'est bon? Ça va?" me dit-elle. " Oui je viens de l'écrire. Pardon. Oui fameux ce kawa Gervaise." Mon père qui se levait aussi tôt qu'elle pour rejoindre son bureau de poste sur le Magenta, aurait dit ça. J'y songeais. J'ai du me renfrogner. Possible que ma mine à ce moment précis l'a intriguée. "Déjà reparti patouiller dans votre brouillasse?" " Oh désolé Gervaise. Juste une idée. Rien de grave." " Dites toujours ça me fera déjà la douche et puis, des fois que vous en teniez une bonne, qui sait peut-être le trajet". Alors je me suis lancé, assez bien le genre à m'en vouloir longtemps d'avoir pu causer quelque contrariété à une honnête travailleuse, et allez donc d'un coup, comme dans une eau très froide. "D'après vous Gervaise, qu'advient-il d'une fenêtre si peu qu'elle se lasse du triste spectacle du monde?"

mardi 3 novembre 2009

Pourfendeur de nuages

Si vous ne savez pas de quoi est fait le nouvel intitulé de tel petit post articulé à la sauvette, toujours vous pouvez en demander rapide explication à mon aîné de fraîche date rentré avec maman, à moi, sa mamie des montagnes à lui, laquelle n'a bien sur pas manqué de par son truchement me sermonner en retour, belote et re, pour ce que " ben pourquoi papa t'as encore loupé la foire à Espezel et ses 3OOOO visiteurs et que des tracteurs et que des vaches..."et que le tout en pagaille et tout ça exposant 3OOOO tu penses, si parce que fin lettrés ou tant soit peu férus d'american litterature, vous avez déjà compris que " ben oui, ok, ok, le titre d'un roman de Russel Banks", et qu'adoncques certains se frottent oreilles et crânes, vous savez, la main tout soudain prise de cette lassitude frénétique qui, oh pertinemment qu'on le sait va pas grave, la main qui menace de cliquer ailleurs, déjà de regretter que tout ça menace, à priori, de ne causer que très modérément rugby, aux autres l'œil rien moins qu'humide de moite reconnaissance, on dit merci, puisque de rugby french et de franche littérature, ou vice inversé, ici quand même on parlera. Pour se faire précis, soyons donc précis, de deux jeunes surdoués émargeant bien à la marge, le génie c'est depuis l'aube des temps canons qu'il surgit comme un boulet tout pareil pour te vous bousculer les lignes claires QI par dessus tête, et tiens même qu'après coup, à force d'encore et toujours chercher à comprendre pourquoi-comment quelle eau diluvienne a pu redonner comme ça d'aussi belles couleurs, et ce je ne sais quoi d'électrique à la cité, si grise auparavant mais alors si grise, à force de creuser votre cortex droit puis le gauche, pas toujours gai cet obscur récitatif du laboureur, vous savez bien, bref, à force, ça vous fait la tête en compteur de gaz, parce que le génie ne s'explique pas, au mieux ça se respire, mais donc nos deux surdoués du french rugby et de la littérature franche, Fred Michalak qui puait tant le jeu baroque, ovale, et dont on gage que c'est dans les soues pre hivernales où il cochonne ces temps-ci à qui mieux mieux (pas fameux fameux ta bouillie de Match à Colombes Fred, mais sois patient avec toi bientôt tu pourras déjeuner en paix), qu'il retrouvera son petit philtre perso des prairies, et donc Marie NDiaye (ainsi donc Goncourt 2009 youpi hi youpi ho) laquelle n'en est heureusement pas encore rendue là. Dire et redire ici que ces deux-là, dans les domaines respectifs cités plus haut, sont bel et bien deux surdoués. Deux petits génies et que si "tout succès est infamant", Cioran parfois déconne à plein tube, parce que de telle passagère infamie, surtout à leurs yeux s'entend, il leur faudra bien se remettre. Rien que pour nous ça serait chou.

samedi 31 octobre 2009

Les frites

Deux heures passées. Mollement je suis à traîner en pyjama ( juste un tricot de corps gris et un jean déchiré aux genoux, il doit y avoir plus confortable pour trainailler sur ou sous la couette mais puisque y'a que pas pouvoir dormir qu'on peut, au moins en voilà une tenue de circonstance pour trainailler sur le divan d'après match..."Papa tu dors pas?" " Pas grave et toi ma petite?" "Cauchemar...Encore cette sorcière de la rue Broca..." "Bah tu risques rien on est à Vaucresson. Même à vol de balai tu sais ça fait loin" " Oui mais le train Papa?" " Passé minuit y'en a plus. Rendors-toi. File." "N'empêche..." Et là elle baille, et là par réflexe je pose une main délicate devant sa bouche. Les belles façons n'ont pas d'heure. "N'empêche si tu te couches trop tard, ben qui ira me chercher mes croissants?" "T'inquiète ton Papa a encore du mental." "Encore un truc de rudbimane?" "Ouais." "D'ac mais d'abord la chanson" "Il est tard chérie là quand même." " Chuchote" "Ok." Et donc de lui chuchoter. Un murmure de silence "Ils ont hissé la grand voi-leu. Ils ont hissé la grand voi-leu. Et le bâ-teau...Et le bâ-teau...Et le bâ-teau...Coula. Allez au lit " Voilà elle se recouche. C'est passé tout près cette fois. Rien qu'à cause de ce conte à la con de Pierre Grippari. Encore heureux que cette vieille rengaine des VRP fonctionne encore au poil. Bref, juste en tricot de corps gris et en jean déchiré aux genoux, ma main hésite entre un bouquin, poche tout cabossé, de Nabokov, là juste à portée de mains, entre ça et pas loin, le Midol du lundi, périmé, pas encore lu, et déjà cette effluve de pomme pourrie, ce relent de nouvelles plus très fraiches, et cet air de vous supplier: "Non, non, ne m'inflige pas encore la promiscuité peu délicate de ton reliquat de pizza du vendredi...non " "Et pourquoi ça? Hein? D'abord j'aime pas bien les trucs qui trainent partout...Encore moins les Midols du lundi toujours pas lus qui seraient à me laisser accroire qu'ils me parlent. Putain c'est n'importe quoi..." "Juste que j'en avais des choses à dire et je mourrais pas avant de..." "Avant de quoi? Au lit! Allez! Quoi? Toi aussi tu veux que je te chuchote la chanson de..." "Laisse moi au moins une nuit. Juste quelques heures de répit. Sois chic. Et puis y'a l'édito de Verdier" "Y date presque d'une semaine. S'il l'a écrit au conditionnel c'est déjà du futur antérieur. Non ça va bien maintenant. Cinq jours qui t'es vautré sur le divan à glandouiller. Basta tu vires." "Et puis y'a les frites. T'y pensais plus aux frites?" " Bien vu. Y'avait de l'idée. Comme souvent dans Midol. Même si pas lu. Même si en voie de péremption." "Et ben voilà" "Et ben rien du tout. Que fiff. La peau de mes noix. Demain d'abord des frites j'en fais pas." "Mince. C'était pas prévu ça?" "Et non pauvre chien." "Même pas bon pour les épluchures alors? Pourquoi pas de frites?" "Pas là. Donc pas de pommes de terres que je vais m'éplucher en écoutant les rois de l'accordéon. Donc pas de frites et conséquemment pas d'épluchures. Nul besoin d'un Midol périmé même si pas lu. Désolé vieux. T'as joué t'as perdu." "T'écoutes les rois de l'accordéon? Pas croyable?" "Le samedi je vire souvent vieux nostalgique d'autrefois. Chacun son truc pas vrai? A toi les pluches à moi la vieille nostalgie old timée." "D'habitude je m'en moque que tu me balances au tri, au moins tu m'as lu. Sauf que ce coup-ci non. Pour ça que j'insiste. Rapport à ma mission d'informer les gens. Tu sais si on commence à transiger là-dessus on est foutu." "Ouais, ouais j'entends bien. Tu vas pas me marteler l'argument le peu d'heures qu'il me reste à pas dormir. C'est bon fais le voir ton édito de Verdier." "Sympa j'apprécie le geste" "Un Midol périmé qui parle au beau milieu d'une insomnie, n'importe quoi." "Alors?" " Toujours son style le type. Et ça le fait pour sur. Je le savais déjà que ce serait bien. Non mais tu crois que...." "Voilà j'ai fait le job. Merci" "Minute j'ai juste survolé l'édito. Toi tu vas plutôt vite en besogne. Je sais bien que chaque année les canards perdent des plumes. T'aurais fait ton job, comme tu dis, si j'avais tout lu" "Il est trois heures. Toute façon pour le sommeil c'est foutu. Vas-y. Fais toi plaisir. Tue le temps" "Si c'est le seul moyen pour avoir la paix." "Et après on s'occupe des frites. Ok?" "De quoi ça?" "Le temps de tout survoler, y sera pas loin de six heures. Parce que Mr a ses petites manies quand il survole. Un café par ci. Un clope par là." "Oui et?" "Et puis demain Mr est invité à Racing-Stade Toulousain." "Comment tu sais tout ça toi?" "Mon job de lâcher des infos de temps en temps t'as oublié?" "Et?" "Et comme Mr pas là. Abandon pour ainsi dire du domicile et tout et tout. La moindre des choses, ce serait-y pas de préparer les frites à l'avance. Tu les épluches. Je m'occupe des dommages collatéraux. Et zou, tu les colles illico dans une bassine remplie d'eau, et rezou au frigo. Coupées et tout. Ta moitié aura plus qu'à les plonger dans l'huile. T'as compris le coup?" "Ouais que trop. De la fuite dans les idées toi? Bon si t'arrêtais un peu de causer que je lise" "Ça marche et on se retrouve tantôt..." "Ouais pour les frites". Deux heures passées...

mardi 27 octobre 2009

La richesse des nations

Adam Smith, ben non petite, tu peux quand même trouver mieux. Nan. Rien à faire, c'est donc ce livre là qu'il me faudra lui lire. Quelques lignes. Une règle instaurée entre nous. Tous les matins que c'est donc les vacances scolaires que son frère, plus grand tout ça, batifole dans les champs labourés du Montana ariègeois que vous savez, et que oui m'man, je sais, j'ai encore loupé la foire, on est tous pareils, on voudrait du soleil, des boissons anisées, oui mais voilà tous pareils, juste que là on a rêvé que petite Lucie se choisisse un de nos Brautigan,ou un Giono ou...certains matins ça vous surprend, vos enfants ne vous reconnaissent pas, bon dieu j'aurais mieux fait d'aller fouetter mon chat, et petite Lucie c'est "la richesse des nations" d'Adam Smith qu'elle se choisit, quel idiot j'étais bien mieux dans mon lit bi place, bon et puis pas sa faute à elle, qu'est-ce que ça fout à traîner en embuscade dans les rayons de ma bibliothèque cet Adam Smith. Bon alors je lis. Avant elle s'est assise sur mes genoux. Voilà. Le chat, oui j'ai un chat, c'est nouveau, Lucie en voulait j'ai du dire oui dans un de mes moments d'égarements, devant Toulouse-Sale par exemple, et voilà, je suis censé être mortellement allergique à ces choses là, mais ça passe, il est gentil, Lucie est contente mais gare à toi petite si demain tu te choisis, tiens par exemple ce truc sur la bataille de Bir Hakeim que je dois mettre en fiche enfin bref, le chat est venu se percher sur mon épaule, la droite, tu penses bien, Adam Smith plutôt un truc de droite, et donc je lis. Mais dès la deuxième phrase, Lucie dit stop " trop nul" et moi qui doutait d'elle. Encore un coup où je n'ai pensé qu'à moi. Elle file fizza se dégotter un escabeau et zou, là je frémis pourvu que, non, pas mes livres de DH Lawrence et d'Anaïs Ninn, encore que "Femmes amoureuses" de Lawrence j'escompte bien qu'elle le lira, plus tard, mais non, c'est Cioran "de l'inconvénient d'être né", au moins ça je suis sur que ça va la faire rire. Cioran, on s'en fait tout un plat, mais putain pas plus revigorant, à relire séance tenante. Surtout cet aphorisme qui me fait revenir vers vous mes petits chatons. Alors, alors. Minute papillon. Voilà. "Il faut souffrir jusqu'au bout, jusqu'au moment où l'on cesse de croire à la souffrance. " J'ai toujours cru que Cioran et Walter Spanghero auraient eu bien des choses à se dire. Pour ça il eût fallu que son pote Beckett le traîne au débotté voir un match du tournoi. Or donc toujours je me ressasse cet aphorisme de Walter " un match raté est un match qui ne fait pas mal." Et puis ça ne rate jamais, je re glisse vers celui de Cioran. Ou inversement. Bien sur Cioran ne tarde jamais à me souffler que "Toute pensée dérive d'une sensation contrariée." Mais je vous laisse, la petite s'est emparée de la télécommande. Ah ben non Lucie on va quand même pas se regarder les spécialistes rugby. Ah non. Mardi Rugby Club si tu veux.....

dimanche 25 octobre 2009

Glue

Hier 800 kilomètres aller. Temps de se poser mollement dans une banquette de TGV, de déposer fiston chéri d'amour à Montpellier. Un roman aller. Hier 800 kilomètres retour. Un roman retour plus tard. Temps de souhaiter la belle soirée aux djeunss volleyeurs d'où au fait? Même pas eu ça de présence d'esprit pour leur demander à quel club parigot ils émargeaient. Une raclée qu'ils avaient récoltés ceux-là, grands gaillards bruyants juste ce qu'il faut, on connait ça, et toujours c'est un plaisir que de lire dans le doux brouhaha d'un match retour avec tous ces " Ho les gars juste le mr il voudrait lire." Et ces façons insolentes qu'ils ont à cet age de tous les pokers menteurs de la jeunesse, de vous tendre la perche " Hé m'ssieur vous allez bien en boire une avec nous? Histoire de nous faire pardonner pour le bordel hein?" L'ai-je bien descendu ce retour nocturne en pente douce? Non, un café, et puis temps d'y retourner. Bien sur tout ce gentil tintouin ne m'était en rien destiné. Tu penses bien. Deux filles de leur age. Étudiantes en droit. Futures fiscalistes. "Mais de gauche attention." "Ah oui?" "Et vous lisez quoi?" "Irvine Welsh. Glu" "Gallois?" Pas loin: écossais. Elles m'avaient aperçues tantôt sur le quai de la gare avec fiston chéri d'amour que Maman s'apprêtait à étouffer d'un tas de poutous affectueux et grandiloquents " Té que t'as grandi maniac...Alors l'école? Tiens un sandwich avé du saucisson maigre? Ton papy des montagnes a saigné l'agneau hier,je t'ai fait de la pâte de coings. Ho et puis cousin Elliott doit tourner comme un cochon malade en t'attendant, et puis c'est la foire au pays, 30000 personnes, des engins agricoles en veux-tu en voilà, mais bon les bêtes en veux-tu en voilà pas, Beubeu comment tu peux louper un évènement pareil? " "L'an prochain m'man, promis, loupez pas votre correspondance" Et donc les deux étudiantes en droit futures fiscalistes mais de gauche attention, m'avaient vues avec fiston chéri d'amour lors de l'échange sur le quai, une sorte de passage à la Le Carré en gare de Montpellier. Quatre qu'elles en voulaient, à l'unanimité les gamines mais plus tard, vu qu'elles adoraient les petits. "Bien bien les filles, dites, j'ai un peu de boulot là, vous ne voudriez pas tenter une approche, genre mouvement tournant, au plus près de notre belle djeunesse volleyeuse. Une: à cet age ça mord pas encore. Deux: j'ai vraiment à faire." "Ben, justement non." Elles m'expliquent. La fréquentation des sportifs, elles considéraient ça, une ou deux expériences malheureuses apparemment, comme un vice mineur un peu sot et modérément nuisible, vous savez, à l'égal du tabac et de l'alcool. "Vous fumez pas vous?" " Heu si pourquoi?" " Bizarre z'avez pas trop une tête à fumer. Mince" " Mince?". Voilà et de filer à l'anglaise se boire un café. Hier 800 kilomètres aller. Et retour. Gentiment mouvementé. Filles parties et volleyeurs baissant tout soudain d'intensité potache, on reprenait donc le cours de nos lectures. Désireux de noter deux trois petits trucs. Plus tard qui sait, se bricoler une nouvelle avec tout ça. On sortait notre moleskine. C'est alors qu'un légionnaire en perme, képi blanc, œil dans le vague, allure pantelante, fit une irruption vociférante dans le wagon et de lancer à l'adresse de la djeunesse " Alors les tapettes on fait du sport?" Puis me fixant, y'a des fois je me dis, y'a pas, j'ai une tête qui les attirent " Oh Mr écrit? Prof? Journaliste? Enfin une merde comme ça? Tu bois quoi mon gars, c'est la mienne?" " Heu, sympa mais je bosse là?" " Tu bosses dans les trains? T'as pas une tronche de contrôleur pourtant" Et vlan il s'assoit à côté de moi " Moi j'étais au match à Yves du manoir" "Oh bien. Alors?" " Alors la bande à Fufu a battu Clermont. Tu le crois ça? Un peu que j'ai fêté le coup la vache." " T'as pas les autres résultats par hasard?" " Minute papillon. On va se regarder ça en deux coups les gros." Il sort un de ces téléphones tout moderne et tout. Pianote et voilà "Brive a perdu contre le Racing. Perpignan a Battu le Stade. Quand même au grand stade. L'autre stade a défait le Bo...etc"....Hier 800 kilomètres aller et retour. Savez quoi. J'adore les voyages en train et toute cette glue de la grande fraternité humaine qui est à vous coller aux banquettes.

samedi 24 octobre 2009

Pourfendeur de nuages.

Si vous ne savez pas de quoi est fait le nouvel intitulé de tel petit post articulé à la sauvette, toujours vous pouvez en demander rapide explication à mon aîné de fraîche date rentré avec maman, à moi, sa mamie des montagnes à lui, laquelle n'a bien sur pas manqué de par son truchement me sermonner en retour, belote et re, pour ce que " ben pourquoi papa t'as encore loupé la foire à Espezel et ses 3OOOO visiteurs et que des tracteurs et que des vaches..."et que le tout en pagaille et tout ça exposant 3OOOO tu penses, si parce que fin lettrés ou tant soit peu férus d'american litterature, vous avez déjà compris que " ben oui, ok, ok, le titre d'un roman de Russel Banks", et qu'adoncques certains se frottent oreilles et crânes, vous savez, la main tout soudain prise de cette lassitude frénétique qui, oh pertinemment qu'on le sait va pas grave, la main qui menace de cliquer ailleurs, déjà de regretter que tout ça menace, à priori, de ne causer que très modérément rugby, aux autres l'œil rien moins qu'humide de moite reconnaissance, on dit merci, puisque de rugby french et de franche littérature, ou vice inversé, ici quand même on parlera. Pour se faire précis, soyons donc précis, de deux jeunes surdoués de émargeant bien à la marge, le génie c'est depuis l'aube des temps canons qu'il surgit comme un boulet tout pareil pour te vous bousculer les lignes claires QI par dessus tête, et tiens même qu'après coup, à force d'encore et toujours chercher à comprendre pourquoi comment quelle eau diluvienne a pu redonner comme ça d'aussi belles couleurs, et ce je ne sais quoi d'électrique à la cité, si grise auparavant mais alors si grise, à force de creuser votre cortex droit puis le gauche, pas toujours gai cet obscur récitatif du laboureur, vous savez bien, bref, à force, ça vous fait la tête en compteur de gaz, parce que le génie ne s'explique pas, au mieux ça se respire, mais donc nos deux surdoués du french rugby et de la littérature franche, Fred Michalak qui puait tant le jeu baroque, ovale, et dont on gage que c'est dans les soues pre hivernales où il cochonne ces temps-ci à qui mieux mieux (pas fameux fameux ta bouillie de Match à Colombes Fred mais sois patient avec toi et déjeune en paix), qu'il retrouvera son petit philtre perso des prairies, et donc Marie NDiaye laquelle n'en est heureusement est pas encore rendue là. Dire et redire ici que ces deux-là, dans leurs domaines respectifs cités plus haut, sont bel et bien deux surdoués. Deux petits génies et que si "tout succès est infâmant" Cioran parfois déconne à plein tube, parce que telle passagère infamie même à ses yeux s'entend, il faut s'en remettre. Rien que pour nous ça serait bien.

mercredi 21 octobre 2009

Fox trotte

L'autre nuit, rien à faire, ça ne venait pas. Ni le roi dans l'arène tout en sable mouvant, et puisque ne pas même pouvoir compter sur les habituels petits valets de comédie, les nouvelles de Brautigan, au plus étrange de sa forme, les aphorismes de Cioran au plus acide de sa lucidité, histoire de dédramatiser telle nuit qui, comme ça, s'engageait, l'air de rien, à me blanchir la page, alors voilà, une envie, là tout soudain, de foxtrot. Cap Calloway et un viel enregistrement, live au Cotton Club, et pour parfaire l'enchaînement, genre fondu au noir, les arbres qui répondaient. Dans le vent foxtrotaient. Sauf que du côté des marronniers aucune rupture de ton à attendre. Décidément sous la lune rien de nouveau. De ce côté ci de mon balcon en forêt, en lisant en écrivant, le joli constat, rehaussé par cet éclairage par en dessous. Le pays désormais est roux comme un renard. Sur la platine Calloway y allait gaiement. Bécaud monsieur cent mille volt qu'ils disaient? Dans ce cas le vieux Cab ce serait du triphasé. Et cette foutue nuit, qui jusqu'ici se traînait, de devenir entraînante et voilà comment pourquoi en nos nocturnes parages on se sauvait la face. La b surtout. Un disque préféré toujours plus ou moins ça tourne sur un seul axe. Pour Cab la face B. Il en va de même pour les bouquins qui se relisent tout seul. Tel Brautigan, on se le commence à la page 230, et à partir de là soit d'avancer vers la fin, soit l'inverse. Même que libé fut un temps où on l'attaquait par derrière. Le fameux plaisir de Confucius consistant à prendre son plaisir de l'autre côté de la montagne. Même que le dernier livre de Richard Escot: Portraits légendaires du rugby ( Tana Editions), pour coller au cul de la rugbymanie, je me l'ouvre toujours page 14, par le portrait de Barry John, the king, celui qui" feignait la décontraction jusqu'à paraître se désintéresser du match."

dimanche 18 octobre 2009

Stoop à la grimace

Ça n'a pas toujours été comme ça. Non. Du tout même. Parce que nous autres, d'habitude et par l'effet conjugué d'une étrange superstition et du seul fait que...ahem....toujours pas abonné à sport + (la télé de vous à moi...bon), bref d'habitude lorsque nos petits préférés évoluent loin de leur buzz coutumier, soit sur Canal machin soit sur France truc, en principe juste de sortir notre petite vierge rouge miniature, quelques génuflexions au Zeus du Zeu debout et d'attendre L'Equipe du dimanche puis Midol du lundi, mais là non, n'y tenant plus on s'est suivi tout ça livement sur Rugbyrama. Ma foi ça le fait comme disent les d'jeunss casquettes de mon immeuble. Autre chose que les piètres moscateries réchauffées. Aimons pas suivre un match à la radio. Nan. En font toujours des caisses les commentateurs qui y sévissent. Donc livement on suivait cet Harlequins-Toulouse. Première mi-temps pour la résumer à gros traits: Stoop (l'écrin joli du club le plus upper classieux et snob du rugby anglais) à la grimace. 14 à cherche, soit quand la fierté des locaux motivent. Les quins n'entendaient pas qu'on leur couine, encore et encore, toutes ces affaires d'effusions sanguines aux oreilles. Les quins menaient donc à la pause 14 à O. Et puis et puis...Et puis d'ici, tabouret où mal assis, pas bien à l'aise, on imaginait la foudre langagière fulminant bien à propos nos rouge et noir adoncques laminés. En général quand ça cafouille à la direction de cette équipe, et cette équipe est bien comme les femmes chez La Bruyère, extrême, plus belle ou pire que les autres, jamais de demi mesure, oui donc, quand ça cafouille à la direction, Novès qu'aussi bien on peut détester, nous pas, sert de paratonnerre, juste qu'auparavant il aura toujours pris soin de pousser le genre de Brâme qui sert à retisser le fil d'un match. Bien sur ça ne marche pas toujours cette sorte d'éloquence là. Mais parfois comme sur des roulettes. Conséquemment le second acte, face à l'envie retrouvée des Toulousains allant de nouveau à quine, carton plein exceptées deux drops et une pénalité, ce fut au tour des Harlequins du Stoop de grimacer.

vendredi 16 octobre 2009

Haka

Presque minuit l'autre soir. Puisque le sommeil ne daignait pas venir. Le sommeil, encore parfois, quand même moins maintenant, une sorte de roi sans divertissement, dirait Giono, et chez moi, ajouterait Michon, le roi vient quand il veut, bref puisque le sommeil devait s'attarder chez quelqu'un d'autre, qui une vieille dame toute seule dans son hospice en train de compter les moutons qui la séparaient encore du gigot dominical, qui un gamin s'abîmant les yeux à lire Les contrebandiers de Moonflett à la lampe de poche, une fois n'est pas coutume je zappais, zapper dans la nuit noire de l'âme, toujours mieux que de se zipper les deux trois clopes de trop, le zapping à force ça fait mal à la tête, la chose est entendue, mais toujours mieux que le mal de gorge, la bouche en cendrier, tout ça, et donc de zapper jusqu'à tomber sur ESPN et la revoyure d'un match des All Blacks. Les tout noir n'en étaient pas encore à surjouer leur haka. Ça relevait plus de l'hommage leur étrange pantomime. Nul besoin de cette frime remplie de haine marquetée pour les besoins marketting de quelque All black limited. C'était tellement mieux. Avant. Et quoi d'autre? La politique n'était pas encore devenue cette branche notoirement encravatée de la publicité. Personnellement je n'ai rien contre cette dernière. La pub. Elle fait vivre nombre de mes bons amis, mon frère, Amour de ma vie, beaucoup d'autres et puis, et puis, soyons tout à fait honnête, pas sa faute si ceux qui nous dirigent s'en remettent exclusivement à elle, faute, justement impardonnable, d'avoir une moitié d'idée qui tienne tant soit peu en l'air, et qu'on arrête un peu de nous bassiner avec la soit disant démocratie militante. Depuis belle lurette ça n'existe plus. Bref. Au temps où ces All black n'en faisaient pas encore des caisses avec leur Haka qui, rappelons le, à l'origine est tout sauf une danse belliqueuse, plutôt tout le contraire même, les grands écrivains et les philosophes servaient encore, pas pour longtemps mais encore, de conscience publique. Bien sur fréquemment qu'ils se trompaient. Une évidence aussi que la ruse de la raison était le moteur essentiel de leur carrière à nos politiciens. Mais, à tout pendre, cent fois je préfère la formule rimbaldienne " Changer la vie" à tous les "Travailler plus pour gagner moins". Ou comment l'on est passé sans coup férir, pas marrant du tout de vous à moi, des belles manières de Rimbaud aux sales façons de Bob Denard, Là-dedans le rêve s'autorisait de soi. Enfin. La nostalgie n'est qu'une forme élégante du gâtisme. Basta. Fermez le ban. Au temps donc où les tout noir exécutaient leur Haka sans outrance, n'empêche qu'ils inspiraient d'avantage le respect et la peur. La peur. Le respect. Il n'était que de revoir, comme l'autre soir sur ESPN, comment, par exemple, lors de chaque regroupement, leur ombre marchait aplatie comme une bête.

mardi 13 octobre 2009

Bacon La Bruyère

C'était il y a longtemps. Années 90. Siècle dernier. De retour d'un dimanche où doucement l'ennui s'était épuisé le long d'une main courante du côté de Bécon les bruyères, grande surprise d'apercevoir à la rédaction du Magazine Encore (pas fait long feu celui-là, juste deux saisons et puis clé sous la porte), Jean-Marie Gourio, le receleur de brèves de comptoir en grande discussion avec Jean-Pierre Saccani ( auteur, publiant entre autres au Rocher, éminent journaliste et il me semble bien co fondateur du prix de Flore), le chef d'orchestre de cette armée mexicaine où l'on trouvait aussi bien Renaud Matignon, que Mischka Assayas ( écrivain, il vient de publier un roman chez Grasset et peut-être le plus grand critique rock encore et toujours en activité) et Arnaud Viviant( qu'on ne présente plus). Mon frère déjà en charge de budgets pubs auprès de la boite de com à l'origine de ce projet un peu foutraque de "magazine de loisirs culturels", trimballait deux trois bleus et autres contusions, puisque tout juste sorti d'un match de muerte, il évoluait à l'aile, fameuse gazelle de Groupe B qu'il était, mon frère m'avait extirpé du devant de la machine à café. "Ben, le mec avec Jean-Pierre c'est pas..." " Gourio oui oui, c'est bien lui..." Gourio rentrait d'un reportage. Il avait passé une après-midi à épier les visiteurs d'une expo consacrée au travail de Francis Bacon, l'oreille aux aguets, à l'affut de la moindre pépite langagière. Gourio est ce genre de chercheur d'or. Et ça riait de bon cœur dans le bureau du rédac chef. C'était il y a longtemps. Gourio parti, mon frère me fila une bourrade dans le dos comme pour dire " allez c'est à toi vas-y". Alors j'y allai. Pas très fier, encore moins sur du truc. Je n'avais qu'une idée toute riquiquite à vendre. David Bowie s'apprêtait à sortir un nouvel album. Entre Bowie et moi une très longue histoire. Mais ça c'est une autre histoire. Oui mais voilà, me dit Jean-Pierre, tu piges à la rubrique Livres. Pour l'essentiel quelques feuillets tout bancal. Conséquemment mon idée de papier david bowien je me la remisai aussi sec par devers moi. En deux phrases, sans que jamais ne vous vienne l'idée d'avancer un argument ou deux, Jean-Pierre de sa voix veloutée avait tranché. C'était il y a longtemps. Années 90. Siècle dernier. De retour d'un dimanche où s'était épuisé l'ennui comme on a dit. Nul besoin de pisser du feuillet, maintenant au moins s'économiser cette peine. Avant d'entrer dans ce bureau je feignais encore d'ignorer que...ahem...ce métier-là n'était pas fait pour moi, ou plutôt moi pour lui. La veille un match de Rugby à Bécon les bruyères. Là dans ce petit théâtre qu'a toujours représenté à mes yeux un bureau de rédac chef working in progress, là donc Bacon " le peintre des contractures musculaires ", voilà pour l'une des pépites tamisées par Gourio, sur cette petite scène Bacon et La Bruyère, ce dernier qui aurait pu légender mon sentiment d'alors comme suit "D'où vient que l'on rit si librement au théâtre et que l'on a honte d'y pleurer."

dimanche 11 octobre 2009

C'est ainsi donc que ces gens là se légendent


Air. Le 3em morceau de l'album Love 2, voici comment ce matin je vois le monde. Einstein, lui, le percevait comme suit:" Ma condition humaine me fascine. Je sens mon existence limitée et j'ignore pourquoi je suis sur cette terre mais parfois je le pressens...je me découvre vivant pour certains autres parce que leurs sourires et leurs bonheurs me conditionnent entièrement..."Air. 3em morceau. Tu sais, une de ces scies pop planante. Jeunes amateurs de ce genre vain, fin et spiritueux aussitôt songeront à Mercury Rev au meilleur psychédélique de sa forme. Aux oreilles plus anciennes convocation immédiate et nostalgique des Procol Harum et du Pink floyd de Syd Barret. Air. Love 2. 3em morceau en partant de la droite d'un clavier en pleine descente organique de gammes. Et voici le monde tel qu'il nous apparut, hier émergeant du pays des ombres. Ma main d'insomniaque explorant son intérieur " comme si elle savourait le plaisir de l'imminence du contact". Sans le vouloir, Mario Vargas Llosa, a presque légendé, effet de synchronicité à la Jung, va savoir, en tout cas, une phrase qui siérait à quelques unes de ces légendes du noble jeu autour desquelles Richard Escot n'en finit pas, et que jamais il n'en finisse de les vouvoyer à sa belle façon humaniste, le seul, Richard Escot, à envisager l'art du portrait sportif, le seul à les soumettre avec rigueur, ces héros modernes, à la règle de l'homme, redire que ça suffit à faire de lui le dernier grand écrivain rugby, ajouter encore qu'il ne cesse de nous esbaudir, et pour toutes ces raisons, conseillons ici de lire Portraits légendaires du rugby ( sur lequel on reviendra plus amplement dès que tout relu)aux éditions Tana. Air. 3em Morceau. Love 2. Einstein. Vargas Llosa et Richard Escot. Matutinalement ces gens là ainsi donc nous aident à légender le monde.

samedi 3 octobre 2009

Too much flesh

Rôôo Beubeu, me dit il y a fort longtemps de cela telle amie, typiquement la brune qui pique, à laquelle j'ai un temps voulu du bien, "rôô Beubeu avec ta calvitie précoce mais savamment escamotée à l'abri de ta nouvelle coupe Scotch Britt, bref mon crâne rasé, l'était pénible à toujours néologiser à qui mieux mieux, les filles en fac de lettres, des fois je vous jure; bref, savamment escamotée à l'abri de ce qu'on a dit, je la laisse poursuivre dans mon lointain souvenir, ouah pour un peu,je veux dire si t'avais été beau, tu ressemblerais à Jean Marc Barr. On sortait d'une salle obscure,le films c'était Too much Flesh avec donc Jean-Marc Machin et aussi Elodie Bouchez, au Balzac il me semble mais plus très sur, si, maintenant ça me revient, bien au Balzac, avec ce type gesticulant insupportable avec sa façon d'en faire des caisses sur le cinéma français en péril, et j'avoue, ce genre de phrase s'est tout soudain penchée sur mon cœur d'artichaut et mon cœur tout soudain est devenu lourd. La fois d'après j'ai voulu mettre la barre encore plus haut et de me l'inviter la brune qui pique à la revoyure, toujours au Balzac, et toujours le même mec, proprio de la dite salle lequel toujours était en train d'en faire des caisses sur l'état de paupérisation avancé du cinoche franchouillard, de me l'inviter à la revoyure d'un bon vieux Satjya jiit ray, grand cinéaste indien, et voilà comment, le film ne lui ayant pas du tout tapé dans l'œil, je me suis retrouvé plus tard en train de m'alunir alone face à Barr et mon improbable ressemblance avec icelui, enfin sa calvitie savamment escamotée surtout. Possible que si le crâne chauve du Jean Marc se fût trouvé à errer dans le grand film indien, même en simple figurant, mes heures indues d'ensuite en eurent été changé. Le casting Satjya, le casting...Tantôt en vieux rugbymane je repensais à tout ceci alors que nos joueurs du top 14 de tous les coins de presque toutes les bouches herbues, celles de Biarritz, de Clermont et de Montpellier exceptées, mais pas pu non plus tout voir, nous tiraient leurs drops comme autant de langues pendantes parce que, et je ne suis pas de ceux à qui ces tear drops arrachent forcément des larmes, parce que plus trop de gandins façon Jean-Marc Barr à faire les frimants dans les lignes arrières où la aussi, décidément, too much flesh.

dimanche 27 septembre 2009

Avez-vous déjà songé...

...à vous rhabiller? Aujourd'hui m'est venue telle question du fond des ages, de la post adolescence pour être plus précis. Soyons donc précis. Et si telle question m'est venue d'où vous savez, on vient de le dire, oui voilà juste avant, très bien on voit que ça suit, donc si elle m'est tout soudain venue, à travers volutes descendantes et soir pareil, vous savez, juste rien qu'à cause-grâce à, l'écoute et re de Gargilesse bel album, rien que de la chanson pop de belle tenue, par Florent Marchet, ça c'est un joli chanteur Pop de belle tenue, maux trentenaires intemporels, bobo parfois, mais puisque jamais assez bof bof pour qu'on arrive vraiment à s'en défaire, écoutes en boucle et re ce jour, et cet en plus qui finit par emporter tous les morceaux: recours à tout un tas de couplets chiches et chics. Avez-vous déjà songé à vous rhabiller? Et voilà la petite histoire d'une sombre panne, tuyau à poil et fille trop belle pour moi, pour toi, enfin pour lui en l'occurrence, tout ça de joliment troussé. L'histoire. Parce que la fille justement non. "Ça fait une heure. Que je demeure dans le salon. Très attirée vous retirez mon pantalon. Malgré le goût. De votre cou. Je reste inerte. Pourtant. Je sens. Très lentement. Vos mains expertes." En voilà une façon de narrer le coup de mou inénarrable sans passer par le ton rieur gras d'usage, soit juste ce qu'il faut d'ellipse" Vous essayez d'employer les grands moyens. Mon tuyau mou. Fait des remous mais rien ne vient. Du désarroi. Je suis le roi. Sans frangipane. " Voilà pour éviter que couplet éthéré ne sombre dans l'évocation terre à terre de l'éternelle hétéro-beauferie...Avez-vous déjà songé à vous rhabiller? Nous, enfin moi, si, parfois. L'une d'entre elles justement de ces fois, après une branlée mémorable reçue sur les terrains annexes de Colombes quand la d'jeunesse blondement dorée de là-bas nous signifia que nos singeries insouciantes de Cadets n'auraient jamais rien à apprendre au vieux Racinge. Score depuis longtemps oublié. Ça vaut mieux tu sais. Et soir qui s'enchaîne trop vite sur Rdv, ciné où les mains dans la pénombre ont la parole et puis. Et puis " ça fait une heure." Ah les souvenirs qui refluent tout soudain depuis un couplet de chanson. Là où s'ancre le refrain du quotidien voilà tout ce qu'est chanson réussie. Donc toujours "ça fait une heure. Que je demeure dans le salon. Baisser le store. Pour que s'instaure. Un souffle humide. Ne changera. Pas l'embarras. Qui m'intimide." Voilà c'était un samedi sur la terre, 9em arrondissement, dans la vie d'un jeune rugbymane d'après branlée reçue à Colombes. Quand nous dit Marchet" La mécanique. Crée la panique. Une sombre panne." Avez-vous déjà songer à vous rhabiller? Hier comme le vieux rugbymane y est retourné à Colombes, grand merci à Catherine sans l'invitation de laquelle, il n'aurait pas pu entrechoquer toutes ses coupes de Mumm à la santé du show bizz présent ( exception faite de La guille en tournage) et mon cœur, tu penses, de me sauter plusieurs battements rien que de pouvoir jouir de la promiscuité d'avec les Blanc et princes nœud-papisés consorts avec qui, agapes et matchs refaits de neuf plus tard avec Olivier Sarfati, éternel complice trainé là, grand merci à toi pour le taxi commandé sans quoi je manquai la soirée d'après notre petite after perso, et re merci Catherine encore, bref tous ces joyeux drilles avec qui ensuite tu rentres t'asseoir en tribune historique, putain, hier si...Oh que oui j'y ai bien songé à me rhabiller...Une fois n'est pas coutume. Tout en ciel et blanc.

vendredi 25 septembre 2009

Le ravissement rien de grave...

Rien de grave. Mes amours. Rien de grave.Mais enfin à qui tu parles? Tiens salut l'Autre. Tu vas? Oui vas-y continue. Merci. Le fil de ma pensée, j'en conviens, risque de ne pas être très rigoureux. Comme d'habitude. Ni plus. Ni moins. Manque de sommeil. Ah oui? Oui, oui, du travail. Et ça va bon train? Le taff ça va. Mais rapport au reste plus clopant que clopin. Peut pas tout avoir. Puis tu sais le genre de truc en collectivité. Alors oui bon train, et ce petit grain de folie en plus, juste que voilà certaine loco motive. Bien, même si tout ça reste, ahem, vu d'ici un tantinet abstrait, bref, quand même ravi pour toi. Et donc tu disais? Rien de grave. Oui demain classico, comme tu n'es pas sans savoir. Oh tu m'étonnes, une semaine que je suis dans l'attente. Et rien ne me plait plus, tu sais, quand l'attente défile. Presque on aimerait en ralentir le cours. Je m'en doute. Demain, toi au Stadium donc et moi qui m'en vais plus pacifiquement à Colombes voir, qui sait, les débuts de Steyn. Pourquoi donc plus pacifiquement? J'ai beau tenir, aussi fiévreusement que, à ne pas croire parfois,pour le Stade du Capitole, aucune sorte de haine ou d'ombre à porter au discrédit du Stade de la capitale. Manquerait plus que d'ailleurs. Je veux bien que tout change trop vite autour de ce jeu, que plus de monde du coup, bien sur, toujours grand risque de dérapages où tout tendrait à se confondre sur fond éternel de risible rivalité Paris-Province, la gouaille bon chic bon gendre des uns versus l'orgueil surdimensionné et la fierté versatile des autres ( je m'inclus au nombre faute avouée...), les pom pom girls estivales opposées aux poires d'hiver, le rocanrol énergisé contre le cassoulpif d'allonge bar et je ne sais encore quelle autre bêtise pour nous faire tâter la gondole, mince du rugby, voilà ça reste du rugby. Que ça. Bien le sens de ce post à la sauvette l'Autre. Rien du grave mes amours. Du ravissement à ce jour. Tu sais...Quoi? Ne te trouves-tu pas, comme dirait Duras...Oui? Que justement dans cette belle attente d'une semaine, on rajeunit presque en espérant que trente jeunesses en short se hâtent de rallonger la notre à " s'enliser de nouveau dans la profondeur des chairs..."

mercredi 23 septembre 2009

Jeanjean de la nuit...

Et pourquoi donc ce jeu de mots-raccourci fastoche? Déjà redire au passage que le roman de Michel Déon ( Gens de la nuit. Marrant de constater que la couv' de l'édition folio ressemble, rose et bleu roi, à quelque avatar livresque de son dernier maillot de club) a beau vieillir, pas pris une ride et en voilà un d'avis-parti pris partagé à la sauvette, Nicolas Jeanjean, lui, depuis sa première finale ( 2001 compagnie d'autres sacrés gamins de Jolimont joliment consacrés depuis, Jeanjean, soit Nico promis icône, lui de Montpellier je crois, un papa Kiné auprès du club même, à l'époque)donc depuis première finale victorieuse de championnat ( l'autre ce sera 6 ans plus tard avec le dit maillot des gens de la night parigote), quelques rides en plus, des coups aussi, sales blessures et leur corollaire de nuits cafardeuses qu'on suppose d'ici aller avec, non sans d'autres maux tu penses, des coups à prendre un peu trop de bouteille malgré soi, Jeanjean un arrière épatant: se souvenir de ses premières sélections au printemps tout à trac de sa carrière bientôt tronquée, justement contre des gazelles mafflues et abruties comme seules les antilopes à souplesse de char de ces temps obscurs savaient vous ratiboiser l'herbage, au temps de ses débuts épatants où là-bas Galthié laissa même un nez épaté; et puis tout soudain la litanie des blessures, et quand ça vous rattrape en pleine jeunesse ces saletés là, pire qu'une lèpre, alors pourquoi ne pas voir Paris si j'essuie les plâtres à Toulouse, a-t-il du se dire, et donc pourquoi pas; sauf qu'un titre plus tard et début de mauvaise réputation, " le genre de joueur qui devrait payer son club" ça et d'autres joyeusetés de coach, ce mauvais genre-là,voyez, "la porte ou la fenêtre, par où tu veux-tu bien sortir du vestiaire mon garçon", à peu près cette espèce de nouvelle classe-ci, oui mais voila que Brive vient de relancer carrière d'un arrière jamais en reste en cette matière là, manquait plus qu'après approche pour rien à Leicester, Jeanjean sans terre revête tunique des braves de dame Carcasse, quoique finir en moine de Labit, bref manquait plus...Gageons que Jeanjean de sa longue nuit enfin sorti revive sous peu des aprèmes autrement plus radieux...Gageons...

L'eau du Gange.

Et merde plus un seul clope qui tienne en bouche, voilà un tas de mégots où se bricoler deux trois taffes et au boulot...Les enfants s'acharnent avec des trésors sadiques, tendresse cruelle de cet age, sur leur nouveau jouet de chaton tout vivant, et puisque l'Autre ne veut toujours pas m'expliquer pourquoi-comment a-t-il pu se faire qu'en Vélodrome last sunday ses petits Toulousains puissent à ce point renier les préceptes du jeu debout pour se jeter dans l'œil du volcan. Bref. " Faut dire que c'est tentant de marcher sur le feu..." chante en guise d'enchaînement idéal Valérie Leulliot, et sa voix de rajouter, l'effronterie, timide, mutine, plus qu'un murmure rempli de sagesse mouillée, voyez, de rajouter "marcher sur l'eau, moi je le laisse à Dieu." Et voilà déjà l'heure de se quitter, moi qui souhaitait vous glisser une définition possible de ce jeu, détourné du "Rivage des Syrthes" de Julien Gracq, ça qui faisait "tout ce qu'il y a de bouillonnant et d'illimité dans les impulsions de la jeunesse", parce qu'elle a raison la Leulliot de chanter blondement " je ne ferais jamais le tour de toi...", oui rugby de malheur....Et merde plus un clope qui tienne debout. Voilà. Hier surement encore que le sol était brulant et que moi aussi je ne l'ai pas vu venir l'œil du volcan, que moi aussi j'ai encore bu l'eau du Gange, abusé des mélanges...Rien de grave...Que vienne la voix de la chanteuse blonde qu'on a dit souffler sur mes nuages...

samedi 19 septembre 2009

Le reste du bidon

Il Bidone, ça ne vous dit rien? Pourquoi ça devrait...Ah l'Autre tu tombes à pic. Merci vieux, en même temps la veille d'un Toulon-Toulouse, manquait plus que je ne manque à l'appel. La semaine dernière te serais-tu fait plus rare? Non j'ai été visité Byron en son lit d'hôpital. Conneries. Arrête ça. De toute façon à ce sujet nous ne sommes pas loin d'être d'accord. Le rugby c'est une valse. Parfois ça se joue à quatre temps. Et le quatrième poissé de sueur mauvaise: avec pour BK comme tant d'autres avant lui ( Mathieu de Paris et celui qui l'a allongé pour le compte) deux trois vieux amis rugbymanes aussi mais pas que, toute la lie de l'humanité qui découche, bref, ce sale petit côté joué à la sauvette en bord de ligne. Ici quelques éclats de méchant rouge libérant le noyau noir tapis au plus obscur du cœur des hommes. Tous faillibles et après? En voilà une lubie absurde qui court la lande en ces temps de moralisation à outrance. Quoi ça devrait être exemplaire en tout un joueur de Rugby? Conneries. Arrêtons ça. Je hais cette époque. Et bien mon vieux! Dis moi ton bonheur ne te suffit-il pas? Connais-tu son poids en chocolat? Un refrain d'Alexandre Varlet. Oui j'aime bien. L'aigreur est humaine. Oh à présent tu recycles une formule extraite de French Cancans. Le film? Non le roman de Christian Rol paru il y a plus de deux ans maintenant. Chez Scali à l'époque cornaquée par Stéphane Million. Recommandable? Hautement. Belle langue. Un ton hargneux genre charge de hussard héroïque sur le toit suiffeux du monde. Pas fait exprès sur ce coup là je te jure. Pas grave. Bon ton post risque de faire un tantinet après la bataille. Une semaine déjà le flagrant délit de BK en compagnie, ça ne s'invente pas, des frères Boisson. Me suis laissé déborder comme souvent ça m'arrive. Reprenons. Il Bidone, ça ne vous dit toujours rien? Ah si voilà. Un film de Fellini période réaliste. Bien. Perso je préfère I Vitteloni qui me parle d'avantage. Rapport à l'époque où tu brulais ton enfance de grand bourgeois oisif? En quelque sorte. Bref. Moi l'histoire de ces trois escrocs, un peu minables, passant leur temps à échafauder des arnaques pour extorquer leurs derniers sous à des villageois voilà qui me parle, comme tu dis, d'avantage. Oui Mais Toulon-Toulouse dans tout ça? Tu m'expliques là parce que...Le genre de match qui vous parfume dans les yeux. Re Alexandre Varlet alors? Oui. Le genre de match sur le papier bien parti pour habiller nos haleines soufrées de Coco Channel. Il bidone alors? J'y viens. Te souviens-tu de ce que les supporters des deux clubs rouge et noir entonnaient à l'unisson. Pour taquiner Ferrasse et la main mise, gant de fer et tout, agenaise sur le rubis. " Tou-louse-Tou-lon, le reste c'est du bidon". Tu m'étonnes, le bon temps. Je suppose que tu vas nous repasser en boucle pour la énième fois dans ces parages: l'essai du beau Charvet après passe au millimétre de Codorniou, ce centre à la Saint-Ex, elle-même venant après triage métronométrique de Cigagna, un huit et sa syntaxe, çui là que tu oublies presque à chaque fois? Non. Alors quoi? Juste que je ne voudrais pas que, le mach arrivant presque un peu trop tôt dans la saison,je ne voudrais pas que les pigeons de villageois escroqués à bon compte par l'hermétisme de clubs encore mal armés, ne soient justement les foules du vélodrome. T'exagère comme toujours. Un Toulouse versus Toulon ou vice inversé, une sacrée affiche du top 14 mince, même si au lieu des courses à angles sauvages rien qu'ongles obtus aiguillés sous rush, et voilà tout ce qui compte. Le reste, crois moi, du bidon.

mardi 15 septembre 2009

Le grand nulle part

Ma mère hier au téléphone. " Salut môman. Encore cette histoire de fuite à l'appart? " Ma mère furieuse comme quand...mettons...quand j'ai emprunté le tracteur de bon papa pour aller...en boite de nuit...au Trémédis même que le night club il s'appelait... J'étais jeune tout ça...Très con ( comme une permanence de ce côté là je le crains)très con tout ça, bref ma mère aussi furieuse qu'on a dit " Non à propos de ta fuite dans les idées" " Comment ça?" " T'as bazardé rugbymane? Et t'es fier de toi? Quand donc ça va finir? " " M'enfin tu y allais jamais d'abord. T'as même pas d'ordi en plus" " Et ton père t'y penses? Foutu égoïste auto complaisant. Et ton frère? " " Et ta sœur M'man? Désolé c'était tentant." " Je te donne trente secondes, clocher du village en main, pour me le réactiver. Et pas de manière. C'est pas chic ce que tu as fait tu sais. Ton père est dans tous ses états depuis une semaine. Arrête un peu tes pitreries, grandis un peu. C'est compris? Ou bien..." " Ou bien?" " Ou bien je raconte tes exploits de meilleur arrière de l'Aude. Avec ton fameux dégagement avé effet rétro immédiat " " C'est bon, c'est bon, t'as Encore gagné M'man. Mais laisse moi te dire. C'est moche ton chantage. Mettre Papa, le seul rugbymane qui ait jamais compté à mes yeux. Que j'ai jamais vu joué en plus. Le mettre sur le tapis. Moche ce chantage affectif. En plus rugbymane il s'en fout. Et puis je suis écrivain et" " Arrête ton baratin. Écrivain. Dernière nouvelle. Y'a deux ans t'étais scénariste. Avant ça...ah oui rock critique...Tu parles d'un boulot à vous rendre pauvre comme job. Allons BeuBeu à d'autres. Rugbymane, au moins, jusqu'ici tu t'y es tenu deux ans, plutôt un bon début. " " Arrêteu. Chut avec ça...Beu beu. Voyons. M'man arrêteu" " Et puis demander si ton père il y allait. C'est comme de demander au Pape s'y connait Jésus " " Tiens mais tu lis Ellroy toi, nouveau ça?..." " De quoi? " " Cette réplique là M'man, ben c'est tiré du Dahlia noir un roman de James...Laisse tomber " " N'essaye pas encore de noyer le poisson,tu sais que ça a jamais marché avec moi. Alors s'il te plait t'as plus que 5 secondes clocher..." "ouais clocher du village en main...Je sais. !Allez salut Bisous tout ça. Hé M'man? Dis au fait tu l'as retrouvé...Le vieux maillot de l'Asptt. Pour Baptiste " " Le maillot de Fred quand il était Poussin. " Oui je l'ai retrouvé... Où vous l'avez laissé y'a vingt ans...Aux poules...".
Et donc M'man hier au téléphone. Bon nos mères, y'a pas, toujours elles ont raison. Surtout quand elles ont tort ou bien...Alors salut. Salut...Là je me fais l'effet d'une sorte de Charles Trenet. En moins vieux et surtout beaucoup moins sur du truc...Bon quand faut y aller...Alors...ahem...Comment ça va bien vous? Bon on revient alors...Voilà, voilà. Bien, bien. Z'avez vu les matchs? Albi. Le derby basque...les Boks...Sinon. ah oui des nouvelles de Byron? Nous en fait un beau de Lord of the ring çui là... L'a enfin débourré ce bourrin de concours? Et juste vous avouer, quand même, maintenant que M'man est partie, sans ce truc où gratter deux trois bétises à la sauvette, enfin vous savez bien, et puisque, tiens, Ellroy, vous avouer que j'errais un peu dans le grande nulle part. Et croyez moi Vaucresson, même si c'est plutôt joli, n'est pas L.A.

dimanche 6 septembre 2009

Le dernier rire du moteur d'avion

A force ça devait arriver. Depuis le temps. Et donc ça arrive. Une forme de lassitude. Une de plus. Du plus loin de l'oubli quelques voix, toujours les mêmes, nous racontent à peu près la même chose. Les matchs et partant le rugby qui nous ont tant fait vibrer, tous derrière, et ce rugby pro, dopé aux statistiques, décortiqué sous toutes ses nouvelles coutures, et une fois corseté là-dedans, même pas une goutte de bonne sueur dévote, et pour une goutte de sang qui viendrait à perler, il faut sortir, quitter l'arène, le sang fait tache à la télé, transpirer c'est devenu sale, un truc moche d'ouvrier, de catcheur de Billancourt ça la sueur, Perec et son W avait donc bien raison, le sport tel qui se conçoit depuis quelque temps, au fond ça ne veut plus dire grand chose, et le rugby à force de se lisser pour plaire échappe de moins en moins à la règle, il n'y a qu'à observer ces nouveaux présidents bardés d'ambitions pour leur petit rayonnement solaire personnel, rien de plus que des banquiers en jeans, et parce que de plus en plus ils se piquent de ressembler à tous ces patrons de majors du disque: surtout ne rien entendre à la musique, surtout ça, du moment que retour sur investissement, parce que les matchs relatent une triste morale: des combats de gladiateurs où s'empilent des kilos de muscles acquis on n'ose pas imaginer comment, sauf que bien sur on se doute, et ce spectacle atrocement normatif du strict point de vue des corps ( moi qui croyais que tant que le rugby resterait ce qu'il n'aurait jamais du cessé d'être, au moins un gros ne serait pas seulement stigmatisé pour son embonpoint mais plutôt qu'on le célèbrerait en tant que Pilier valeureux, idem pour les petits, et là voyez les types qui jouent au centre et en troisième ligne, et là vas-y toi inscrire ton gamin...des tests physiques dés 7 ans rendus désormais quasi obligatoires dans certains clubs pour voir si des fois la perle rare...et l'écœurement qui résulte à la fin d'avoir constaté les ravages de cette championnite ridicule) triste spectacle qui donc durera tant que les belles âmes continueront à ne s'acharner que sur les pauvres cyclistes: les seuls à tricher....bien sur...et après tout si vous le voulez comme ça...Ainsi donc vous l'aurez. Mais si au moins tous ces jeunes gens avaient des choses à raconter en dehors du sempiternel " on est un groupe qui vit bien ensemble" " on ne lâchera rien", mon Dieu que c'est affligeant. Mais non, rien, que fiff, la peau de mes noix, voyez un peu les entraîneurs, ah ça pour s'emporter ça s'emporte,et à propos de quoi au fait? Il en ressort quoi d'ailleurs de tout ça: juste qu'ils se sont, ou alors les circonstances on ne sait plus, d'eux-mêmes ravalés au rang de...on n'ose plus dire...Même plus la peine de s'attarder là-dessus, non le rugby ressemblait encore, il n'y a pas si longtemps, à une sorte de vieux coucou qui était à planer sur nos rêves avec tout plein de crachotements burlesques, ça qui ressemblait à des bravades humanistes à la Saint- Ex, à des envols plein d'orgueil, et c'était mieux, oui tellement mieux que ces longs courriers sans âme, rien de romantique là-dedans, de silencieux transporteurs de formes douteuses. Sans fond...Au ciel, tu sais, ça laisse de belles traînes de fumée blanche et voilà...Il est passé, il repassera ( comme les rappels obligés lors des concerts pop), on le sait alors... Juste à lever les yeux et pfuitt re-fumée, inodore, merde, si au moins ça sentait un peu le kérosène...Bref longtemps qu'on ne l'a plus entendu le dernier rire du moteur d'avion...Tiens un grand roman ça. De Ruchir Joshi ( chez Fayard tu le trouveras si tu cherches un peu), et voilà quand on reviendra ici, juste ce sera pour évoquer, ça et là, un roman, un album, un film à partager entre amis, la rugbymanie désormais ce sera ça. Juste ça...Et encore en lisant la presse, la vraie, romans, albums et films sujets à papiers qui toujours inciteront à...et en tout cas tellement mieux que tout ce capharnaüm égo centré qu'est devenu ce pauvre blog, oui si tu cherches un peu, là où il faut, tu trouveras tes bonheurs. Bref à un de ces jours...Peut-être. Manière de dire à la sauvette, parce que tout ce petit cirque n'a au fond aucune espèce d'importance, que Rugbymane entend marquer une longue pause....S'arrêter un temps. Ce dont nous sommes au moins sur: ici on ne parlera plus de Rugby....

mardi 1 septembre 2009

Juste un petit coup...de pouce


Et voilà juste vous dire, parce que ça ne fait aucun doute ou alors..., que vous avez l'esprit du vin, celui cher à Pérec, oui juste signaler à la sauvette, grâce à l'Autre, encore lui, que ferait-on sans sa délicate entremise, même si parfois nous harcelle un peu l'Autre, bref grâce à son énième passage nocturne rapporté comme suit" Dis Beubeu...heu désolé...Ben, t'as vue que ton ami écrivain-journaliste-bloggeur ouf gare au cumul des mandales, Léon Mazzella, oui, oui, t'as vu que les Editions du Chêne publiait ces jours-ci son Carnet de dégustation, oh juste comme il le dit lui-même sur le blog ami Kally Vasco " un petit livre à remplir soi-même... qui paraît ces jours-ci. Il s'appelle : Vins, mon carnet de dégustation...Soit "d'un carnet de format moleskine, chic, couleur vin rouge (plus envie d'écrire couleur-bordeaux, car le vin est désormais presque partout, puissamment, ailleurs que "là") et gris pâle avec un élastique pour le maintenir fermé, qui permet de noter ses propres notes de dégustation à toute occasion : au resto, chez des potes, à la maison... avec un tableau des millésimes par grande zone d'appellation jusqu'en 2006, un questionnaire bien pratique à remplir quand on découvre un vin (identité du vin, commentaires de dégustations, notes à l'œil, au nez et en bouche), et (le plus par rapport à sa première édition il y a deux ans), un glossaire de la vigne, du vin et de la dégustation, que j'ai réduit à une cinquantaine de mots indispensables... Mignon, ça tient dans la poche, c'est pas cher (9,90€ quand même), et c'est une idée de cadeau qui change, je crois, peut-être, de la bouteille achetée, garé en double file, chez le caviste encore ouvert..."Alors voilà ce qu'il fallait vous dire. Merci Kally...et grand merci l'Autre.

dimanche 30 août 2009

Definitely maybe

Stand by me. Nobody knows the way it's gonna be. A force de se taper fraternellement sur la gueule, à coups de les Paul ça peut gravement nuire à votre santé...mentale et déjà que, voilà qu'à force les deux petites gouapes de la Family Gallagher,un peu à la Pop avec un grand P pénétrant ce que les frangins Carbonneau ont pu être à la rugbymanie, soit deux géniaux abrutis, et puis me soufflèrent de concert Tu et l'Autre si Gallagher c'est pas un nom rugbymane, voilà se sont séparés et même pas sûrs que ces deux faciès de douille se retrouvent à taper dans les mains lors du derby mancunien, ça c'est du foot, du beau, du rude, Footbal Factory. Décidément la vie c'est pas simple pour nous autres dans les déserts ces temps-ci, déjà qu'avec Lawrence...Et maintenant Oasis oh...Cast no shadow.

Je vivais seul dans les bois...

...et sache qu'à cette époque de ma vie, grand moment de solitude mais, quand même, rien que d'avoir trouvé l'accord parfait avec la nature, ma place dans la grande forêt noire, originelle, peu de dire que j'étais heureux." L'Autre. Hier soir. Quelque soit le critère envisagé on l'aurait dit absent. Oui voilà. On eût dit que le bon sens populiste s'était enfin décidé à se soustraire de son idolâtrie laquelle aurait quand même une autre gueule sans ça. Plus romantique voyez. Ainsi donc revenu me voir comme l'abominable Albi-Toulon par extraordinaire ne parvenait pas à m'endormir. La vie parfois. Laissez moi vous en causer. A peine deux jours de ça nous autres tout ce qu'on désirait: juste se revoir Lawrence d'Arabie et voilà qu'hélas, ni une ni deux, dès le second hot hot et même pas pu attendre la fin du plan où que donc hot hot chameau galope et El Aurence drapé dans sa gandoura bédouine toute immaculée de flotter dans le fech fech comme un drapeau panarabement universel, étions déjà dans les bras piqués de morphine de Morphée, désolé, parfois encore des reliquats de cette ancienne manie de tout calembourer jusqu'à la gueule, mais soyez en sûrs, on se soigne et bientôt plus trace de piqures de morphine sur les bras de Morphée, il était temps de s'attaquer au cœur du problème, d'en extraire le noyau noir. Bref. La vie parfois. Deux jours de ça: la revoyure de Peter O'toole, dont quelque chose nous dit qu'il devait en pincer fort, peut-être pas lui, personnellement, mais l'icône gay qu'il sous-entend ( Bowie lui empruntera un peu de cette grâce androgyne), en pincer sacrément pour l'Omar Shariff, jamais aussi fiévreux, yeux de braise, gestes abrasifs, depuis sa période égyptienne, perso le Docteur Jivago nous gonfle, et voilà, à peine deux jours de ça tout ce qu'on pouvait se souhaiter de pire: s'endormir au beau milieu de. Et hier qu'on se présumait déjà, devant certain USAP-Toulouse comme l'Autre, tiens on ne l'entend plus trop au sujet, hum par exemple, de la stratégie des siens en première mi-temps. Hein des relances de leurs 22 mètres les rares fois où main mise sur le ballon, alors que vent favorable. Serait-ce donc ça l'intelligence situationnelle dis L'Autre?, donc devant certain Usap-Toulouse que L'Autre, n'en doutons pas, a du apprécier, d'une massacrante humeur insomniaque qu'on se présumait déjà, conséquemment ce qu'on avait à se souhaiter de pire: rester en éveil devant certain Albi ( l'équipe la plus préhistorique depuis que le rugby en se professionnalisant est sorti de l'ère " glaciaires")Toulon ( le club le plus mythiquement correct avec Le Rézing, surtout depuis qu'on s'est aperçu que pour vendre un peu d'habit neuf au fond rien ne valait les mythes.) " Ouais un match très engagé mais assez peu engageant. D'accord avec toi Beubeu. " " Oh là stop! Que ma tante Hortense et Ma mère on a dit. Ok." " Désolé. Avoue que c'était tentant." " Le pire c'est le spectacle ridicule donné par les coachs. " " Toujours été comme ça. Me revient tout un son et lumières avec Raoul Barrière entraînant l'équipe du comité du Languedoc. Je te prie de croire qu'à côté pâles figures Hueber, Saint-André et Béchu. Juste que." " Que quoi?" " N'ont qu'à arrêter un peu de coller des micros partout. Et puis aussi tiens, ces anciens joueurs qui commentent mal depuis le terrain ce que tout le monde a très bien vu depuis chez soi. Un côté reclassement des légionnaires qui me gonfle. Tu vois l'Autre." "Je vois ça. Qu'est-ce qui te gène tant là-dedans?" " Ben à part Guillard et encore c'est pas non plus que son numéro se soit tellement renouvelé...Ils n'ont rien à dire leurs hommes de terrain. Avec leurs tas de questions fermées. Le journalisme ça reste un métier. En tout cas ça devrait. Entendu Pelous vendredi soir: une catastrophe. Pourquoi n'ouvre-t-il pas son cabinet de kiné? Épatant ça le nombre d'anciens rugbymen kinés de formation qu'on vous colle illico en cabine de commentateurs. Les autres, le tout venant des anciens joueurs, juste bons à trotter le long des mains courantes. Juste des silhouettes pour plans de coupe avec zooms subliminaux obligés sur le sigle de la célèbre marque de l'obèse biarrot . Un kiné, z'ont du décider que c'était télégénique et pis c'est tout. Si encore les commentaires y gagnaient en souplesse" L'Autre, hier soir comme on a dit, eût alors ce mot de conclusion: "je vivais seul dans les bois. Tu sais un peu marre du monde. Et tout ça. Encore ma cabane là-bas. Si ça te dis. Quelques jours..."

samedi 29 août 2009

Vachologie

D'un peu plus et ça y était. On embrassait une carrière inédite. Dis Beubeu ( tiens ma tante Hortense cet oiseau de paradis qui croyait malin de se déguiser en marâtre alors que pas du tout, nous savons bien nous autres que tout ça c'était subterfuge de vielle tata pour amuser la parentèle, bref à croire que là-haut tout récemment se sont comme qui dirait équipés de l'ADSl) Dis Beubeu (Hortense et ma mère en ce temps là les seules autorisées à me sobriqueter ainsi donc et que personne ne s'avise de. Compris?)Dis Beubeu, pour ma part j'aurai parfaitement compris que tu deviennes vachologue, un métier un vrai çui là, au lieu de faire dans la demi mesure, de te satisfaire de cette précarité rugbymane. Malheureux quand même la façon pusillanime dont tu t'es détourné de cette voie toute tracée. Une voie royale. La vachologie une terre en friche. Du neuf. Du demain. Il fallait te voir, je me souviens je me rappelle, t'ébrouer au cul des Montbéliardes et des Salers de ton grand-père. Des gasconnes Tata. Des gasconnes c'était. Bien ce que je disais. T'étais doué et pfuit à cause de je ne sais trop quoi, une équipe de Bitterre ou du Narbonnais j'ai oublié et puis ce genre de remembrance d'avant le grand remebrement, trop douloureux au dessus de mes forces, Dieu du ciel et de la terre c'est comme mourir une seconde fois, pfuit à cause de cette nouvelle marotte, le rugby, comment peut-on, c'est à ne pas croire, tu as préféré faire un pied de nez au destin. Tata voyons, travestir à ce point la vérité. Indigne d'une vielle tante. Indigne. D'abord c'était tentant de tout plaquer. Tu sais pas facile la vie de jeune ado en centre de formation de Vachologie. De chaque matin dès l'aube chausser ses sabots d'élève vachologue en songeant à tous tes potes du collège batifolant, les veinards, après les filles et ceux-là Nastase et Tropicana de sept lieues à trois bandes aux pieds. Et puis quand toi, sitôt l'angélus, tu en es à souffler sur le vermicelle, à eux des piles de boites de thon ( à la sauce catalane) qui s'amoncellent en plus de tout un tas de paquets de chips ( vico les meilleurs)pour s'empiffrer tout le soir durant sur quelque plage de Port Leucate. Et tous ces disques: Duran Duran, Spandau Ballet, Nick Kershaw avec quoi ils me narguaient du haut de leur 103 sp toutes kittées. Au bout de six mois à mener telle existence monacale en centre de formation de vachologie, j'ai pas eu la force de sacrifier ma jeunesse. Voilà toute l'histoire. Oui mais quand même, si j'étais au moins certaine de ton bonheur. Ta vie de rugbymane tu en es content? Ça dépend des jours en fait. Mais tu sais Tata comme dirait L'Autre. Celui là je le retiens, toujours eu une mauvaise influence sur toi. Je le revois encore avec sa cassette vidéo sous le bras. Avec ces: Faut absolument que tu vois ça Ben. Toulouse-Toulon. C'est trop Bath vieux. Toulouse-Toulon le reste c'est du bidon. Beubeu? Oui Tata? Au moins réponds moi. T'es heureux? Ça dépend. Mais quand même à quelques heures d'un Perpignan-Toulouse: oui vachement.

vendredi 28 août 2009

Hot hot

Ah ça pour être heureux ce matin...L'Autre, l'idolâtre stadiste et toulousain, savez, hier soir est repassé. En coupe vent. Oh vite fait. Même que ça a fait wizzz dans la nuit. Même que tout drôle ça nous a fait. Nasement on s'était un peu assoupi devant un de nos films préférés. Et donc le film c'est Lawrence d'Arabie. Et tiens ce soir, si toutefois plus en forme cinéphile qu'hier, volontiers on se laissera tenter par La fille de Ryan, autre film, à tort mésestimé, de David Lean. La raison pour laquelle on s'était nasement assoupi? A part une grosse et soudaine fatigue, on n'en voit pas d'autres. D'explications. Auparavant la journée s'était concentrée en un tas de relectures, et une, et deux, et trois, de certaines épreuves d'un récit à paraître...sous peu. Et voilà critérium à l'affût de, ici une coquille " soi et le s alors?, là une grosse faute...de petite frappe " se harnacher", adoncques la dite journée s'épuisait de soi ( heu le s...mais non grr)de sorte que bientôt on se préparait sous les étoiles à la méhari peter o'toolienne, et pas qu'un peu fiévreux nous autres à l'idée de suivre la traîne romantique de son étole toute pareille. Sommes de ceux considérant ce film nietzschéen à sa juste démesure...nietzschéenne. Et alors le grand jeu. Toute une vaste provision de sandwichs, une demi litre de vin de La Palme ( soit une cité vinicole avé accent de rocaille et assez localement célèbre eu égard à sa production de méchant vin des Corbières) une pile de dosettes nespresso et what else? Aussi quelques cigarettes...anglaises, parce que ça s'impose de soi ( sans s...suffit maintenant!) pas eu le temps de m'importer quelques égyptiennes à bouts dorées. Et alors au moment m, mon enchaînement préféré où qu'on trépigne en transe tellement c'est..., au moment où le lieutenant Lawrence souffle avec cette grâce un peu androgyne son allumette et même que juste après: lever de soleil en majesté sur la dune désertique...waou...à la suite de ça pas mal d'aspirants cinéastes ont repris l'allumette, à ce moment m là on en est à doubler la VF en langue d'Oc. Souvent juste avant que la musique de Maurice Jarre ne soliloque sur le désert grandiloquent du Néfoud on songe à cette phrase de T E Lawrence. "Tous les hommes rêvent mais pas de la même façon. Ceux qui rêvent de nuit, dans les replis poussiéreux de leur esprit, s'éveillent le jour et découvrent que leur rêve n'était que vanité. Mais ceux qui rêvent de jour sont dangereux, car ils sont susceptibles, les yeux ouverts, de mettre en œuvre leur rêve afin de pouvoir le réaliser. C'est ce que je fis. ” Seulement alors le film peut commencer. Et donc hier on en était rendu à l'une de ces scènes où pour lancer son chameau au galop Peter O'toole ( moitié Lawrence moitié David Bowie période Furyo)de s'écrier: " Hot hot" quand l'assoupissement..." Chaud, chaud samedi à Aimé Giral, hein, t'en penses quoi? Vingt ans que le Stade n'y a pas gagné" voilà pour résumer le passage, en coupe vent, possible que déjà ça soufflait tempête force 15 sur son crâne idolâtre, voilà donc comment l'Autre est repassé nuitamment nous visiter. Hot hot vieux chameau. Mais pas sûr pour autant que tes bédouins à toi s'élanceront vers Perpignan avec la conviction aventurière de ceux conduits par Lawrence à Aqaba.

mercredi 26 août 2009

Et donc les chips tu quoque...

...t'aimes bien quand c'est que bien salés ça vous éclate salement sous la molaire laquelle tantôt, soit incessamment sous peu, là c'est assez l'heure, coulera à pic engloutie sous une océan de bière? Tu en as de bonnes encore ce soir. M'étonne pas de Tu. Pour tout dire Tu a longtemps évolué au Puc. Et quand je dis évolué, presque pas bougé d'un poil Tu. Bref. Par toutes les équipes pucistes de d'jeunss Tu es passé. A Tu et à toi. Et puis il y a même eu cette fois où le président Crotoff aurait bien voulu le surclasser. Tu avait la classe comme on dit. Vous dites aussi ces choses là vous autres? est présentement à me souffler un bloggeur égaré dans nos parages. Oui tu sais bloggeur égaré dans ces parages que tu peux aussi bien poster un com...Et pfuit déjà parti. Mince pour un coup que j'en tenais un de nouveau. Mais Tu non. C'est à dire qu'il renâclait la bourrique rien qu'à l'idée de ce surclassement. Et de rétorquer du trac au trac au président Crotoff " hé bé mes potes alors? Si vous les surclassez pas, moi c'est niet." Normalement pour prix de son insolence le président Crotoff aurait pu, aurait du. Mais non. Pas ça de réprimande. Quand Tu nous as pour la première fois narré cette anecdote, illico on s'est dit, qu'entre Crottof et lui tout ça aurait du, aurait pu, virer vinaigre. Genre Pic et Poc. N'empêche qu'on sait maintenant à quoi s'en tenir au sujet de Tu. Tu était donc ce demi de mêlée, toujours chaussettes baissées, les pires ceux-là, qui nous fit tant de misère à nous autres pauvres pantins de l'ASPTT Paris ( fameux club quand même. Oui fameux.) Et déjà rassurés sur un point. Notre commune aversion pour les d'jeunss, trop blondement corrects, du Rézingueu Club de France. Des aristos qui se chauffaient pas mal. Surtout l'hiver qu'on s'y pointait le doute au nez se recevoir l'annuelle dégelée. Mais pourquoi diantre une telle aversion? Tiens revoilà le bloggeur égaré en ces parages. Comptons bien ce coup-ci d'un coup sec grappin lui mettre dessus. Ma fois parce qu'on en avait un peu marre, à force, de jouer les pigeons dans leur antre de Colombes. Bref Tu et nous autres, les Rézingueumen on les piffait pas. Même qu'on se préférait et de loin les loqueteux du Stade Français, même si leur manque de moyens nous forçait à un retour en bus vers nos douches. Les temps ont changé. Mais quand même entretemps un truc a fait que notre opinion s'est quelque peu nuancée. Hé t'en souvient-il Tu? Voilà. La première du Rézingueu a été tout soudain prise en otage par une joyeuse bande de drilles, hétéroclite la bande, un centre avec l'accent titi de gavroche, un arrière: le Juan Hernandez de l'époque, à relances foutraques et cyclothymiques, un ouvreur de cent kilos et son air de fils de bonne famille, et puis cet ailier venu des Ullys qui écrit bien, a même pigé pour Drop et Libé, puis Canal, puis scénar and so on and so on...Et qu'ils étaient drôles. Et qu'ils étaient classe. Surtout. Tiens même qu'un jour de demie-finale contre Toulouse, L'Autre me le rappelait il y a peu, le drop de la victoire Toulousaine est accordée alors qu'il passe nettement sous la barre. Quelques uns de la bande, qui justement s'y trouvaient sous la dite barre, assistèrent à tout ça sans broncher. Rien à rajouter. Donc pour te répondre à propos des chips et tout bien cher Tu. Oui le jour de Rézingue-Stade-Français, les chips et le liquide de refroidissement compte Tu que ça va y aller. Vu qu'en plus le Stade Français, plus trop notre marque préférée, surtout depuis que certain seconde latte, sorti de Toulon et mercenairant à l'époque chez eux, au temps du Groupe B, a étendu pour le compte l'ailier de l'ASPTT Dembélé, me semble-t-il, lors d'un arrêt de jeu, pendant que se tentait une pénalité, ou une tentative de transformation.

mardi 25 août 2009

Est-ce donc vrai ça que tu aimes les village people?

Je ne sais pas. Encore faut-il que je sache ce qu'à vrai dire tu entends par village people Tu. Petite incise dans ce récit qui n'en est surtout pas un. Donc Tu est ce nouvel ami mais, précisons pour celles et ceux qui suivent depuis le début, il y a...oh mettons... un an, déjà, ça passe hein, ben oui, bref, précisons que, cette fois, Tu n'est plus l'Autre, ce foutu double nocturne, notoirement coupable d'idolâtrie stadiste et toulousaine, pour celles et ceux qui ne suivent toujours pas, depuis le début, c'est à dire, oh...depuis, on l'a déjà dit, ça va, le Stade Toulousain demeurerait aux yeux outranciers de l'Autre, enfin aux dernières nouvelles, nous de ses nouvelles, aucune, donc le stade toulousain à ses yeux luisants de redondance de demeurer la seule, l'unique, équipe au monde à pratiquer le rugby, le seul, l'unique, celui qui...vous voyez, mais donc l'Autre ne vient plus nuitamment nous harceler, aux dernières nouvelles, si vous en avez vous, n'hésitez pas, quand même l'Autre à force, comment dire, une forme d'attachement, une espèce de syndrome de Stockholm du truc, parce qu'on finit, toujours plus ou moins, par aimer masochistement son tourmenteur, donc aux dernières nouvelles l'Autre aurait toile tissée ailleurs, rien plus qu'un squatteur, triste destinée quand même, adoncques ailleurs reclus dans quelque interface, répondant à ceux de passage qui en proie à un désœuvrement soudain, ces choses arrivent tous les jours, le harcelleraient, d'après les rumeurs qui me reviennent à l'oreille, certains soir, dans un murmure de silence, d'un tas de questions du genre "Dites l'Autre que faites vous dans la vie à part...ça?", "Comment moi? Je me subis", soit un aphorisme piqué à la sauvette à Cioran ( d'après l'Autre, toujours à vous pinailler sous le nez, croyez moi fallait le supporter, pas rose toutes les nuits, à propos de la juste prononciation de tel ou tel grand écrivain pas de chez nous, d'après l'Autre il faudrait dire, on vous l'écrit phonétiquement, là comme ça, grosso merdo, bref on devrait dire: Tchiorran, mais la phonétique et moi), voilà Tu cette fois n'est donc plus l'Autre d'après lequel, et aucune torture béglaise ne le fera abjurer, si j'ai déjà essayé? devine, d'après lequel le stade toulousain resterait donc la seule équipe au monde, hors les blacks, mais les vrais, ceux d'avant Graham Henry, pour celles et ceux qui...bref n'allons pas coucher là, sont plutôt grisonnant aux tempes et de plus en plus à chaque tampon ceux de Graham Henry, et ces derniers de faux blacks, oui parce que d'après l'Autre, les blacks sont à la jungle rugbymane ce que les cèpes sont à nos forêts, du Montana et patata, d'Ariège et patati, ainsi donc y'en aurait comme qui dirait des vrais pour de vrai et pis des faux semblants, et comment que tu te les reconnais toi vas-y dis un peu toi l'Autre hé va donc espèce de gynécologue des champignons, une nuit j'en vins à lui demander, parce que de vous à moi, avec lui c'était pas à chaque fois l'aurore boréale, les nuits, bah facile qui me répondit, le vrai black-vrai cèpe, t'occupes pas de la marque du vélo pédale, oui le vrai black-vrai cèpe quand c'est-y que tu te le mets à mijoter, facile, il reste ferme, cependant que le faux semblant de black-cèpe y te rend un jus, mais alors un jus. Fin de l'incise dans ce récit qui n'en est toujours pas un. Reprenons. Est-ce donc vrai ça que tu aimes les village people? J'en sais foutre rien. Tu en as de raides Tu. Encore faut-il savoir de quel village people il s'agit. Le groupe à l'infernale disco fofolle? Saint Martin en Ré? Marnes la coquette? Hé Tu, tu ne trouves rien à répondre? Je sais pas vous mais moi Tu, à tout prendre, je préférais l'Autre.

vendredi 21 août 2009

Zeu à plat?

Et bien dites moi pour une semaine de...en voilà une comme jamais, en tout cas depuis longtemps. Comment vous dire? Rien. Pas grave. Comme des romans. Français. Allez. Et puis avec la remise au goût du jour du top 14,bof bof, je sais pas moi, envie de leur envoyer Villepreux à tous nos coachs histoire que ça zoue et que ça zoue, au lieu de tous ces Chabal au garrot, au lieu de tous ces vieux cheveux tombant poissés d'angoisse en pleine canicule, est-on si sur qu'y faisait moins chaud avant, sur ce soap de plus en plus inopérant qu'est devenue cette rentrée rugbystico-littéraire ( c'est la même on vous dit. Depuis le temps que. Oui bien sur Marie NDiaye. Et ce soir alors quoi? Zeu dur à Anoeta ou zeu à plat? Et si justement ça voulait bien commencer. Là tout de suite. Avec ce Bayonne Paris. On va voir ça. Et de grâce zouer zouer. Allez salut la bise et amis quinzistes un peu moins de tenus si ou plait.

mercredi 19 août 2009

Le triangle des bermudas

C'était il y a moins d'une semaine. L'imminence de devoir quitter sous peu, après souper, ce coin de Pyrénées, notre Montana d'Ariège ( les jurassiens ont eux aussi leur petit coin de Montana rien qu'à eux personnellement), nous tire du lit dès l'aube. D'une: parce que lors de notre petite promenade où qu'espadrille achève d'humidement s'avachir dans l'herbe et ses mille-lacs-miniatures-où-donc-dame-nature-n'est-qu'autant-de-reflets-tout-irisés-par-la-rosée-de-province, lors de cette petite ballade après nuit quasi blanche dans l'aube encore noire, s'aperçoivent à quelques mètres de la ferme, là-bas derrière près des champs de pomme de terre, quelques sangliers, et que c'est toujours un spectacle assez fascinant de les voir décamper à la vue d'un touriste en short. Deux: parce qu'ensuite filer au jus se boire deux trois robusta bien serrés en compagnie de cet ami d'enfance dont le métier consiste désormais à apporter la lumière dans les foyers. Électricien. En voilà un de métier manuel qui littéralement me fascine. Pourquoi? Ça. Souvent aussi un peintre. Toujours très élégants les peintres. Tirés à quatre épingles. Plutôt propres sur eux. Bien mis. Et si, ça et là, quelques taches de peintures. Toujours très étudiée leur répartition sur les fringues. En sorte de ces making off, vous savez, comme établis à l'avance et strictement par le cahier des charges de la production, bref, le making off idéal d'une journée de boulot. Un chromo à susciter des vocations. Qui donc vous donnerait envie de peindre. Des murs. Des façades. Des portes. Un tas de trucs. Trois: parce que ces courts, sans sucre, toujours sans sucre, moments de bonheur dans l'aube naissante, et hop tu en prends un autre, allez vite fait, et voilà déjà le jour sur la montagne, parce que ces moments savent ne pas s'éterniser, d'autant qu'eux, c'est pas le tout, ils bossent. Et tiens qu'il fait chaud même au petit matin, et la seule chose qui nous relie, hors cette amitié depuis le petite enfance où bien sur le rugby, " Carca ( pour Carcassonne) y se sont renforcés ou bien?", " Alain..." " De quoi le capitaine de Quillan?" " oui oui, il a signé en Fédérale 1, à Castanet", " l'USPS l'entrainement ça reprend déjà Samedi?", hors cette amitié, entre autre rugbymane, c'est le port du short qui nous raccorde. Et là dans l'après coup nostalgisant, on se dit quand même que d'avoir du, même pour la bonne cause, quitter ce petit triangle des bermudas pour s'en retourner swimming with sharks...

dimanche 16 août 2009

Grand Merci au Journal du Rugby.

Et tiens voilà qui de retour de vacances fait bien plaisir. Et donc un grand merci à Paul Lepert et son site dédié à la geste ovale http://www.journaldurugby.fr/. Voici donc un papier suivi d'un entretien A lire ici

dimanche 2 août 2009

Soif de l'aube

Hier soir on t’avait une soif, et donc toujours retiré dans ce Montana reloaded in the mood for l’Aude, et puisque fête et bal à Rodome, soit un village aux maisons trapues au pied desquelles normalement le groupe Lithium, derrière l’un des micros shure du groupe Lithium on a pu près d’une décennie de ça apercevoir Cali, le sapeur usapiste que vous savez, et c’était il y a fort longtemps que tel souvenir s’est ancré façon vieux gazier de la marine, mince ce qu’on était plus jeune avant, bref, hier soir on t’avait donc une soif, de bal avé Lithium et d’une part une buvette avé muscat et blanquette de propriétaire, derrière deux ou trois copains et devant les mêmes en plus nombreux, braillards mais jamais plus haut que leur verre, ceux qui ont soif toujours bon fond et conséquemment les autres les servent rien que pour la forme de sympathie bruyante qui se fait jour, ici de début juillet à la fin août, et cette forme-là ça s’entretient, et donc normalement une fois que toutes nos deux familles au frangin et à nous, dûment ceinturé à l’arrière du véhicule familial adéquat, et que 7km de lacets à travers cette forêt profonde où se perdre c’est pour toujours, normalement à la fin de cette odyssée dans l’Espace, et qu’après une bonne cinquantaine de mains amies serrées, toute notre petite troupe aurait dut se placer de trois quart face à la scène riquiquite installée dans l’ancienne cour d’école de Rodome, soit un village du petit plateau, là où la terre est noire, de Sault, sauf que tout soudain un orage, tonnerre éclairs et foudre, décidément dan s ce Montana reloaded in the mood for l’Aude, avec les éléments on ne badine pas, et conséquemment retour fizza vers la ferme familiale où certaine redif tri nationne mettait la dernière main à ce constat : les Blacks vont désormais aussi doucement que les petits gris que dans leur soif de l’aube les kids dès leur petit lever ne manqueraient pas d’aller traquer potagérement.

mardi 28 juillet 2009

ça qui s'accumule

Et donc, ce qu'il faut vous chuchoter comme nuitamment quelques grillons bravent la rosée à venir dans leur trou minusculement reclus, à l'abri du vent, et là il fait froid sur la terrasse à l'abri de l'arbre de Jericho, qu'ainsi donc en Montana d'Ariège, surtout deux jours après la fête d'Espezel, Espezel serait un sorte de Missoula local voyez, et la fête qu'on y donne une fois l'an, une manière moins ensoleillée et moins dansante, de festival de Sundance rugbystique , moins cinéphille aussi...quoique, bref ce qu'il faudrait vous chuchoter, et oyez les hush hush pour le coup nettement plus patoisant, que la rugbymanie reste ici comme nulle autre part ailleurs, ce passé des anciennes équipes, sauvages, qui s'accumulent, et dans la soif de l'aube comme la brume encapuchonne les premiers contreforts pyrénéens, un peu de leur souffle, mat, épique, opaque, ce pays est dur aux hommes, bref, que la rugbymanie ici demeure ce passé sauvage qui, tumulus moussu de la mémoire ramassé à l'ombre des sapins de forêt noire, s'accumule....

dimanche 19 juillet 2009

Montana

Et depuis cet hôtel du bas limousin, bien qu'à la sauvette mais somme toute plutôt plaisamment déguisé en sorte de bivouac pour caravane westernisante pour homme des hautes plaines à nouveau, au sud quoi de nouveau, ainsi donc lancé sur la piste vers son petit Montana personnel, ce matin et peu importe que les blacks aient été ou non renoirci, puisque désormais temps pour eux d'apprendre à perdre, renoirci à deux contre un par les surfistes du grand bagne à ciel ouvert, bref, peu importe, puisque la seule chose à faire c'était bien de se laisser flotter sur un vent cinglant de nostalgie, savez cette forme élégante de gâtisme, bientôt en vue Brive et quelques remembrances gaillardes: le duc Amédée Domenech, Joinel, ou pas: Christian Badin, et après les soleils rouges du côté de Toulouse, et après les ombres noires à l'ombre des vallées d'Ariège...et même plus le temps en bas limousin puisque le rêve, toujours cette même romance enfantine, même plus le temps donc de goûter un peu de Devos élevé sous l'amer, puisque le rêve sous peu à portée de demain

jeudi 16 juillet 2009

Voici pourquoi l'on est rugby

Et donc à tout un tas de questions apporter son petit début de réponses, comme toutes un peu ces questions justement nous interrogent sur les raisons, est-ce qu'enfin tout ça serait liée à l'enfance, mettons quelque romance de formation, pas seulement, on vous dit tout bientôt, raisons pour lesquelles l'on est rugby, pas non plus qu'on se soit contenté d'y naître voire d'y tomber alors que tout petit, pourquoi donc l'on s'y sent bien, de là à entretenir avec ce sport comme avec aucun autre, une correspondance quasi quotidienne; oui donc pourquoi être rugby toute une partie du temps, écrire et vivre la chose comme une geste, la seule susceptible de retracer une odyssée tangible de l'espèce au gré des tangages versatiles de l'âme humaine, des espaces, petits et grands, parce qu'à l'exception du foot anglais, nulle part ailleurs ça se scanderait pareil: à hauteur d'humanité et même si parfois de rudes façons, et parce que conséquemment, et pour peu que certaines, non ce n'est pas qu'un inextricable tricot de chairs masculines, mailloche à l'envers, mailloche à l'endroit, et certains, en aucun cas il ne s'agit d'un grand tabassage abscons et méchant, pour peu qu'ils daignent se rapprocher, un rapprochement par la joie des livres voilà éminemment ce qui est souhaitable, après qu'ils raccrochent ou pas, libres à eux, ainsi donc ils pourraient voir, soit lire entre les lignes de fuites de nos gazelles, que le rugby c'est, aussi et surtout, plus qu'un sport, un genre littéraire, et que ça reste de l'écrit sportif ne doit pas rebuter, ou alors passez votre chemin, puisque chacun son genre, il en est tellement à explorer par ailleurs, oui un genre à part entière, un genre dans le genre où pas que l'épique et le dithyrambe, dont les chantres sous couvert de la seule mâle innocence par quoi souvent on voudrait réduire leur propos, creusent autrement la littérature, Buzzati chez Denis Lalanne, le picaresque des brutes de la lande girondine et la poésie ex abrupto avec Espagnet, et que dire de Blondin, de Kléber Haedens, des pastiches littéraires de Georges Pastre, de certaines scansions très Gracq ancien de Jacques Verdier, du beau souci humaniste d'un Richard Escot; et tout cela qui se retrouve par contagion, et quant à vous dire qui a vraiment commencé, chez certains joueurs, non pas seulement ceux " aux regards d'acier, clairs et droits", mais, oui justement, même chez tous ceux qui faillissent, les moins nobles a priori qui tout à coup ne répugnent pas de s'oublier dans cet état d'animalité où il faut bien que l'homme aille puiser de temps à autre, le rugby: sorte de nature writting traitant de la traque sans cesse recommencée de la bête humaine, pour savoir en quoi ça consiste pour lui, et après tant qu'il s'agit pour une fois d'une guerre pacifique, d'être au monde, et parce qu'avec la plupart de ceux-là après coup, toujours temps de relancer la conversation sur ce qui nous tient le plus à cœur, les livres, souvent et non on ne parle pas que du monde ovale d'hier, ici tel demi de mêlée argentin des nuits entières intarissable sur Borges, là tel seconde latte toulousain dégoisant tout pareil sur les romans de Dubois: ce Richard Ford de chez nous, voici donc pourquoi, aussi et surtout, l'on est rugby.

mardi 14 juillet 2009

Bitter sweet symphony

Alors un jour que c'était dans sa vie, jusqu'alors son enfance il ne l'avait jamais vécu que dans ce Montana Ariègeois, et promis aux repos des souches, de toute façon quoi faire à part dormir, faisait chaud, moitement chaud, c'était un mois caniculaire à vous faire basculer plus d'un ancien de son pliant rien que tout exprès disposé face à la départementale où, quoi donc, quelque étape du tour pardi, et là comme lui se morfondait, repensant avec ce sadisme de la langue agaçant dent malade, telle mélodie pop se mit à résonner, oui vous vous dites, presque à coup sur,ne serait-ce pas en train de devenir un tantinet moins rugby cette affaire là, et un tantinet moins chaque jour, mais du tout, du tout, parce que d'abord si ce gamin en était à se morfondre et bien rien qu'à cause d'une passe mal assurée, un deux contre deux mangé-soustrait par...l'orgueil du sud, appelons ça comme ça, et puisque conséquemment défaite, et tout ce qui ne s'ensuit pas, le gamin était à s'en remettre aux repos des souches, un repos qu'il se souhaitait éternel, parce que vous savez bien, l'envie qui vous vient que quelque bras extérieur et tout omniscient vous soustraie tout soudain à la vue de toutes et tous en pareil cas, appelons ça l'orgueil du sud, et là un crissement familier sur le chemin forestier, qu'il aurait reconnu entre mille, l'Equipe première du plateau suant sang et bières en plein footing de reprise et puis ce truc pop, Bitter sweet symphony, par The Verve grand groupe pop anglais, lui trop jeune pour le savoir, nous trop ancien dans l'écoute pas qu'aesy listeneuse pour l'ignorer, et mon Dieu, effraction surréaliste, Bitter sweet symphony et la voix dandy de Richard Ashcroft diffusée à plein volume en sorte de leit motif par l'auto radio de l'entraineur de l'équipe première du plateau ( le Montana d'Ariège est ce plateau); alors qu'un jour c'était comme ci comme ça dans sa vie, brusquement ce gamin comprit ce qu'il était trop jeune pour savoir et nous bien trop ancien dans le truc pour ignorer: la pop music, la grande, le seule, l'unique, la sophistiquée, la plus rustique aussi, dès lors serait la bande son idéale de son rugby de village.

samedi 11 juillet 2009

En attendant les barbares...

En attendant les barbares, et jugez comme en version originale ça sonne, Waiting for barbarians, mazette et mazzeltoff, un peu aussi pour ça qu'eux, les résidents de la lande universelle de Shakespeare, entre autres eurent droit au rock mature de Blondie quand nous aux Bébé Brune, passons, en attendant les barbares, si pas déjà fait relire donc JM Coetzee, qu'ils se civilisent tant soit peu, et tant soit peu se civiliser ça doit vouloir dire, très cher Shalk, qu'un Burger passe décidément ( dans ces parages en tout cas ça ne passe toujours pas) encore plus mal avec une fourchette, toujours aussi indigestes vos façons si peu Barbecute de faire saigner le steak adverse, passons,en attendant les barbares, et aussi bien si ça pouvait vouloir dire que le roi des Huns s'attèle un matin à sa tâche de Spike Lee du truc avec des manières un peu moins attilesques, et puisse un jour, enfin, le rugby reprendre vraiment ses droits au lieu de servir, encore et toujours, d'alibi communautariste désintégrateur, visée par trop simpliste, surement, oui surement, mais c'est alors qu'il nous faudrait préférer le factor chabal au facteur humain, reste à voir ce que sous peu nous en montrera, en eastwoodvision bien sur, le grand Clint; bref, en attendant les barbares, qu'ils apprennent enfin que, non, la vie n'est pas qu'une approximation brutale, leur Botha, mondain qu'on croyait, ne la franchement pas volée.

mardi 7 juillet 2009

Jacasse

Et ce coup-ci ne faire que passer, entre jacasserie et Jackass à la sauvette, pour attirer votre œil rompu à dénicher tas de correspondances, assez peu évidentes vu d'ici, entre les livres d'où nos vies tirent leur sel essentiel et donc ce jeu si noble qui n'aurait pas son pareil pour vous épicer l'existence, épizootie de la mâle innocence et pis c'est tout ne manquerait pas de conclure certain prof de natation, mais oui savez, çui bouboule mauvaise manière Rahane ahanant, et redire que ça n'a pas bonne façon, son insupportable bon sens populiste, ne faire que passer pour faire son petit moine copiste et livrer l'une des définitions possibles du rugby et la joie qu'il procure quand grâce à icelui têtes et jambes s'y déportent "la course et le bondissement de la vie et tous les rêves merveilleux de l'imagination", l'une des définitions selon notre cœur qu'on se dénichait à l'occasion de telle relecture du Martin Eden de Jack London, cet auteur à belle gueule burinée de trimardeur, soit de troisième Ligne, c'est la même chose.

vendredi 3 juillet 2009

Beach boys

Et dites vous bien que vous l'avez quand même échappé belle, vu qu'en guise de titre carrément hors jeu de mot, un temps nous songions même à Sons of the beach, et rien qu'avec ça de tâter un peu la méforme du moment, longtemps qu'on avait déserté les lieux, deux trois posts épars négligemment éparpillé par ci par là, surtout depuis que, gare une autre menace à l'horizon, et là juste du recyclage, et si l'air de rien en rugbymanie trouvait à s'inventer, comme ça de soi, le post écologique, bref, gare un autre calembour s'apprête à jouer sa redoublée d'école, adoncques deux trois posts épars par ci par là, et pire encore depuis qu'aux antipodes nos Rimbaud barrient hors les aubes territoriales de leur môtel de d'jeunesse, allez va do not disturb, juste rappeler, qu'ici comme ailleurs, dés qu'amertume de l'après mauvais coup se satisfera de l'omerta, l'easy listening en mode, selon la scie langagière du moment, vox populi crasseuse laquelle consiste à faire, par une audacieuse rhétorique de vaste communicant, retomber la faute non pas sur le fauteur de troubles mais, ici réside la pirouette sémantique, sur tous ceux dont le métier en principe consiste, pourvu que ça dure, à troubler, jour après jour, semaine après semaine, trimestre après trimestre, les eaux un peu trop stagnantes de telle réalité factice qu'à bout de souffle et souvent d'arguments les très hauts en pardessus entre deux coupes franches, et d'ailleurs peut-être songer à redistribuer les cartes, exhale à la gueule des silicosés en infériorité homérique d'en bas, allez donc do not disturb, mais sans moi tout ça, et donc dites vous bien que vous l'avez quand même échappé belle, puisque comme le titre le laissait au départ supposer, ici souhaitions établir quelque oiseuse correspondance, vite faite quoi, entre roman de plage, vous savez le Kundera pour caler la serviette, entre ça donc et ce nouvel avatar estival et somme toute festivalier qu'est désormais ce Beach rugby, un truc sans doute bricolé par un marchand de sable, à savoir du rugby encore plus mainstream pour la promo duquel juillet et août servent depuis plusieurs saisons de plage, oui mais voilà, la chaleur nous suffoquait, et comme au surplus la menace d'orage ce soir pesait de tout son poids tout moite sur le bleu du ciel, en dernier recours un peu tout seul qu'on s'est laissé pousser sur le banc de touche du friday wear, soit de céder, c'est moche, assez mollement à ce génie toujours perché sur votre épaule, mouche du coche chuchotant comme un musher à l'attelage de nos sales habitudes, qu'on se laissât donc aller aux douceurs de la terrasse attitioude...,

mercredi 1 juillet 2009

Mythologies...

Relisant en folles diagonales certaines Mythologies de Roland Barthes, on voulait encore croire, et pourquoi pas, que le rugby, pro ou pas et après, peu ou prou ce qu'on s'en fout ces jours où certains entendent nous faire passer pour les fossiles bestiaux et résiduels qui s'entêteraient à survivre, résilience de l'arrêt public, hors le funeste bestiaire ayant jadis illustré les bastons de Balloche , que le rugby justement ne valait que comme " substance de conversion, capable de retourner les situations et les états et d'extraire des objets leur contraire: de faire, par exemple, d'un faible un fort, d'un silencieux, un bavard; d'où sa vieille hérédité alchimique, son pouvoir philosophique de transmuter ou de créer ex nihilo".

dimanche 28 juin 2009

Au coeur de ce pays

On n'a jamais été d'une grande tendresse à l'endroit de ce pays, l'Afrique du sud, surtout quand il s'est agi de grossir les traits, épais, de brutes supposées encore plus, épaisses, de ces grands trekkers blancs avec un cœur si noir que des lunes et des lunes il a fallu attendre le grand Mandela Day ( et puisque Pop music ça cherche plus ou moins à coller à son époque, tiens c'est aussi un titre des Simple minds, naïf et quelque peu daté, Mandela Day des Simple minds donc, bref.) et il nous faut ici et maintenant reconnaître que tout ceci a souvent relevé d'une assez bête et méchante caricature, et autant on n'a jamais trop apprécié leur Rambo rugby, parce qu'aussi vrai qu'on ne peut connaître un homme à ses intentions dirait Jim Harrisson et que très souvent les leurs demeuraient en deçà de la censure, bref, à nouveau la caricature m'objecteront les puristes de ce jeu, autant quand leur centre Fourie touche un ballon, redresse une course et par là-même enlumine de toute sa classe une action assez mal partie, il faut le dire, le redire et s'en extasier, comme on ne dira jamais assez notre admiration pour ce Pierre Spies; non pas qu'on soit tellement ravi que les Lions aient finalement succombé par lente asphyxie, reste que si O'gara a le goût plus sur, et comme face à l'écran plat il est facile de bomber le torse, reste que si Ronan évite de jouer au Barbarian sur cette dernière action, le nul aurait presque valu pour éclatante victoire avec, ce qui ne gâte rien, regain de suspense à la clé; bref, on n'a jamais été trop tendre à l'endroit de ces colosses d'Afrique Blanche dont Burger reste le pire archétype, certes une angoisse constante nous saisit dès qu'il prend malin et sadique plaisir à bafouer la règle avec ses petits coups tordus, mais que dire de la séquence auto-stopante d'O'Driscol, d'autant plus idiot qu'il précipite sa propre mise en abime sur ce coup-là, et voilà comme à tenter de promouvoir Joyce sur page herbue paradoxalement on déroge à la vieille règle classique du centre, dont l'évitement demeure une des trois unités cardinales, à moins que certain papier de Marc Duzan dans le dernier midol vert ait pu influé sur l'avis de Brian, bref jamais n'avons éprouvé la plus infime pincée de tendresse envers cette Blanche à fric dont Shalk et ces regards blondement arcboutés sur ces principes de rudesse imbécile, bacille hermétiquement cultivé dans ces fermes d'un autre age, faut-il être assez bête quand même pour manger un burger avec des fourchettes, bref, souvent un ton caricatural à l'extrême à leur endroit a pu dicter ici nos diatribes donc, même si on sait, rien que pour avoir lu Coetze, Gordimer et Brink qu'au cœur de ce pays personne n'est ni tout noir, ni tout blanc, alors ce matin au moins leur reconnaître à ces rudes gaillards l'immense mérite d'avoir su ouvrir grand leur gueule de belluaires du Bush pour aspirer à grandes goulées cet air d'altitude où souffle et a toujours soufflé le vent de la légende.

samedi 27 juin 2009

Bartone

Aujourd'hui il y a un match en Australie. Ah oui? Et dans la nuit à venir, qui sait, Florian Fritz surpris en plein démontage de l'opéra de Sydney. A main nue... Et puis même un autre à la suite. Une équipe de Lions qu'on espère un peu plus affamés qu'il y a une semaine, et possible que tout ça va se rentrer dedans. Des lions contre ces antilopes, tu sais, celles ayant muté en buffles depuis longtemps déjà. Conseillons vivement de couper le son, des fois que Francis Delteral...Bref. Fait beau, déjà chaud, promesses d'une vraie journée d'été alors...Bref, une nouvelle version Rugby du grand règne animal. Et quoi d'autre...Ah oui, enfin une vraie bonne nouvelle, le clip de Bartone ( auteur compositeur interprète qu'ici on aime tant et tant, clip désormais visible sur son my space)ce qui présage d'un nouvel album( le troisième, les deux autres on vous les recommande, chaudement) à venir le plus tôt possible.

jeudi 25 juin 2009

Fucking Basta!

Et donc voici que pour s'être un peu tôt emballé, on vous a, ici comme ailleurs, rejoué la fille du RER, et pour s'être choqué à si bon compte nous voilà chocolat ( sans mauvais jeu de mot déplacé et tout ça, pas trop le genre de la maison, ne sommes pas de l'engeance deltéralienne, oh que non alors) rien que d'avoir embouché derechef la trompette sur l'air de-notre-noble-sport-aux-vertus-si-renommées-et-que-non-non-et-non-l'innommable-de-la-bête-humaine-depuis-les-temps-obscurs-et-caverneux-tapie-au -fond-des-culottes-en-peau ne devait surtout pas ressurgir dans nos parages tout parés d'un romantisme par moments assez fleur bleue on vous le concède. Et alors quoi? Le môme Bastareaud, sentant que toute cette sombre affaire de soutiers fort possiblement envappés dans la brume ambrée de quelque stout de trop, anticipe enfin la vérité de l'air merdeux d'un gamin tout pareil craignant d'être demain pris dans la déconfiture. L'a donc menti le gamin, en somme presque à l'insu de son plein gré. Reste que nos hôtes ne méritaient surement pas cet affront. Quoi d'autre à rajouter pour ta défense de petit con sommateur...Fucking Basta!

mercredi 24 juin 2009

De la trendresse

Vienne la nuit néo zélandaise sur certain épisode funeste que vous savez. Et si vous ne savez pas: ainsi donc Mathieu Bastareaud a du essuyer un vent de tempête, soit l'agression perpétrée par cinq quidams dont on n'a ni le temps ni l'envie de sonder l'épaisseur de l'abrutissement, qu'il ait ou non répondu comme ça a pu se sous entendre ici ou là, importe peu, la vie est théâtre; tu parles-je te réponds, par suite de quoi la profondeur ou pas de ce petit jeu social de question-réponse passe pour secondaire, l'intérêt reste l'échange, le contact enfin établi entre les êtres, et là juste un sale théâtre d'ombres, histoires sans paroles, brutalités autistes, voyage sans retour possible vers un age de ténèbres où faute de vocabulaire suffisant le verbe apparemment devenu un peu cher, la crise aurait donc des effets qu'on était loin de soupçonner, la parole se délite et plus que les poings dès lors à se délier; le plus terrible, qui ne manquera pas de jeter chaque rugbymane dans l'effroi, le plus terrible donc c'est que justement ça arrive dans nos parages,où, ce qui justement n'est pas toujours entendu par le plus grand nombre, beaucoup encore pour demeurer interdits devant ce jeu qu'ils ne peuvent s'empêcher, faute d'en posséder tous les codes, encore faut-il les leur expliquer, ce jeu qu'ils ne peuvent s'empêcher de considérer autrement que comme un immense tabassage bien difficile à décrypter, alors que bien au contraire, s'il est une des vertus essentielles et canoniques du jeu de rugby, c'est bien de nettoyer la violence, en la circonscrivant, en ça justement que le rugby fait le tour d'icelle, la bornant, la délimitant avec une stricte précision au moyen d'un tas de règles irréfragables, après bien sur ça n'empêche pas de temps à autres quelques outrages et la transgression, et rien d'autre au fond qu'un menu jeu de dupe avec la règle mais tant que ça reste du vice ce n'est pas un péché, mais quand même et même si ça n'a pas l'air, comme ça à première vue, ce sport à l'égal des arts martiaux recycle l'agressivité laquelle, non plus retournée contre l'autre, doit, seulement et seulement ça, servir, oui l'idée de servir justement, à cimenter un groupe, sur la base vertueuse du courage à opposer à l'adversité, du don de soi farouche pour l'équipe, corps social en miniature, et voilà pour la sémantique philosophique si l'on peut dire, un peu mal dit mal vu certes, qui cimente ce noble game depuis ses origines, puisque on le sait la violence, tiens reparlons en, la violence aveugle qui ravageait les campus universitaires d'Angleterre vers la fin du 19 em a plus ou moins entraîné la naissance des sports collectifs, au départ Football et Rugby ne faisaient d'ailleurs qu'un, prétexte dont se saisit le législateur, ainsi donc assez tôt amené à se pencher sur la question, pour tenter d'y domestiquer les bas instincts de la jeunesse, et redire que ça reste encore aujourd'hui un long chemin dont on ne voit pas toujours le bout;vienne donc la nuit sur certain épisode fâcheux survenu en Nouvelle Zélande et qu'un nouveau jour se lève où l'on aimerait voir, par exemple, quelques entraîneurs dont on peut comprendre qu'ils soient soumis à la pression du résultat, jamais aussi forte depuis l'avènement du professionnalisme, cesser sur le champs de ravager à tout propos, en évitant d'aigrir les choses et d'exciter les esprits, l'autorité de l'arbitre: juge de paix par excellence dont la police de proximité vise au premier chef à ce que toute cette affaire de rude tendresse entre les hommes ne vire au combat de rues.

dimanche 21 juin 2009

Fête de paire

Pumaran du tout ces argentins du rugby, me vient telle idée assortie d'un jeu de mot éculé, juste là ce matin d'un week-end pour nous autres si festif que...quoi donc? Trois matchs coup sur coup, hé bon hier ma foi très bien, trois matchs d'inégale intensité mais les deux premiers mes petits chats, les deux premiers, et là déjà d'en imaginer certaines et certains se pensant, convaincus que, cette fois on n'y couperait pas, mais qu'en voilà donc un assez bel exemple d'hétéro beauf rugbymane, trois matchs coup sur coup alors que se donnait juste en bas de la glycine morte de s'être si bravement accrochée contre vents et petits marrants de notre HLM, mais non nulle glycine entre nos murs ( avons un temps songé à s'exporter quelque vigne vierge depuis une minervoise maison amie mais puisque certaine voisine du dessous estimant que non content d'abîmer les murs, vigne vierge est toujours susceptible d'attirer sur ses gambettes que déjà première chaleur fait suffisamment enfler comme ça, tout un tas de moustiques à la perversité bien connue, juste géranium en pot et puis c'est tout) adoncques trois matchs alors que juste en dessous de, se donnait, un rendez-vous annuel durant lequel Toyota offre manège aux bambins, et là m'en vient une autre d'idée: sont décidément plus pragmatiques au Japon, un manège enchanté offert aux bambins, rien de meilleur marché pour s'offrir la paix sociale ( bon n'en demeure pas moins vrai qu'en Sarkoland où nous vivons la paix sociale ne risque pas grand chose sauf d'apprendre tout soudain que La Carla s'apprêterait, non z'en êtes sûr ma chère, à reprendre, et pis en direct live face caméra devant la reine d'Angleterre, certains titres, et pis parmi les plus sulfureux, de Blondie, bref, qu'en ce cas seulement on ne la garantit plus la paix qu'on a dit), bref, un manège enchanté coincé entre périph' et grand boulevard de Jardy, voilà qui coûte une paille eu égard à...ahem...mettons une équipe de rugby avec à chaque début de saison et ce jusqu'en demie finale, tous les atouts de son côté pour ramener enfin son Brennus à elle promis depuis tant et tant en certaine place ornée d'un chef gaulois aux moustaches tant défrisées depuis que, le genre de quoi au fait? de futurs anciens en grande mésestime de soi, un truc à vous faire sous peu et soupe au laitement apparaître étendu sur le divan du prochain Woody Allen ( Possiblement celui de Lilly Allen leur irait mieux mais ça se mérite ces jolies choses là...), bref le genre de danseuse qui coûte assez chérot en une région pourtant célèbre pour savoir planquer ses choux, et si en plus de ça, le titre manquant, les séances de psy à la blue card, les pages et les pages de dialogues woody alleniens en guise de devoirs de vacances à s'apprendre par cœur, n'empêche toujours pas que ça licencie un pneu plus chaque année, bref sont fines et malines ces firmes japonais en comparaison; or donc certaines et certaines doivent se penser que décidément avec nous autres ils tiennent un fort bel exemple d'hétéro beauf rugbymane, ce en quoi ils ont tort et sur toute la ligne, comme juste hier s'agissait, bref dérogation accordée, que le papa s'auto-fête en avance, et conséquemment les blacks à 9h et quelques, Les bocks contre O'connel des lions et puis Les Barbarians hélas en plein tango funèbre contre des Pumas ainsi donc pro jusqu'au cynisme, parce que gagner c'est bien mais leur mister Mago à l'ouverture, entre nous mes petits chats, à force de ne jouer sa partoche qu'avec ses pieds, parfois-souvent il nous les casse. Pumaran du tout ces argentins à part peut-être Borges et Camacho, et surtout Roncero parfait dans le rôle de petite frappe chirurgicale ( ce qu'il est dans la vie, chirurgien, et même qu'on s'est dit qu'avec Nyanga( plus bête que méchant son coup de casque au Rodrigo sans cœur, certes, mais alors d'un bête) comme futur possible anesthésiste, au bloc on n'a qu'à bien se tenir), me vient alors cette idée, que les seuls à avoir été un peu à la fête furent Nico Durand et ce jeune Mélé...

samedi 20 juin 2009

De la tisane comme un objet de l'artisanat populaire

Et donc ce serait un peu espèce d'insomnie nous saisissant tout soudain le sommeil, sorte d'appel de l'enfoiré depuis l'autre bout du monde, adoncques l'écho mat d'un échec et ka maté ( celle-là non content de l'avoir écrite dans tes shorts, maintenant, c'est du propre, ni vu ni connu de nous la rallonger au café) à venir ou non, et que lugubrement ce cri insensé censément poussé du fond de culotte en peau de ces ages d'épopée Popeye Maori ( sauf que tout ça: rien de plus que du marketing kiwi pour faire s'arquer Wikipédia aculturellement, rien de plus que ça)et qu'adoncques ça vous hulule prémonition d'hallali, Jack London calling (celle-ci il nous semble que déjà faite aussi, quelque part dans ces parages non?), insomnie nous dressant, l'infinie salope, tout raide d'effroi dans la petite nuit d'avant l'exploit toujours possible si peu que les minutes de mauls travaillés s'égrènent mauvaises aux noirs, tu sais ce quelque chose de géant, de vide et, forcément, de mauvais, puisque à cette heure encore n'en surtout point douter: jusqu'à 11h et quelques, l'exploit huile franche de coude pourra toujours s'accomplir à coups de petites combines à pétrole, tu sais, à l'instar d'un de ces films fauchés de la Blaxploitation, des fois aussi, et on sait que ça compte, a pu compter, comptera toujours pour une large part dans nos victoires, étriquées ou pas, de petits coqs avec hardiesse tout à coup tricotée sur côté de maille bleu du ciel, ce genre de délavage inopiné, des fois donc que la noirceur des Ma'Nonu d'en face veuille bien s'aigrir tant soit peu sous l'effet de cet onanisme de branleurs surdoués, mettons un peu trop sur de soi; et donc ce serait un peu espèce d'insomnie paul nizane où hélas sans doute l'on s'étoufferait, façon Hendrix dans ses propres régurgitations, à moins que dans ces miasmes où que le vomi prêt à surgir du fruit de nos entrailles vrillées par la sainte trouille, à moins qu'à la Lulu Mias ( c'était en 58 du dernier siècle que, ce que tous ignoraient nuitamment encore, ça allait vibrer moderato, quant ta bile Lulu, ta bile de buffle aromatisée au rhum pour cause d'une rage Dantesque, c'était en 58 en cette nuit insomniaque, là juste avant d'en recoudre de l'arcade, comme ça dans cette même nuit noire de l'âme où les silences s'engourdissent, il s'était dit ça sans sourciller, juste avant de saloper, en ce premier jour de gloire, cette peau d'antilope usurpée comme le reste par ces cochons du Bush et ces façons très shako bas, bref, usurpée comme le reste cette peau d'antilope aux fils de Chaka, juste avant de te me saloper tout ça de contrefait et rien qu'uniquement contrepartie d'inique contrepetrie, sauf leur mâle brutalité de portefaix, juste avant de l'entacher au gros rouge qui pique, de le souiller leur maillot vert galons de grosses gouttes acres et démocratiques d'un sang plus mêlé, c'était en 58, même qu'après grâce à la plume empanachée de Denis Lalanne jusque dans les combes Lucien, on aurait droit à un rab de ce steak tartare à la Buzzati) à moins donc que l'un, la fierté Dusautoir sait-on jamais, même en ces temps obscurs de huis clos clos et nos trois claudettes, même si les blacks n'ont rien fait jusqu'ici pour mériter le traitement réservée naguère aux fâcheuses blanchettes,à moins que l'un, un autre capitaine vent debout, soit précisément à trainer sa gueule d'ébène dans les couloirs de son hôtel personnel de jeunesse, et qu'il en profite ça file vite ce temps de l'insouciance, titubant boutanche de rhum bien en pogne ou, puisque désormais l'on surveille jusqu'à l'étanchéité de nos buveurs d'eau, bol de camomille entre les pinces, et que si dans quelques heures l'exploit accourrait plein gaz jusqu'au chevet de nos plus sérieuses gazettes, on s'en foutrait que sous peu quelque plume rugbymane nous fasse avaler la tisane comme un objet de l'artisanat populaire.

vendredi 19 juin 2009

Dans le sens contraire des pizzas

Et donc demain, quelque part around 9H3O, le front de la bataille, encore et toujours, par en bas risque de se mesurer au nombre de pizzas avalées, puisque dans nos parages et juste histoire de coïncider incidemment avec les horaires indus en vigueur rigoriste dans l'autre hémisphère, le front de la bataille sans doute se mesurera au nombre de lancers pas droit que l'adresse de nos secondes lattes pourrait derechef se capter en sorte d'héritage. Par suite de quoi, tout au bout de quatre vingt cocottes minutes, toujours temps de faire les comptes...

mercredi 17 juin 2009

Intermittences de...

Et voici une info pour celles et ceux d'entre vous, nombreux du moins on l'espère, qui apprécient la poésie à l'estomac à sa juste valeur, tripale, soit la sortie des " Bords" œuvre de Pierre Escot chez l'éditeur Derrière la salle de Bain qui de cet artiste polymorphe ( Pierre usine par ailleurs dans l'art contemporain et son travail atteste une originalité qui interpelle comme on ne dit plus, en plus d'être devenu un éditeur hors norme), bref, éditeur qui de cet artiste polymorphe et iconocalste, a déjà publié " Occiput". Conséquemment présence souhaitée au 28 em Marché de la poésie qui se tiendra du 18 au 21 juin, place Saint-Sulpice, et où donc Pierre sera présent ainsi que l'éditrice Claire Paulhan dont ici on tient, absolument, à souligner le travail. Et tant d'autres textes à découvrir puisque la poésie s'ouvre comme un vaste champs de possible...

mardi 16 juin 2009

Remembrances toulousaines

Mémoires sauvées du train de nuit, entre relents de relégation, image un peu surannée d'un certain déclassement social parfois, chaussette et lose, cette idée aussi que pour beaucoup, souvent vivre fatigue et puisque tout ça presque sans sommeil, gare Matabiau-Austerlitz-express, relents et que ça faisait du bien, de la belle et tendre abnégation de tout le bénévolat bordélique sans quoi la première fête du rugby, ce week-end aux pieds du Stadium, n'aurait su avoir lieu, et même que tout cela: slalom du livre, expos peintures et photos, et puis tournoi à la cocarde, bon esprit du vin, sans coquard ni tempête sous les crânes rugbymanes, où quand même la chaleur écrasante aurait pu ramener tout ce joli monde hétéroclite à des raisons mettons plus ombragées, sauf que non, non rien d'autre que de la joie, la première, celle des temps canons de ce jeu si libéré fait d'offrande et de demandes, joie encore de croiser la route de figures pour nous mythiques, les mollets de coq montés sur ergots surdimensionnés de Deylaud, de revoir à l'aune de son aine gracile les coups de tabac de Patrick Tabacco, le sourire coquin du père de Max Médard, fameux troisième latte à la Blagniaque si malicieuse, on dira ça, la classe austère de Jacques Verdier, la barbe de ce ferrailleur ariégeois de Jacques Souquet, la modestie ( hé oui!) pour le moins touchante de Pierre Villepreux, et puis Toulouse, Toulouse la florentine, sa brunitude de bock ambré et cette braise sous la brique...Toulouse où comment se perdre quai de la Daurade en lisant, entre autres jolies choses, les nouvelles d'Annie Saumont...

mardi 9 juin 2009

Intermittences...

Le corps plongé en avant, recourbé en point d'interrogation Vern Cotterise et quelque chose, comme de l'impuissance dans ce dos qui s'éloigne, une faiblesse passagère qui réclamerait de la patience, encore un petit peu. Encore. Toujours. Encore combien de temps?

dimanche 7 juin 2009

En désespoir du Causse.

" On ne succombe pas aux circonstances ou aux forces extérieures, c'est de l'intérieur de soi que vient la défaite", voilà la belle leçon murmurée par l'auteure japonaise Banana Yoshimoto dans Kitchen. Et donc dix points de suture pour ceux qu'on ne nommera plus tellement ils ont pris fâcheuse habitude de défaire en un soir les rêves de toute une saison et tellement plus encore. Tellement plus encore, mès que un club, et revoilà l'Usap, équipe épatante d'envie, de cran et d'orgueil qui mérite haut les mains ce que personne, surtout pas ceux présents au stade, ne viendra après coup qualifier de hold-up. Il était maintenant prés de deux heures du matin et penché au-dessus de la table d'un petit café engoncé dans une ruelle des halles, un groupe d'amis sang et or discutait de tout et de rien; bien sur de ce titre fraichement conquis et de haute lutte, ce titre qui fuyait les champs catalanniques depuis 55, de tout donc, la cuisson "tot djuste" des escargots puisque au cargoland on sait les griller comme personne, et aussi de la possibilité d'une ile flottante sauf qu'après la soupe à l'oignon, ça ferait un dessert de tartare; de tout et de rien; il était maintenant plus de deux heures du matin et sur le point de flancher irrémédiablement sur le bois brut de la table, je tendis une dernière fois l'oreille lorsque mon frère, cet inépuisable trésor de gentillesse et d'élégance rugbymanes ( grâce à sa tendre entremise j'ai pu vivre le songe éveillé d'un jour de finale, jouir de la compagnie d'une belle bande de forts en gueule picaresques, dont l'immense Henri Mioch ( Centre énorme de bonté, avec lui la redondance s'impose de soi, triple champion de France à l'époque du grand Béziers, rien que ça) et même Jacky Redon dont on aime tant les caricatures croquées chaque semaine pour Midol) je tendis donc une dernière fois l'oreille avant que la nuit et ses voix ne se brouillent d'alcool, comme le frangin n'en revenait toujours pas de cet étrange nihilisme rugbystique par suite de quoi Clermont-Auvergne, hier soir jamais aussi proche de ses masochistes devancières de l'ASM, avait complètement annihilé ses chances de victoire; nos verres furent vides enfin et le patron ne tarderait plus à mettre les volets; les supporters auvergnats dignes comme jamais, puisque à nouveau contraints à cet espèce de fatalisme tibétain, se retournaient toujours les méninges jusqu'à la méningite, quels sont donc les principes rugbystiques dont l'école perpignanaise se recommande,lâcha l'un deux, pas trop pressé de s'en revenir vers son Causse de l'Aveyron, dont la peine me fit un mal de chien, et oui quels sont donc ces principes sur quoi les sang et or ont sur bâtir leur victoire, la Grinta pardi, et aussi l'envie et la fougue de cette belle jeunesse, Porical et Mermoz, jeunesse sur laquelle pas mal d'autres équipes feraient bien de se reposer. Faute d'avoir à éprouvé, une fois encore, une fois de trop pour certaine, celle qu'on ne nommera plus, ce genre de grosse fatigue. En désespoir du Causse.

samedi 6 juin 2009

Aux larmes

En rugbymanie aussi le grand art n'est qu'une rencontre, et celle-ci se matérialise souvent par un point de contact. Ce soir fort à parier que le tout premier, celui qui tout à la fois peut être un bien pour un mâle ou vice inversé, celui-là déterminera la suite de la rencontre. Et même si, à chaque remise en touche il incombera ensuite au sauteur de faire un bond hors de soi. Chaque plaqueur devra meurtrir les chairs du plaqué d'en face. En somme l'éternel recommencement, toujours le même, de cette vieille histoire d'amour qui en un tournemain, âpre et mesquin, d'un coup au sol d'un seul, virerait tout soudain à cette curieuse tendresse, tordue, maso, entre les hommes. On en a tant connu des tas de final cut du même genre où des durs au cuir pourtant élevés sous une mère équanime, parce que ce foutu match et ce foutu match seulement, se sont dressés crocs retroussés féroces, face à face, l'un déchaînant sur l'autre des océans de haine. Et ces deux-là, une fois le poing desserré, comme le feu qui couvait jusqu'ici sous les crânes s'est éteint de soi au coup de soufflet final, ces deux-là après quelque temps, sait-on de réflexion?, finirent par se tomber dans les bras. En rugbymanie quand tout est fini, tout est fini, et le bon goût consiste à ne surtout pas déplacer, non surtout pas, ce genre de lutte larmée sur l'aire irrespirable de la ville. Ainsi donc assistera-t-on ce soir à la même transhumance, la seule féria à savoir faire rire aux larmes la rue de la soif, puisque vainqueurs et vaincus, toro manso et vachette intervilaine lancés sur la même piste aux étoiles, et leur concert de poumons de rejouer, all night long et pour la plus grande joie de l'égaré volontaire, bande et sarabande.

vendredi 5 juin 2009

Fin de partie

Et voilà demain on ne sera pas loin du terme de la présente saison vite passée sur les antérieurs des packs et les pattes arrières de nos gazelles moins zélées qu'avant, la faute à des nouvelles règles qui littéralement auront fait voir tout rouge à des arbitres de plus en plus malmenés par dirigeants et coachs, ce qui nous fait craindre le pire au sujet de l'évolution des bonnes mœurs ovales. Toulouse a cru bon de jouer la carte sécuritaire et s'est fait moucher à son propre non jeu par des clermontois qui méritent d'être enfin couronnés roi des francs, un titre que les catalans voudront à toutes forces reconquérir après tant de décennies de disette. C'est tout le mal qu'on leur souhaite. Demain un grand vent de fraicheur soulèvera le SDF. Nous y serons et, soyez en sur, on ne vous racontera rien. Ces choses-là se vivent. Et c'est tout. Un peu court. C'est vrai. D'ailleurs, quitte à n'avoir plus grand chose à dire, pour un temps, se taire. A bientôt ici ou ailleurs.

jeudi 28 mai 2009

Phoenix-Ala-Harja-Clermont-Toulouse-Grignols-Espagnet-Express

" La vie ce devrait être plein de fougue, plein d'énergie, ça devrait foncer, avec des tas de situations compliquées mais dont on se sort".Voilà. Jusqu'ici ce pourrait être l'adage des quatre demi-finalistes qui s'apprêtent à en découdre demain et le jour d'après. Et cette phrase la doit-on au moins à quelque plume rugbymane? Du tout. A une grande auteure Finlandaise. Riika Ala-Harja. Une grande auteure tout court dont on ne soupçonnait pas même l'existence il y a encore peu avant que quelqu'un qu'ici je salue au passage, de toute ma tendre affection puisque, m'a permis de découvrir. Puisque la chose est entendue, c'est su de tous cette affaire là, on ne découvre jamais rien tout seul. Pas même l'Amérique. Surtout pas l'Amérique. Au fait c'est quoi l'Amérique en ce moment? Et tiens déjà au bas mot l'idée de. Alors? Alors? le groupe Versaillais Phoenix nous en livre une version stéréophonique assez exacte puisque précisément imparfaite, toujours se méfier de l'explicite en musique comme en toute autre matière, sinon plus de place pour les autres, bref il sied à Phoenix de réinventer l'Amérique, comme ça, versaillaisement, tout au long de Wolfgang Amadeus , dont le titre phare évoque en sus certaine Lisztomania, encore que leur regard porte autant vers la Pop anglaise. Et sinon pour nous autres rugbymanes, où donc est-ce l'Amérique? A Bordeaux pour commencer. Premier port vers où, la larmes sèche et l'angst dans la gaze, les plus angoissés d'entre toulousains et clermontois finiront par s'échouer faute d'avoir su comment foncer dans ce tas de "situations compliquées" lesquelles ramassées le temps d'un quart d'heure conséquemment américain, font les demi finales les plus endiablées. Le temps qu'ils s'emballent à la fin, on se sera rendu, by train et force bâillements transis d'impatience, pas peu fier d'en être, dans la cité de Grignols, terre du poète et grand écrivain ovale et taurin, Patrick Espagnet, auquel comme on a pu l'apprendre par la joviale entremise de Kally Vasco dont il fut assez complice, vibrant hommage sera ainsi donc rendu ce week-end. Patrick Espagnet dont on recommande encore ici, et plutôt chaudement, lectures et re de La gueuze, Les noirs torréfiés par sa poésie corsée, sans oublier of course XV histoires de rugby. Puisque Riika Ala-Harja, ( Tom tom tom, Reposer sous la mer et tout récemment le géant publiés chez nous par les éditions Gaï sises, la correspondance n'est-elle pas frappante, à Montfort en Chalosse: pays des Bonniface) puisque l'auteure Finlandaise a bien raison " la vie ce devrait être plein de fougue." Alors courage fouguons.

mardi 26 mai 2009

Cow-boys

Westernisante. Et voilà pour résumer la mystique deep south de notre nostalgie du jour. La nostalgie, toujours ce sentiment mitigé où l'on se plongerait, avec délice au début sauf qu'à chercher le salut dans le flash-back perpétuel notre filmographie personnelle s'enlise dans la redite, mais toujours l'on s'y plongerait l'âme comme dans un bain glacé, délicieux, croit-on, cette sorte de supplice chinois, japonais serait mieux dire, plus précis, voilà c'est ça, soyons précis, la nostalgie donc, toujours cette humeur qu'on priserait à froid, sauf qu'après ça impossible, presque toujours, d'aller tant soit peu de l'avant; la vie en principe devrait revenir à ça: foncer et dans le doute ne surtout pas s'abstenir, oh non alors, vous savez bien la teneur du courage qu'il faut pour vivre en parfait rugbymane: à hauteur d'homme, et conséquemment même si ça coince au début finir par, toujours ou presque mais rien que d'avoir essayé, déjà, et donc toujours finir par débrouiller un tas de soucis, mais voilà qu'en ces temps liquides, souvent coincé entre regret et sentiment d'une faute irréparable, voilà, et alors fuir, en arrière toute, vers cette époque vierge de toute culpabilité, et cette époque ressemblerait à maints égards à un village, tout là-bas haut perché sur un plateau ourlé par l'ombre d'une forêt profonde, noire, celle des origines, un peu une manière ariégoise de Montana, voyez, de Montana moins les bêtes sauvages encore que, vous savez, tout là-bas haut perché sur cette manière de Montana d'Ariège, les hommes, pick-up d'Una bomber, liquettes à carreaux et casquettes John Deere, dans les vallées viticoles environnantes, plus bas, on les appellait les hommes de la forêt, l'esprit du vin et le sens de la formule devaient encore aller de soi, mais nous savons, vous pas encore mais ça vient, minutes mes papillons, ça va venir, voilà ça vient, nous savons qu'au lieu de les dépeindre en Ogres bucherons échappés d'une version méridionale, les fâcheux avatars qui quelquefois ressortent d'une traduction équivoque, vous savez, bref, nous savons, et vous donc de le savoir sous peu, qu'au lieu de les dépeindre somme toute grossièrement sous les traits qu'on a dit, plutôt qu'aux personnages de Grimm, du plus loin de cette enfance dans le souvenir de laquelle on a tendance à se réfugier ces jours, les hommes du Montana d'Ariège nous ont toujours renvoyé aux Cow-boys de Ford ou d'Anthony Mann. Westernisante la nostalgie où l'on court se réfugier, aporie peureuse et le manque de porosité de cette trouille là fait qu'à part une pluie d'essais giclant d'une ligne arrière, à part ça, comment dire. Sépia opiacé, et donc comme dans ce far-west enfantin, dans telle songerie trappiste lancée à cœur perdu à la poursuite du vieil idéal trappeur de là-bas, tout là-bas, quand même, émerge souvent la barbe druze et paternelle, cet arrière aux jarrets drus qu'on aime tant revoir, oh oui alors, sabrant la campagne le temps d'une de ces charges héroïques...

lundi 25 mai 2009

Trips à la mode de Kant

Rien qu'à la simple revoyure, ici les revoyures sont autant de relectures où stylo haut dressé par le stress joyeux de notre aficion personnelle, temps de souligner les passages marquants, et donc rien qu'à la revoyure des deux demies finales du Pro D2, bien obligé de nous rappeler telle formule de Kant: Le bonheur est un idéal de l'imagination et non de la raison, sinon Albi qui évoluait encore la saison dernière à l'étiage supérieur, sinon l'albigeois qu'on imagine depuis en plein catharisme cathartique, l'aurait emporté plus largement sur une équipe rochelaise en fin de compte bien moins Tarpéienne qu'escomptée, et puisque la finale se jouera à Toulouse, la roche a pu parfois se croire assez proche du Capitole, et surtout, Agen, Agen bon sang, Agen aurait su retrouver la jeunesse de ses vingt ans, au lieu de quoi ce fut sans doute trop d'oyoniaque pour que le génie d'Huget et consorts n'éclabousse un match si terne pour gros camions, match au fil tendu duquel la litanie des en avants faisaient finalement le vieux boucanier Caucaunibuca plus gros encore qu'il n'y parait, du Lulu Paries par moment, un coup de rein, un coup de cul et Lulu passait, mais autre lieu, autre époque, ni Caucau ni buca ne passèrent, le gazetier sportif vous expliquerait mieux que nous pourquoi comment faute d'un dernier coup d'armagniaque la goutte a pu changer de camp, mais mon Dieu que c'est triste une star à l'agonie et à ce point fidjisante. Au moins grâce aux tripes des hommes assez peu plastiques de la valley éponyme, feront-ils l'Ain et l'autre blanchi sous les tarnais con, un bien joli voyage, jusqu'au Stadium de Toulouse dont soit dit en passant l'équipe aura fort à faire, dès vendredi soir, pour vaincre les lauzeurs magnifiques de Clermont

samedi 23 mai 2009

Légende de Dublin

Aujourd'hui c'était donc Albi Joyce, dans son possible avant dernier chapitre pour remonter de certaine mise en abime administrative que l'on sait, et redire qu'Albi avait bel et bien sa place en Top 14, au sujet de l'équipe trainée par le frère de sa majesté,Dax, on a vu comment l'affaire est partie en sucette, on le redit, et après temps de passer à autre chose, et tant pis pour les "nouveaux amis" qu'ainsi donc on risque de se faire, mais le repêchage " administratif" de Dax par le fond du flottant, ça vous avait un côté Disney Landes, bref, aujourd'hui Albi Joyce et Leinster-joie, puisque au terme d'une finale d'airain les verts au tricot bleu finally succeeded et conséquemment succèdent à leurs vieux rivaux de la campagne et compatriotes du Munster, ce qui franchement nous ravit même si deux frenchies retranchés dans le camp des destronchers des midlands dont au passage on a pu admirer le goût nouveau pour les relances timées au millimètre près, surtout cette appétence récente pour la recherche de l'espace quand au bon vieux temps jadis ceux-là optaient plutôt pour l'axe du mâle. Même si les tigres auraient tout autant mérité de soulever la coupe, rien que pour avoir montré au monde que le Munster, et tant pis si l'on se répète, grand temps de ne plus s'en faire un fromage, et surtout pas un fromage de tête, rien que pour ça, les disciples de BOD ont amplement mérité de partir tout l'été en pèlerinage dans les rues de Dublin, certains que sur tous les écrans des pubs dubliners repassent déjà en boucle le Rocky Elsom show. Bref. Un autre chapitre de la légende irlandaise d'écrit et ce en quelques mois. Beckett jouait au centre on se souvient à présent, mais tout ça bien est sans rapport.

L'occupation des sols

Et toujours prétexte à reparler un peu de littérature, toujours ça que le rugby nous permet, parce que d'abord, au cas où vous ne l'auriez pas déjà saisi, une fois dessus une fois dessous, et allez hop, pas plus littéraire le rugby comme manière de se déporter dans le néant des lettrines, pas plus douloureuse mise en abime de soi, aussi, on pense au Bourgoin d'hier soir, pas plus tendre qu'une nuit rugbymane, parfois, et donc de songer à cette autre finale, celle de H cup ( la grande celle qui)où les tigres de Leicester et les bon chic ben gendre de Dublin vont tantôt en découdre, espérons en haut style, et possibilité, d'apercevoir, qui sait, un mouvement digne de ce nom, et puis les enfants, ce serait tellement bien que les poings se desserrent, et les mains de penser prioritairement à attraper la balle plutôt que tignasses et mentons adverses, parce que des matchs comme la finale d'hier soir, à moins d'être passé maître dans l'art de décrypter le vil tabassage, assez sortie de boite, friday's dust, tout ça quand même, possibilité donc, peut-être, d'assister à un vrai match, du plein chant, un concert de haut niveau au lieu de cette guerre des sols minée par ce tas de désirs souterrains à peine digne de tueurs de séries, vieux saigneurs de naguère, bref, lorsqu'on entend devenir champion, même de son village, autant commencer par mettre son comportement à l'unisson de l'idéal poursuivi, ou censément, et puisque toujours l'occasion fournie par le rugby de reparler, modestement, de littérature, on se doute aussi que le futur roi d'Écosse de tantôt devrait d'abord, avant de penser à courir, passer maître dans l'occupation des sols...Seraient-ils déjà en train de relire tel grand roman de Jean Echenoz...

mardi 19 mai 2009

Berge alien

Ce qui nous agace quelque peu ces jours, juste un brin de laine pourrie, vous savez, le genre qui vous entraîne, des trucs, des choses, des mots qu'en général ceux qui les pensent, rugbymanes ou supposés tels, bref, ceux là qui, seraient mieux inspirés de les taire, ces mots remplis de malveillance qui donc, parce qu'en substance ce que ces phrases ressassent à la sauvette depuis le week-end dernier qu'on vient tout juste de clôturer les comptes, comme ça ni vu ni connu, entre deux portes de vestiaire lâchées les dites phrases mesquines, en reviennent à dire que si ce week-end certain club ne sera pas qualifié en H cup la saison prochaine alors qu'en principe, en principe quoi au fait? bref la faute retomberait toute seule et entière sur Bourgoin en cas de victoire finale de ce dernier en Challenge européen, et là vous dire que les bras m'en tombent que le responsable d'un club français en vienne ainsi donc à publiquement souhaiter la perte d'un autre de club d'ici, surtout que le responsable avouait plus loin, mais sans doute doit-il s'agir d'un de ces traits d'humour décalé, voyez, sauf que l'humour même noir, même à froid, et même décalé, toujours mieux quand c'est drôle, enfin, le responsable en question d'avouer plus loin qu'il filait sans vergogne s'acheter un maillot de l'équipe des Saints de Northampton, ceux précisément contre qui le CSBJ s'apprête à disputer le trophée européen, jusqu'ici vous me suivez, bien; ce qui nous agace un peu depuis pas mal d'années c'est qu'on ne parle pas assez, ou mal, mal dit mal vu, voyez, du rugby de l'est, du Sud-est on en parle et on en parlera d'avantage puisque Toulon, mais un peu plus au nord de ce Sud-ci on compte tout de même quelques clubs qui mériteraient bien, mieux, de la rugbymanie, et donc en parler, de Grenoble, de Voiron, et de tous les autres, et conséquemment de Bourgoin-Jallieu lequel ferait un peu office d'Auxerre ovale si l'on veut bien se souvenir de tous les grands joueurs formés sinon passés par là-bas, hier: Chabal, Nallet, Bonnaire, sans oublier Marc Cecillon, et tiens aussi Fritz, avant-hier: Glas ou Venditti, et demain Morgan Parra en partance pour Clermont, on ne va pas tous les citer, mais rappeler que le club a eu bien du mérite quand il s'est agi de combler le départ de tous ceux-là, pas les moindres des joueurs, et qu'après avoir occupé, et régulièrement avec ça, les avants postes de notre championnat, il se trouve aujourd'hui un peu dans la nasse, le rugby est devenue cette économie précaire, sauf que quand même et n'en déplaise au responsable ( briviste allez balançons un peu) aussi élégant qu'on a vu, Bourgoin-Jallieu reste le seul qui pourrait faire retrouver le sourire à l'ensemble d'un rugby français ces temps...ahem...un peu tristounet sur le front européen, ce qui nous agace un tantinet c'est donc de noter à nouveau qu'en dépit de tout ce que ce rugby de l'Est a pu apporter à la rugbymanie, cette dernière, surtout depuis qu'il crève un peu moins l'écran, n'a même plus la reconnaissance du ventre mou, et franchement c'est à croire par moment qu'il n'est même plus rattaché au territoire, feraient-il tache ces clubs terriens au point de passer pour extraterrestres, mais quand même pas au point que la challenge cup au cas où, en faisant qui sait, ici on le souhaite de tout cœur, bientôt route vers Bourgoin-Jallieu, voguerait pour ainsi dire vers une berge alien.

dimanche 17 mai 2009

Moonage daydream

Quand même d'ici deux semaines,vous verrez et après on en recause et non, non, cette histoire n'est pas aussi cousue de fil blanc façon haute couture keture toute contrefaite, non surtout pas de l'artefact sous hypnose ipsos, les statisticiens corporate de Canal auront beau nuit et jour se courber sur leurs graphiques à l'arborescence hi tech et pop, là juste le cœur des hommes, le coryphée rugbymane en somme, qui va s'épancher, rien que deux tragédies en deux actes, pantomime de chair et de sang, et puisque vous savez bien qu'en cet art organique rien n'est plus ancien que la nouveauté, les mêmes troupes remonteront au trot sur les planches le temps d'un gala des vaches dont la plupart aura passé une saison dans l'enfer de leurs ruminations revanchardes, on vous l'a déjà faite mais quand même, ces deux pièces à représentation unique: des dramaturgies mise en scène dans cette urgence noble, classique, les bouches herbues, le genou croûté de sang, l'élasto class, la bonne sueur dévote, tout à la fois la mort du roi Lear, Othello, Beckett, Koltès et Pirandello et donc on en recause, bref, d'ici deux semaines, quand même deux demi finales toute prêtes à s'écrire en haut style, et on aura beau remâcher tous les matchs que Bayonne ou Biarritz auraient du auraient pu, vous verrez qu'à la fin, toutes et tous en conviendront, tel Toulouse-Clermont du Vendredi puis tel Perpignan-Paris du jour d'après, auront déjà prêté à tout un tas d'interprétations de rêve, tiens, les plumes qui font leur vie dans la chronique sportive doivent en saliver d'avance, la lippe superlative prête à mouiller le coin des moleskine, déjà ça, et puis si l'on poursuit ce genre de rêveries lunaires, presque sur et certain qu'une fois l'effondrement nerveux qui survient toujours dans l'immédiat après coup, soit c'est doux ces instants quand on sait que l'illusion va pouvoir se prolonger sept jours de rab, soit on retisse toute la trame, on détricote, maille à l'endroit maille à...défait le match, QI par-dessus tête, souvent ça débouche sur de belles envolées, le verbe terre à terre vous échappe, poétique erratiquement éthérée du pauvre, la bière passe plus amèrement, Moonage daydream, presque celui de Bowie et chacun de garder son oeil électrique sur son vis à vis, de pointer ses armes lumineuses sur l'autre, la plus belle guerre par temps de paix aussi, celle de Denis Lalanne, Moonage daydream donc et quelque retard à l'alunissage, là dans la nuit insupportablement noire de l'âme supportrice, voilà, d'ici deux semaines, dans cette sorte d'effondrement nerveux post coitum animal triste ou pas de l'immédiat après-coup, sur et certain que...Bref, on en reparle.

samedi 16 mai 2009

Les bêtes ailleurs

Et donc bientôt, demain ou juste après, s'en sera bel et bien terminé de la mixité jusqu'ici présidant aux destinées train train de chacun de nous autres, simples étonnants voyageurs comme tout le monde. Voilà bel et bien fini. Chacun sa niche. Wouaf wouaf. Pas bouger. Cou-couche panier. Puisque la SNCF d'anticiper pubeusement le pire estimant que désormais temps pour le confort d'autrui, soit le cochon de payeur, grand temps donc de réserver à nos petits chiens de nos chiennes leurs places à l'écart dans quelque chenil baby sitteur. Évitant aux aventuriers des sas, tous ces "papa pipi" toujours susceptibles de les tirer de leurs songeries au long cours, ce coup-ci vais-je prendre un mixte ou bien leur sandwich norvégien avec du saumon élevé en aquarium aromatisé à l'aneth, vous savez comme même à l'heure de saucissonner toujours s'en remettre au libre arbitre, et tiens surement qu'en haut lieu on aura eu l'idée de les coller près d'un wagon "change et chiottes" géant et pourquoi pas tout exprès construit en brique mono mur( l'isolant par excellence me soufflait hier cet ami bricoleur) histoire que les braillements de la marmaille ne disturbent plus les grands décideurs de ce monde, enfin tout à leurs discussions de café philo sans encourir le risque d'être interrompu par un de ces " maman caca " intempestifs "on arrête plus le progrès en marche déjà que dans les avions chéri ils ont enfin rétréci les grosses", bref nous y sommes au cœur du meilleur des mondes. Et voilà, même là où les gens risquaient encore de se mélanger il nous faudra entrer, de bon gré ou force de vente, dans une de leurs niches. Et reste à trouver celle qui. Parce qu'imaginez un peu le casse tête à l'heure fatidique des réservations. Fan de George Bataille mais quand même pacifiste, de Neil Young ce qui n'empêche pas une profonde et tenace ( icelle vous viendrait de l'enfance, mais oui on explique tout dans le questionnaire, à cause que vos grands parents lancés plein fer sur la route des vacances, et 800 bornes d'une traite sous un soleil de plomb ce qui de vous à moi, vieilles carnes qui ne toléraient pas qu'on les enquiquine avec des babillages cependant qu'ils transaient comme des dingues après quelque masters série de Serge Lama)bref, une profonde et tenace aversion pour les vieilles personnes, oui mais six enfants par surcroit parce que la versaillaise auburn votre moitié vous a moitement convaincu lors d'une after d'après JMJ du bien fondé de son catholicisme pratiquant ( icelle n'y pourrait rien, élevée sous une mère au passé trouble de scout d'Europe, et on a beau se départir de tout déterminisme...), alors donc dans quelle case se caser. En rugbymanie, la seule chose qui devrait au fond nous intéresser, le problème risque bien sur de se poser et dés la saison prochaine, surtout en ces périodes migratoires de phases finales. Et déjà on imagine d'ici l'enfer sur rail s'apprêtant à vivre tel supporter de l'Usap, fan de cargolade et de la peau argileuse des belles mamas mamelues de Port boue, dont la plupart callipyges à n'y rien comprendre se laissaient encore approcher,il y a peu mais puisque tout change, sur les plages d'Argelés, bref tel supporter de l'Usap fan de, mais n'entravant que dalle au catalan et pis, ignorant même que Goutta ne vient pas de l'autre pays du fromage mais bien de sa coquille d'Harki et qu'à propos de ça quand vous voulez on en reparle de la belle faculté intégratrice du rugby , le seul sport à notre connaissance à faire fi, jusqu'ici mais vraiment aucune raison que ça change, des barrières communautaires et des tribus en tout genre, le seul oui le seul qui ne cherchera jamais non jamais à coller ses bestiaux à la bétaillère et pourvu que ça dure en ces temps d'hypocrisie crasse où l'on prie donc chacun d'aller faire sa bête ailleurs.

mercredi 13 mai 2009

La balade du café triste

De l'inconvénient d'être né sous X ou Y, tiens en voilà une appellation possible pour la génération en cours de formation intolérante, encore que l'espoir nous porte à croire, tant et tant, en cette dernière, pour ce qui concerne la notre, longtemps qu'elle s'est perdue ( longtemps d'ailleurs qu'on s'est inclue au nombre, mais non ce ne serait pas une sorte de post dépressif encore que par ces temps qui battent chiennement les bâches, justement, les dépressions...), perdue, égarée donc quelque part entre complaisance et autofriction masochiste, bref, longtemps qu'on a trahi nos rêves, de l'inconvénient d'être né, et relire ça comme le reste de Cioran auquel on doit donc tel petit emprunt, histoire de doper notre propos toujours téléchargeable en ces heures d'hadopi, mais que diable viennent foutre ces bataillons d'artistes prétendument de gauche à la remorque de l'Albanulle, assez bien vu le coup de la transformation de France 3 en première chaîne des maisons de retraite, bravo, voilà qui est à peu près digne d'un ministre sous tutelle, impossible de mieux dire, de la culture pom-pom-pidou, et le droit de hauteur alors, grand temps qu'ils s'en occupent nos sergents des majors, et s'ils songeaient un jour à rattraper ce temps qu'ils ont à jamais perdu, assez drôle d'ailleurs que les dj'eunss aient su prendre une revanche à notre place, parce que le passage au CD, quand même, belle aubaine que c'était pour eux, les sergents machin choses, de se remplir les poches à bon compte de compils idiotes et que tu penses si tout ça à un jour était reversé au développement artistique, bref de toute façon il est déjà trop tard, pour eux et pour nous tellement empressés de prendre notre place en tête du grand troupeau ( relisez donc ça de Giono comme le reste) que depuis nos humeurs comme le ciel moutonnent, bref, de l'inconvénient d'être en cette époque où même plus le droit de s'adonner publiquement à nos petites addictions compensatoires, au point que les cafés sont tristes, et d'une toute autre tristesse que celui de Carson Mc Cullers ( relire...tout de Carson Mc Cullers, tout)tristes en dedans et getthoisé au dehors, de sorte que même à la sortie du boulot puisque obligation faite de n'y rencontrer qu'entre deux taffes, oui je sais j'ai l'air de débarquer, de découvrir un fait accompli vieux de..., mais voilà ayant tout récemment repris fumette, le stress de nos vies quotidiennes quand c'est donc qu'ils en recausent les hadopeurs, et puis après: d'aveuglèment cloper ses blondes de Virgine, ma fois c'est au moins aussi bon que lamper un whisky sour, bref, tellement tristounes et atones ces anciens lieux de vie et d'échange sis en dehors des niches de l'entre soi, toutes ces communautés et autres tribus virtuelles, vers quoi, et nous donc, la peur de l'autre, cet inconnu qui risquerait trop de ne pas nous ressembler, nous fait nous carapater, tellement tristounes que donc à la sortie du boulot, fumeurs et non pour lors n'ont plus qu'à espérer de se croiser entre deux taffes et le vivre ensemble est-ce qu'ils oseront nous en reparler ces jours-ci, bref, guère plus que les mêlées où l'on tolère encore que ça fume. Mais gare, déjà qu'en cette matière si orgasmique la simulation semble devenue la règle...

dimanche 10 mai 2009

Saison de la migration vers le Nord

Et voici qu'au terme insomniaque de la nuit, l'évidence s'imposait comme chaque année à pareille époque: en Mai les premiers grands mouvements migratoires finissent de se préciser. En Rugbymanie, encore aujourd'hui, c'est d'ailleurs plus volontiers qu'on use du désuet Mutations en lieu et place du nettement plus utilitaire transfert. Ainsi donc depuis que Toulon a sauvé sa peau en Top 14, Wilkinson va-t-il muter, et d'aussitôt leur souhaiter aux mutins blue encardés de la rade ainsi qu'au rasoir demi d'ouverture, que telle mutation, tout pareillement blue rencardée, concerne au premier chef ce genou au destin d'échasse pliante ces temps-ci, si peu fait au fond pour que l'homme chagrin nous claque depuis son fauteuil croulant quelque tear drops in the rain et sous la bise ultra marine. Gaffe Johnny aux fadas dont la colère ne jamais fade away. Ainsi donc de Dupuy et son air un peu Gorillaz ( le groupe de Damon ALbarn et consorts entendez par là) dans la brume des midlands, celui-là mutant aussi tout bientôt et en voilà bien un qui aurait tout pour se la péter tant sa classe a su éclater depuis qu'il ne joue plus les utilités sur la côté biarrote. Ainsi de tant d'autres. Kayser. Chabal. Nallet. Albouy. Et la plupart qu'un bon vent off shore nous ramène d'une Albion en crise for sure. Notre championship serait-il en passe de se toiletter en niche trois étoiles pour Cabots... Mais là dans les relents de feuille nouvelle et l'herbe toute recraquante de tendresse, c'est surtout du côté de la Catalogne, de l'Auvergne et de Midi Pyrénées, surtout là-bas qu'on hâte les derniers préparatifs de la grande et annuelle migration vers le Nord. Au cas où. Forcément. En guise de passeurs, pour le coup tout ce qu'il y a d'officiellement agréés par le droit des frontières, deux demi finales au bout de quoi décrocher le précieux passe pour un sinistre droit de visite au tout hi-tech SDF, ce qui, surtout par simple comparaison sémantique avec le cimenté Parc des Princes, n'augure pas forcément de la plus joviale destination pour nos oiseux migrateurs.

vendredi 8 mai 2009

Le plus pro des deux

Entre Dax et Toulon, ce soir le seul juge de paix, voilà au fond c'était cette noble façon de se faire la guerre, rude et noble selon les canons de ce jeu, rude et noble le jeu, depuis tant et tant, l'ennui des temps obscurs d'une lutte pour pas de cendres, ou pas trop sinon gare au feu qui couverait sous les petits patrons de cette petite entreprise tactile, ennui des temps où qu'au milieu coulerait donc cette rivière de diamants que sont Van Niekerk et un Umaga de plus en plus tannique; et voici déjà l'heure de retirer les marrons du faux: Dax est parti en sucette et redire l'échec du mat Lièvremont, son courroux imbécile et souvent hors de propos envers le corps arbitral, et puis qu'en fin de compte, le plus pro des deux reste Toulon, ce dont on se doutait tant la puissance des sombres destroyers de la rade a fini par imposer sa loi de l'amer au frêle esquif dacquois, au fond plutôt fait pour le cabotage intranquille et pas sur qu'avec ce manque de tonnage et de bras pour ce qui est de souquer ferme par gros temps, pas sur que l'an prochain en Pro D2, si jamais la tendance de la météo marine se confirmait ces prochains jours, pas sur adoncques qu'il ne résiste bien longtemps, l'esquif aussi frêle qu'on a dit, à l'abordage des radieux pirates de la division d'en bas...A la fin Mourad ce dernier nabab pouvait y aller de son accolade au valeureux Hueber, la belle Aubaine que le parachutage de l'Aubin, et Bala plus fataliste qu'une princesse tibétaine de tâter la bosse de ce vieux chameau de Dourthe. Ce soir le plus pro D2, dac o dac, était dacquois.

mardi 5 mai 2009

Sombre Hérault

"Oh profonds sont mes pleurs de ce que rien mes amis ne valent!" voici ce qu'en substance, et ici toujours rien que du licite ou alors du tolérable, ce que donc un ami héraultais me confiait récemment à propos de ses sombres héros retombés si bas, dans le cul de basse fosse( ne vous méprenez pas sur nos propos, la fédérale est d'un métal où forger son rugbymane) c'était hier soir, par une nuit sans bulle, champenoise sa nuit à lui, de mise en bière quelque peu éventée après quelques propos vantards, la notre, et déjà vous dire que l'ami en question a passé son année à s'en marteler la tête de tout un tas de questions justement, questions dont les réponses n'ont hélas pas manqué de se faire jour au fur et à mesure que son club de toujours s'est donc inexorablement enfoncé dans les ténèbres du classement. Béziers voilà pour son club de toujours. Et par Béziers il vous faut songer au grand Béziers. Entendre la légende, le choc de tous ces boucliers. Le noms des grands anciens, rassurez-vous on ne versera point ici dans une espèce de pastiche à la Barrés,sur la gloire éternelle de l'ancien, le bon vieux temps jadis et tout ça, encore que...Mais non, pas trop notre tasse de tee tout compte fait; mais reste que de savoir L'ASB descendue si bas, ( encore une fois aucune méprise sur le propos qui ne se veut surtout pas déplacé; surtout pas), et par maints égards tout cette affaire ressemble à un petit suicide entre "amis" de trente ans, passons sur les luttes picro nicollines et le microcosme si particulier de la cité imputable, me disait cet ami, à la cosmogonie de certains bouffons régionaux, passons donc, mais reste que...

dimanche 3 mai 2009

H inspirée

A jouer ainsi les prolongations, c'était il n' y a pas cinq minutes, on se dit que c'est bien en Coupe d'Europe que les affaires courantes de ce jeu s'expédient, parce que le jeu, justement, on fait désormais mieux que de l'y parler couramment. Vous aurez beau prendre les deux demi finales, splendides, âpres et chacune à tour de rôle chargée de tragédie au sens littéral du terme, avec ce jour un terme poussé au bout du bout de l'inédit, de l'indécision et aussi de l'ironie dramatique si l'on part du principe que ce genre de mano à mano ait du absolument se terminer par une insoutenable séance de tirs aux buts, comme si le bonheur rugbymane, n'étaient quelques tire drops pour temps chagrin, ça s'était jamais conquis à coups de tatane, bref, vous aurez beau prendre les deux demies, à Croke Park et contre toute attente ce sont les colosses du Munster qui sont assez vite passés pour des gugusses de Rodez face à la virulence défensive de dublinois épatants de santé et surtout, oui surtout ce qui ces temps nous réjouit, tellement plus imaginatifs, mais le Munster, vous le savez bien n'a jamais été un fromage de tête; si l'on osait un parallèle...ahem...plus littéraire, au fond on ne trouverait pas tellement matière à beaucoup s'étonner, puisque qu'à côté des Quinze Nouvelles du Dubliners de Joyce, franchement, que pèsent les cinq petits vers d'un Limerick; bref, vous aurez beau prendre les deux récentes demies finales de la HCup par le bout que vous voudrez, le temps de comparer avec la prestation pleine de courage et d'envie des hommes de Bourgoin-Jallieu, c'était hier pour eux l'heure de relever le défi du pire contre Worcester, dans l'espoir d'accéder en finale du Challenge européen, bref vous aurez beau parce que le chauvinisme nous guette toutes et tous un peu en désespoir de cause, certes un match à la hache, mais écrit avec un H nettement moins inspiré.

vendredi 1 mai 2009

La grève du sol

Ruck'n roll ou Pop Saturée cette semi de H Cup si remarquable sur le papier, jaune le papier, ici longtemps qu'atteint de jaunisme, ce Munster-Leinster, dans l'ordre qu'on veut puisque après touillage et re ça revient, encore et toujours, à la même salade irlandaise, de quoi vous reverdir sur pied tous les Grinchs franchouillards, désolé le 1er mai tout ça, les références seront infantiles ou ne seront pas,lesquels se demandent encore pourquoi mais pourquoi donc pas Toulouse foutre Dieu, hein oui poukoââ pas le Stade dans l'autre semi un peu à la remorque forcément, encore qu'il y aurait fort à parier que ce Cardiff-Leicester aura de quoi, et largement ( qui veut parier que les Dragons ne vont pas crasher?), bref, largement meubler nos salons dominicaux, et qu'après coup nous rendre la mémoire neuve, Dominique A, oui nous aimons aussi, beaucoup beaucoup; mais là pour le moment une seule question nous tarabuste, les géants ( verts mais de ça au moins vous faire grâce) de Limerick, d'authentiques durs aux mâles et au cuir ces géants là, vont-ils encore nous rouler compresser les beaux trois quarts de Dublin? L'O'Connel des Lions et son plein emploi de soudard, rude, insoutenable, va-t-il d'emblée couper net la drisse cool des Leinstermen si avides de grand large? Tout le laisse à penser. Sauf que. Si les matchs se disputaient sur le papier, jaune le papier et vous savez bien pourquoi, et seulement si, tout ceci serait aussi simple et programmé d'avance qu'une finale Toulouse-Munster. Une affaire de doigts plein d'encre. Sympathique. Sauf que. Pour commencer le rugby est surtout affaire de bras. Crasseux. Et puis le vaisseau amiral Toulouse a fait naufrage pour avoir loupé un quart. Bâclé le boulot sur les rives de la Taff. Ne remuons pas le gâteux sous les plaids. Sauf que. Cardiff a bien mérité de jouer les dompteurs face aux Tigres de Leicester. Tigres accrocs à la H-Cup et tellement en manque de, qu'on leur souhaite un sacré coup de fouet aux gallois. Mais pour cette semi déjà remarquable parce que l'Irlande, on vous le disait ici il y a quelque temps, en rugby comme en tant de matières, c'est l'imaginaire, on passera sur les patrimoines littéraire et musical, oui donc pour cette semi, on voudrait tant se persuader que si les rues de Limerick encore une fois saignaient, là il s'agirait, une fois la raide army étendue pour le compte après, tiens par exemple, un dernier drop de Contepomi, bref, il s'agirait cette fois du sang bleu de la gentry dublinoise à pochoir s'écoulant dans les rues à pochards de Limerick, enfin pour peu que n'éclate...tiens, comme ça tout à coup par exemple, quelque incompréhensible grève du sol... A peu près la seule solution pour que les trois quarts Dublinois prennent leur envol.

jeudi 30 avril 2009

Electric Feel

En ce jour vous dire qu'au coin d'un stade de banlieue, brique et barres bleu lavasse, les juniors qui s'y traînaient à molle allure sous l'œil de leur trainer jeune et pop, car il s'agissait de courir en musique, tout à coup ce fut comme si l'age m'avait pris, l'album recraché par quelque antique boite à baffles sur laquelle possiblement un ipod devait être branché, était celui, le tout dernier, à peine un an il me semble, de Management, MGMT tel que ça se prononce, le titre qui faisait une folle boucle très eighties Electric feel...et autour du terrain les juniors tout à coup reboostés se remirent à un tournoiement digne de leur d'jeunesse. Electric feel donc. Et l'age me reprit. Et de me sentir bien seul ainsi donc reprisant quelques vieux souvenirs. Eigthies.

Happy truc...

Et voici donc ce qu'on s'était juré de ne jamais faire ici, oh non surtout pas la chose à, oui mais voilà, c'est un fait, aussi brut que le sport qui sert de décor à tout ce qu'on vous jette à la sauvette, des miettes de livres, de disques et tout, bouts de pain à picorer et re, le tout balancé avec cette fausse négligence histoire de, de quoi, mettons passer pour...qu'en savons-nous à vous de dire, s'il arrive que cette affaire de don, un blog c'est un don de soi, ce qu'on a envie de partager de tant soit peu important, en résumé et pour faire court, les choses susceptibles de nous remuer un peu l'âme, bref, s'il vous arrive d'y trouver votre compte, bref, lâchez donc vos coms, ça ne fera jamais que relancer la conversation, la plus noble invention au fond ne trouvez-vous pas, et qu'elle ait trouvé moyen de muter par le truchement de ce chemin là, en ces temps où chacun vers sa chacune accoure faire l'autruche, bref, ce genre de truchement, même si l'on y triche parfois, assez chouette, une révolution que ce lien assez élégant entre des gens qu'on aurait jamais su croiser sans ça et ce sans ça serait assez sensass. Et donc voici que le truchement ovalique fête ce jour son anniversaire. Deux ans ça lui fera tout bientôt dans... mettons...une minut...voilà deux ans. Allez happy truc quand même.

dimanche 26 avril 2009

Last broadcast

Chaque dimanche n'est qu'une borne où viennent buter nos limitations hebdomadaires. Nos doutes. Chaque Dimanche Nick Hornby a raison, le Nick Hornby de Haute fidélité, le Nick Hornby de tous ses livres suivants pour tout dire nous enquiquine quelque peu, reste que les bouquins au fond ça doit fonctionner comme le pain de seigle à propos de quoi ma douce grand-mère rappelait à bon escient que si tu n'aimes pas ça, pas la peine non plus d'en dégoutter les autres, donc chaque dimanche on se lève tôt, et juste une tartine et là-dessus juste un peu de beurre, demi-sel pas mieux pour s'aiguiser les sens, le beurre demi-sel pour l'acuité post demi cuite du samedi que avez eu beau vertement vous sermonner que non le dernier verre pour la route et quand bien même vous ne conduisez pas alors pas grave, non, à 38 ans est-ce que la sagesse un jour, hein, bon allez rien qu'un alors, bref, le demi-sel étalé sur une tartine de pain de seigle à ce jour pas mieux pour l'acuité post samedi soir pas si cute; et donc chaque dimanche entamé comme il se doit par tel début petit-déjeunesque, là dans l'aube bleuissant nous voilà fin prêt pour remâcher tous les matchs de la veille, parfois même que par la seule magie magnétoscopale, poussons le vice de la relecture ( toujours aux éditions du Sonneur à lire " le vice de la lecture" d'Edith Wharton dont, tiens étant plutôt en forme, je vais enfin ouvrir son "Ethan Frome", tantôt, bref, toujours le "vice de la lecture" chez qui vous savez. On referme) et là une fois tôt levé tout notre petit être fébrile tendu vers le vice que vous savez, on revoit, on découpe, de sorte qu'on parvient bientôt à une sorte des meilleurs moments enchaînés d'un samedi en Rugbymanie, notre petite compil' idéale de pop music rugby, et une fois le montage dûment réalisé, ne resterait plus qu'à se dégotter, pas exactement du genre à mégoter avec ça, pas exactement, la bande son qui saurait mettre le tout en relief, et ce matin Last broadcast par les Doves, un grand groupe les Doves, bref, ça nous paraissait le choix à faire, parce qu'il allait se mettre à pleuvoir, matin de grise mine, et matchs vite remâchés tellement c'était d'un triste tout ça, et pas qu'à cause des adieux de Pelous. Et voilà. Chaque dimanche n'est qu'une borne où viennent buter nos limitations hebdomadaires. Nos doutes. Chaque Dimanche Nick Hornby a raison, le Nick Hornby de "Haute fidélité", celui qui se demande s'il s'est mis à écouter de la pop music parce qu'il était malheureux ou s'il est malheureux parce qu'il en écoute. Et le rugby...mettons que ce dimanche juste se passer Last Broadcast des Doves ( du Morrisey en plus mélancolique, Oasis à l'époque où ces voyous étaient encore infréquentables, voyez) en l'oubliant un peu...le rugby.

vendredi 24 avril 2009

Les Onze

Les onze pour un peu ça pourrait nous renvoyer toutes et tous vers ces bandits manchots et par trop je m'en footistes de la balle ronde, sauf que non, Les onze sonnent plutôt le retour de Pierre Michon, peut-être, du moins ici le pense-t-on, le plus grand écrivain vivant( au sens littéral de grand écrivain) français depuis que Julien Gracq n'est plus, Les onze voilà pour le titre de son dernier roman, le plus beau, le mot est inepte tant pis il est tard, qu'on nous pardonne, le plus ample, ici songez une sorte de précision, de minutie, voyez, depuis la Grande Beune, et donc c'est chez Verdier, et peut-être lire le papier que lui consacre le monde des livres, ou mieux les écrits de l'inestimable François Bon, j'avoue que parfois certaines de ses embardées me laissent quelque peu...quelque peu, reste tiers livre et l'œuvre du bonhomme, à l'unisson de la sympathie qu'il nous inspire, oui j'écris ça à l'emporte pièce, encore plein de l'esprit du vin et tout habité par Michon, Michon, le bruissement de sa langue, pas aussi châtiée, certes elle l'est, mettons pas que chantournée vers le bel écrire, non une langue violente, et que ça vous retourne, vous remue. Pire que l'amour. Michon. Oh lisez ça, on vous en prie. Toutes affaires cessantes. De grâce, puisque chez Michon la grâce est flagrante, tachez donc d'oublier tant soit peu le tachisme de ces romances sociétales toujours trop promptes à encombrer les rayons de la grande librairie, de grâce essayez vous à cette langue de l'amour et du reste. Et donc l'amour, puisque cet après-midi, on souhaitait tant vous en recauser. Et l'amour alors? Pelous, encore et toujours, ici c'est rugby un peu des fois quand même. Pelous et l'arrêt de sa carrière. Un peu motivée par l'envie de finir avant de l'être. Fini. En pleine possession de sa mâle puissance. Avant d'être rejeté quoi. Avant la mésestime de soi. L'arrivée du fringuant Maestri, sa maestria annoncée, ne saurait bien sur tout expliquer. Mais quand même. On devine entre les lignes, un seconde ligne c'est fait pour les bouger les lignes, bref, on devine entre les lignes que le grand Pelous, n'aurait pas trop supporté d'avoir à partager sa maitresse avec la première jeunesse. Parce que c'est toujours la même histoire. Une équipe qu'on a aimé avec une telle force, à l'heure qu'on la quitte ou dès lors qu'elle vous jette, parfois les choses se passent ainsi, la même question, vous savez la sagesse élémentaire du mâle, la même interrogation: celui qui vous remplace: il le fait mieux ou bien?

jeudi 23 avril 2009

XTC...encore et encore une histoire de Pelous

XTC vous n'êtes pas sans savoir mes petits chats qu'en voici un grand groupe Pop anglais, un pléonasme, qui vous enfilait un tas de perles pop et conséquemment anglaises lesquelles les placèrent aussitôt, allez hop en tête de certain top of the Pop, et quel culot il leur fallait avoir alors pour se hisser comme ça, allez hop comme on a dit, en première ligne des charts, en bidouillant une new wave qui non, non et non ne sent toujours pas, oh non alors, la vieille marée, puisque encore aujourd'hui un peu que ça fait mieux que de s'écouter, et rien qu'en boucle; XTC ça vous avait le cran de chanter des refrains pareils alors que le Punk, très bien aussi attention n'allez pas me faire dire que, donc que le Punk épinglait violemment sa vieille nourrice rock à billy devenue mal habille,mal habillée; XTC faisait des morceaux d'un cocasse incroyable, XTC vouait un véritable culte aux Monty Python; XTC commença même, après un petit remaniement, chaque groupe Pop s'apparente un peu à quelque république précaire où les coups d'états se fomentent backstage, et gare à toi petite gouape pop si t'es pas assez backstage, XTC commença même à faire des morceaux qui passent encore pour les plus beaux mausolées qui se puissent dresser, d'un renversant c'était, à l'endroit des Beatles, et il y avait entre autres pépites, Grass, un titre imparable, et même que, tu vas voir, un peu des lanceurs de chat les rugbymanes, où il était question de toutes les jolies choses qu'on pouvait se faire sur une pelouse, et même qu'à peu près simultanément on grass justement, lots of things il commençait à faire le gars Pelous,du côté de Saverdun...XTC et Grass, Fabien, même que c'était un hommage comme tu vas bientôt cesser ton activisme de constant gardener. Même que...en rugbymanie, t'as compris le coup, les chats retombent plus ou moins sur leur patte.

mercredi 22 avril 2009

Couplets Pop refrains Rugby

Et voici donc que ce matin grand temps, beau temps, vous savez bien quand c'est le printemps matutinal, ce genre de saison, vous savez bien, rien qu'à soi, que voilà les pelouses cossues de nouveau reblousées d'un tendre vert anglais, et comme ma foi ce genre de perversion, mince le clope consumé de soi et dans l'entre temps de ces taffes et volutes et toux grasse, c'est assez et déjà l'ancien refrain d'XTC, et toutes ces choses possibles laying on grass, bref, se remettre au boulot, assez sergent pépère ce genre so chic de perversion matutinale, et dans la rosée se rafraîchir certaine remembrance, remembrement de nos dernières joies encore toute humides, courir juste après ça, courir et céder encore et toujours à cette manie de la nostalgie à fond les manettes, vous savez, et voici donc que ce matin, mentalement ferait déjà craquer l'écorce verte de la terre, et sous la basket ça ferait un peu l'effet de quelque peppermint moins mentholé, et que la basket serait une langue, et que le short, en rugbymanie, vous savez bien, on disait flottant, en rugbymanie on a longtemps été vaporeux, évanescent, et là-dedans, en apparence ce monde si brutal, rien que de la douceur entre les hommes, et que le short, le flottant, le pantalon raccourci moulant au plus près de nos burnes, ça qui faisait une sorte de triangle du bermuda, leur donnent encore et toujours un air très pop aux rugbymanes lesquels pressentent en cette fin de saison qu'il leur faudra sous peu, sous peine d'en faire, un peu, beaucoup, passionnément,aux foules de fans, à l'aficion,aux happy few, qu'il leur faudra entonner leur couplets et refrains favoris. Pop les couplets. Rugby les refrains. Vous savez bien. Pas un seul couplet qui vaille, de ceux après quoi cœurs et corps s'accouplent à l'unisson,pas un seul qui vaille le coup qui ne soit Pop. Toulouse par exemple, bref, Toulouse et son odyssée perpétuelle de l'espace, longtemps qu'ici on s'est convaincu que c'est en fait du Space oddity de Bowie qu'il s'agit. Et toujours de ces moderneries loveuses lovées dans ces entrelacs par où se délassent, un brin de la soul tout ça aussi par intermittence soit dès que le vague à l'âme écume un peu trop l'affaire, Toulouse donc et la belle allure de lovelaces lascivement délaissées de ses lignes arrières. Oh le charme romantique de ces divisions de la joie. New Order dans le jeu en grand désordre. Cambrées à ne pas croire. Paris, mettons que ça aurait d'avantage à voir avec Ian Dury. Ces airs crâneurs de dandys durailles. Perpignan et sa quête plus folk de ce paradis perdu, un peu Neil Young sous les cieux roussis du Roussillon. Et parfois, faute de, prompt à ouvrir la Big mouth avé l'accent tannique d'un Morrissey muy Mari Sol. Clermont qui meurt presque toujours sur le fil à la fin, Erasure en kilt place de Jaude en prévision du grand opéra municipal si des fois si, voyons mais bien sur, c'est surtout, c'est toujours un peu Grace de Jeff Buckley. Un Damien Rice riant plus jaunard. Couplets Pop. Refrains rugby.

mardi 21 avril 2009

Short story telling

Ancienne et nouvelle cuisine.


Et il fallait déjà retourner derrière, comme on disait dans le jargon hôtelier, à savoir aux entrées, au « froid », et même aux desserts, certains servis plutôt chauds bouillants, comme la tarte aux pommes flambées avec deux boules vanille. De la vanille bourbon. « Et les boules, rondes » râlait toujours Roger le serveur. « Fais-les lui ovale ! » ajoutait toujours le chef, histoire de faire râler l’autre d’avantage. De toute façon avec Roger ça n’allait jamais. C’était chez lui une espèce de déformation professionnelle. L’amour du geste juste, soit disant. The right man at the right place Roger avait travaillé dans un tas de grands restaurants. Des étoilés. Où obligation était faite de servir à l’anglaise. Sauf qu’aux dires de la patronne, il faisait le louffiat ici depuis vingt ans. Sa mauvaise humeur permanente, Ben ne l’expliquait pas autrement. Vingt ans à servir le même oeuf mayo, tous les lundis aux mêmes habitués, même un bonze tibétain aurait craqué. Pour tenir le coup, Roger se prenait un peu pour Yves Montand dans ce film de Claude Sautet « Garçon ».


Cette fois, Ben n’était pas sur d’avoir tout compris. Même si pour Roger tout ça coulait de source. D’un côté le XV. De l’autre le XIII. « Ben oui patate à l’eau. XIII, même en chiffre romain, ça continue de porter malheur. » Tout portait donc à croire que 13 sur un terrain et 13 à table, était au moins équivalent en terme de mauvais augure. A condition qu’on soit un tantinet superstitieux. Et le chef l’était à coup sur. Sinon pourquoi avoir confié son portable à Ben, avec ordre de suivre le match à sa place, « tu me le raconteras après. Là en plein service, je risquerais de me couper un doigt ». Et parce que, de toute façon, comme il devait aussitôt le lui avouer « les matchs importants de l’USAP, belle lurette que je ne les suis plus en direct. Pour plus leur porter la poisse, tu piges ? La dernière fois ils ont même fini le match à 14 » Depuis, en plus de son service, Ben assurait la surveillance intermittente des SMS, persuadé qu’à la fin le seul vainqueur serait bien le rugby. A 15 ou à 13, et peut-être même bien à 14.


Le rugby était bien la grande affaire du chef. Alors pour se faire parfaitement bien comprendre de son commis, lui Ben toujours à le seconder, un commis de cuisine doit savoir rester un second couteau moins tranchant que son supérieur, le chef là encore avait presque tout dit, adoncques avait-il osé telle parabole ovale un peu trop hyperbolique pour la compréhension néophyte d’un Ben toujours étranger à la grande geste rugbystique. Pour Ben, hormis deux-trois matchs de ce tournoi des cinq ou six nations, il n’aurait su dire exactement, entraperçus d’un œil assoupi pendant se coupure, le rugby restait un sport secret jalousement recroquevillé sur ses terroirs. Ben avait des lettres. Comme on pouvait l’entendre à la belle époque. Une école d’art dramatique et plusieurs petits boulots en attendant, avaient certes entamé la plupart de ses résolutions, mais on ne la lui faisait pas. Vu comme ça, le rugby vous avait quand même un côté un peu franc mac’


Une belle référence qui prouvait le bon goût cinématographique du vieux louffiat, et illustrait le niveau plutôt élevé de mythomanie dont ce dernier souffrait. Là où l’Yves Montand de « Garçon » était absolument divin, la patronne parlait comme ça usant abondamment d’une kyrielle d’adverbes en surabondance, bref, là où l’Yves délivrait au public féminin de sa brasserie bons mots rassurants et clin d’oeil de vieux beau plus séducteur tu meurs, Roger servait à l’usage de ses vieux clients, l’éternel laïus un brin réac, où il morigénait méchamment cette jeunesse actuelle. « Rien que des fainéants ». Et tous plus ou moins petits cons. Il faut avouer que de tels propos ivres de châtiments et servi au moyen d’une langue aussi peu châtiée, choquaient énormément la patronne, petite soixantaine, divorcée de longue date, fausse-blonde mais pas trop, et dont vous connaissez à présent le tic langagier, qui très souvent, dès la fin du coup de feu, tâchait de le sermonner sur un ton toujours un peu trop paternaliste de l’avis même de l’intérèssé, lequel brandissait aussitôt, après coup, l’argument massue qui assommait net les dernières bonnes résolutions de la dame, à chaque fois pareillement désemparée face à autant d’ingratitude « de toute manière, si ça continue comme ça, je mets la clé sous la porte. Fort heureusement, le chef a une meilleure mentalité que vous. »


Pas si sur que le chef en question fût animé des meilleurs sentiments à l’endroit de la dame. Mettons qu’il se voyait assez bien finir dans ce petit restaurant, là même où il avait débuté. Du même age que la patronne, il ne lui restait que trois ans à travailler avant de tirer sa révérence. Direction le Roussillon d’où il était arrivé, trente ans plus tôt, monté en région parisienne pour le boulot. « non parce que si j’avais trouvé à me faire embaucher par chez moi, jamais, tu m’entends, jamais je serais venu moisir ici. Et puis, quand je dis moisir, je te parle même pas de tous ces matchs de L’USAP que j’ai manqué. Trente saisons putain. Bon maintenant, avé le câble et le magnéto, je peux les regarder après le service. Bon un match moins l’ambiance du stade, avec tous ces Usap, Usap, c’est déjà pas trop folichon, mais alors passé minuit devant une assiette de nouilles froides, c’est des trucs à finir espion vidéo pour le XV de France oui. »


Le chef oubliait toujours de dire que son caractère de tête de lard exécrable, avait poussé à bout presque tous les patrons de restaurants de tout le grand Sud-Ouest. Pour le reste il ne mentait pas. Le rugby était la grande affaire de sa vie. Avait-il seulement un nom ce chef? Ben n’en savait rien et se serait d’ailleurs bien gardé de l’appeler autrement. Le chef était le chef. Et ben n’avait qu’à rester à sa place. Derrière. Au soutien. Ben savait, le chef lui avait d’emblée expliquer son point de vue, qu’en cuisine il y avait celui qui jouait du piano, et l’autre, à savoir lui Ben, dont le rôle était de veiller à ce que l’instrument soit toujours parfaitement accordé. En cuisine, le chef ne tolérait aucune fausse note. La cuisine était un art compliqué, ne souffrant pas la médiocrité. La cuisine, avec un grand c. La vraie. Celle de toujours. Il y avait, sur ce point le chef avait été on ne peut plus clair, ceux qui la servaient avec ferveur et respect absolue des secrets de la tradition, le plus souvent et pour bien aller, hermétique aux profanes. Et puis tout un ramassis de cuistots à la petite semaine qui, non content de ne rien comprendre à cette discipline délicate, avait poussé la cuistrerie en posant les bases de cette nouvelle cuisine. Une pure aberration.


Pour le reste, la parabole ovale du chef tentait donc un parallèle assez oiseux entre rugby à XV et grande cuisine éternelle, deux disciplines aux règles éminemment compliquées, et leurs pâles dérivés, à savoir ce rugby à XIII et cette nouvelle cuisine qui, à son avis, résultaient simplement d’une volonté de tout simplifier à l’usage des béotiens. Mais le chef avait bon espoir que l’intérêt supérieur de l’art culinaire finisse tôt ou tard par triompher. Après tout, le jeu à XIII, malgré ses efforts racoleurs, n’avait jamais pris. « bon même si c’est vrai que par chez nous… » Par « chez nous », comme Roger l’avait expliqué à Ben, le chef, en l’occurrence leur chef à tous les deux, entendait le Roussillon où le XIII catalan était au moins aussi populaire que son homologue quinziste.

dimanche 19 avril 2009

Le stade du miroir

Le réel c'est donc quand on se cogne, voici qu'on redécouvrait cette formule de Lacan en flânant, tantôt comme assez souvent du reste, un vice assez doux que telle lecture, du côté de chez Fred ( Frédéric serait plus approprié vu qu'on ne se connaît...même pas en rêve) Fred Ferney et de son blog le Bateau libre dont on recommande la fréquentation, et c'est peu de dire que les deux stades ne cessent de s'y cogner à la dure réalité, d'un côté Toulouse et sa dernière prestation si terne, pleine du vide qui a suivi certaine élimination précoce laquelle nécessitera sans doute un rude travail sur soi-même; de l'autre le petit français qui ressemble de moins en moins à ce théâtre d"hombres" virils avec un grand vis et dérouillant l'adversaire à force de vérouiller chaque réplique, mouchée aussi sec par cet art de la charade pour écroués, marque de fabrique qu'on leur reconnaissait, il y a peu, à ces picaros de la capitale, et là quoi à se mettre sous l'attente, rien plus que par intermittence les relents essouflé de cet hermétisme de mal armés, mais puisqu' il semble acquis, à quoi voit-on cela, à des riens, à des leçons d'histoire, que ces deux-là sauront puiser dans la transcendance d'un titre toujours possible au bout de cette rencontre d'un troisième type, Perpignan ou Clermont, voyons comment tout ça se décantera, que nous propose, litanie apaisante d'un vieux conte soldé lors de la même veillée, saison après saison leurs demi-finales respectives, alors parlons un peu d'autre chose. De Lacan et de son stade du miroir par exemple. Pour dire qu'hier le reflet renvoyé par tout un vélodrome c'était celui du peuple rugbymane du Sud-Est, pas trop à la fête depuis plusieurs décennies, un peuple rieur, excessif, rien qu'à son exubérance de fada away. Et dire que face au reflet flétri, aux mornes regards d'étaim des toulousains, de croiser pareille mine réjouie, les joues gonflées par les vieux chants sauvages et maritimes de Mayol, Dieu que ça faisait plaisir à voir. Le reste, une demie finale où ces stade-là passeront-passeront pas, surtout celui si cher à notre coeur, mais vous savez tout ça, bref, le reste peut bien attendre. Celui qui aime, écrit quelque part Baricco, celui-là il sait attendre. Voilà. Et revenir illico vers Lacan. Le réel c'est donc quand on se cogne. Pour lors patienter ainsi donc dans l'espoir de quelque dernière joie, en n'omettant surtout pas de coiffer son casque au sortir d'ici-bas comme le plafond d'une chambre-bureau sous les combles.

samedi 18 avril 2009

La nostalgie came around

Alors, oui, un jour, y revenir. Oui on y reviendra Toujours difficile de résister à la tentation de revenir. Mais d'abord l'apaisement. Le chercher. Mais où. Sur ma droite un livre offert par Léon, ce vieux ( il ne l'est pas, vieux, ne le sera jamais, vieux, juste je veux en revenir, décidément, à l'ancienneté de nos rapports, virtuels, et n'allez surtout pas vous méprendre là non plus, oui le louvoiement de politesse reprend son vieux service, fini le tu à tu et tiens encore à tu et à toi, et d'abord on ne se connaît pas aussi bien que ça), sur ma droite ( certainement pas sa marque préférée au Léon. A moi non plus d'ailleurs. Mais je me dis qu'il pleut et qu'après tout ça fera) , bref, un livre offert, donc, par notre premier vrai partenaire virtuel de je, et vous dire qu''il fut un temps, pas si lointain, on ne comptait plus le nombre effréné de nos échanges, la frénésie de tout cela pour un peu nous aurait presque détourné de la réalité de nos quotidiens respectifs ( Léon est écrivain, journaliste et tient le blog Kally Vasco où nos débordements ainsi donc débordaient de nos bordures, adoncques quotidiennes comme ça en Vasco), et donc sur ma droite ce livre, un roman, Influenza aux éditions des équateurs chez qui Léon a publié l'an dernier " Philosophie intime du Sud-Ouest", sur ma droite Influenza un roman d' Alexandre Kauffmann, alors peut-être y chercher un peu d'apaisement, plus tard, et merci encore Léon, pour le livre et le bon moment d'après manger Rue Monge, parce que d'abord, à ma gauche, relire Soie d'Alessandro Baricco, un livre culte, d'un raffinement extrême soit quand la douceur ( désolé Mr Bégaudeau, la douceur, la vraie, pas celle rien que toute factice d'un petit factotum hautain) s'en remet toute entière aux secours de la fable, et songer que ce livre, voyez un peu ça, la première fois qu'on l'a lu, dévoré plutôt, c'était, oh voyez un peu ça, en 1997, au siècle dernier, voyez un peu le topo, le poteau temporel, et que depuis on ne compte plus les relectures;même qu'à un moment, page 74 il me semble, allez facile à vérifier, là juste sur ma gauche, alors voyons voir, oui, oui, Page 74 c'est bien ça, est écrit: " Ils reviendront, il est toujours difficile de résister à la tentation de revenir, n'est-ce pas?" ; alors y revenir, en quart de la h Cup, dès l'an prochain; n'est-ce pas cela que l'Autre, cette caricature rouge et noire de nous-même, ce double inaccompli, nous murmurait à l'oreille, et nous d'aussitôt replacer Soie, là sur la gauche, et de repiquer le jaune coin tout rejauni du Midol afin de savoir si, té vé, tantôt au vélodrômeu ( hé les matchs vélodramatiques perso...) le Toulon-Toulouse ( à l'envers ça faisait un chant que vous connaissez presque par coeur à présent. Comment ça non.? Tou-lou-se-Tou-lon, le reste c'est du bidon. Ca qui s'entonnait au milieu des Eighties. Vous n'avez pas de tête. Surtout au fond. Là-bas ,oh, on se réveille un peu. Allez!!! ) aurait de quoi nous extirper de toute cette nostalgie sous analgésique...

mardi 14 avril 2009

L'Irlande c'est l'imaginaire

Magnificent, voilà que le dernier single d'U2, tourne et retourne en boucle entre nos deux oreilles, bourdonantes les oreilles, parce que le rock héroïque, ce dont tu te fous bien, je sais pas grave, surtout toi, toi et tiens encore et toujours toi, l'Autre, ce sale double noctambule à peine soluble dans l'aube, tu sais quand la vie ne se contente plus de vivre sous les apparences, bref, cette mauvaise manière d'avatar zavatesque, cette caricature, bref, Magnificent, hymne rock, tournerie tarbiscotée mue par le souffle éternel du rock héroïque, ça on l'a déjà dit, faire gaffe aux lampées de Paddy, encore deux trois pas plus, hips et hop filer au paddock, l'Autre, toujours lui, ce délégué tout dégueulant de nous-même, toujours rouge, toujours noir, toi mon vieux double rug-by-ma-ne, parce que oui on sait, on sait, tu es pathétiquement tel le chef de ta petite bande à Bono avé l'accent tonique qui te fait faire des bonds puérils, allez un peu quand même, quand jadis Bonneval, Charvet, Codorniou( Didier toi qui passe...Allez laisse tomber) , Cigagna, Maset, et Deylaud, ah Deylaud, donc ridicule allez un peu quand même , même si on sait " Only love can" et puis qu" It was a joyful noise", on sait va, minute on y revient, ridicule donc quand aujourd'hui, hier, demain, Clément, Fred, et ce Max, ah ce Max, parce que c'est ça que tu beugles petite gouape rouge et noire " Only love", rien que de l'amour, ridicule, et tu t'en fous, même que samedi tu as raté ta peine, la veille encore tu ressassais Beckett et voilà que tout molli Malone, et voilà même le déport de ta douleur vers cet estaminet minable, remplis de sombres passengers singeant quelque exagérations PSGères, et que depuis lors tu te consoles, et que Magnificent, tourne, oui qu'à présent le dernier single d'U2 retourne en boucle comme on a dit, pourquoi, bref, peut-être parce que Stevenson ( Stevenson, pas Steve Hansen franchement même s'il vient d'une autre île mystérieuse, Steve Hansen, on s'en fout un peu, non? Le jour où il aura une gueule d'écrivain de romance et pas de ghost killer entreupreunarial, peut-être qu'alors...) oui Stevenson a raison" La vraie vie d'un homme, celle par laquelle il consent à être au monde, réside dans le champ de l'imaginaire" et qu'aujourd'hui, oh l'Autre listen un peu ami, il te faut bien en convenir l'imaginaire en rugbymanie juste que c'est l'Irlande, U2 pour commencer et puisse là-dessus ce jour mal dit s'achèver, L'Irlande or donc, seule à nous offrir, puisque tes rouge et noir sont encore et pour longtemps à ruminer leur sale coup de "Blues", oui donc L'Irlande, d'abord Bono cet éternel poseur de nuclear bomb sonique ( Daniel Lanois et Brian Eno en Einstein et Hopheimer de la chose), et puis ces vieilles canailles de Munstermen, picaros de l'armée raide prêts à découdre les jolis maillots de leur ennemis embourgeoisées de Dublin, et gare à la maïeutique de ces rustauds-là, ceux-là donc qui déjà nous offrent une demie décoiffante et possiblement coiffée d'écume...Embruns, des roux et le tout blond on blond. Magnificent parce qu'Only Love, celui de ce jeu, du rouge, du noir et tiens après tout des couleurs qu'on veut, Only love, only love can leave such a mark, But only love, only love unites our hearts, Justified till we die, you and I will magnify, The magnificent, magnificent, magnificent...

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samedi 11 avril 2009

Les porteurs de lanternes

Allez va une de perdue et un dix retrouvé? Pourrait-on écrire seulement après ça qu'on a cru retrouvé Fred Michalak ( qu'on continue à préférer en 9), éternel sacré gamin qu'ici on aime tant, qu'on l'a en tout cas senti sur la voie d'un rétablissement, simple effet d'un orgueil blessé ou bien, plus prompt que certains ont bien voulu le laisser entendre, et en appui de telle assertion issue des méninges encore toutes agitées par ce que vous savez, en appui d'icelle donc les siens d'appuis, toujours aussi crocheteurs et déstabilisant face à un dix adverse il est vrai un poil trop emmanché d'un qi un peu court, mais puisque à la fin ce match était juste une histoire d'amour propre et qu'en la matière les histoires de qi. Allez va, soyons beaux joueurs, good gamers eût glissé cette vieille carlingue de Will Carling. Après à quoi bon vitupérer dans ce moment redoutable où nos nerfs se crispent dans le crépuscule; à quoi bon accabler avec cette grande vigueur de mauvaise langue ceux qui ont tout et tant donné dans ce Millenium qui n'était au fond qu'un théâtre d'ombres portées sur les rares Barbie galleuses du jour. Rien que des brebis galloises sous des ciels qui moutonnent. Parce qu'est-on bien certain qu'à Cardiff les meilleurs ont perdu? Et puis le rugby frenchie, va-t-il franchement si mal que ça? Allez va une de perdue...eût dit notre vieux pote Bartone ( un french singer selon notre coeur), ma foi c'est une de perdue. Dans la nuit noire de l'âme, insupportable et supportrice, on pourra toujours se consoler avec la lecture, toujours et encore la joie par les livres, des "Porteurs de lanterne", surtout pas rouges et noires, nouvelle de Robert Louis Stevenson que les éditions Sillage ont eu le bon goût de publier avec une traduction limpide de Marie Picard. Voilà une de perdue...et jusqu'à tantôt au moins nos regrets perdurent.

Le meilleur temps de la vie

Là me rentrant, rotules et genoux éreintés, d'un de ces footings sauvages et beaux comme l'herbe craque encore, humide et tendre, sous la basket, je regarde mon fils, 7 ans demain et déjà je pressens le chic type en lui, l'homme bien, ça me rassure un peu au fond cet espoir qu'il ne va pas trop me ressembler, et je songe comme il a l'air heureux avec ses voitures aux gentes toutes collées de chocolat lequel n'aura même pas pu attendre que les cloches s'en reviennent d'où tu sais pour fondre de dévotion devant leur petit pape personnel, et je songe à ce meilleur temps de la vie, l'enfance, cette formule d'Hugo, et comme alors au même âge que le sien j'avais quand même la sensation que l'enfance n'était rien d'autre que la même journée morne, un temps long comme un jour de peine, quand il nous tardait tant de grandir plus vite, et porter cette soif d'aventure, où ça, mais jusqu'aux lignes de fuite du stade municipal, déjà ça, l'aventure c'était de pouvoir glisser sur l'herbe jaune et maigre du terrain de L'Union Sportive du Pays de Sault, tu sais ce Montana d'Ariège, tu sais bien ce plateau dont on voulu tout récemment faire le short story teller, et d'y glisser à coup de tchic tchac, sur les traces de Papa et de ses frères, et sauf qu'un jour on se rend compte qu'on a vingt ans et que dès lors la vie va consister en une longue course après soi, sauf qu'en ce temps là juste le désir de courir après la race, le meilleur temps de la vie, ce qu'on saurait plus tard, bien plus tard, mais donc là pour le moment c'est qu'on aurait découvert, pas tout seul, on ne découvre rien par soi-même ou bien, les courses d'autres idoles, celles du Stade Toulousain, cette violente passion, la même brûlure qui nous lance toujours depuis dès que, cette violente passion, osons le mot et le reste, qui ne nous quitterait plus, et donc cette décisive découverte ce serait vers les 7 ans, justement, Papa nous aurait fait voir la gueule christique mâtiné de Christopher Walken de JC Skrela, la blondeur d'ange vide de JP Rives, bref, là me rentrant d'un de ces footings que je t'en fouts, je regarde mon fils, 7 ans demain, et je sais que cet aprème je lui montrerai Sowerby, Kelleher, Dusautoir, lui expliquant, promis sans ce stress qui toujours me saisit et me ramène, ça ne manque jamais j'ai beau me dire que, le ridicule de ce truc quasi regressif et tout et je me perds rien que d'attendre, me ramène donc à cet âge de sale gosse insupportable à force d'encourager ses chers rouge et noir, mettons un peu trop rageusement parfois, au point que le pauvre Papa ne supportait plus de regarder un match passeque "tu-vas-te-taire-non-animal-et-puis-t'es-pas-transparent", oui lui montrant, sans stress promis Titou, toutes ces petites merveilles toulousaines et galloises..Allez tu viens Titou on va se faire deux trois passes, pas trop fort d'acc?

vendredi 10 avril 2009

A cup of Beckett

Et donc ne rien dire, ne rien présumer du match de demain qui, ainsi donc mouââ m'intéresse comme dirait Laurent Bénézech, juste qu'il s'agit, mais rien que vous ne sachiez déjà, d'un quart de finale européen, celui d'une h cup quelque peu à l'arrache pour les clubs depuis verdâtres en nos patis eût dit le pilier ( blogueur rugbymane et fan du divin marquis entre autres, dont on recommande assidue fréquentation, c'est donc le pilier, tu tapes ça et tu avises en plein coeur d'une mélée de bons mots mais pas que) et quel dommage vraiment, que vous prites la mouche chez Pilier, au motif anodin d'un échange de mails tout pareil et, certes une initiative ,mettons fâcheuse à porter au débit de mon tact légendaire, sur ce point du manque de tact légendaire la preuve, hélas, n'est plus à faire, mais que diantre pilar de mes deux, c'était juste une tentative de relance et puis cher blogeur faut-il que vous soyez un peu con-con quand même, un peu fat aussi n'en parlons plus, puisqu'on recommande et plutôt chaudement; et donc ne rien dire, ne rien présumer du match de demain lequel ainsi donc et sauf incidence poético éthylique de plus, risque de nous noircir interminablement la night, ce qui va plutôt bien tomber vu toutes ces lectures et re en retard évoquées ici même, tantôt, et avant que de vous dire d'aller jeter un oeil sur celui de Laurent Bénézech de blog ( son blog se nomme justement l'œil de Laurent Bénézech, et peu de dire qu'il l'ouvre, nous décille à force sourcillements ariègeois, et puisqu'il ouvre le bon ça tombe bien), or donc sur ses bonnes paroles, juste se rappeller le début de L'innommable, et toujours sans rien présumer de demain, parce que Beckett, ah Beckett, putain Beckett, une becquée par jour mes petits chats, puisque en ce soir before perforations neuronnales, on recommande, bref, on recommande, une becquée de Beckett au moins par jour, et ce début de l'Innommable et quel début( on va quelque peu vous le customiser, aussi qu'on veuille bien nous pardonner, penser qu'il est question d'un exercice d'admiration, rien de plus), le genre d'incipit sec comme une trique qui tout à trac précipite son petit tas de réponses dont on pressent que...lisez ou relisez donc ça, alors le match de demain, celui qui. Où maintenant? Au millenium de Cardiff, rien que ça dites-moi. Quand maintenant? Demain, banane, aux abords de 16H30. Qui maintenant? Les Blues de Cardiff inversant défense versus Les rouge et noir de Toulouse à jeu renversé. Dire jeu. Sans le penser. Et zou dès votre petit lever a cup of Beckett.

jeudi 9 avril 2009

Le secret de Mr Synthèse

Comme cet aprés-midi de travail, lectures et re, écritures et tures, et que le temps faisait bronzette en rêvant à Corneille et aux matinées du petit-français ( le Palais Royal dont là tout de suite après ça, on va parler, là tout de suite donc, est un square à usage révolutionnaire ( songez à la révolution française ainsi qu'aux colonnes de Buren,) jouxtant la comédie française, sur les bancs des jardins du Palais-royal ( compromis chose due) , entre le café et le pousse, on décidait, comme parfois l'envie nous prend de laisser-pisser, de siffloter au bruissement pigeonnant d'une colombe de square au cou de laquelle la menotte prisonnière de ses désirs à tatons aime à balconer manière de faire son exploratrice entre corset et peau, on décidait de si en la de barytoner sur l'air d'un morpion en sale petit sybarite, et donc aussi de ci de là on piochait tête bêche au hasard d'un entretien princièrement accordé par notre Marc national au quotidien Sud-Ouest, aux seules fins d'y déceler les petites perles dont à l'avance on savait ( c'est qu'on tenait l'info d'une taupe oeuvrant pour certaine cinquième colone à la une, voyez un peu) que cet orfèvre du tact-onguent de velours de Marco national allait nous gratifier; entres autres petits bijoux d'analyses post tournoi traumatique, que tel ou tel et bien il ne comptait plus trop dessus à l'avenir passeque un peu nul et non à venu, sauf si le mis à l'index...quoi au fait...sauf si, et d'apprendre plus loin, c'est qu'ainsi donc le soleil nous donnait le courage d'y aller, plus loin, que tel autre ah ça mais s'avérait d'un métal dont Marc entendait bien forger son cuirassé de demain, celui qui remâté pour le grand large-large tu penses et rien qu'armé des pires ambitions de naufrageur allait nous couler l'anglais et glou et glou et glou, nous envoyer par le fond tous les kiwis et autres pirates des mers du Sud réputés insubmersibles, entendez qu'au moyen de quelques bleusailles la flotte tricolore serait mousse costaude; et puisque toujours pas convaincu par la méthode globale consistant à négliger toute compétition jusqu'à la prochaine coupe du monde, on retournait, mieux valait, à nos lectures et re, jusqu'à tomber sur un passage de Fermina Marquez, où, justement, un des personnages citait un livre de Louis Boussenard, tiens, tiens, Le secret de Mr Synthèse, et d'illico pour votre édification personnelle vous recopier le passage en question. "il y a dans ce livre un personnage, un homme qui est le plus riche et le plus puissant du monde ( comprennez notre top 14); c'est le docteur Synthèse ( osons donc y voir notre Marc national). Il possède un capital qui lui permettrait de devenir un jour propriètaire foncier du globe". Et nous alors sous le soleil du Palais Royal exactement, d'imaginer à toute force notre Marc en valeureux larbin de Valéry Larbaub ( auteur de Fermina Marquez, mais vous le saviez déjà)

mardi 7 avril 2009

Passe-partout...à la mélée

Il y a des inimitiés dont il ne faut pas se priver. Se taire c'est se corrompre. Canetti encore. Canetti toujours. Mais aurait-on pourtant envie de pourfendre. Disons juste le désir , comme ça fugacement, de se tordre les boyaux en repensant à Marc Lièvremont en pleine numéro Fort Boyard. J'ai des enfants et sur leur chaine spéciale enfants-éveil-et-vieux, ils n'ont rien trouvé de mieux que de repasser certains épisodes restés fameux de cette émission la-men-table, mais que si autant de stars y concourrent et rivalisent d'allégresse carabine, c'est bien tu penses pour la bonne cause. Bon an mal an, mes petits m'attiraient devant l'écran plat de leurs puèriles platitudes au motif que " tiens pôpa, y'a même un rugbymane dans notre jeu drôle qui nous nous amusent au quart de poil" et là cette évidence, fulgurante, qui vint me transpercer le cortex, mais oui, bien sur, la présence, car faut-il le reconnaître, l'homme même en tenue de Véronique et Davina en impose, il a une gueule et devrait peut-être songer à l'instar de Fabien Galthié à une future reconversion télévisible, et donc cette fulgurance que la présence de coach Lièvremont se justifiait peut-être à des fins bien moins ludiques qu'il n'y paraissait, à savoir que notre Marc national visiblement était là pour nous superviser les possibles et probables sélectionnables de demain, la coupe du monde se prépare et dès lors tous les coups sont permis pour surprendre l'adversaire jamais en manque d'audaces et de vices l'adversaire, et puisque l'homme aime tant le contrepied parfois que, et donc comme les chers petits saisis par autant de suspens et rien qu'à leur trépignements gnan gnan ( à part ça j'adore mes enfants) devant les épreuves toutes manières de variations des travaux d'Hercule ( dommage pour Marc que ce grec-là ne soit pas en mesure d'enfiler la tunique tricolore, ah parce qu' en terme d'utility back de gaillard d'avant, Chabal à côté de l'ami Hercule, ça ne vaut pas tripette, de la gnognotte oui), là donc, au vu de la mine renfrognée de Marc, à son regard mort de fin tacticien, du Périclés même lorsque tout périclite dans notre Lièvremont je vous le dis, et bien je notai tout soudain l'intérêt qu'il portait tout particulièrement à Passe-partout ( digne porte-drapeau du nanisme bondissant et star de la chanson par surcroît.) dont, je vous l'annonce, pour le coup je suis porteur d'info mes chatons, surtout après les fiascos succéssifs de Morgan Parra et de Sébastien Tillous-Bordes, et puisque Dimitri lui parait plus yachvilain que jamais cependant que Jean-Ba Elissolde ses vieux comptes, la tentation d'en faire son futur demi de mélée déjà le titille...

dimanche 5 avril 2009

Masse et puissance

"Au purgatoire les hommes parlent beaucoup, en enfer ils se taisent", en voilà une phrase d'Elias Canetti qui ce jour d'after moche malgré soleil pour printemps de l'âme, siérait ma foi plutôt bien aux joueurs fantastiques du SF, parce que, reconnaissons-le, au simple revu, c'était tard dans la nuit, selon nos habitudes de petit voyeur rugbymane, à la simple et minutieuse revoyure de leur partie livrée contre les démons d'Auvergne dont tout incite à penser que peut-être, à force de rejouer de la sorte, peut-être bien qu'à la fin la marque jaune s'imposera de soi comme la griffe de fin d'année, tu sais, juste avant les soldes de l'été austral, certes un peu court le short, et tout étriqué le tricot de corps, mais profite petit, les voyages forment la djeuness' selon le vieux slogan fédéral. Et qu'il était encore temps dans cette fin de nuit, telle qu'on la dite, encore temps d'écluser quelques canettes et de se remettre en mémoire un autre souvenir de lecture canettienne, le genre à ressortir ici rien moins qu'extirpée de son contexte originel, manière de faire original mais pas que, le genre qui nous aiderait peut-être à expliquer les défaillances du pack Bayonnais, c'était hier soir, au cours d'un énième derby basque barbant à ne pas croire à force que les belligérant...gèrent jusqu'à leurs coups bas qui désormais s'égrennent, chapelet sempiternel, bestiairement correct, façon mule de Papé ou violent d'Ingres, chacun se sentant presque obligés de...se cartonner au jaune, aux seules fins de nous faire accroire, aux supporters parce qu'ils le valent bien mais sont-ils crédules à ce point, que, justement, l'on y croit encore à cette histoire de maillots mouillés même lorsqu'il ne pleut pas, et le tout en vertu d'une rivalité de clocher qui voudrait donc qu' à Biarritz rien qu'un ramassis de surfistes et conséquemment à Bayonne une bande de turfers rame assise, soit un savoureux , tout local et plutôt cocasse nivellement des valeurs par la nive. Temps d'écluser QI sec quelques canettes en faisant claquer sous une langue toute pareille, telle phrase de Masse et puissance, ça ne s'invente pas. Et donc la phrase d'après vague remembrance d'avant remembrement tuturel : " C’est dans la masse seulement que l’homme peut être libéré de cette phobie du contact." Et donc de s'y filer, à peine gaiement ,bourre pifs d'après soirée de "festaires " beaucoup trop paff pour taffer dans le plein emploi de sa force. Basque rien n'était moins sur. Jusqu'à ce que tout soudain n'émerge en marge de tout ce rugby de lavement, cette certitude, que non, non et non qu'un guerrier du métal hurlant de Remi Martin ne fasse toujours pas l'unanimité auprès de notre triumvirable national, ça même après coup on ne comprend toujours pas, parce qu'entre nous et pour peu que nos yeux de tout petit amateur de recherches se portent tant soit peu du côté des futurs cham-pions de France dans trois ans ( précisons Montpellier pour les récents convertis à ce blog), non, non et non on ne comprend toujours pas ce qu'ils lui trouvent de si épatant à ce Fulgence Ouedraogo, contre lequel , précisons encore, nous n'avons rien à reprocher si ce n'est cette emolience de valseuse dès que le ruck s'endiable. Masse et puissance donc. Et de désespérer pour finir que les coachs Bayo précipitent la rentrée de Denis Avril contre ses anciens partenaires, puisque mince c'est su de tous, que dans ce genre de matchs empuanti tout à l'ego, le moi d'Avril peut toujours s'avérer meurtrier.

vendredi 3 avril 2009

Every time I look in your eyes

Voilà on a peu près autant de parole qu'un édile local et donc de revenir à la charge sur un autre titre du groupe islandais que désormais vous connaissez tous ( et toutes pardon, diantre n'allons surtout pas exclure du monde, vu qu' aussitôt après ça gueule, et que ça nous traite de miso sans gène et tout et que les chiennes de garde rappliquent, moitié pitbull moitié pythie de Delphes ces petites choses-là, et moi perso les chiens, une frousse terrible) vous mes petits chats qui vous léchez les babines ( vacherie, je tente d'écrire ça clope en main et ça reste périlleux cette affaire-là...tiens dès demain ou dans dix ans songer à arrêter...d'écrire clope en main) rien qu'à la pensée de dériver sur un album pop, rude et doux, bref, islandais, parce que si d'aucuns préfèrent se préparer les matchs couperets en moyennant quelque visite surprise en Disney land, l'éternelle Denise au guichet et toujours sur son 31 ( comment ça ajouter 1O de plus... ah oui vraiment,? sorry moi je débarque un peu dans ce genre de luna park, voyez, et comme à plus de trois dans ces maudits manèges ça commence à sentir des pieds...et puis jamais été trop mon histoire les loopings et tout) , d'autres toujours raffoleront d'une préparation en musique, britannique ( z'ont inventé le truc) en somme, et donc de leur conseiller de se visser l'ipod en boucle sur ce titre de Bang gang ( oui, oui, pour sur qu'à l'envers ça reste assez voisin du genre de Mickey parade dont par ailleurs certains usent pour tisser les liens plus serrés, n'en parlons plus chacun son trac), et même que ce titre, nous qui ne causons pas bien l'anglais, point assez fluentlyment, ce titre ainsi donc "Every time I look in yout eyes", doit être une chanson d'amour tellement les crampons de 18 les plus acérés y fondraient sur place, dès les premières mesures, et du coup voir quel parti pourrait en tirer tel coach bayonnais ou même tiens tel trainer biarrot, un peu à la traine du ménagement des âmes ( parce que oui un rugbymane ça a une âme morte ou bien... )pas sur que ce dingue de Dourthe ne goûte à sa juste valeur ce genre de sique, et tout aussi certain que Gonzo est d'avantage porté sur les plan éponymes ( gonzo donc) et les pieds de porc à la mode de Caritz; peut-être notre Marc national ( lui en parler un de ces quatre. Marc toi qui passes souvent ici...désolé) mais quand même, et puisque au départ du morceau il est surtout question de walk on the grass et tout, nous on se pensait que possiblement ça nous pourrait faire pour demain un de ces hymnes de pelouse tu sais où les deux mascottes basques, à droite un canasson moitié potiok moitié patraque, à gauche un indien pas très tonique, bref, ridicule au possible ces avatars supporters-là, bref, un hymne de pelouse où les deux bestioles à la fin adoncques galocheraient à mort...

http://www.youtube.com/watch?v=ycGBwlvIPtw

mercredi 1 avril 2009

again and again...Tou-lou-se- Tou-lon ( le reste c'est du bidon)

Et oui tiens, why not à présent, manière de cadeau-poison d'avril, vrille empestant le strass histoire de composter cette sorte de stress...poinçoneur la-la-la, disons permanent, disons ça, et donc un titre très soupe opérant tel le parfait petit gigolo de nos fantasmes poppy, ah si tu savais comme la pop music, le genre de soupe la plus compassée qui soit, oh si tu savais les délices qu'on peut en retirer, derechef vous avouez que la pop et le Stade Toulousain, en résumé les roucoulis shoe gazer et la gaze sur les gambettes de Jean-Michel Rancoule; et voui,voui, tiens un titre de Keane, le plus pop soap opéra, again and again donc, parce que tu sais quoi...rien. Laisse courir, et puisque de courir( allez 40 minutes de rognées sur les ailes du jour, toujours ça...pas vrai?) nous on en revient tout juste ( ce blog vire au journal de bord un peu trop bord cadre,doit-on s'en excuser? ) et d'en juste revenir, failli bien ne pas, d'ailleurs, un genou mollasse, le droit ( toujours à droite que ça lâche) tout soudain et comme un idiot je reprends licence à Vélizy, si, si, histoire de finir en beauté, mâle innocence, cap à cap, la frèle gazelle, et viser plein fer sur le premier Roncero du coin qui passe, et non cette fois je m'écarte pas et donc tâcher de finir en beauté, pour une fois, du cran au moins, sinon, allez mince, un reste de panache, sur qu'à Vélizy du panache ils en redemanderaient, pas vrai; oh tu sais, pas si longtemps cet orgeuil du sud, les mèches brunes, garbajosesques, pas si longtemps, si tu m'avais donné le choix entre faire Denis Charvet et David Bowie, c'est Denis que j'aurais choisi, le beau Denis de la finale, LA finale, Tou-lou-se- Tou-lon, en 89 du siècle dernier c'était, parce que ouaip le reste c'est encore du bidon, le beau Denis enfilant les défroques, soit une robe violette itou, quasi victorienne la robe violette, non quasi Virginia Woolfienne la dite robe, voilà Denis avec la robe du Bowie de the man who sold the world, ce Denis-là après l'offrande de Codorniou ( Didier tiens j'en profite, je sais que tu passes ici ( poison d'avril, ça c'est fait) plutôt vilaine ta façon de virer , comme ça, un pote à moi de la médiathèque, vilain ça, très vilain Didier, peu digne d'un prince même petit, moi je dis ça...)mais alors Dieu ( toi qui passe...désolé) que nous est-il donc arrivé pour qu'on vire adoncques planqué en chef des regroupements, oui bon , comme on se rentrait, clopin-clopant à la Cryuff à l'entraino du barça, ainsi donc tout court conséquence de mon retour de flamme pour les Craven ( ça reste rugby ces clous de cerceuil là), et pas que le souffle, mon Dieu ( oui, oui tu as raison, ne surtout pas parier un Pascal sur ce gazier-ci )mais donc tant pis, mon Dieu, dire que je fus, pas si longtemps une espèce, certes à peau plus verdâtre, de Kenyan blanc, et pas que le souffle court, mais laisse...courir, et si tu t'aventures de me soumettre à la question, te me la ressortir aussi sec, comme le whisky gloups, la phrase sur quoi meurt l'attrappe-coeur, d'un souffle...au cœur, c'est moins sur, allez hop des fleurs pour Salinger ( un titre d'Indochine, Dieu ( on a dit d'arrêter avec cet imposteur. oui chef) du ciel et de la terre, que nous arrive-t-il donc again and again...

mardi 31 mars 2009

l'homme des hautes plaintes...bang bang...bang gang après...

...après promis-juré on cesse sur le plein chant mélancolique de ce groupe, Bang gang, ainsi donc ,islandais rude, doux et dingue, lequel ici nous sert ces jours un peu lâches et contrits d'ouest terne où le soleil se couche décidement bien tard, un peu de bande son, celle-ci douce amère, idéale en tout cas et pourquoi donc, ah ça, ne rien raconter on vous disait tantôt et dont acte...manqué à nouveau, tu penses, une fois n'est pas...tu sais, toujours la même lamentable histoire qui toujours nous pousserait, vice de la complaisance sans cesse contre soi-même retournée et vise moi un peu le début pâle et ridé que ça nous fait, non mais vise moi ça. Et donc Pale rider et L'homme des hautes plaines, petits chefs d'oeuvre dont l'envie stupide et naive de changer d'aire, ce soir, c'était y'a pas cinq minutes, nous incitait à la revoyure; deux pellicules pleines de chevaux surgras et de cache poussière, embobinées par le dernier grand maître classique, un peu le Novès( là ça va grincer dans les saloons pour pied tièdres. Et tant pis!) du cinéma, bref, tout aussi westernisant, voir sa figure striée d'angoisse, par l'angst cinéphile en quelque sorte, voir l'angst de leur Eastwood à eux et comparer si ou plait avec notre éternel swingueur de Saint Guy, et y voir qui sait, à l'aune étriquée tout à trac pour pas dire, de votre serviteur, ainsi donc qui sait le même lone justicier chevauchant un cheval blanc...nommé mort. Et pour toute résultance of course, comme de juste devine un peu qui à la fin s'en va tout modestement triompher, statut du commandeur planté au milieu d'un de ces cimetières hullulant atterré sous la lune...devine...Pas moi. Pas nous. Oh non alors. Surtout pas moi. Surtout pas nous. Mettons que pas mal de nos principes rugbymanes ont été ces temps-ci doucement rudoyés et qu'à part de se planquer dans les regroupements, la lâcheté crasse dont les deux films du grand Clint entre autres traitent nous renverait la notre, et celle-ci bien crasseuse en pleine dans notre figure de suif. Et comme en plus ça défouraille en plein coeur cette affaire là, bang bang... deux balles et voilà qui font moche à tout coup. Et c'est ainsi que Bang gang ( ghosts of the past en boucle) bande son idéale pour la scène finale du duel crépusculaire....

Let's go to heaven...et lamper Duzan

La nuit je mens, c'est entendu, réécouté et non pas qu'il se fût agi de quelque necrologisme, non, Bashung me chuinte souvent ça, telle vérité faute avouée et oui tu parles, ah ça pour parler mon pauvre chien stupide...ça tu parles, Bashung me chuinte ça à l'oreille, et donc pour tromper un peu plus le monde, temps de se remettre en boucle ce truc sirupeux en diable, harmonique diabolo menteuse en queue du pis aller, Go to heaven des Pierces, un groupe girly mais non pas canadien et pourtant du sirop durable, et tant qu'à ne rien faire, allez tiens un petit coup de jaune en mode vieux-jeune, à la tienne, et pages tournées à la sauvette jusqu'à ce papier de Marc Duzan, auteur rugbymane qu'ici, on l'a déjà dit à maintes et maintes reprises, on aime tant et tant. La nuit je mens, c'est entendu et donc quoi de mieux, aujourd'hui presentiment, que quelques tourments black s'abbatent, pour extirper nos tripes de ses riffs griffus que le style guépard, crocs délicats sortis juste quand-comme il faut, et le tout en haut style, littéraire au sens littéral, quoi de mieux que lamper Duzan dans le jaune de ce lundi.

lundi 30 mars 2009

viril avec un grand vis

"Faut jamais rien raconter, après les êtres vous manquent"...voici ce que tout récemment on relisait et donc de vous le recopier d'après vague souvenir. Les souvenirs...the worl is gray mon cher Seb ( toi qui aimes ça un peu-beaucoup-passionnément la pop music, vois un peu du côté de Bang gang, après tu fais bien comme...sympa au fait cet intermède tantôt Seb, en tout cas hope tu étais à l'heure h rue Lamarck et donc à tout bientôt, avec les autres, mettons à la fortune des potes)
Et à part ça, dire qu'hier on s'était dit, redit, bon alors l'heure de saliver ou bien ( parfois on se dit et se redit rien que de ces choses essentielles tu sais...) , dit et redit ça devant l'alléchante affiche Stade Toulousain- Stade Français, et donc le bourrichon monté et remonté mieux qu'un coucou clock, suisse pour sur, un coucou qui te salue bien, toi, toi et tiens toi aussi le Tigre futur grand sportif d'aujourd'hui; et même qu'on commençait à taper un peu partout dans les placards kitschos de sa kitchnette ( one more trip, un autre grand titre par Bang gang ,moi si j'insiste un tantinet mon Seb tu dis hein...je vieillis, mal c'est entendu, et ça empire d'heure en heure, la vache qu'on était plus jeune avant) et moi je vous dis ça, mais c'est adoncques qu'il te faut savoir, cher lecteur mon ami, que la dite kitchenette ( au bon vieux temps jadis et conséquemment rugbymane ( la nostalgie de l'éternel regretteur d'hier que je suis, voici donc mon petit truc et pis c'est tout), la gambas sitôt épilée se laissait flambée par le frangin, fameux ailier-gazelle-ailé-aux -semelles-de-vent itou, un arrière au toupet bernat-sallien si, si) que la dite cuisinette est restée depuis tout ce temps toute grise anthracite et que ceci incite toujours plus ou moins à certains petits scream entre amis; et donc même que rien qu'à cause du people Stade toulousain- l'autre stade, on punchait et uppercait les pauvres placards et que jusqu'à tout le proche voisinage l'insuportable boucan supporter ( de quoi ça je suis redondant?), se répercutait, et le tout proche voisinage de se penser possiblement: oh non l'autre fada l'est déjà tout à donf, mazette et mazeltoff les Experts ont qu'à bien se tenir, oh et même qu'aussi on ressortait nos vieux crampons ( des duarig je précise pour les plus fetish d'entre vous mes petits chatons) tout rotomoulés dans l'espoir ( ah l'espoir mes amis...) de se gravir certain petit pic de Dante perso avec enfer al dente de l'intensité rugbymane, et puis quoi: juste un match empoigné par le désamour des uns pour les autres et vices inversés. Capitale en minuscule versus Capitole émasculé. Oh et puis quand même à la fin un essai, pour couronner l'étoupe. Tu sais un essai tout de travers où à force de péter à la fin Basta rote. Bref. Rien que du serré. Du renfermé sous un début de printemps claustral. Du stretto pour couche tard. Bref. Du doublement serré avec un grand vis.

lundi 23 mars 2009

Le visage vert

Passé la cinquantaine, soi-disant plus rien à gagner ; voici ce que tantôt me confessait ritalement tel ami romain. Bang Gang, et voici d’un groupe qui déjà, quelques albums mélanco-pop tournent retournent et puis s’en va. Bang Gang, un peu la version musicale de la défense italienne. Fondante. Naïve. Islandaise. Bête que ce jeune homme, rude doux et dingue, justement, n’y joue pas, au rugby. Parce que l’Islande, depuis des temps canoniques, m’est avis que ça aurait pu aurait dû manier ce foutu bout de cuir. Au moins, ça nous aurait permis de digresser de reloter Loti genre prêcheur d’Islande. En attendant, enfin cette bonne nouvelle, ce tournoiement si morose, rien que bleu délavé, aura au moins eu le visage vert à la fin. Parce qu’après tout, entre Islande et Irlande, juste une question d’Eire. Et qu’à la fin it’s alright.

http://www.youtube.com/watch?v=OACztIxf1ds

http://www.banggang.net/

samedi 21 mars 2009

Intermittences de 3e mi-temps

En rugbymanie, toujours de ces machos plus ou moins involontaires, ça qui aurait à voir avec le tachisme made in Pollock.

vendredi 20 mars 2009

Magnificent seven

Et donc de convoquer une dernière fois, last time promis, sans quoi encourir quelque clash, convoquer the magnificent seven, soit ces 7 essais anglais qui même par chez nous, surtout par chez nous, méritent bien de susciter tas de clap clap, ceux-ci clipés, déjà tu penses, tout Daily motioneusement, ces 7 magnifiques essais que vous savez, mais si voyons, allez minute et mais si butterfly, c’était dimanche dernier, faisait un temps assez correct ma foi, un soleil suffisant et à ce qu’on a pu tâter du poids du vent depuis notre vieux Philips bombé d’autrefois, serions-nous en pleine phase régressive, genre nouveau départ et parce que plus assez d’espaces pour prolonger le mouvement qu’on pensait symphonique, voilà retour immédiat dans l’axe, vous a-t-on déjà parlé de cette habitude consistant à revenir au plus chaud douillet de la famille (ainsi nomme-t-on le pack, soit les huit de la mêlée, mais vous savez tout ça), serions-nous en train d’ourdir quelque relance du bout du monde et juste avant obligation dictée par ce bon vieux sens tactique, obligation de repasser au plus lourd du souvenir, les souvenirs ces derniers temps, c’est le présent qui s’envenime, ne serions-nous pas en train, même nous autres fut un temps pas si lointain ferme dans notre foi aveugle dans le mouvement général, l’idée que de bouger dans tous les sens, de jouer les chiens d’arrêt au quatre coins du terrain, et vas-y qu’on hélait le moindre partenaire parce que ça aurait été triste que le ballon vous passe sous le nez comme un désir trop longtemps tu, tu sais cette idée que le mouvement donnait le sentiment de la liberté, oui, même nous autres, on aurait donc fini par se convaincre de l’absolue nécessité d’en passer par là, cette phase un peu statique, pas bien glamour, mais de quoi se poser, le temps de regarder alentour où rebondir, et puis relancer sa vie comme une conversation, et décidément ce qu’on disait ici au commencement, le rugby n’est-ce pas un peu une sociologie à l’usage du monde, et puisque un peu de beau ne nuit en rien à l’affaire, de convoquer ces essais anglais, même si face à l’impuissance lilliputienne de nos pauvres bleus, de revoir les autres boules de Swift nous faire autant la nique…forcément agace.

mercredi 18 mars 2009

Dans la solitude des champs de coton

Et que vous savez bien mes chers petits ce qu’ici on pense depuis beaucoup plus longtemps qu’une humaine éternité, ce genre de pensée doit agir par l’agent contagieux de quelque synchronicité, enfin vous savez bien, et qu’ainsi donc ce qu’ici, dans ces parages, depuis dimanche plus trop herbus, mettons plutôt champs tout rabotés par la solitude et certaine idée anglaise de désolation, adoncques le rugby, ce truc vu de loin toujours assez inextricable, où l’on s’est tant déporté et que, oui voilà, en gros ce ne serait rien qu’une affaire de transports en tout genre avec plein de correspondances pour la mâle innocence et ces bons sentiments héroïques mais surtout pas métrosexuels au point qu’ils voudraient, savez les autres, et tiens aussi, là tout coincé entre deux rames, une forme inavouable de masochisme, de vous à moi dans chaque gros pardessus ( la façon, je précise pour les jeunes fans et autres récemment convertis à cette ancienne monnaie de songe, la façon dont on sobriquette nos dirigeants chez qui, très souvent l’embonpoint trouve à s’escamoter sous de ces longs manteaux et imperméables, sans quoi tout ça irait zéro pointer hors de la ceinture abdominable de manière obèse et au fond assez peu baisante enfin… ), dans chaque gros pardessus, donc, a dû sommeiller une Vénus à la fourrure, avant, quand on était plus jeune, avant, notamment vers ce sud-est, vous savez bien, contrée abritant tout un tas de jeunes fadas sadiens et fouette peuchère, et qu’ainsi donc dans ces parages, « la même ligne fine et plate de latitude », disait Koltés où vingt et quelques bleus boitent bas depuis la raclée qu’on a dite, vue, et tiens maintes fois commentée, n’en parlons plus, oui c’est ça, en cette heure tardive de mise en ligne, faut-il qu’on l’aime quand même cette addiction qui nous pousse à venir prendre le frais jusqu’en cette terrasse somme toute assez fâcheuse où vous et moi moitement collés-serrés tout contre la hype fashion avec sa lippe trempée dans des boissons onéreuses, d’y venir aux seules fins de poster, entre autres, des trucs sur le fait que, bon ben, de moins en moins fear factor Chabal, qui sait peut-être un Rémi Martin, qui sait possiblement un Nyanga à la place, et quant à ce piètre agrégat inconstitué d’anciens durs au cuir, tu parles d’un club des cinq de devant, quant au peu d’intelligence situationniste des lignes arrières, et dire qu’à un an d’intervalles nous étions des passe muraille (ceci dit en passant, « Nous étions des passe-muraille » d’ores et déjà fera un très beau roman, lyrique et tout, et tellement plus encore, un roman de Jean-Noël Sciarini à paraître en avril à l’Ecole des loisirs. On en reparle ici même à l’heure dite), bref puisque à quoi bon ceci et cela, comme hélas l’incunable de nos lacunes, n’empêche faut-il qu’on aime régler content la note salée de l’addiction faisant que, un jour sur deux, comme désormais un peu beaucoup déconnecté de tout le Barnum, et bien voici qu’on s’y achemine quand même, mine parcheminée après longue nuit en veille, tel un pèlerin éreinté par quelque raison de Corinthe, sa popeline pressée dans la suite eyelinée de, tel un pèlerin vers son lieu saint, vous savez les sens aiguisés par l’insomnie et tout, ouie fi en quête de sa wi-fine, puisque en ce moment assez rugby sur l’ongle, vous savez bien, ainsi donc cheminant dans la solitude des champs de coton. « C’est pourquoi je m’approche de vous, malgré l’heure qui est celle où d’ordinaire l’homme et l’animal se jettent sauvagement l’un sur l’autre »*. Oh et puis calter volaille, parce même ici, c’est vous dire, ça caquette fashionement à propos de ces coqs déplumés en stock. Oh et puis Koltès…


* extrait tiré de « Dans la solitude des champs de coton » de Bernard-Marie Koltès (Editions de Minuit)

lundi 16 mars 2009

Lost art of murder

Or donc les Babyshambles. Quelque chose comme l’enfance de l’art en plus bordélique. Grand groupe rock anglais selon notre cœur en glaise. Et tiens Delivery, juste au passage, ne trouves-tu pas que ce serait tout à la fois les Clash et les Kinks réunis-conviés, comme ça illico tout prestement pour toi, à une sorte de recension-réminiscence de notre age tendre et gueule de bois. Je te dis ça, moi tu sais après…Delivery où que ça déraille carré. S’ébouriffe au quart de poil. Or donc les Babyshambles, moins gigolos que les Strokes, moins fréquentables que les White Stripes. Et puisque certainement ceux-là se la racontent moins que les Raconteurs, que parce que surtout 34 à 10 pour ceux du swinging london, et qu’un peu quand même que ça fait un peu trop d’épines de rose collées au cul de notre pack, puisque… Ne surtout pas ici, non voilà encore une autre promesse à tenir sur parole, ne surtout pas ici remâcher le match. Or donc les Babyshambles. Grand groupe de rock en glaise (de la fragilité qui sourd entre toutes les lignes de guitare parce ces jeunes gens-là…comment vous dire…ahem…si c’est sulfureux à ce point, tu penses bien si ça souffre), grand groupe selon tous les cœurs anglais et que là-bas et pour longtemps ça va dégueuler chapelet sempiternel un tas de ‘In-gueu-land et que déjà sa majesté cherry se mouche la morgue au nez. Or donc Pete Doherty et ses potes de déjante pas aussi free wheeling que tu le penses. Sans ça point d’album aussi sensass. Et puis ce titre, plus doux, plus folk, moins Kinks en somme ( perso les Kinks…et Ray Davies oh si vous saviez…Ray Davies…), et alors ce titre, fallait vous en parler et puisque aujourd’hui comme un fait exprès 34 à 10, et que dans ce stade tout acquis à la cause des tommies écrabouilleurs de grenouilles, il s’est tellement balancé leur doux chariot travesti en rouleur compresseur que le tournis à côté de nos bleus pétrole ( Bashung est mort la vache…), et alors ce titre au sujet graisseux de…et possiblement cet art du meurtre tombé en désuétude, voyez ce côté étrangleurs Ottomans qu’on leur a longtemps prêté aux rugbymanes d’Albion et si en sus ça se met tout soudain à jouer son Albinoni en Albion, gageons que leur God n’a pas finit de blesser us et play tout un tas de blessures à la chaîne. Or donc tel « lost art of murder des Bébés bordéliques, ouaip pas mieux pour résumer vous savez quoi…Le genre de petite chose dont on finit toujours par se remettre. Vous savez, rien qu’un doigt de grande musique de branleurs pour faire passer cul sec une sorte d’énorme branlée.

vendredi 13 mars 2009

Girls in Hawaï

C’est su d’à peu près tous tout ça. Notre besoin de consolation est impossible à rassasier. Et tiens autre chose pour rester dans les lettres. Bien dans l’esprit des posts et que tout ceci de tout en passant glissé entre ça et là, oh n’aille surtout pas entraîner le genre de conclusion toujours trop hâtive, le genre vous savez...Voilà ce genre-là. Justement. C’est donc su d’à peu près tout le foutu commun des mortels ça. Et pour les ignorants, juste pour toi et tiens toi aussi parce qu’encore du sentiment eu égard à…L’incipit de ce petit texte, petit mais décisif, de Stig Dagerman, blue suede chou, tu devrais y aller voir, moi je te dis ça…et donc oui grand auteur, Stig Dagerman, et du conseil qu’on réitère aussitôt d’aller, entre autres et déjà pour commencer, te relire tout ça, toi et tiens toi aussi, te relire prestement tout ceci et puisque de toute façon what else de plus pressé comme je te sais, toi et aussi…pris par le vice de la lecture ( profitons de l’occasion, décidemment trop belle pour évoquer, voilà justement, « le vice de la lecture » petit texte, autrement court et décisif d’Edith Wharton « le vice de la lecture » un inédit qu’adoncques les Editions du sonneur ont l’idée lumineuse comme c’est souvent leur cas les idées lumineuses, de publier. Et d’ailleurs les Editions du sonneur ça se trouve assez facilement au salon du livre de Paris, et peu de dire que vous devriez y faire halte parce que des tas d’auteurs je ne vous dis que ça publiés chez eux ( chez elles) dont Jean-Marie Dallet et rien que ça, Dallet, mes chers petits…) oui donc toi et tiens aussi toi, comme on vous sait pris par le vice de la lecture, vite relire ou découvrir pour le cas où « Notre besoin de consolation est impossible à rassasier » du grand auteur Blue suede chou, jamais court et presque toujours décisif. Stig Dagerman. Nous ici présentement son « Ennuis de noces » ces temps-ci peu de dire qu’il nous irait assez bien. Sauf que non, parce qu’entre nous l’avant-veille d’un match entre XV de la rose et nos coqs à l’ergonomie enfin montée sur ergots, parce qu’entre nous autre chose à faire, enfin bon, qu’à s’ennuyer nocivement avec…ahem…certains chamboulements familiaux. Certes l’Amour. L’Amour de vous et vous qui…Et juste avant, aléas de, hélas trois fois hélas ( et pardon si un jour vous arriviez seulement à), juste avant une piètre version toute personnelle et mettons assez mesquine de la théorie du chaos. Vivre avec ça et d’abord le match entre vieux ennemis rugbystiques mais pas que. Et si pour le coup cette fois les français débarquaient nos questions avec tout un tas de réponses de normands. Qui sait si…Reste qu’aux dernières nouvelles, de celles qui de loin en loin nous parviennent encore, de l’autre bord d’Ovalie, savez cette contrée régie par une sorte de bushido méridional dont momentanément on s’est un peu exclu, et que pour longtemps les choses là-bas en Ovalie poursuivent leur course oblongue, or donc on aurait rappelé Jérôme Thion, ferme souqueur de mêlée…Bien. Très bien ça. Et même qu’enfin Sébastien Chabal aurait eu le droit d’évoluer à nouveau à son vrai poste de formation. Je vous dis ça mais peut-être que…Malgré son look de hard Rocker isérois, peut-être ignorez-vous que Chabal aime assez s’écouter Brel et Brassens. Je vous dis ça mais sûrement que…la saviez-vous, pour étonnant que ça soit, Jérome Thion malgré son look de jeune souqueur ferme s’écoute plutôt en boucle du hard rock même isérois si l’occasion…et nous donc, en ce moment en boucle ce serait donc Girls in Hawaï qu’on s’écoute. Mais je vous dis ça sûrement que…

http://www.editionsdusonneur.com/


vendredi 27 février 2009

la nostalgie des mains

Ce n'était même pas l'envie de s'éloigner de ces parages herbus, apaisants, non même pas ça, juste l'envie de mordre dans autre chose que du cuir. Stupide bout de cuir remué par son tas de caprices tellement attendus des fois que...Et puis de vous à moi, en fait du tournoiement des six nations escompté, très franchement qu'avions-nous? Un bout d'Irlande en passe tout juste de reverdir, des rocinante d'écossais oui bon coriaces, presque rosses, et au fond pas si simples à doucher; et puis le reste à l'avenant des avis plus ou moins avisés des pronostiqueurs agnostiques ( celle-ci ne l'avions-nous pas déjà faite...).Et puis aussi l'Italie, même plus cette équipe musicienne, même plus ça de l'innocence des débuts à tâtons puisque faut se hater de raccrocher au peloton musculeux de tête ce truc sans queue ni....sans quoi vos petites affaires ça finira par ne plus se laisser diffuser. Et de tout bientôt, ce qui s'annonce au pays de d'Anunzio, l'évidence frappante pour le plus grand monde ici même en rugbymanie où ça fait longtemps quand même où tout cela ne laisse pas de nous tirer la larme, l'évidence de certaines bourdieuseries. Et sinon la France, pas si longtemps d'ici éternelle unlucky loseuse, pour lors et bicause cette réputation plus à faire de bonne gagneuse de putain de matchs d'avance perdus à deux cent contre un, bicause tout ceci en permanence plus ou moins condamnée à l'exploit ordinaire, et sinon donc ces tricolores parce qu'il y avait eu d'improbables promesses, vous savez bien toutes ces histoires à dormir sans vous, ces trucs de lendemains enchanteurs, vous...désormais...vous c'est si bien de vous savoir enfin à distance irréprochable, vous c'est... ces tricolores donc maillochent encore leur tricot stérile,les menottes prisonnières de l'effroi de mal faire. Ces tricolores n'en finissent plus, un an après, de décevoir et de se cabrer entre eux même plus trop entre hommes,mauvaise manière franc mac à l'abri de leur mauvaise foi de province, et voilà qu'ils délavent nos rêvent romantiques certes un peu toc, fébriles espoirs de jeu en liberté, d'amples cavalcades, vu que vous savez bien, hier soir, yeux ternis et traits tirés à nouveau assez intarissable sur le motif si émouvant que, vu que ces histoires de balle oblongue en premier lieu devaient contenir tous les bonheurs de la vie, un peu comme vous en somme; et voilà donc que ce rugby pour cent age en plus va échoir dans l'escarcelle bien garnie des receleurs de statistiques, et voilà donc fini tous ces bons sentiments héroiques. Ce n'était pas l'envie de nous tenir un peu à l'écart de cette nouvelle ére du jeu qui à force du grand détricotage qu'on a dit et de tous ces button's loose unlucky mais pas que, va finir par ne plus nous concerner que de loin en loin, non c'était surtout qu'en fait du tournoiement des six nations sur quoi on comptait tant pour rameuter, encore et encore, nos vieilles émotions et ce parfum d'enfance collé au cul des packs d'hier vous savez bien...non ce n'était même pas tout ça qui fera que ce soir, qui sait plutôt flâner sur les terrasses du Montedidio, fermer les yeux pour mieux écouter ce qu'en plus du vacarme un peu trop forcé et pestaculaire des stades, les mots d'Erri de luca nous rapportent...Et là alors qu'avec vous on se remet à sentir la petite allure de la vie, que c'est entendu, un joueur, tricolore ou pas, ce n'est plus pour le jeu, même pas un outil de travail, c'est comme l'écrit de luca à propos d'autre chose, "entre les deux, c'est une arme, on a près de vous, loin du reste, déjà l'envie d'avant, peut-être d'un peu de cuir tel qu'il se maniait avec leurs douces manies d'oiseleur, sûrement aussi celle de votre peau. La nostalgie des mains

mercredi 11 février 2009

Bled runner...

Pour commencer, là ainsi donc tout d'abord, pourriez-vous, vous c'est...vous c'est déjà demain où alors mais alors une belle journée, et alors mais alors de s'écouter, tapis de cette manière épatante qu'ont les gens sans façon de...se tapir, et donc là depuis quelque recoin parasol, puisque du très beau, ciel azul et nuage de papier bulle, du très beau qu'on annonce pour tout demain, vous c'est...depuis quelque recoin, parasol y sombra, vu qu'un peu d'ombre ne nuit jamais à la conversation,déjà tiens, l'orgueil du sud s'y repait d'un d'apaisement et...et donc pour commencer, là ainsi donc tout d'abord, pourriez-vous, tous les autres, nous dégotter une rue, non des rues, mettons deux-trois, ça qui nous ferait un lacis de rues et ruelles, avec de quoi descendre et monter, footings que je t'en fous et en nombre suffisant pour y pratiquer la course d'avant match, le private jog comme avant où seulement les matchs du Tournoi des 5 nations et voilà pour notre monde rugbymane à peu près; même si, de loin en loin, l'écho d'une tournée héroïque trouvait moyen de se répercuter jusqu'à nous, ici un livre épique de Lalanne ( le grand combat du XV de France, La peau des Springboks, ça qu'il te faudrait lire...un peu absolument) là des articles (Espagnet, Garcia, Verdier, Escot) racontant une époque où le dithyrambe de rambla n 'avait pas encore été remballé aux archives, même si, de loin en loin, une finale tannique de championnat avec de la cuisse et du poing, même si tout cet en plus, les matchs du tournoiement chevaleresque et voilà pour notre rugbymanie à peu près, en conséquence de quoi pour mériter l'honneur d'en être un peu, conforter "southement" cette fidèlité au poste, et de faire l'impétrant avec chevillé au cœur et au corps le fol espoir d'être, un jour-qui sait ce que...l'avenir en réserve, voilà d'être enfin de cette trempe-là, on veut dire fait du même bois de Centaure que ces Quinze couturés qui allaient en découdre pour les joyeux de la couronne, et de vouloir reverdir les trèfles à soi tout seul, et de remettre le rouge aux joues des chômeurs de la Taff le temps d'une charge de dragons à finir, de mordre dans une large part de bleu d'Écosse et qu'on se kilte bons ennemis parce que, enfin, tous les oualtères d'ici ont lu Quentin Durward, et de se dresser à l'unisson de leurs mollets de coq ergotant de ces catastrophes en ostrogoths de la compagnie des dindes, en conséquence de quoi on partait donc courir un peu, espèce miniature de gars du coin qui court, monte et se descend tout un circuit bâti à la hâte avec deux ou trois rues et ruelles et que donc le lacis d'icelles auraient fini de nous faire, sans blague, un parcours de private jog, de sorte que toute cette activité de bled runner nous garantisse au moins le droit d'en être et peut-être d'avantage qu'aucun autre avant nous, de cette confrérie de la mâle innocence...pour commencer dites, pourriez-vous...vous c'est déjà demain et donc qui sait si de vous ressasser tout ça...a small mesure of peace...

samedi 7 février 2009

Tournoiement...

Et donc hier au téléphone avec mon brother en larmes, un type émotif my bro quand c'est que ça y est the tournament se profile, et que c'est la veille d'icelui que chaque participant s'est reclus, camp de base à l' aspartame et quant à soi spartiate, fourbir ses armes de prestige et quelques dernières petites fourberies rescapées du fond des ages obscur de ce jeu tout pareil, et donc hier au téléphone avec mon frère de larmes, on n'avait rien trouver de plus génial que de pronostiquer des tas de victoires pour le moins improbables, et puisque ici nous tenons à une certaine crédibilité, encore que, bref shut up, des tas de victoires dont il ressortait de ce tas de bêtises l'envie de voir du jeu et encore du jeu, des fins féroces, et que pour une fois les referees permettent que se puisse apercevoir à peine-allez-juste ce peu de sang qui raconte comment ce sport nettoie nos violences; et donc hier soir mon frère, polyglotte, mettons un peu à l'aveuglette, qui entre deux lampées de whisky sour vous garantira du contraire, me faisait remarquer en quoi se pouvait établir une correspondance poétique ou bien mais pas que, phonétique en tout cas, entre tel à venir Tournament ( on parle du tournoi des 6 nations qui débute là-de suite et devant quoi, même après tant et tant, on reste dans l'expectative chevelaresque) entre Tournament et tournoiement... et là donc de se dire, merci le Bro, et aussi avec Brautigan "que tout est là, à l'exception de ce qui manque" Ce qui manque? Les matchs...

mercredi 4 février 2009

Espèces d'espaces...

Et même qu'ici on vous avait dit, péremptoire un peu beaucoup, dorénavant ce serait toujours day off,puisque le jour se tenir on ne sait trop où, voilà un peu on l'on pourrait. Et donc la nuit retour ici. Considérant qu'à peupler tant de mondes parallèles à la fois et tant qu'à se bien caler dans une boite: ici au fond était notre place...Mais voilà, la vie c'est un peu l'art du puzzle. Et puisqu'en ce moment ce serait assez l'envie mode d'emploi...la vie... Espèce d'espaces... Tu sais, tu c'est tous ceux qui toussotent à l'avance comme à nouveau convaincus que le rugby, ça se pourrait bien, ici passe encore à l'as, comme ça post restant; et que quelque chose d'autre ne finisse par prendre l'intervalle, oui on ne va pas vous détromper, mais sauf que cette fois ce serait quelque chose, d'indéfinissable, de neuf...Espèce d'espaces... Tout ce qui ce passe derrière étant donné un mur et c'est demain que ça commence...Espèces d'espaces...Et même qu'en rugbymanie d'avant, là où ça nous tardait tant de nous ébrouer, alors la boue et l'herbe le meilleur des baumes lénifiants, et un peu de sang par ci par là et voilà de nouveau vivant, et même qu'en rugbymanie, cet asile poétique (oui bon) et naïf, là où vay que vay on parvenait et vers où nous accourions aux abois parce que dans l'autre boite ça fermait pas bien, tu sais un peu cet ailier filant le long de sa ligne perso parce qu'une lourde menace aux fesses...Espèces d'espaces.... Adoncques il nous suffisait d'assembler les mots entre eux et de tout calembouriser, sauf que souvent, foutu "effet de fun", à rebours de toute nécessité, et dès lors qu'on bâtit sur le vide, tôt ou tard Castle in spain se casse la gueule. Jeux de mots à l'ancienne, et par-dessus un vieux relent d'embrocation, tous ces crampons curieux de chair nouvelle prêts à vous griffer leur angoisse, l'ordinaire, et de temps en temps une percée de 80 mètres, genoux levés en haut style, souvenir d'une mèche laquée brun corbeau: cet orgueil du sud, quand ça s'apprenait de courir et pas qu'à coup de dandinements dandy, avec force et vigueur, clin d'œil en glissant devant la tribune d'honneur toute pôpa-mômante. Adoncques c'était donc ça. Pour se hausser du col et le reste coiffer d'écume...Espèces d'espaces...Et vous savez, vous c'est...oui vous savez, depuis ce n'est plus tout à fait la même...Espèces..suffit avec ce gimmick...depuis qu'il y a eu certaine interception contre le cours du jeu, même que ça aurait pu s'appeler relance du bout du monde, et dans la vraie vie des idées, enfin de ces émotions vous savez bien, vous c'est...vous, c'est sur, vous savez bien...vous c'était pas seulement une idée en passant. Vous c'est peut-être le vrai visage à deviner, la frimousse du seul sentiment possible, celui un tant soit peu noble en ces parages parallèles. Vous et nous c'est déjà quelque chose...L'envie mode d'emploi...Et qui sait...la rugbymanie...Celle-là enfin pour de vraie...Espèces d'espaces...Et même que si ça continue de s'écrire en laissant comme ça le sens planer. Avec son ombre de doute en suspension et de finir par tout obscurcir ...Espèces d'espaces...

mardi 3 février 2009

La nuit jeu ment...

Et donc ici même, guère plus d'une semaine, l'on vous disait ce désir que non plus jamais à la lumière du jour et des évènements qui trouvent à s'expliquer beaucoup mieux, en plus amples détails, dans des parages d'avantage porteurs d'infos, à preuve Midol ( le seul-l'unique) de chaque semaine où papiers entre autres du Guépard Jacques Verdier comme de Marc Duzan ( lampez Duzan!) viennent au soutien de tout ce qui précède, oui que plus jamais à la lumière du jour nous ne cèderons à notre monomanie rugbymane...la nuit, l'insomnie et la lucidité tant redoutée...la nuit et ces tête à tête dont on ne ressort jamais indemne et puis après, jamais tête à tête même appuyé n'a enrichi son toubib de campagne...La nuit jeu ment et donc sans plus se cacher par crainte du ridicule, pas meilleur endroit pour céder à nos penchants les plus inavouables. Comme quoi? Comme prétendre en se laissant dériver sur une sonate de Chopin alors que du travail, du vrai, pas de ces phrases jadis jetées sur des bouts de nappes, sottises de quatre sous, et que tu vois comme de nos jours le blog ça aurait un peu cette utilité, par moment, et que donc prétendre par exemple que, oui ce match des cadets de 1984, beaucoup grâce à cette passe à gauche,fluide, si fluide, une grâce, aussi flagrante que ça tu sais, oui un peu grâce à nous et à la passe en question que ce match des cadets, crucial, éliminatoire, grâce à tout cela qu'il a décidé de nous revenir. In extrémis. Un score tout mince. Sauf qu'à cette heure où plus rien n'a d'importance, ne sert de refaire le match façon Scott Fitzgerald ( au fond le Brett Easton Ellis des années tellement folles que Grande dépression and so on and so on...One alone) dans "veiller dormir", poignante nouvelle ( in la félûre)comme d'abord tout ce qu'il a écrit avant de...match...ahem... vous avouer qu'on y a un peu assisté beaucoup en tribune, parka pas terrible escamotant comme elle pouvait l'orgueil et la honte, morgue au nez tu sais, à ce triomphe de la fluidité flagrante d'une passe...Par suite de quoi ne resterait plus qu'à se bercer de ce rêve de triomphe tous ces soirs d'insomnie par où les petites tricheries auraient su profiter de la brèche pour...Même qu'en fait de sonate de Chopin, là présentement, on s'écouterait plutôt un thème sirupeux de Vangelis, oui je sais, je sais, la nostalgie que du gâtisme adulescent, tiré du grand sommeil de la BO de Blade runner...Même que, là présentement, le rugby pro et sa championite. Le tendon de Carter. L'angine de Michalak. Même que. Le jeu ment...

dimanche 1 février 2009

Watermelons

et puisque le ballon après lequel dans ces parages herbus d'ordinaire on se précipite à s'y méprendre ressemblait cet après-midi d'hiver coupant comme un éclat de glace, (pas terrible comme image, mouais je vous l'accorde, ça trahit son endormissement coupable devant quelque énième revoyure de "New York unité spéciale"...oh tiens chérie ça par exemple...non j'arrive...ben oui en principe j'avais prévu de m'astreindre à ce genre de tâche, tu sais le truc tellement plus haut que soi...oui je sais,impardonnable je suis de ne pas t'avoir suivi chez Tata Monique mais les petits et la nièce, mieux pour eux qu'on ne les ait pas encore trimbalé là-bas....c'est toujours un pont trop loin là-bas...et puis le beaup' avait largement mérité sa soirée bridge-saucissson avec ses condisciples de l'amicale du trout fishing montanais de Louveciennes dont je me suis toujours demandé où- mais-comment-donc qu'ils font pour pêcher au lancer eu égard au manque assez dramatique de point d'eau poissonneux en quantité suffisante pour leur ...et tu sais quoi Amour, on s'en reparle tout à l'heure, parce que là tout de suite, ici ils aimeraient un peu de Rugby d'abord et que sinon ça risque encore de faire toute une histoire du genre que je tricherais encore un tantinet sur la marchandise...j'arrive...trois minutes pas plus... mais oui que j'oublierai pas d'off switcher ( mon jeune voisin dit ça tout le temps...de ça quelques semaines c'était thuriféraire, faut-il s'inquiéter?) la lumière des toil...Et donc à nous) et donc à nous, et de redire puisque fil de la possible discussion à se retendre aussitôt après ce menu interlude domestico-sentimental ( et là nouvelle preuve qu'un blog ça s'écrit en totale synergie avec le réel)que puisque le ballon après lequel dans ces parages herbus d'ordinaire on se précipite, à s'y méprendre ressemblait cet après-midi d'hiver coupant comme un éclat de glace ( mouais toujours aussi peu terrible...), ressemblait ainsi donc à une jolie pastèque gorgée de ce suc douceâtre de l'enfance, parce que quand même pour s'entamer sa petite aprème sur canapé, voyez-vous, pas mieux pour déjà commencer que tel grand Biarritz-Toulouse et que mêmement pour se finir le portrait de l'artiche en charentaises fashion itou, avons connu pire que le Stade français-Usap de juste en suivant, et que tout ce rugby assez sucre de Pastèque d'un coup permettait au moins d'oublier ces luttes assez petites et moches de coachs. Et déjà donnaient au moins envie de Watermeloner comme dira tout bientôt, moi je parie toujours sur le génie de la d'jeunesse, le jeune voisin qu'on a dit. Et que donc watermelons.

mercredi 28 janvier 2009

Le dernier Pôle austère: Guy Novès

Alors que du côté de Toulon, décidément jamais en rade d'une idée à la...té vé con, l'on tente bon an mal an de remettre l'Umaga 3 au goût chic et fashion du jour. Alors quoi ce serait donc ça l'ultime vitamine du bonnard...l'Umaga 3...en rugbymanie on est assez pour commenter à notre façon, d'égotiste romantique, soit de cet air faussement bouffi de sa propre importance alors que non tu te trompes, oui on est assez pour commenter à la façon qu'on a dit la rentrée littéraire de janvier. Ainsi de cet air de " chien mort après lui" ( dernier Jean Rollin) du Jean-Michel biarrot sans doute en train de faire un peu partout au pays des adeptes de ces plans Gonzo là tu sais bien( pour ceux qui savent tout vicieusement ce dont y s'agite sous telle mystérieuse appellation.) Et du côté Autofictif ( bon sang lisez sans tarder tout, mais alors tout Eric Chevillard, dont le dernier paru à l'Arbre vengeur ou visiter au moins son blog...l'Autofictif donc) de tout ce qui touche au petit lever et au petit coucher du roi Carter. Et cette touche très "Paris-Brest" (dernier roman de Tanguy Viel chez minuit) où le retour simultané d'Auradou en glaneur d'or à durs puis de Beauxis à l'ouverture, coïncide un peu avec le recours en grâce de cette écriture blanche, ce rythme impeccablement atone de l'auteur ( Tanguy Viel adoncques) en deça de tout soupçon...d'"Insoupçonnable". Reste assurément le plus beau moment de la dite rentrée de janvier, avec ce début de lune de fiel que s'apprêtent à se consommer sans modération, le lisse et bien mis ( gare qu'à force d'être bien mis, grand est le risque de tôt ou tard finir...ahem...par se faire mettre)Lièvremont et Guy Novès: le dernier Pôle austère de notre inénarrable roman feuilleton de l'ovalie, Guy Novès lequel au fond se moque bien, tout ruck' rull suicidé qu'il est, d'aimanter qui que ce soit derrière ses combinaisons...polaires...

lundi 26 janvier 2009

Trop de soleil tue l'amour...

...et déjà vous dire qu'on a failli, dans la fièvre blanche de l'autre nuit, fermer cette fenêtre rugbymane pour de bon. Tout soudain à l'occasion de ce 500 em post. Vous avouez que ça aurait eu de la gueule. Quand même de partir comme ça. De s'effacer en silence comme les destins dans les romans d'Echenoz. Et tiens: plus là. Et puis voilà qu'au dernier moment on s'est ravisé. Il faut croire que tout bien pesé, considéré, re-pesé, re-considéré et tout ça, on s'est dit que vous ne tarderiez pas à nous manquer, vous les quelques fidèles qui prenez prétexte de ces lignes malhabiles pour relancer sans cesse le plaisir de la conversation, et aussi vous autres, vous toutes et tous,puisque ça ne se dément jamais, jour après jour, chaque matin il nous tarde de faire un détour par vos blogs respectifs. Il faut croire qu'à cette vie parallèle on y tenait. Et pas qu'un peu. Juste que de temps en temps, la brillance glanée chez autrui à tôt fait de vous renvoyer dans vos soues où plus qu'à cochonner...Étrange outil que ce 2.0,forum et lieux de work in progress communautaire ( voir Tiers livre, L'Autofictif et ce blog du Désordre qu'ici on aime tant, peut-on aimer un blog...ça...tous accueillants endroits plein de savoir vivre ( ensemble) où l'on crée bel et bien sur net) tellement prescripteur de sens par ailleurs de plus en plus absent, pour peu qu'on sache par quel bout le manier. Et surtout faire montre de patience, par la pratique quotidienne tout du moins récurrente, l'usage du blog s'apprend. Et que nous autres, ici très bientôt nous vous proposerons enfin un habillage digne de ce nom...un bel-objet- à lire et parcourir, voici vers quoi on voudrait tendre...lisible où chacun saurait en tout cas s'y retrouver...patience...Disant cela le soir a finit par tomber pour de bon, baissé de rideau sur nos petites fictions ordinaires, et ainsi donc de nous rendre compte pourquoi, hors les petites insomnies quand certaine folie destructrice ( et dis voir, jamais tu ne nous entretiendras un peu de rugby des fois dans le présent post...ben oui c'est un peu l'idée qui nous pousse en ce jour, voilà faut croire ...)dorénavant on évitera d'exposer nos phrases à la pleine lumière où l'astuce se gondole et vite ternit , puisque c'est entendu et demeure encore plus vrai avec la qualif' sous la flotte du seul( l'unique et oui craignons que pour le coup encore...)Stade, c'est entendu ici et ailleurs: trop de soleil tue l'amour...

dimanche 25 janvier 2009

Récréation gronde?

Et la voilà the question avec quoi beaucoup on s'agace depuis la semaine dernière: la recréation du rugby toulousain, celui rigoureux fait de placement au millimètre et pas de relances sans jugeote, ainsi donc les quinzistes du Capitole vont-ils enfin sonner la récréation toulousaine et après envoyez-vous, comme en 2004 et cette finale perdue mais bon, contre ces foutus Wasps, rêvons un peu, et puis pourvu qu'on ait l'ivresse de la profondeur et l'affirmation de ce " je " debout. C'est tout ce qu'en Rugbymanie on leur souhaite. Mais d'abord du combat, de surtout recouvrer l'envie de dicter sa loi sur le moindre point de rencontre, plaisir de s'offrir-joie de ne pas décevoir, dans ce stade mythique du Recreation ground, où, mais tu sais tout ça, les créatures de Rowell ( Jack Rowell, un peu le Villepreux de là-bas) ont pu écrire les plus belles pages du rugby anglais mais pas que ( Bath puisque c'est de ça qu'on parle, a été-est en passe de redevenir le Toulouse d'Albion)là-bas donc tantôt, où la victoire demeure aussi impérative qu'improbable. Et donc se souvenir de ce vieil adage treiziste " à l'impossible nul n'est tenu". Pour le reste plus qu'à espérer que chaque toulousain a mal dormi comme ici totalement convaincu avec Cioran que "L'insomnie dispense une lumière que nous ne souhaitons pas, mais à laquelle inconsciemment nous tendons" Car c'est bien là, que souvent tout se joue, là au cœur de la nuit noire de l'âme...